La tour et la maison de l’armateur, l’hôtel Closal

Cette maison dunkerquoise édifiée au 18ème siècle, dont bon nombre d’éléments sont protégés, est également nommée « Hôtel Closal »
Celle-ci comprend dans sa cour intérieure une tour de guet peu visible de la rue, mais qui se révèle parfaitement lorsque l’on observe la ville du haut du beffroi Saint-Eloi.
Cette tour érigée en 1748, servait de poste d’observation pour surveiller les navires arrivant au port. Celle-ci est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
L’ensemble autrefois édifié pour Jean Etienne de Closal, lieutenant du siège royal, appartient à la commune de Dunkerque depuis 1977.

La tour de l'armateur vue du beffroi
La tour de l’armateur et la maison de l’armateur à Dunkerque

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Le phare de Dunkerque appelé également phare du Risban étant établi à l’emplacement du fort de Risban construit jadis par Vauban, est un phare côtier portuaire automatisé de premier ordre, c’est-à-dire, doté d’une portée de 60 km.
Fierté de la cité de Jean Bart, il est le plus haut de France dans sa catégorie ! Encore au service et dépendant du centre des phares et des balises, ce phare reconnu monument historique en 2011 peut être visité.
Reconnaissable de loin avec ses couleurs blanches et noires et ses 66 m de haut, le phare de Dunkerque fut construit en 1842. Il était tout d’abord décidé d’utiliser la tour du Leughenaer à cet effet.

Phare de Risban

Le phare dominant le port de Dunkerque

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L’hôtel de ville de Malo est un édifice de style flamand, renfermant la statue de Gaspard Malo, capitaine au long cours et armateur, fondateur de la ville qui vit le jour en 1891.
Depuis 1969, Malo constitue un quartier de Dunkerque, suite à la fusion des communes. L’hôtel de ville est devenu mairie annexe.

La Mairie de Malo-les-Bains
La Mairie de Malo-les-Bains

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Notre-Dame du Sacré Coeur à Dunkerque
Notre-Dame du Sacré Coeur à Dunkerque

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Au centre de la place Turenne, à Malo-les-Bains, célèbre station balnéaire dunkerquoise, trône le kiosque à musique depuis la fin du XIXème siècle. Un véritable monument pour la cité, accueillant chaque année le rigodon de la bande de Malo. Paraît-il que dans la pénombre, en plein rigodon le soir du carnaval, bon nombre de carnavaleux se sont déjà pris les pieds dans les petites barrières entourant notre cher kiosque.
En 1957, le monument dunkerquois sera entièrement revisité par l’architecte André Neuville.

Kiosque à Musique à Malo-les-Bains

Kiosque à Musique à Malo-les-Bains

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Le parc de la marine de Dunkerque regorge d’histoire et d’art ! Vous y remarquerez la porte fortifiée, vestige de Vauban, les bustes de femmes ayant eu un rôle important dans l’histoire de la cité, l’alignement de colonnes de granit, œuvre de l’artiste américain Richard Nonas, mais également le fameux kiosque à musique réédifié en 1955 à l’emplacement de son prédécesseur bâti en 1885. Certains nomment ce kiosque « kiosque de l’alternatif »… Seuls les carnavaleux initiés pourront comprendre !
Notons qu’en 1940, le parc comprenait trois blockhaus allemands, détruits depuis.

 

Le kiosque de la marine -Dunkerque - Nord Escapade_GF

Kiosque à musique du parc de la marine de Dunkerque

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Une inscription en latin sur la façade de la gare de Dunkerque

 

Les inscriptions latines commencent à devenir « démodées » à  partir du 18ème siècle. Pourtant, force est de constater que certaines communes ont su conserver cette tradition séculaire ! C’est le cas pour Dunkerque, qui, face à l’obligation de reconstruire sa gare en 1955 suite au carnage de la seconde guerre mondiale, dut édifier un bâtiment moins majestueux. Pour annoncer aux voyageurs que Dunkerque avait retrouvé ses lettres de noblesse, un petit texte latin fut inscrit sur la façade : « Nostra late pollensCivitas navibusFerratisque viis – Salutem Tibi Dat », ce qui signifie littéralement : Notre cité, si puissante par nos navires et nos voies ferrées, t’adresse le salut ».

