À mi-chemin entre la baie de Somme et la baie d’Authie, Quend Plage s’étend avec élégance, offrant aux voyageurs une respiration rare. Ses dunes sculptées par le vent, ses pins maritimes bruissant doucement et son immensité de sable fin composent une toile de fond parfaite pour une parenthèse authentique. Ici, on vient pour ralentir le rythme, retrouver le plaisir des choses simples et se laisser surprendre par une côte sauvage encore préservée.
Pourquoi choisir Quend Plage ?
Quend s’impose comme une destination phare pour celles et ceux qui cherchent un équilibre entre nature et douceur de vivre. Loin des stations balnéaires saturées, la plage déroule son ruban de sable sur plus de 15 kilomètres, bordé de dunes et de forêts de pins. Le temps semble suspendu : on y circule à vélo, on pratique le yoga au lever du soleil, on flâne pieds nus le long du rivage.
Mais Quend n’est pas qu’un décor de carte postale : c’est un territoire qui vit au rythme des marées et des saisons. Ici, le tourisme se fait durable : les circuits courts sont valorisés, les mobilités douces encouragées et les visiteurs invités à respecter la faune et la flore. C’est tout l’esprit du slow tourisme : voyager autrement, en profondeur, et renouer avec l’essentiel.
La plage : l’immensité à l’état pur
Dès qu’on arrive à Quend, la plage frappe par sa démesure. Quinze kilomètres de sable fin, une étendue qui change de visage selon les heures. À marée basse, la mer se retire au loin, laissant derrière elle un vaste terrain de jeux où se croisent chars à voile, cerfs-volants et chevaux au galop. L’air salin, vif et pur, emplit les poumons tandis que le vent porte les cris des enfants et le claquement des voiles.
À marée haute, l’ambiance change : la mer regagne ses droits et invite à la baignade, au paddle ou au kayak. L’horizon se resserre, et les couchers de soleil embrasent la mer d’un dégradé doré et rosé qui semble ne jamais finir. Peu d’endroits offrent une telle sensation de liberté et d’espace.
Les activités incontournables
Sports nautiques & outdoor
Quend est depuis longtemps un haut lieu du char à voile. Emblématique de la côte picarde, cette activité est accessible dès l’enfance et procure des sensations uniques : glisser sur le sable au rythme du vent, entre terre et mer. Les amateurs de sensations fortes peuvent aussi s’essayer au kitesurf et au windsurf, qui profitent ici d’un vent régulier et généreux.
Pour une approche plus douce, le paddle et le kayak permettent de longer la côte, de découvrir ses recoins et d’admirer les dunes depuis l’eau. Et pour les amoureux des chevaux, rien ne vaut une balade équestre sur la plage, au lever ou au coucher du soleil, quand la lumière nimbe le paysage d’une aura magique.
Nature & découverte
La richesse de Quend réside aussi dans sa proximité immédiate avec deux joyaux naturels : la baie de Somme et la baie d’Authie. Les phoques veaux-marins et gris y trouvent refuge, et les observer à marée basse, guidé par un naturaliste, est un moment inoubliable. Les dunes, quant à elles, révèlent une flore fragile et unique que l’on apprend à reconnaître lors de balades guidées.
Pour les amateurs de vélo, la Vélomaritime (EV4) traverse Quend et offre des itinéraires balisés entre dunes, polders et marais. Les familles peuvent également partir en randonnée dans la forêt de pins ou le marais voisin, à la rencontre des oiseaux migrateurs.
Bien-être & lifestyle
À proximité, notamment au Touquet (à 35 minutes de route), des spas et centres de thalassothérapie accueillent les visiteurs en quête de détente. Piscines d’eau de mer, hammams, massages et soins apportent un complément parfait à un séjour tourné vers le bien-être et la reconnexion à soi.
Plage de Quend
Quend-Plage_(80-France) Par Camster — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, Image retravaillée avec un filtre Art Déco
Slow tourisme : l’esprit Quend
Quend s’affirme comme une destination durable. Les mobilités douces y sont encouragées grâce à des bornes de recharge pour véhicules électriques et vélos à assistance électrique. Les marchés locaux regorgent de produits issus des circuits courts : légumes cultivés dans le marais, poissons et coquillages fraîchement pêchés, douceurs artisanales comme les gaufres dorées ou les confitures maison.
Cet engagement écologique se traduit aussi par le respect des espaces fragiles. Les sentiers balisés permettent d’explorer les dunes sans les abîmer, tandis que des panneaux pédagogiques rappellent l’importance de préserver les phoques et les oiseaux migrateurs. À Quend, le tourisme se vit dans un esprit de mesure et de respect.
Où dormir à Quend Plage ?
Pour prolonger l’expérience, l’hébergement joue un rôle essentiel. À Quend, on trouve de petites adresses qui conjuguent charme et authenticité.
Chambres d’hôtes & gîtes
La Vieille Écluse, une ancienne ferme nichée entre les dunes et la baie d’Authie, offre un cadre champêtre et apaisé. On y profite de la nature environnante et d’un petit-déjeuner fait maison. La Villa dans les Pins, quant à elle, propose des appartements au design épuré, situés en pleine pinède, à quelques minutes à pied de la plage. Pour une ambiance intime et cosy, les Épines séduisent avec leur petit jardin et leur décoration soignée, idéale pour un séjour en couple.
Hôtels & résidences
Pour un confort plus classique, l’hôtel Le Fiacre, installé dans une ancienne ferme rénovée, marie charme rustique et prestations modernes. Sa piscine, son restaurant et son ambiance chic campagnarde en font une belle adresse pour un week-end en amoureux ou un séjour en famille.
Où manger & boire un verre ?
La gastronomie locale reflète l’identité de la région : simple, généreuse et tournée vers la mer. Les moules-frites sont une institution, mais on se laisse aussi tenter par des plateaux de fruits de mer, des gaufres croustillantes ou la fameuse tarte à gros bords, spécialité picarde.
Parmi les bonnes adresses, Bulles & Saveurs propose une cuisine bistronomique marine servie sur une agréable terrasse. Pour une ambiance plus décontractée, le BB’s Bar mise sur des planches, des burgers maison et des cocktails au coucher du soleil. Et pour une option plus exotique, Anantaya Thai Food ravit les papilles avec une street-food thaï savoureuse à emporter sur la plage.
Activités famille & enfants
Quend Plage est pensée pour les familles. En été, les clubs de plage accueillent les enfants pour des journées rythmées par des jeux, des ateliers sportifs et des animations. Mini-golf, cerfs-volants et aires de jeux complètent l’offre, permettant aux plus jeunes de profiter pleinement de la plage.
