Véritable reconstitution de la vie dans les mines! Visites guidées effectuées par d’anciens mineurs, au travers la salle des pendus, les galeries et chantiers souterrains… La visite se clôture par une exposition ainsi que la découverte d’un éco-musée!

Adresse du musée de la mine d’Auchel: 2B Bd de la Paix, 62260 Auchel
Téléphone : 03 21 52 66 10

Cassel, commune typiquement flamande, surplombant le Houtland et le Blootland

 

Cassel, ou Kassel en néerlandais, signifiant « château » est une petite commune de 2200 habitants nichée sur le Mont Cassel, l’un des sept monts des Flandres (176 m) culminant la plaine flamande. La commune constituait auparavant l’un des principaux nœuds routiers du Nord de la Gaulle, ceci expliquant le nombre de voies romaines passant par Cassel.

Porte des remparts de Cassel
Les fortifications de Cassel et ses portes: ici, la porte de Cassel

Certaines photographies illustrant cet article vous sont proposées par  « Les plus beaux villages du Nord-Pas-de-Calais » que nous vous invitons vivement à suivre sur Facebook! Pour cela, cliquez sur le logo ci-dessous!

Les plus beaux villages des Hauts-de-France

 

Le moulin de Cassel et la statue du Maréchal Foch
Le moulin de Cassel et la statue du Maréchal Foch

Ville typiquement flamande et auparavant fortifiée, elle comprend bon nombre de maisons avec pignons à pas-de-moineaux, des estaminets, une place pavée typique… Il fait bon flâner à Cassel, car c’est avant toute chose une ville remplie d’histoire, un cadre urbano-médiéval caractérisé par ses rues pavées, ses ruelles sinueuses et parfois cachées, son église, son moulin… Sans oublier la vue imprenable sur les plaines alentours, que le jardin public réserve à ses visiteurs!

Photo image du Moulin de Cassel
Le moulin de Cassel, dit, Kasteelmeulen

A voir, à visiter notamment à Cassel:

– Le KasteelMeulen (Moulin de Cassel), remplaçant le moulin du XVIème siècle, détruit par un incendie en 1910. Pour la joie des visiteurs, celui-ci proposait encore en 2014 des démonstrations ainsi qu’un petit cadeau à la fin de la visite: un sac de farine… Car oui, ce moulin produisait encore de l’huile de lin et de la farine, jusqu’à sa fermeture pour raisons de sécurité. Espérons une prompt restauration!

– La Mairie sur la grand’ place, ancienne chatellerie de Cassel, imposant bâtiment flamand datant du XVIème siècle et habritant le musée de Flandre;

Monument historique Cassel
L’ancienne châtellerie, aujourd’hui musée de Flandre

– La Chapelle des jésuites à la façade classée;

– La chapelle Saint-Louis, aujourd’hui recyclée en médiathèque;

– La collégiale Notre-Dame de la Crypte, Hallekerque du Xème siècle;

– Le jardin public, sa rampe Alpine et sa terrasse dominant la plaine des flandres. Selon les anciens: « d’ici on peut contempler cinq royaumes, celui de France, de Belgique, de Hollande, d’Angleterre et le Royaume de Dieu ».

La plaine Flamande vue du Mont Cassel
La plaine Flamande vue du Mont Cassel
Panorama eglise de Cassel et Chapelle des Jésuites
Ancien collège des jésuites et l’église de Cassel
La rampe menant au jardin public de Cassel
La rampe alpine du Mont Cassel

Un Manneken Pis à deux pas de l’audomarois

Il est possible de voir le Manneken-Pis à Bruxelles, en Belgique. Il est également possible de rencontrer cet enfant internationalement connu pour se soulager la vessie en public dans les rue de Broxeele, en France.

Le Manneken Pis de Broxeele
Le Manneken Pis de Broxeele

Village de 280 habitants, se trouvant au confluent de l’Yser et de la reine Becques, Broxeele tient son nom d’une déformation des mots flamands Boeck et Zeele (Maison du marais). Le nom de Bruxelles tient également de cette origine.

C’est pour cela qu’en 1981, la ville de Bruxelles a donné à son homonyme français une copie du Manneken pis (Petit garçon qui pisse), symbole de la liberté d’esprit de la Belgique. D’abord installé au bord de la départementale, le Manneken pis a rejoint en 2011 un plus joli cadre en ornant les parterres de la mairie.