 

Ce texte s’accompagne d’autres inscriptions, notamment des dates en chiffres romains:

  • 1646 : Condé prend la ville de Dunkerque,
  • 1652 : Dunkerque redevient espagnole,
  • 1658 : Turenne reprend Dunkerque pour remettre la cité à l’Angleterre,
  • 1793 : date de la première république, rappelant la révolution,
  • 1914-1918 : la première guerre mondiale,
  • 1962 : année du tricentenaire du port dunkerquois.

 

Sources :

http://enseignement-latin.hypotheses.org/1163

Inscription Salutem tibi dat en latin à la gare de Dunkerque
Les inscription latines sur le mur de la gare de Dunkerque

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Visiter le beffroi Saint-Eloi de Dunkerque et son carillon

Le beffroi St Eloi de Dunkerque surplombe la cité de Jean-Bart depuis le XVème siècle du haut de ses 58 mètres.  De style gothique, la tour de briques faisait partie intégrante de l’église Saint-Eloi à l’époque et lui servait de clocher. L’église fut détruite par les français en 1558 laissant seule la tour intacte.  L’église fut ensuite reconstruite et la tour restera isolée, servant ainsi de campanile et de beffroi pour la ville.




Le beffroi érigé en 1440  est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 et  est classé monument historique depuis 1840.

Le beffroi, ancien campanile de l'église St Eloi de Dunkerque

Le beffroi de Dunkerque

Monter en haut du beffroi de Dunkerque

Le beffroi abrite aujourd’hui l’office de tourisme, vous proposant de gravir les marches de la bâtisse pour atteindre son sommet!

Après un court trajet en ascenseur, quelques marches d’un escalier de métal vous mèneront au carillon de 48 cloches datant de 1962 ainsi qu’au Bourdon Jean Bart pesant pas moins de 5 tonnes !

la salle du carillon à Dunkerque

Le carillon du beffroi de Dunkerque

Un escalier de pierre en colimaçon de 65 marches vous mènera également au sommet du beffroi offrant une vue imprenable sur la ville de Dunkerque et la Flandre.

Visite panoramique du Beffroi de Saint Eloi

Après avoir visité le carillon, rendez-vous au sommet du beffroi sur la terrasse panoramique. Le spectacle vaut le coup d’œil !

Ce que l’on peut observer du haut du beffroi de Dunkerque :

  • Le musée portuaire avec la Duchesse Anne, l’Entreprenant, le Sandettié
  • Le port de plaisance de Dunkerque et le Texel
  • Le bâtiment de la CUD et le Princess Elizabeth amarré
  • Le phare de Dunkerque
  • La plage de Malo-les-bains
  • La tour et la maison de l’armateur
  • Le FRAC de Dunkerque
  • L’hôtel de ville et son beffroi, faisant face à la tour du Reuze
  • L’église Saint-Eloi portant encore les stigmates de la seconde guerre mondiale
  • La place Jean-Bart et la statue du corsaire
  • Les monts des Flandres à l’horizon
Dunkerque vu du beffroi
L’hôtel de Dunkerque et la tour du Reuze

Les horaires pour visiter le beffroi de Dunkerque

Rendez-vous à l’office de tourisme du lundi au vendredi de 10h à 11h30 et de 14h à 17h30 et le samedi de 10h à 17h30
en juillet et aout : du lundi au samedi de 10h à 17h30 non stop
Dimanches et jours fériés en saison de 10h à 11h15 et de 14h à 15h15.
Les tarifs 2016 pour visiter le beffroi Saint-Eloi de Dunkerque :
Adulte : 3,50 €
Enfant de 7 à 12 ans : 2,50 €
Forfait famille : 9 €
+ 65 ans et étudiants : 3 €
gratuit pour demandeurs d’emploi et enfants moins de 7 ans.

Dunkirk! Tournage du blockbuster à Dunkerque!

Le lundi 23 mai, le tournage de Dunkirk a débuté ! Tout ce que l’on peut dire, c’est que la production n’a pas lésiné sur les moyens… Normal lorsque l’on sait que le réalisateur de ce film de guerre relatant l’opération Dynamo n’est autre que le cinéaste anglo-américain Christopher Nolan ! Un véritable maestro du 7ème art ayant déjà à son actif de gros blockbusters brillant par leur beauté et par leur complexité, tels qu’Interstellar, Inception, Memento et la trilogie Batman « The Dark Night » !



Ça ressemble à quoi un jour de tournage à Dunkerque ?

Comme ce n’est pas tous les jours qu’un tel événement se produit dans la région, nous avons bien sûr rejoint la cité de Jean Bart le jeudi 26 mai 2016, jour où débutaient les scènes de plages.