Les soirées d’été s’animent avec des concerts, des marchés nocturnes et parfois des feux d’artifice qui illuminent la digue. Pour les familles en quête de découvertes pédagogiques, des guides nature proposent des sorties adaptées aux enfants, à la rencontre des oiseaux ou des phoques.
Que faire autour de Quend ?
La région regorge de trésors accessibles en quelques minutes.
La baie de Somme, classée parmi les plus belles baies du monde, se prête aux balades à vélo, à l’observation des oiseaux ou à une traversée guidée à pied. Fort-Mahon-Plage, voisine plus animée, séduit avec ses commerces et son golf réputé. Le Parc du Marquenterre, véritable sanctuaire ornithologique, attire photographes et amoureux de nature. Enfin, les villages pittoresques comme Saint-Valery-sur-Somme, Le Crotoy ou Rue invitent à la flânerie entre ruelles pavées et maisons de pêcheurs.
Patrimoine et monuments
Si Quend évoque avant tout la mer et les dunes, son patrimoine mérite aussi l’attention. L’église Saint-Vaast, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, reflète la résilience des habitants et la reconstruction du territoire. Dans les hameaux, d’anciennes fermes en briques et torchis rappellent l’ancrage rural et agricole de la commune.
Sur le littoral, les vestiges du Mur de l’Atlantique – blockhaus et fortifications – témoignent des heures sombres de l’Occupation, visibles au détour d’une balade. La chapelle de l’Hospice constitue un autre repère historique, mémoire des traditions religieuses et hospitalières locales. Ces éléments patrimoniaux enrichissent la découverte et donnent à Quend une profondeur culturelle qui dépasse son identité balnéaire.
Infos pratiques
L’accès à Quend est simple et multiple : en voiture via l’A16, en train jusqu’à Rue avec correspondance bus, ou encore à vélo en suivant la Vélomaritime. Des parkings gratuits et payants permettent de stationner près du front de mer.
La station se veut accessible : des rampes et tapis facilitent l’accès PMR à la plage, et l’office de tourisme propose des services adaptés, dont la recharge de vélos électriques.
Attention toutefois aux marées : leur amplitude peut surprendre. Avant toute sortie en baie, renseignez-vous ou partez accompagné d’un guide.
Séjourner à Quend, c’est bien plus que profiter d’une plage. C’est adopter un art de vivre tourné vers la simplicité, la nature et le respect du temps. On y vient pour respirer, pour se déconnecter, pour retrouver l’essence des vacances : marcher pieds nus, contempler l’horizon, partager un repas en famille ou entre amis.
Quend est une promesse : celle de vacances apaisées et inspirantes, qui laissent dans la mémoire le souvenir d’un littoral à la fois grandiose et intime.
Dans la région de Dunkerque-Gravelines, Oye-Plage est une belle commune sauvage de la Côte d’Opale. Située à la limite du département du Pas-de-Calais, Oye-Plage présente la particularité d’être la commune la plus étendue du département avec ses 34 km2.
Trésor de nature et de biodiversité, Oye-Plage constitue une destination de choix. On aime sa petite plage à deux pas de Grand-Fort-Philippe, de Gravelines et de l’embouchure de l’Aa. Surtout, le platier d’Oye, Réserve Naturelle Nationale, promet de belles promenades dans une zone littorale préservée.
En vacances ou en balade dans le secteur ? Partez sans plus attendre à Oye-Plage !
La plage de Oye Plage
La Plage de Oye-Plage, que l’on appelle Plage des Ecardines, est un endroit naturel et sauvage aux portes de la Réserve naturelle du Platier d’Oye. Elle comprend une plage de quelques kilomètres de long composée de sable fin, ainsi qu’une bande de dunes s’achevant aux portes de Calais. La plage se termine pour ainsi dire au terminal de Ferries. A l’opposé vers l’Est, la plage de Oye-Plage aboutit à l’embouchure de l’Aa et la plage de Grand-Fort-philippe.
A noter la présence d’un bunker allemand sur la plage de Oye-Plage : le blockhaus des escardines.
Plage intimiste dénuée de front de mer, elle est parfaite pour se ressourcer au soleil ainsi que pour profiter de la mer en famille. Une partie de la plage des Escardines est par ailleurs surveillée en été.
Seul bémol : la plage étant sauvage, il est nécessaire de marcher un peu avant de s’y rendre ! L’accès se réalise depuis le parking de l’avenue du Platier.
Concernant nos amis à quatre pattes, les chiens sont autorisés sur la plage de Oye-Plage. Mais uniquement tenus en laisse en dehors de la zone de baignade, sauf le matin et après 18h.
Plage de Oye-Plage – Pierre André LECLERCQ Flickr CC-BY- SA
Patrimoine de Oye Plage – les monuments
Voici deux monuments incontournables à Oye-Plage : l’église Saint-Médard et la Tour penchée.
La tour penchée de Oye Plage
Cette tour constitue un blockhaus allemand ayant résisté à la fin de la guerre. A la libération du territoire en 1944, l’armée allemande dynamita en effet la plupart de ses blochaus. Celui-ci restera néanmoins debout en raison de la faiblesse de la charge qui lui avait été dédiée.
La particularité de se monument est qu’il présente une forme de clocher. Cette architecture avait durant la seconde guerre mondiale pour but de tromper la Royal Air Force. Il est en effet d’usage, même en temps de guerre, d’épargner les églises !
L’église Saint-Médard
L’église Saint-Médard, largement remaniée durant son histoire, comporte toujours sa tour primitive. Celle-ci a été édifiée en 1553 par les Anglais, vraisemblablement sur une église préexistante. Soit peu avant la reprise du territoire par le Royaume de France. Le reste du bâtiment date du XIXème et du XXème siècle.
Vue panoramique de Oye-Plage – Pierre André LECLERCQ – Flickr – CC-BY-SA
Une rando nature incontournable à Oye-Plage : le Platier d’Oye
La réserve naturelle nationale du Platier d’Oye s’étend sur presque 400 hectares, dont plus d’un tiers sur la terre ferme. 250 hectares de cette réserve classée en 1987 intègrent en effet le territoire maritime. Joyau naturel, une riche biodiversité s’y épanouit, dont un nombre important d’oiseaux migrateurs.
Cette réserve comprend des sentiers pédestre et peut se découvrir à l’occasion de visites libres ou guidées.
Pour en savoir davantage sur cette réserve, rendez-vous sur notre article consacré au Platier d’Oye à Oye Plage.
Panneau d’entrée de la réserve du Platier d’Oye – Gertjan van Noord – Flickr – CC BY ND
Autres balades et randos autour de Oye Plage
Outre la Platier d’Oye, Oye plage est propice à la rando pédestre. La commune est en effet traversée par le GR Littoral et le GR 120.
