Le 1er janvier 2016, Tatinghem et Saint-Martin-au-Laërt ont concrétisé leur volonté de s’unir pour devenir Saint-Martin-lez-Tatinghem ! Arrosée par le marais et jouissant d’un patrimoine tant naturel qu’historique, cette « nouvelle commune » ne manque pas de charme et son impressionnant tissu associatif contribue allègrement à son attrait.
Partons dès à présent à la découverte de Saint-Martin-lez-Tatinghem, de son histoire et de ses nombreux atouts !



Histoire de Saint-Martin-au-Laert et de Tatinghem

Saint-Martin-au-Laërt et Tatinghem voient leur histoire intimement liée à celle de Saint-Omer. L’essor de ces deux communes remonte au Haut Moyen Age, époque où Tatinghem s’étendait alors, dit-on, jusqu’à la cité audomaroise. Saint-Martin-au- Laërt, quant à elle, n’était auparavant qu’une paroisse de Saint-Omer rattachée à l’une des plus anciennes églises de la ville, dédiée à… Saint-Martin ! Mais une fois que Saint-Omer se dota de ses premiers remparts, Saint-Martin se retrouva hors les murs et en paya le prix fort ! Servant en quelque sorte de bouclier pour la place forte, les chroniques témoignent que l’église Saint-Martin ainsi que les quartiers aux alentours furent brulés en 1477 à des fins stratégiques par les audomarois eux-mêmes! Quant au village de Tatinghem, celui-ci fut longtemps meurtri par les guerres… C’est ainsi qu’il ne reste aujourd’hui que peu de vestiges de l’époque médiévale à Saint-Martin-lez-Tatinghem, si ce n’est la Croix Pèlerine, appartenant autrefois au château de la Rouge-Clef. Ce monument témoigne de l’époque de la chevalerie et des tournois.
C’est durant cette période de son histoire, au XVème siècle, que Saint-Martin devint Saint-Martin-au-Laërt, lorsqu’un nouvel édifice religieux fut construit aux abords du marais, sur une pâture communale que l’on traduisait en vieux flamand par le terme… « Laërt » !

A la découverte du patrimoine de Saint-Martin-lez-Tatinghem

Il y a une multitude de découvertes à réaliser à Saint-Martin-lez-Tatinghem ! Il suffit de prendre son bâton de marche et de laisser vagabonder son regard autour de soi… Débutons notre petite excursion par Tatinghem. Un parcours pédestre balisé nous y attend, permettant de faire le tour du village et de découvrir ses petits chemins champêtres ainsi que son église Saint-Jacques datant du XVIIème siècle et renfermant une chaire à prêcher classée. La promenade peut se prolonger le long de la rue principale, où l’on peut observer, encastrée dans le mur d’une ancienne ferme, la chapelle oratoire du Sacré-Cœur, ainsi que la mairie, qui fut autrefois l’école des garçons du village.
Poursuivons jusqu’à Saint-Martin-au-Laërt où l’accueil est assuré par un superbe moulin à vent s’élevant à 18.5 mètres. Les origines de ce moulin sont floues. Bien national octroyé à un particulier en 1801 suite à la révolution, il aurait servi à produire de la farine avant que le temps ne fasse son œuvre. Le moulin s’apparentant à une ruine sera néanmoins restauré au début des années 1980 avant d’être classé monument historique en 2001 ! L’église Saint-Martin actuelle, construite sur la base de la nef d’une ancienne église du XVIIème siècle, a également connu bien des tourmentes avant l’achèvement des principaux travaux en 1874 ! Ce fut la ténacité des ecclésiastiques, du « conseil de fabrique » (comité de gestion de la paroisse) et l’aide des saint-martinois qui firent aboutir ce projet. Le clocher de l’église renferme depuis la fin du XIXème siècle « Martine », une cloche de plus d’une tonne fondue en 1893 à Douai. L’intérieur de l’église, outre un orgue Cavaillé-Coll, révèle de nombreuses œuvres sculptées par les frères Sturne, artisans renommés de Saint-Omer.
Enfin, aux abords de Salperwick, dans la rue du Noir Cornet, une cheminée laisse deviner l’existence d’un patrimoine industriel : il s’agit de l’ancienne sucrerie Cotillon-Belin, importante usine occupée désormais par Emmaüs, dont nous pouvons contempler une maquette au premier étage de la mairie.

Un détour par le marais audomarois

Saint-Martin-lez-Tatinghem fait partie de la liste des quinze communes arrosées par le marais audomarois et constitue ainsi une destination prisée pour les randonneurs, les kayakistes et tous les amoureux de la nature ! Ce joyaux environnemental, façonné par la main de l’homme et reconnu par l’UNESCO, fait le bonheur de tout un chacun ! Depuis le « Tourniquet » et la Maison du Marais jusqu’à Salperwick, débute le marais ouest à Saint-Martin-lez-Tatinghem, contrastant avec le marais de Saint-Omer et de Clairmarais. Si ce dernier se distingue par ses petits coins sauvages et ses nombreuses parcelles cultivées, le marais ouest dévoile, outre les cultures, une autre facette, non moins charmante : le marais « villégiature » où les promeneurs côtoient les pêcheurs, les campeurs et les estivants.

Une multitude d’associations et des activités pour tous à Saint-Martin-lez-Tatinghem

Avant la fusion de Saint-Martin-au- Laërt et de Tatinghem, chacune des communes possédait déjà l’une et l’autre un tissu associatif d’une importance et d’une qualité considérable. C’est pourquoi aujourd’hui Saint-Martin-lez-Tatinghem propose à tout un chacun une multitude d’activités sociales ou culturelles : musique, théâtre, arts plastiques et scrapbooking, peinture… Les sportifs ne sont pas en reste, Saint-Martin-lez-Tatinghem disposant de dizaines de clubs permettant la pratique de nombreuses disciplines : tir sportif, football, tennis de table, horse ball, gym, basketball, sports de combat… Parmi ces clubs, certains jouissent d’une réputation régionale voire nationale !
Saint-Martin-lez-Tatinghem se fait également régulièrement le théâtre de manifestations à succès tels que la « Foire à tout ce qui roule » ou encore les foulées du Nard ainsi que les foulées tatinghemoises pour les amateurs de course à pied ! Soulignons que ce 21 mai, les passionnés de cyclisme seront comblés : Saint-Martin-lez-Tatinghem sera la ville-arrivée de la seconde étape du Paris-Arras Tour …

Auteur: Jérémie FLANDRIN

Article paru dans le magazine Audomarwouah de mai 2016

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