Au tout départ, c’est la déception totale. Malo est véritablement assiégé, non pas par les allemands mais par l’équipe de production ainsi que la sécurité, qui n’ont pas hésité à barricader plusieurs quartiers de la station balnéaire dunkerquoise. A notre question « Pouvons-nous passer pour… ?» « Pouvons-nous voir… ? » Les réponses étaient formelles : « Le quartier est bouclé, personne ne passe !». Lorsque nous souhaitions au moins prendre une photo du dispositif de sécurité, un geste nous arrêtait, suivi d’un « No photo » catégorique.

… Il n’y a rien à voir, circulez !

Il fut donc décidé de partir vers la plage afin de distinguer au moins quelque chose. Là nous apparait un Kursaal (énorme salle des fêtes de Dunkerque) ayant pris des allures de vieille usine. Pour les besoins du tournage, la façade avait été en effet complétement transformée en cimenterie ! L’engouement fut de courte durée : des dizaines de tas de sables et de containers barraient la vue sur la plage. Un dispositif servant à donner à celle-ci des allures de banc dunaire, mais nous privant du spectacle se déroulant au-delà…

Toutefois, en continuant la balade sur la digue, les fausses dunes disparurent pour enfin dévoiler des scènes de tournages ! Devant les yeux ébahis d’une centaine de badauds, armés de smarphones, d’appareil photo compacts, ou de gros reflex avec téléobjectifs, se déploient sur la plage des centaines de figurants habillés en soldats, tenant des guirlandes de silhouettes en carton, permettant d’ajouter à l’image un effet de foule.

Au large, quatre bâtiments de guerre font face à la digue de Malo métamorphosée, pendant que de la fumée noire envahit l’horizon !

 

Soudain, un bourdonnement retentit au-dessus de notre tête… Des « Oh », des « Ah » et autres clameurs s’échappent de la foule et les appareils photo se braquent instantanément vers le ciel, devenu le terrain de jeu d’un avion Spitfire, poursuivi par un hélicoptère armé d’une caméra.

Puis le calme revint sur la digue. L’heure de la pause déjeuner avait sonné, et tous les figurants se dirigèrent vers le Kursaal reprendre des forces.

Après un détour dans la ville de Malo envahie par les soldats, vieilles voitures, camions militaires et fourgonnettes blanches  portant le pictogramme « Attention explosifs », il était temps de revenir sur la digue, et d’assister à de nouvelles scènes de guerre. De nouveau, les soldats se déployaient sur le sable et dans l’eau, courraient, changeaient de position, pendant qu’un bateau doté d’une énorme caméra filmait ces scènes et que des explosions soulevaient des gerbes de sable par intermittence… Du grand spectacle en somme, attirant  bon nombre de curieux qui n’hésitèrent pas à prendre d’assaut les terrasses pour ne pas en manquer une miette !

Les jours suivants, le spectacle était lui aussi au rendez-vous, mêlant déploiement de soldats, explosions et autres scènes de guerre…

Le tournage devrait se poursuivre jusqu’au 20 juin.

Au fait, qu’est-ce que l’Opération Dynamo ?

Revenons sur un événement marquant l’histoire de notre région durant la seconde guerre mondiale. En 1940, la Blitzkrieg a raison des alliés qui durent battre en retraite dans le Nord de la France et se retrouvèrent coincés dans une véritable nasse à Dunkerque. D’un côté, les allemands gagnant du terrain, d’un autre, la mer.

Les allemands mirent Dunkerque à sac, en bombardant la ville et en utilisant des dizaines de milliers de bombes incendiaires et explosives. Pendant ce temps, les alliés résistèrent héroïquement, en attendant la plus grosse opération de rembarquement de tous les temps, la fameuse opération Dynamo.

Car oui, les allemands étaient résolument dotés d’une force de frappe trop puissante et il fallait battre en retraite rapidement par la mer pour rejoindre Douvres.

L’opération organisée du 21 mai au 4 juin 1940 (exactement durant la période du tournage de Dunkirk 76 ans plus tard !), l’on réquisitionna tout ce qui pouvait flotter, pour réunir une véritable armada éclectique composée de ferries, de chalutiers, de remorqueurs, de yachts, les péniches, voire de  barques, de chaloupes et des désormais célèbres Little ships tels que le Pincess Elizabeth.