Pour les amateurs de vélo, Oye-Plage comprend également un tronçon de la Vélomaritime, elle-même intégrée à la Véloroute de l’Europe EuroVélo 4 ».
Histoire et origines de Oye-Plage
La toponymie de Oye Plage nous laisse entrevoir une partie de son histoire à partir du Moyen-Age. La localité se faisait appeler Ogia au VIIème siècle, puis Oya en 1084. Au XIIème siècle, des écrits mentionnent Hoya, Oium, Hoie. La ville du littoral devient Oie, puis Hoia au XIIIème, puis enfin Oye au tout début du XIVème siècle. Augia, en ancien germanique, signifie « île ». Car aussi étonnant que cela puisse paraître, une partie du territoire de Oye-Plage constituait au début du Moyen-Age un territoire insulaire lors des grandes marées formant le Golfe de l’Aa (Sinus-Itius). Ce golfe inondant toute l’actuelle Flandre maritime s’étendait jusqu’à Watten. Soit aux portes du marais audomarois.
Si l’on parlait « d’Oye » durant l’Ancien Régime et le XIXème siècle, la commune sera rebaptisée Oye-Plage en 1913. C’est alors l’apogée de la mode des centres balnéaires, des sanatoriums littoraux et des bains de mer. Oye-Plage a bien entendu surfé sur cette activité économique grâce au chemin de fer établi en 1872 avant qu’un casino n’y soit construit.
Pour l’anecdote, les habitants de Oye-Plage se font appeler les ansériens. Anser signifie bel et bien « oie » en latin, mais il est question dans cette traduction du volatile de basse-cour !
Des vikings à la Guerre de Cent ans
Oye-Plage n’a pas conservé énormément de vestiges de son histoire. Quelques traces écrites mentionnent un passage des vikings par son territoire littoral afin d’envahir le territoire Morins (Cathédrale de Thérouanne, puis abbaye de Saint-Bertin).
Proche de Calais, nous savons qu’elle passa sous la couronne Anglaise après la Guerre de Cent ans, jusqu’en 1558 (elle appartenait au comté de Boulogne puis au comté d’Artois jusqu’alors). C’est même au château d’Oye que fut organisée en 1439 une conférence entre la France et l’Angleterre. L’objectif de cette rencontre : la paix. Mais comme nous le savons, les pourparlers n’eurent que peu d’effets. C’est également dans l’actuel Oye-Plage, à l’église Saint-Médard, que des hauts dignitaires anglais, mais aussi que des français furent enterrés après avoir été tué au champ d’honneur lors du siège de Calais en 1346. Des soldats morts durant le siège de Gravelines en 1558 y ont également été inhumés. Ce n’est qu’après cette dernière bataille du XVIème siècle que Oye-Plage revint à la couronne française.
Le platier d’Oye – Gertjan van Noord – Flickr CC-BY-ND
Oye Plage durant les deux guerres mondiales
Durant la Grande Guerre, Oye Plage accueillit des troupes en stationnement.
Son histoire sera plus mouvementée pendant le second conflit mondial. Les Allemands y établirent des blockhaus en anticipant le débarquement américain. Une fausse rumeur divulguée à dessein par les alliés a en effet croire à l’ennemi en un débarquement Allié sur la Côte d’Opale.
L’édification de ces blockhaus demanda aux Allemands de démolir une partie du front de mer dont le Casino. A la libération, les bunkers furent tous démoli par explosion. Un seul résista aux charges. Il s’agit de la « Tour Penchée », entrée depuis dans le patrimoine anserien.
Certains confondent Grand-Fort-Philippe avec Petit-Fort-Philippe, un hameau de Gravelines bordé par la plage. Mais Grand-Fort-Philippe constitue une commune à part entière. Située dans le département du Nord, à la limite du Pas-de-Calais, elle est bordée par Oye-Plage et la réserve du Platier d’Oye au sud et Gravelines au nord, au-delà du chenal de l’Aa.
Village typique de bord de mer, on apprécie Grand-Fort Philippe pour son patrimoine maritime nous contant la pêche en Islande de Jadis, ses maisons de pêcheurs ainsi que sa plage.
Partons sans plus attendre à la découverte de la plage de Grand-Fort-Philippe et ses alentours !
La plage de Grand-Fort-Philippe
La plage de Grand-Fort-Philippe s’étend de celle de Oye-Plage à la jetée. Petite plage sympathique de la Côte d’opale, elle permet de se ressourcer avant de profiter des balades nature aux alentours. A noter qu’il s’agit d’une petite plage complètement submergée à marais haute. A ce moment de la journée, pour continuer de bronzer ou jouer au sable, mieux vaut se rendre en face de l’Aa… Sur la plage de Petit-Fort-Philippe (Gravelines).
Grand-Fort et sa petite plage – Sarah L. Flickr – CC-BY-ND
La traversée de la Canote
La Canote constitue un mini ferry-boat permettant de traverser l’embouchure de l’Aa et de relier Petit-Fort-Philippe à Grand-Fort-Philippe. Etabli depuis des décennies, cette ligne est empruntée chaque année par des milliers de personnes, principalement des autochtones. La canote est en effet bien pratique : en moins de cinq minutes, on évite un détour de plus de 6 kilomètres ! De la plage de Grand-Fort-Philippe à la plage de Petit-Fort-Philippe, il s’agirait selon l’Office de Tourisme de la plus petite traversée d’Europe !
Ce service est gratuit et ouvert à la belle saison.
Sur les quais de Grand-fort-Philippe
Il fait bon flâner sur les quais et au sein de la commune de Grand-Fort. Tout un chacun apprécie la promenade le long du chenal aboutissant au calvaire des marins. Les maisons anciennes de pêcheurs participent au charme ambiant de « Grand-Fort » (comme on dit localement !). A Grand-Fort, les traces de patrimoines anciens se font rares. L’église elle-même ne date que de 1860. Mais la commune ne manque pas d’attrait. Avec sa Maison du sauvetage, son musée de la mer et le chenal de l’Aa, c’est toute l’histoire de la marine et de la batellerie que l’on ressent en ce lieu. Sans compter l’histoire de la pêche en Islande. Une activité économique d’antan faisant vivre la région dunkerquoise et causant la disparition de nombre de pêcheurs.
Ferry au large de Grand-Fort-Philippe – Sarah L. Flickr – CC-BY-ND
Le calvaire du chenal et sa terrasse à Grand-Fort-Philippe
Ce calvaire fut construit en 1947 sur le bord du chenal de Grand-Fort-Philippe, près de Gravelines, afin de protéger les marins pêcheurs. Il fut aussi érigé en souvenir des disparus en mer.
Situé face à la mer, le calvaire comporte une terrasse offrant une vue panoramique sur le chenal de l’Aa et ses jetées. Une grotte de Lourdes est intégrée au monument.