Comme le veut la tradition bruxelloise, le Manneken-Pis Broxeelois revêt de temps à autre une tenue, comme son homologue belge (le Manneken pis change régulièrement de costume selon l’occasion et le musée belge en détient environ 880 différents !).

Eglise de Broxeele - Nord Escapade

 

Le nom du village viendrait de bollo, un chef non pas italien mais franc qui a établi son camp au sein de ce village vers l’an 600.

Celui-ci prospéra rapidement, étant situé à égale distance des villes importantes aux alentours:  « A cinq lieues de Dunkerque, cinq lieues de Calais, trois lieues de Cassel, trois lieues de Bourbourg, trois lieues de Bergues, Bollezeele est Bollezeelle (Joseph Dezitter, source : http://yserhouck.free.fr/Textes/bollezeele.html 

Photo image de l'église de Bollezeele
Eglise de Bollezeele, à l’approche de la ducasse du village.

L’église de Bollezeele dédiée à Saint-Wandrille, date du XII ème siècle et a sans cesse été transformée et restaurée. C’est le cas récemment de sa flèche, restaurée en 1949 suite aux dégâts causés par la seconde guerre mondiale.

 

L’hôtel de ville typiquement flamand a lui été inauguré en 1933. Derrière cet hôtel se cache ce qui était autrefois la place du jeu de paume.

A noter le culte pour Notre–Dame de la visitation tout comme à Lederzeele. Une source marquée par une chapelle est même dédiée à Notre – Dame de Bollezeele. Celle-ci est visible au bord du chemin des 5 rues.

Photo image de l'hôtel de ville de Bollezeele à l'architecture flamande
Hotel de ville de Bollezeele

Anor, village de l’avesnois

Petit village situé dans la « suisse Thiérachienne », boisé et clairsemé d’étangs servant jadis aux usines métallurgiques (forges).

Anor se situe à la frontière de l’Aisne et de la Belgique et, en raison de sa localisation, présente une identité relativement ambiguë. En effet, Anor se trouve administrativement dans l’Avesnois, historiquement dans le Hainaut, géologiquement dans les Ardennes et paysagèrement en Thiérache ! (source : wikipédia)

Village comprenant une soixantaine de chapelles!

La commune abrite une soixantaine de chapelles et d’oratoires, dont des chapelles typiques de l’Avesnois dites « potales » du fait de leur forme de poteau, faites de pierres bleues et de briques. Notons également la présence d’une chapelle de taille supérieure : la grande chapelle Saint Gorgon. Certaines de ces chapelles autrefois édifiées dans le but de protéger une maison, d’obtenir les grâces d’un saint ou en guise de remerciement dédié aux divinités en raison de miracles survenus, faisaient, il y a quelques années encore, l’objet de pèlerinages.

Rien ne résistant aux outrages du temps, celles-ci se détériorent peu à peu… Fort heureusement, une association anorienne « Les amis des chapelles », recense et tente de restaurer ce patrimoine religieux.

Eglise d'anor et source symbolique

Eglise et source symbolique

 

Monument aux morts d'Anor

Monument aux morts d’Anor

Anor possède également une église faite de pierres du pays et de briques rouges, dont les premières mentions au sein des documents anciens remontent à 1607. Celle-ci s’élève sur les fondations des églises précédentes, édifiées puis détruites au fil des siècles. Elle eut à surmonter au cours du vingtième siècle un incendie (1933) ainsi que les bombardements durant le second conflit mondial.

Anor, le parc de la galoperie

Anor constitue résolument un village chargé d’histoire… Celui-ci accueillit même, dans les années 60, l’un des premiers parcs d’attraction d’Europe, le parc de l’étang de la Galoperie malheureusement fermé en 1984.

Photographie de l'étang de la galoperie
Etang d’Anor, anciennement Parc de la Galoperie.

L’étang de la galoperie, lieu chargé d’histoire

L’étang d’Anor, un usage industriel

L’étang de la galoperie à Anor a eu plusieurs vie, c’est le cas de le dire! Il fut creusé en 1564 par Jean Galopin pour les besoins d’une forge. Puis, en 1871 s’implanta au bord de l’étang une usine de textile qui ferma ses portes en 1961.