Scènes de guerre à Dunkerque
Scènes de guerre à Dunkerque

Au final, cette opération dangereuse ayant pour but de sauver quelque 40 000 hommes permis de rapatrier en tout  338 000 soldats ! Une véritable victoire dans la défaite, où cette « noria des little ship » assurant le succès de l’évacuation fit naître le « Dunkirk Spirit » ou « esprit de Dunkerque ». Chacun eut dès lors la conviction de pouvoir vaincre l’Allemagne nazie.

Pourquoi le nom « Dynamo » pour cette opération ?

La bataille de Dunkerque et le grand rapatriement  eut pour nom de code Dynamo, provenant  de Dynamo room, une salle de réunion aménagée dans le château de Douvres contenant autrefois le générateur électrique de la bâtisse, où fut décidée l’opération d’évacuation par  le vice-amiral Bertram Ramsay.

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Bienvenue à Maroilles, destination Avesnoise

La France entière connait le nom de Maroilles, en raison du fromage originaire de ce village de l’Avesnois, produit du terroir au goût reconnu et à l’odeur reconnaissable à des dizaines de mètres !
Maroilles, c’est aussi un joli petit village (présenté au concours des villages préférés des français en 2012, c’est dire !) regorgeant de lieux et de monuments chargés d’histoire. Situé en « Thiérache du Nord », dans le bocage Avesnois, Maroilles constitue le point de rencontre du fleuve de la Sambre et de l’Helpe-Mineure.




Selon les chroniqueurs, l’histoire du village remonterait en 652. Celui-ci aurait été  créé par Saint-Humbert de Maroilles concomitamment aux débuts de la construction de l’abbaye, l’une des plus importantes de la région, qui sera malheureusement pillée et détruite durant la révolution, comme bon nombre d’édifices religieux.

Plan de l'ancienne abbaye de Maroilles (source: Les plus Beaux villages des Hauts de France)
Plan de l’ancienne abbaye de Maroilles (source: Les plus Beaux villages des Hauts de France)

A voir, à faire, à découvrir à Maroilles

Maroilles conserve bon nombre de monuments, de vestiges du passé et de dépendances de l’ancienne abbaye à découvrir sur place :
– Le Moulin à eau de l’abbaye de Maroilles, enjambant l’Helpe Mineure,
– L’Arc de Triomphe de la place verte, ancien portail de l’Abbaye transféré sur cette place face au kiosque à musique,
– L’église Saint-Humbert,
– La grange dîmière, ancienne grange de l’Abbaye, abritant aujourd’hui la maison du parc naturel régional de l’Avesnois,
– Quelques chapelles et oratoires typiques,
– La mairie, ancien échevinage datant de 1704.

Photo du moulin de Maroilles
Le moulin de Maroilles

Les manifestations, fêtes traditionnelles et événements à Maroilles

Ça bouge à Maroilles ! Chaque année, une programmation d’événements phares de l’Avesnois se déroule dans ce village plein de charme. Nous pouvons compter parmi lesquels :
– La célèbre fête de la flamiche et du Maroilles,
– Les 20 kilomètres de Maroilles,
– La brocante de Maroilles, attirant chaque année des milliers d’acheteurs et de visiteurs…

Charpente de la grange dîmière de Maroilles
Charpente de la grange dîmière de Maroilles

Maroilles, le fromage, son histoire

Fabriqué dans l’Avesnois (département Nord), mais également dans l’Aisne, le Maroilles est originaire du village du même nom, qui enfermait autrefois une abbaye affinant ce produit du terroir. Le Maroilles n’est désormais plus conçu à l’abbaye depuis sa destruction et bénéficie désormais d’une AOC et d’une AOP.

Au tout départ, au moyen âge, l’abbaye de Maroilles affinait un fromage appelé Craquegnon dès le VIIème siècle, qui devint « le Maroilles » au Xème siècle après une période d’affinage plus longue.
Désormais, la tradition perdure et ce fromage à l’odeur corsée et au goût apprécié, affiné en moyenne 5 à 10 semaines, se déguste à toutes les sauces dans le Nord de la France !

Comment déguster le Maroilles ? En tarte ou en flamiche, nature à la fin du repas, en Welsch, en sauce sur une entrecôte, fondu dans un burger ou un croque-monsieur… C’est à chaque fois un délice !
Les variantes du Maroilles : le vieux-Lille, la boulette d’Avesnes, le Fort de Béthune…

Dégustation d'une bonne flamiche avec, en arrière-plan, le moulin de Maroilles
Dégustation d’une bonne flamiche avec, en arrière-plan, le moulin de Maroilles

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