Tous les ans au 15 août, la procession traditionnelle des bateaux s’y arrête pour la bénédiction de la mer, après le cortège dans les rues.
Le Calvaire des marins de Grand-Fort-Philippe
Les musées de Grand-Fort-Philippe
Grand-Fort-Philippe recèle deux petits musées d’intérêt : la maison du sauvetage retraçant l’histoire de la SNSM et le sauvetage en mer, et le musée de la mer. Ce dernier nous raconte l’histoire maritime de Grand-Fort ainsi que la pêche en Islande.
Le musée de la mer
Ce musée, ouvert au printemps et durant l’été, nous raconte l’histoire du port de Grand-Fort-Philippe. Ce dernier était jadis attaché à la pêche du hareng en Islande. Un voyage long et incertain faisant périr à chaque saison bien des pêcheurs. Les disparus en mer étaient autrefois légion !
Ce dur métier fut notamment à l’origine du carnaval de Dunkerque. Avant de partir en Islande, les pêcheurs touchaient une partie de leur solde. Cette somme servaient en partie à financer une grande fête en ville où l’on se déguisait. Par manque de moyens, les hommes endossaient tout simplement les vêtements de leur femme pour faire la fête !
Chaque année, la pêche pouvait s’étendre de février à septembre. Chaque épouse attendait ainsi sans nouvelles son mari durant plus de 6 mois de l’année.
Le musée de la mer de Grand-Fort est riche de gravures, de documents anciens, d’outils, de maquettes… Un monument à la mémoire de ces aventuriers de la mer et de l’émotion pesant chaque année sur la région dunkerquoise.
Le Musée du sauvetage
Le musée du sauvetage, comme son nom l’indique, est dédié au sauvetage en mer à Grand-Fort-Philippe et sur la Côte d’Opale.
La Maison du sauvetage retrace la vie et les technique des sauveteurs en mer depuis le 19ème siècle. Une corporation de valeureux bénévoles prêts à risquer leur vie pour sauver des eaux les infortunés baigneurs, marins et pêcheurs.
Nous retrouvons dans le musée du sauvetage un ancien canot, du matériel d’époque, mais aussi du matériel moderne utilisé quotidiennement par la SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer.
Les sorties nature aux alentours
Les alentours de Grand-Fort-Philippe se prête assurément aux balades nature ainsi qu’aux bons bls d’air. Parmi les spots de choix pour la promenade et la randonnée, citons notamment la réserve naturelle du Platier d’Oye et le parc de l’Estran. Autre sortie dépaysate et ressourçante : la traversée de la canote. Un petit tour en bateau permettant de rejoindre Gravelines et Petit-Fort-Philippe en traversant l’embouchure de l’Aa.
La réserve naturelle du Platier d’Oye
Grand-Fort-philippe et sa plage constituent une porte d’entrée vers Oye Plage et sa réserve naturelle du Platier d’Oye. Cet espace façonné par les éléments il y a des siècles foisonne aujourd’hui de vie. Au sein de ses 400 hectares, nous retrouvons plus de 350 espèces de plantes, une vingtaine d’espèces de mammifères et 230 espèces d’oiseaux. Autrement dit, un lieu à haut intérêt environnemental et un lieu rêvé pour les amoureux de la nature et les ornithologues. Cet endroit unique est également propice aux balades ressourçantes avec ses trois sentiers.
En bonus, sur la plage sauvage, il est parfois possible d’apercevoir des phoques prenant un peu de repos !
Le parc de l’Estran
Sur le littoral de Grand-Fort-Philippe s’étend également un petit espace naturel d’une dizaine d’hectare : le parc de l’Estran. Et dire qu’il y a peu, ce site était en friche et servait de décharge public ! Aménagé dès 2015, le parc de l’Estran foisonne désormais de vie et fait le bonheur des promeneurs et des familles. Nous y trouvons un agréable sentier d’interprétation peuplé de panneaux pédagogiques, mais aussi des tables de pique-nique et une aire de jeux pour les enfants.
Traditions et folklore local
En séjour à Gravelines, selon le moment de l’année, de multiples occasions vous sont offertes de goûter aux coutumes locales.
Le cululutte
Grand-Fort-Philippe, c’est tout d’abord la Cululutte. Quezaco ? Il s’agit d’une brioche aux raisins secs accompagnée d’une sauce comportant une pointe de rhum. L’origine du cululutte ? Elle nous vient d’un boulanger surnommé localement « lulutte ». Ce dernier confectionnait ce type de brioche affectionnée par les marins et les locaux. En raison de sa forme arrondie, certains appelaient cette pâtisserie un « cul ». La spécialité culinaire de Grand-Fort-Philippe était née ! Quant à la sauce, on raconte que les marins trempaient cette brioche dans du rhum pour se réchauffer.
Les fêtes à Grand-Fort
Plusieurs fêtes et temps forts animent Grand-Fort-Philippe tout au long de l’année :
Le premier dimanche d’avril, Grand-Fort-Philippe est animé par la fête de la Matelote. L’occasion de sortir les géants de la ville : la Matelote, Fiu, Gut, Sœur et Bergur.
Le Mardi Gras, un carnaval dunkerquois secoue Grand-Fort. Il s’agit d’une bande comme à Dunkerque avec, en fin de parcours, la mise en place d’un bucher sur lequel on brûle un géant confectionné pour l’occasion.
Le 15 août a lieu le traditionnel défilé des bateaux le long du chenal. Des dizaines d’embarcations naviguent devant la foule en direction du calvaire des marins. Le bateau de tête de cortège, celui de la SNSM, fait un demi-tour en mer afin de jeter un bouquet de fleurs en offrande aux marins disparus. Pour l’occasion, les habitants respectant encore la tradition ornent leur façade de maison d’un filet de pêche.
La dernière semaine d’août marque la ducasse de Grand-Fort Philippe symbolisant le retour des pêcheurs en Islande.
La fête de la Saint-Martin le 10 novembre. Au programme : concours de betteraves sculptées et recherche de l’âne Martin réalisée par les enfants munis de lanternes.
Vue du chenal de Gravelines – Aquarelle de Georges Seurat (1859–1891) – Domaine public
Pour en savoir davantage sur Grand-Fort-Philippe, sa plage et les sites à découvrir, rendez-vous sur le site de Dunkerque Tourisme
Gravelines, commune du Littoral de la Côte d’Opale (secteur des Dunes de Flandres), se situe aux limites de la « frontière » séparant le Nord et le Pas de Calais… Côté Flandre.