Déjà, l’étang avait connu quatre siècles d’ouvriers qui s’adonnaient également en dehors des heures de travail, aux joies de la pêche sur ses rives. Les anciens se souviennent encore de la rotonde de la galoperie, cantine accueillant les ouvriers du textile…

L’étang d’Anor, devenu parc d’attraction: le parc de la galoperie

Puis, peu après la fermeture de l’usine, l’étang recouvra une troisième vie… Et quelle vie! La famille Morel, en provenance de Belgique investit les lieux pour y implanter un parc d’attraction, l’un des premiers d’Europe, selon les dires! Beaucoup se souviennent encore de son parc animalier, de son delphinarium, de ses toboggans et tyroliennes, de ses vélos excentriques… mais aussi et surtout de ses énormes attractions, telles que le King Kong qui tenait entre ses deux mains puissantes et velues une nacelle ou Nessie, le monstre du Loch Ness, surgissant de l’étang par intermittence!

L’étang de la galoperie aujourd’hui

Depuis sa fermeture en 1984, l’étang de la galoperie est revenu à une existence autrement plus paisible… Difficile de s’imaginer l’animation qui pouvait y régner il y a encore de cela trente-cinq ans… Les rires et les cris des enfants ont laissé place au son émis par les branches, caressées par le souffle du vent. L’eau y est désormais paisible, la nature a repris ses droits.

Photographie de l'étang de la galoperie
Etang d’Anor, anciennement Parc de la Galoperie.

Wallers-en-Fagne, un village insolite, à deux pas de la wallonnie

Wallers-en-Fagne, autrefois dénommé Wallers-Trélon (avant 2007) est un petit village de l’Avesnois situé dans la région naturelle de Thiérache dont la première particularité réside dans son aménagement en village-rue, les habitats étant regroupés autour de l’axe principal. La seconde particularité de ce village émane également des habitations, toutes étant des maisons traditionnelles construites en pierres bleues, issues des carrières entourant la commune.

Route de la Pierre BleueBorne du circuit de la pierre bleue. La Pierre Bleue étant un calcaire formé au fond des mers il y a 400 millions d’années !

 

Photographie de la rue de Wallers-en-Fagne
Maisons typiques de pierres bleues, comme nous pouvons en trouver dans l’Avesnois ainsi que la province belge du Hainaut.
Photographie du centre artisanal de la Pierre Bleue
Le centre artisanal de la Pierre Bleue
Photographie de l'église de Wallers-en-Fagne réalisée en Pierre bleues
Eglise de Wallers-en-Fagne en pierre bleue.

Ces particularités font de cette commune un véritable village de caractère. Ses fermettes, sa mairie ainsi que son église ne sont pas dénuées de charme et s’inscrivent parfaitement dans le paysage bucolique de la fagne, composé de prairies-tourbières dont la géologie nous rappelle que nous nous situons à la lisière des Ardennes !

 

Photographie de la Fagne, paysage de cette partie de l'avesnois, constitué de patures et de tourbières traversées par de petites rivières.

La Fagne

Pour découvrir les environs, rien de tel que d’emprunter lLe « circuit de la Pierre bleue », parcours de 3.6 km jalonné de bornes en pierre bleue valorisant le travail de la pierre, toujours d’actualité au village! En vous promenant aux alentours, vous découvrirez également l’ancien Moulin de Wallers dont il ne reste que la roue, utilisée à des fins de régulation du débit de la rivière, mais également les anciennes carrières de pierre ainsi que la maison de la Fagne !

Ancienne carrière de Baives
Ancienne carrière de Baives

 

Le Mont de Baives

Pour les plus courageux, l’ascension du Mont de Baives est faite pour vous ! Cette réserve naturelle de 240 m de haut présente un intérêt écologique certain en raison de l’abondance de sa faune, mais également de ses pelouses calcicoles. Un sentier praticable vous permettra de découvrir les anciennes carrières, le four à chaux, l’église Saint-Fiacre dans sa partie sud, ainsi qu’un formidable panorama de la fagne de Trélon.

Photographie du Moulin de Wallers-en-Fagne et de sa roue à eau
L’ancien Moulin de Wallers-en-Fagne
Anciennes carrière de Wallers-en-Fagne.
Anciennes carrière de Wallers-en-Fagne.

