Si Saint Nicolas, le patron des enfants, est fêté le 6 décembre partout en Europe, c’est surement bien dans l’Est et le Nord de la France que nous le fêtons le plus!
Mais d’où vient la légende?




La légende de Saint-Nicolas

La Saint-Nicolas s’inspire de Nicolas de Myre, évèque ayant vécu durant le IIIème siècle et dont une relique rejoint la Lorraine au Xème siècle.

Il fut rapidement vénéré par les lorrains! La Lorraine comportant alors des foires et marchés de taille importante, la tradition se propagea rapidement.

Une question demeure : pourquoi le St Patron des enfants ? Une légende nous venant de l’Est énonce l’histoire de trois enfants perdus dans le froid qui trouvèrent refuge dans la maison d’un homme… qui se révéla être un boucher sanguinaire! Il les tua, les hacha menus et mit le tout dans un tonneau, en prenant bien sûr la précaution de saler son plat maison pour des questions de goût et bien sûr, de conservation.

Saint-Nicolas passant par-là devina l’histoire. Il frappa également à la porte du boucher, qui l’invita à sa table. Saint-Nicolas réclama alors « du petit salé ». Le boucher, découvert, avoua son crime et se repentit. Saint-Nicolas ressuscita les enfants pour réparer ce crime et fit de ce boucher le célèbre père fouettard qu’il garda auprès de lui, par punition.

Ce personnage imaginaire est ainsi nommé père fouettard en France, mais également Zwarte Piet ou Pierre le Noir, selon la tradition. Muni d’un sac et d’un fouet, ce personnage au visage enduit de suie menace d’emporter ou de frapper les enfants pas sages. Dans certaines régions, le père fouettard peut offrir des friandises, à sa manière : une gaillette de charbon, un oignon…

Le saviez-vous ? Saint-Nicolas est aussi le patron des mariniers, mais aussi des prisonniers, des avocats, des ergothérapeutes, et … Des célibataires !

La Saint-Ncolas dans le nord de la France

Dans la Flandre française, le Hainaut français, le Boulonnais, l’Artois, … Saint Nicolas défile bien souvent dans les rues le 6 décembre, accompagné de son âne et parfois de géants.
Toujours attendu par les enfants pour la distribution de bonbons et autres friandises, il se substituait même autrefois largement au Père Noel. Qui ne se souvient pas, dans le nord, de la découverte de “notre Saint-Nicolas” la nuit du 5 ou 6 octobre, des oranges, des coquilles, voire des enveloppes des parrains et marraines: “C’est ta Saint-Nicolas, comme tu as été sage il m’a donné ça pour toi!” ! 🙂
Notons qu’il est courant que les enfants soient mobilisés (surtout dans l’Est) pour fabriquer des mitres en cartons et pour préparer du fourrage et des carottes pour nourrir l’âne de Saint-Nicolas.

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