En séjours, week-end ou vacances sur le littoral des Hauts-de-France ? Gravelines vaut réellement le détour. Située à 18 kilomètres de Dunkerque et à la lisière de la réserve naturelle du Platier d’Oye, Gravelines est connue et reconnue pour ses plages de sable fin (Plage de Petit-Fort-Philippe), son quartier balnéaire ainsi que sa jetée ornée d’un phare pittoresque.
Gravelines tient également sa réputation de son patrimoine historique préservé ainsi que de ses remparts, œuvre de Charles Quint et Vauban. La commune de Gravelines intègre en effet le club très fermé des villes fortifiés ayant conservé sa physionomie de l’époque avec ses forts, ses bastions, ses fortifications et ses douves. On connait enfin Gravelines en raison du fleuve qui la traverse. En effet, c’est à Gravelines que se jette dans la mer du Nord le fleuve Aa, bien connu des amateurs de mots croisés. Petit fleuve côtier du Nord de la France en deux lettres… Cela vous dit sûrement quelque chose ?
Partons sans plus attendre à la découverte de la ville de Gravelines, sa plage et ses hameaux ( Les Huttes, Petit-Fort-Philippe et son centre-ville fortifié).
Le patrimoine de Gravelines et les curiosités à visiter et découvrir
Gravelines possède un important patrimoine militaire, un musée unique en France, des fortifications préservées, des espaces naturels propices à la randonnée… Bref, à Gravelines, chacun y trouve son compte !
Petit florilège des choses à voir, à découvrir et à visiter à Gravelines.
Ancien plan de Gravelines fortifié
Découvrir le phare de Gravelines
En vacances/week-end à Gravelines, découvrez ce phare noir et blanc situé dans le hameau de pêcheur de Petit Fort Philippe, près de la base nautique.
En service de 1843 à 1985, le phare de Gravelines est inscrit au titre des monuments historiques en décembre 2010. Construit en briques, il mesure 29 mètres de haut et comporte 116 marches !
Le phare était autrefois peint en blanc. Ce ne fut qu’en 1932 qu’on y apposa sa couleur actuelle, si caractéristique. Nous le reconnaissons en effet entre tous avec sa spirale noire sur fond blanc. Cette peinture lui valut un temps le nom de « Black and White ».
Le phare ne fut plus utilisé dès 1985, à l’occasion du départ en retraite du gardien du phare, Maurice Bienaimé.
Notons que la lanterne électrique ne fut posée que dès 1946 à la suite de la restauration du phare, abîmé par la seconde guerre mondiale. Auparavant, il était équipé d’une lampe à pétrole (dès 1904) et d’une lampe à huile (entre 1843 et 1904).
Le phare se visite : consultez l’Office de tourisme pour plus de renseignements.
Le phare de Gravelines
Le port de plaisance
Le port de plaisance de Gravelines est une escale touristique incontournable pour les plaisanciers désireux de découvrir l’étoile de Vauban. Cette « marina » offre aux promeneurs une balade maritime iodée en compagnie des embarcations et d’une petite forêt de mâts. Une invitation au voyage !
La proximité de Gravelines donne la possibilité de visiter la ville, ses monuments et le musée, mais aussi de profiter de ses infrastructures sportives, la piscine en particulier
Le patrimoine militaire de Gravelines, cité fortifiée
La ville de Gravelines présente une physionimie particulière avec sa forme en étoile. Il s’agit en effet d’une commune ceinte de remparts n’ayant pas subi la mode du démantèlement de la fin du XIXème siècle. Ces remparts ont été initialement constitués par Charles Quint, puis modifiés par Vauban.
C’est ainsi que Gravelines promet aux amateurs de vielles pierres des balades riches en découvertes. On se promène parmi les chemins de gardes, les bastions, les murs d’enceintes, les anciennes casernes et citernes militaires… Voici quelques éléments de patrimoine militaire à découvrir à Gravelines.
Pour découvrir davantage le patrimoine de la ville fortifiée, nous avons réalisé un article complet sur les fortifications de Gravelines.
Patrimoine militaire sur le chanel de Gravelines – Jyaire Flickr CC-BY
La caserne Uxelles
La caserne Uxelles de Gravelines, construite en 1793, servait à abriter les garnisons au sein de la ville fortifiée du Nord. Cette caserne est aujourd’hui en attente d’une réhabilitation et est aujourd’hui inaccessible au public.
La caserne Varennes
Aujourd’hui, la caserne Varennes abrite un ensemble de résidences. Jadis, elle était bien sûr destinée aux garnisons et ce dès le XVIIIème siècle.
Cette caserne gravelinoise prenant le nom d’un Général français du siège de 1658 fut en effet opérationnelle en 1737 pour loger près de 600 soldats. Elle sera utilisée sous Napoléon, mais également par les français durant la première guerre mondiale et par les allemands durant la seconde.
L’Arsenal et la poudrière de Gravelines
L’Arsenal de Gravelines était autrefois un ancien château, devenu rapidement une citadelle comprenant un arsenal et une poudrière. Edifié en 1528 sous Charles Quint, ce château constitue un superbe patrimoine militaire de la ville de Gravelines.
Le château permet encore aujourd’hui d’apprécier sa porte d’entrée, son pont levis, et sa poudrière abritant désormais le musée du dessin et de l’estampe.
L’Arsenal, restauré par Vauban, abrite également désormais un jardin à la française.
La porte aux boules ou porte de Dunkerque à Gravelines
Cette porte fortifiée est le premier monument classé Monument Historique à Gravelines. Elle permettait de rentrer dans l’enceinte de la ville de Gravelines grâce à un pont levis, ou de sortir pour prendre la direction de Dunkerque. C’est pourquoi elle était dénommée autrefois « porte de Dunkerque. » Aujourd’hui, elle doit son surnom de « porte aux boules » en raison des deux boules décoratives qui surmontent sa maçonnerie de pierre.
La citerne militaire : une citerne d’eau potable du XVIIIème siècle
Comme toute ville fortifiée, Gravelines présente un important patrimoine militaire témoignant des fortifications primitives, des remparts du XVIème siècle mais également de l’ère Vauban sous Louis XIV.
Gravelines regroupait ainsi autrefois dans l’enceinte de ses fortifications de nombreux soldats qu’il fallait nourrir et abreuver. Cette citerne militaire fut établie à cette fin : combler le manque d’eau en stockant et décantant l’eau pluviale grâce cette salle voûtée en briques alimentée par les toits de l’église saint-Willibrord édifiée juste à côté.
Cette citerne d’eau potable à usage militaire possède deux très beaux robinets en forme de dauphins en bronze, classés monuments historiques en 1948.
Le Parcours Vauban
Le parcours Vauban permet d’embarquer dans des barques de type Baudequin pour visiter les douves de Gravelines. Il est également possible de bénéficier d’une visite guidée en bacôve. Ces embarcations en bois de chêne ont été construites par les Faiseurs de Bateaux à Saint-Omer. Le dernier chantier naval de la région à fabriquer des barques fluviales comme au Moyen Age.