Pour plus d’informations:

http://www.reserves-naturelles.org/monts-de-baives

http://www.parc-naturel-avesnois.fr/blog/2012/10/04/la-reserve-naturelle-regionale-des-monts-de-baives/

Solre-le-Château, un clocher insolite

Lorsque l’on se promène à Solre-le-Château ou dans la campagne environnante, difficile de ne pas remarquer ce magnifique clocher bulbeux qui s’élève vers le ciel ! Celui-ci marque les esprits, tant en raison de sa grandeur et de sa beauté que de sa principale particularité… Lorsqu’on le voit pour la première fois, le premier réflexe est de se frotter les yeux, de retirer ses lunettes ou de se demander si nous n’avons pas trop arrosé notre dernier repas !

Photographie de la place de Solre-le-Château ou se dresse l'église au clocher penché

Kiosque, hôtel de ville et église de Solre-le-Château

 

Solre-le-Château, un clocher penché regorgeant de légendes

Et oui, ce clocher est bel et bien légèrement penché ! Etait-ce la volonté de l’architecte ou tout simplement le fait du temps qui passe ? D’aussi loin qu’il soit possible de remonter dans les archives, le clocher de l’église Saint-Pierre Saint-Paul de Solre-le-Château, datant du XVème siècle aurait toujours présenté cette inclinaison.

Une légende expliquerait ce fait par une vengeance qu’aurait jadis exercé le diable sur la nouvelle église de Solre : celui-ci aurait provoqué des tornades qui n’eurent pour seul et unique résultat de provoquer cette inclinaison. Une autre légende locale évoque un jour de noce, durant lequel le clocher lui-même se serait penché pour admirer la mariée, tant celle-ci était belle !

Photographie de la pointe du clocher de Solre

Le clocher de Solre

Chanson dédiée au clocher de Solre-le-Château

« Elle est là notre demoiselle
Sous son fin voile de dentelle
Blanche comme une colombe
Et du vieux clocher, il retombe
Un carillon des plus joyeux
Sur des mariés très heureux
Car la fillette a su garder
Sa couronne en fleur d’oranger
Elle la porte, les yeux clairs
Pour entrer dans le sanctuaire
Et le beau clocher, tout surpris
Se dit : « Mais, je suis un peu gris ! »
Quoi ! Une pucelle en ce lieu
J’en demande preuve au bon Dieu
Mais, de longtemps je n’avais vu
Une épouse si ingénue
Si fraîche, si pure et bénie
Voyons combien elle est jolie !
Il se penche et se penche encore
Mais notre Seigneur, qui déplore
Tant de curiosité sénile
A dit à notre campanile :
Pour ta punition, mon ami,
Je te donne un torticolis
Qui te durera très longtemps
Jusqu’à la fin des temps. »

Le clocher penché de Solre-le-Château

Le clocher penché de Solre-le-Château

Source: http://asso.nordnet.fr/arpac/bonus/contes/solre.htm

Solre-le-Château village typique, 100% Avesnois

Au cœur du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, Solre-le-Château est une commune de 1800 habitants, entourée de prairies bocagères propres à l’Avesnois, surnommée « la petite suisse du Nord ». Le village est traversé par la voie verte de l’Avesnois, chemin ouvert aux cyclistes, cavaliers et promeneurs allant de Ferrière-la-Grande à Glageon.

A visiter et voir à Solre-le-Chateau

Solre-le-Château se distingue par sa Grand’Place, avec son kiosque à danser typique de l’avesnois et du Hainaut, son hôtel de ville datant du XVIème siècle, mais aussi et surtout son église dotée d’un énorme clocher à bulbe présentant la particularité d’être penché ! (Voir notre article : La tour de Pise de l’Avesnois).

Ce village doit son nom à la Solre, ruisseau qui le traverse, ainsi qu’au château fort s’élevant jadis à l’endroit où se situe dorénavant la Grand’Place. Ce château fut entièrement démoli durant la révolution (1793).

Photographie de la place de Solre-le-Château ou se dresse l'église au clocher penché
Kiosque, hôtel de ville et église de Solre-le-Château

A voir également à Solre-le-Château : Les pierres martines, au sud de la ville, dans un champ à gauche de la route qui mène vers le hameau de L’Épine.

Ces menhirs étaient trois à l’origine, mais l’une d’elles fut détruite au xixe siècle pour remblayer la route !

Solre-le-Château, la légende des pierres Martines

La légende veut que Saint-Martin s’est reposé sur l’une de ces pierres, y laissant l’empreinte de son dos. A savoir que Saint-Martin avait la réputation de détruire bon nombre de temples païens et druidiques. C’est ainsi que la légende de saint Martin reste attachée, en France, à un grand nombre de fontaines ou mégalithes. (source Wikipédia juin 2015)