Pour découvrir les douves de Gravelines, rendez-vous à Vauban promenade!
Fortifications de Gravelines – Pierre André LECLERCQ – FLICKR – CC-BY-SA
Autres éléments de patrimoine de Gravelines
La ville de Gravelines présente d’autres éléments de patrimoine à apprécier. Nous pensons à l’hôtel de ville et son beffroi, le moulin Lebriez, l’église Saint Willibrord…
Pittoresque : Le moulin Lebriez de Gravelines
Le moulin Lebriez est un moulin à vent en bois implanté sur le territoire de Gravelines.
Ce moulin sur pivot fut construit en 1932 par Eugène Roos, charpentier de moulins, dans le but de moudre de la mouture pour le bétail. Philléas Lebriez l’acquerra en 1946 et le restaura, mais il décéda brutalement la même année. Le moulin changea ensuite à plusieurs reprises de propriétaires et se vit démonté et déplacé. Il fut tout d’abord la propriété de la ville de Gravelines qui entama sa restauration en 1968. Il sera de nouveau rénové entre 1979 et 1980 par l’Association Régionale des Amis des Moulins. Le pivot, un ancien mât de bateau, est conservé. Ses ailes de 16 mètres d’envergure, tourneront de nouveau en 1982.
En 2013, le moulin, de nouveau victime des outrages du temps, fut rénové par une entreprise spécialisée.
Le beffroi de Gravelines
Le beffroi de Gravelines est un joyau du patrimoine de la ville de Gravelines. Cette tour majestueuse a été construite pour la première fois en 1608, puis reconstruite entre 1822 et 1827. Depuis 1948, il est classé monument historique en raison de son importance pour l’histoire de la ville. Le beffroi de Gravelines fait également partie de la liste prestigieuse de monuments historiques de l’UNESCO. En effet, depuis 2005, il est l’un des 23 beffrois français et belges classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le premier beffroi de Gravelines était un symbole de pouvoir pour la ville, servant à la fois de tour de guet et de clocher. Au fil du temps, il a subi des transformations, mais a toujours conservé son allure majestueuse. Il est également équipé d’un carillon de 3 cloches, qui retentissent dans toute la ville à certaines occasions spéciales.
La tour du beffroi de Gravelines mesure 27 mètres de haut et est composée de trois niveaux.
Beffroi de Gravelines – grassrootsgroundswell – Flickr – CC-BY
L’église Saint-Willibrord
Aux alentours de l’an 1190, les habitants de Gravelines vont ériger une chapelle. Celle-ci deviendra une église à la fin du XVIème siècle et sera dédiée à Saint Willibrord. Il s’agit d’un évêque évangélisateur irlandais venu s’installer dans le nord de la Gaule au VIIème siècle.
Au fil des siècles, l’église fut abimée par les guerres et fut remaniée à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle. C’est à cette époque que l’architecte Gravez a dirigé des travaux de rénovation. L’église, autrefois hallekerque, (église-halle en flamand, à trois nefs égales), prit dès lors une physionomie néo-gothique.
L’intérieur possède quelques richesses d’art sacré, comme des retables admirables, un mobilier ancien pouvant remonter à l’origine de l’édifice. Enfin, elle renferme le monument funéraire de Claude Berbier du Metz, classé monument historique.
L’église Saint-Willibrord Pierre André LECLERCQ Flickr CC-BY-SA
Le Musée de l’Estampe
Le Musée du Dessin et de l’Estampe de Gravelines est le seul et unique musée français dédié à l’art de l’estampe. Outre les expositions permanentes, ce lieu regroupe des expos temporaires, des ateliers, un centre de ressources, une résidence d’artistes…
Les plages de Gravelines (Plage de Petit-Fort-Philippe)
Gravelines, c’est aussi une belle plage. 3 kilomètres de sable fin située entre Loon-Plage et la plage de Grand-Fort Philippe. Cette plage, située dans le hameau de Petit Fort-Philippe, se trouve également adossée à la plage des Escardines à Oye-Plage.
La plage de Gravelines, située à l’embouchure de l’Aa, offre un cadre exceptionnel pour la farniente et les activités familiales. On y trouve en été des jeux gonflables pour enfants ainsi qu’une station nautique prisée dans le secteur. Il s’agit de la station Jean Binart louant des paddles, des kayaks et des chars à voile.
On apprécie également la plage de Gravelines pour ses cabines de plage Belle Epoque ainsi que son phare.
Gravelines est propice à la pratique de sports en tout genre. Nous pensons bien entendu aux sports de plage avec la station nautique Jean Binard, mais aussi aux sports et aux loisirs proposés par le complexe Sportica et le PAarc des rives de l’Aa. Enfin, les espaces naturels aux alentours se prêtent à la randonnée.
La base nautique Jean Binard
La base nautique Jean Binard est implanté au pied du phare de Gravelines et de la plage de Petit-Fort-Philippe. Elle propose des cours et des initiations de divers sports nautiques, ainsi que de la location de matériel. Envie de tester le kayak, le longe-côte, le char ou la planche à voile… ? Rendez-vous à la base nautique Jean Binard !
Sportica
Sportica est un complexe de loisirs et de sports implanté à Gravelines. Elle dispose d’un cinéma, d’une piscine, d’un bowling…
Le PAarc des Rives de l’Aa
Le PAarc des Rives de l’Aa se situe à cheval sur les communes de Gravelines et de Saint-Georges sur l’Aa. Comme son nom l’indique, il se situe à deux pas du fleuve Aa. Cet espace multiactivités permet de combler les amateurs de sports et de loisirs de plein air.
Le PAarc dispose d’un stade nautique olympique, pour la pratique de l’aviron, du canoé-kayak, du pédalo et de la natation. Ses dimensions sont hors normes : 2,3 km de long pour 138 mètres de large.
Ce site allie sports, loisirs et nature. Affichant un caractère écologique, il comprend une belle balade le long de ses longs chemins de randonnées équestres, cyclistes et pédestres.
Des idées de balades autour de Gravelines
Outre les sentiers du PAarc des rives de l’Aa, Gravelines et les alentours vous réservent de belles promenades. Quelques idées :
Une randonnée dans les dunes environnantes ;
La découverte de la réserve naturelle du Plattier d’Oye
Le Parc Galamé situé dans la ville voisine de Loon-Plage.
La Réserve naturelle du Platier d’Oye entre Grand-Fort-Philippe et Oye-Plage
Y-a-t-il une plage à Gravelines ? Voici là une question que pourrait se poser bien du monde. En réalité, nous parlons plutôt de la plage de Petit-Fort-Philippe, un hameau de Gravelines.
Cette petite station balnéaire située à l’écart de la ville fortifiée de Gravelines est pleine de charme. Assurément une destination estivale permettant de profiter du sable fin et de la mer… Tout en s’offrant une visite de Gravelines et des remparts Vauban.
Découvrons sans plus attendre les activités sur et autour de la plage de Petit-Fort-Philippe et sa digue !
Vue du chenal de Gravelines – Aquarelle de Georges Seurat (1859–1891) – Domaine public
Une plage à l’embouchure de l’Aa
Les cruciverbistes connaissent bien le « premier fleuve de France »… Dans l’ordre alphabétique, entendons-nous. Il s’agit de l’Aa. Prenant sa source à Bourthes dans le Boulonnais, l’Aa traverse la vallée de l’Aa, irrigue le marais audomarois, parcours la Flandre maritime avant de se jeter dans la Mer du Nord à Gravelines.
C’est au pieds de l’embouchure de l’Aa à Petit-Fort-Philippe, un hameau de Gravelines, que s’étale une plage de 3 kilomètres de sable fin. Une belle plage au caractère méconnu par rapport à bien d’autres stations balnéaires de la Côte d’Opale.
La plage de Gravelines – Petit-Fort Philippe : station balnéaire d’excellence pleine de charme
Lorsque l’on se balade sur la plage de Gravelines, impossible de ne pas tomber sous son charme. La plage de Petit Fort Philippe est en effet typique des stations de bord de mer de la Belle-Epoque avec sa jetée, son kiosque et ses petites cabines de plage blanches et bleues. On apprécie également son caractère isolé par rapport au cœur de la ville. Autre caractéristique donnant du cachet à la plage de Gravelines : son vieux phare noir et blanc. Il est l’un des rares de la Côte d’Opale à avoir affronté les époques sans prendre une ride. Doté de 104 marches pour atteindre son sommet, il offre une vue panoramique imprenable sur les environs.
La plage de Gravelines -Vincent – Flickr – CC-BY
Une plage d’exception
La plage de Petit-Fort Philippe est résolument un lieu propice aux vacances familiales. On aime se reposer sur le sable face à la mer du Nord, se balader dans les dunes environnantes. Les enfants en ont aussi pour leur compte. Entre châteaux de sable, bains de pieds et jeux de plage, nos chères petites têtes blondes adorent les activités de la station balnéaire de Petit-Fort-Philippe. Citons, entres autres, parmi les animations jeunesse le trampoline et les jeux gonflables.
Les sportifs y trouveront enfin un spot merveilleux pour le kite-surf, le char à voile et les sports nautiques.
Gages, celle-ci est certifiée accessible par l’association handiplage et reçoit chaque année le label Pavillon bleu d’Europe. Ce dernier, créé en 1985 par Teragir, valorise les communes, les stations balnéaires et les ports de plaisance menant une politique de développement touristique durable.
La plage de Petit-Fort-Philippe est enfin labellisée station nautique 4 étoiles en raison de ses activités et commodités.
La station nautique
Comme toute bonne station balnéaire qui se respecte, la plage de Gravelines dispose d’une station nautique digne de ce nom. La base nautique Jean Binard, située près du phare de Gravelines, propose de nombreuses activités. Citons, entre autres, la location de chars à voile, de kayak, de paddle, de planche à voile… Avec des cours adaptés à tous les niveaux. Sans parler des randonnées en longe-côte proposées régulièrement.
Les chiens sur la plage de Gravelines
Sur la plage de Gravelines, les chiens tenus en laisse sont autorisés, mais uniquement au niveau de la digue.
Pour en savoir plus sur la plage de Gravelines et de Petit-Fort-Philippe : Site web de Dunkerque Tourisme
La mairie de Compiègne, un superbe monument de l’Oise!
L’hôtel de ville de Compiègne est une monumentale bâtisse datant du XVIème siècle affichant un style Louis XII prononcé. Ce dernier est caractéristique de la transition entre le style gothique et le style Renaissance. Ce monument est assurément le signe de la prospérité de la ville de Compiègne à cette époque. L’hôtel de ville de Compiègne abrite aujourd’hui les services de la mairie ainsi que l’office de tourisme du compiégnois.
Le monument fait aujourd’hui face à la statue de Jeanne d’Arc, place de l’hôtel de ville.
Histoire de l’hôtel de ville de Compiègne
L’histoire de cet hôtel de ville débute en 1490 lorsque deux maisons furent léguées à la ville en 1490. Une quinzaine d’années plus tard, l’on confia au maître maçon Pierre Navyer (dit Pierre de Meaux) la conception et la construction du monument. Ce dernier devait représenter la prospérité retrouvée suite aux fléaux subis par la cité durant le XV ème siècle (guerre de cent ans, sièges, épidémies…).
La construction s’achève en 1530. Le bâtiment connaitra encore de nouvelles transformations et extensions au cours de son histoire, notamment suite au vandalisme perpétré durant la Révolution. Au XIXème sous le second Empire, Compiègne redevient une cité impériale et l’hôtel de ville connaît de nouvelles transformations. Les travaux sont notamment dirigés par Viollet-le-Duc en personne qui affectionnait particulièrement l’hôtel de ville de Compiègne. Il estimait en effet que celui-ci constituait le plus bel exemple d’architecture civile du nord de la France.
Hôtel de ville de Compiègne et la statue de Jeanne d’Arc au premier plan
Le monument sera classé au titre des monuments historiques en 1840. Il fut relativement épargné durant les deux guerres mondiales.
Les Picantins de Compiègne – Les jacquemarts
En 1530, à la fin de la construction de l’hôtel de ville de Compiègne, une horloge est installée au sommet du petit beffroi. Celle-ci animait des 3 jaquemarts tous les quarts d’heure, les Picantins de Compiègne. Les habitants de la cité surnommèrent ces derniers Langlois (l’anglais), Flandrin (le flamand) et Lansquenet (l’allemand)… Les trois ennemis de la Picardie au XIXème siècle.
Les jaquemarts au sommet de l’hôtel de ville de Compiègne
Le beffroi de Gravelines, symbole des libertés communales de la cité portuaire, est élevé comme la tradition le veut sur la Grand-Place (Place Albert Denvers), près de l’hôtel de ville. Ce beffroi est inscrit au sein de la liste des beffrois historiques du Nord et de Belgique, reconnus au titre du patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 2005. Il est également inscrit au titre des monuments historiques depuis 1948.
Description
Cette tour carrée de 27 mètres de haut, coiffée d’un lanternon, comprend trois niveaux et abrite un carillon à trois cloches ainsi que la dernière cloche de la cité ne tintant plus. Isolée de l’hôtel de ville, elle est bâtie en brique de sable jaune, en pierre calcaire et pierre de taille.
Histoire du beffroi de Gravelines
Le beffroi actuel, élément essentiel du patrimoine de Gravelines, date de 1827, mais un beffroi s’élevait à cet emplacement déjà au depuis 1608. Certains écrits attestent de l’existence d’un beffroi déjà au 16ème siècle. Après de nombreuses restaurations durant le XVIIIème siècle, la tour sera détruite en 1821. Une autre tour plus épurée sera édifiée sur ses fondations. Les travaux furent menés par l’architecte Gravez.
Le beffroi se distingue depuis largement de la mairie. Cet hôtel de ville édifié à l’emplacement de la halle échevinale date de 1936. Cette bâtisse nouvelle signée par Henry, architecte dunkerquois, n’emploiera plus la brique de sable mais la pierre de Marquise.
Visiter et monter en haut du beffroi de Gravelines
Depuis 2014, le beffroi de Gravelines est accessible au public lors des Journées Européennes du Patrimoine en septembre.
Informations : Office de tourisme de Gravelines – Les rives de l’Aa
L’église Saint-Sépulcre est une collégiale gothique datant du XIème siècle, située dans la vieille ville d’Abbeville, à deux pas de la baie de Somme ( 80, Picardie, Hauts-de-France).Cette ancienne église est connue pour ses 31 vitraux d’Alfred Manessier. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1907.
Eglise St Sépulcre à Abbeville
Histoire de l’église St Sépulcre d’Abbeville
L’église aurait été établie au XIème siècle à l’emplacement où eut lieu un rassemblement de croisés du nord de la France avant leur départ pour Jérusalem. Ceux-ci auraient été passés en revue par Godefroy de Bouillon. L’origine de cette église d’Abbeville demeure toutefois vague, plus aucun vestige du XIème et XIIème siècle n’étant aujourd’hui visibles.
En effet, la majeure partie de l’église actuelle fut bâtie au XVème siècle après la guerre de Cent Ans et affiche un style gothique flamboyant. Une campagne de restauration fut organisée au XIXème siècle où le clocher et le transept furent reconstruits en style néo-gothique.
Intérieur de l’église Saint-Sépulcre d’Abbeville
L’église St Sépulcre d’Abbeville durant les deux guerres et ses nouveaux vitraux
Durant la Grande guerre, les vitraux de l’église sont touchés par le souffle d’un bombardement voisin, mais l’église reste intacte. Elle sera sévèrement endommagée plus tard, durant la seconde guerre mondiale.
Ce n’est que durant les années 70 que l’église fut restaurée. On demanda pour l’occasion à l’artiste Alfred Manessier, de créer de nouveaux vitraux pour l’église. L’ensemble des vitraux (au nombre de 31) sera achevé en 1993. Ces chefs d’œuvre changeant d’aspect selon l’ensoleillement comportent des dessins sur les thèmes de la victoire de la vie sur la mort, de la Passion et de la Résurrection.
L’un des 31 vitraux de l’église St Sépulcre d’Abbeville
Pour connaitre les horaires d’ouverture de l’église Saint-Sepulcre d’Abbeville et pour bénéficier d’une visite guidée, rendez-vous sur le site de l’Office de Tourisme de la Somme.
L’église Saint-Germain-l’Écossais est une église d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France).
Cette église, vieux témoin de l’histoire de la cité amiénoise, fut édifiée au XVème siècle après la guerre de cent ans, au retour des heures plus joyeuses pour le territoire. L’église affiche un style gothique flamboyant propre à l’époque ainsi qu’un côté insolite avec son clocher légèrement penché lui valant le surnom de « petite Pise de Picardie ». A noter également le plan de la construction de l’église Saint-Germain l’Ecossais formant une croix latine.
L’église Saint Germain l’Ecossais d’Amiens et son clocher
Classée au titre des monuments historiques en 1906, cette église dédiée à Saint Germain l’Ecossais connut d’importants dégâts durant la seconde guerre mondiale et eut, de ce fait, à connaître une campagne de restauration. Aujourd’hui, l’église n’est plus ouverte au public et est désaffectée. De lourds investissements seraient nécessaires pour la restaurer.
L’église Saint-Germain l’Ecossais d’Amiens contient encore bon nombre d’éléments d’art sacré, tels que des statues du XVIème, des fresques, des verrières…
Notons qu’un bas-relief du XIXème ainsi qu’un autel à la vierge sont l’œuvre de Louis Duthoit et de Viollet-le-Duc.
L’église St Germain l’Ecossais à Amiens
Saint Germain l’Ecossais
Qui était Saint-Germain l’écossais? Ses origines ont longtemps fait débat. On le disait anglais, Irlandais, ou Ecossais en raison de l’origine « scot » jadis mentionnées. Pourcette raison, il était coutume de l’appeler Saint Germainl’Irlandais en Normandie et Saint-Germain l’Ecossais en Picardie.
Aujourd’hui, on le présente comme originaire d’une famille d’Irlande, ou d’un milieu multiéthnique des îles britannique. Ses appelations sont nombreuses: Saint-Germain le Scot, Germain à la mer, Germain à la rouelle, Germain d’Amiens, Germain de Sénarpont… Il fut un évêque missionnaire au ve siècle ayant officié dans le Nord Ouest de la Gaulle. Canonisé, on célèbre la fête de Saint-Germain l’Ecossais le 2 mai.
Pour en savoir plus, consulter la fiche de l’église Saint-Germain l’Ecossais à Amiens et les photos de la bâtisse sur Monumentum.fr
Œuvre de François Reynaert né à Rosendael en 1887, le quartier excentric de Dunkerque, situé dans l’ancienne ville de Rosendael, est un quartier, vous l’aurez deviné, somme toute atypique.
Ce maçon et artiste décorateur sera sollicité en 1927 pour construire la première maison surnommée « l’escargot ». S’ensuivra une trentaine d’autres commandes face au succès de la première maison, dans le même quartier qu’il surnommera « l’excentric ». Ce quartier de Rosendael, situé près des fortifications de Dunkerque, sorti ainsi de terre durant les années folles de l’entre-deux guerres, mais non sans mal. François Reynaert peina en effet à obtenir les autorisations nécessaires.
Ce petit quartier s’étale sur deux rue formant un « U », la rue André Chénier et la rue Martin Luther King. D’autres villas éclectiques d’inspiration Art déco ont également été construites aux alentours.
François Reynaert est décédé a son domicile du Quartier Excentric le 12 août 1958.
L’une des villas du quartier excentric à Rosendael, surnommée « La coquille » (1937°
Le quartier excentrique de Rosendael
Pour découvrir le quartier Excentric de Dunkerque (Rosendael), un site lui est dédié : quartierexcentric.fr