Découverte du vieux Craonne et de ses batailles

Craonne est un village de l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France), situé aux abords du chemin des Dames. Ce village s’est illustré dans l’histoire au travers de deux guerres : la célèbre bataille de Craonne sous Napoléon Bonaparte ainsi que la première guerre mondiale.




La bataille de Craonne de 1814 nous a laissé quelques souvenirs, comme plusieurs stèles, une statue de Napoléon en bordure du chemin des Dames ainsi que les boulets de canon ornant le portail de la ferme d’Hurtebise à Bouconville-Vauclair.

Lors de ses combats, Napoléon remporta la victoire contre les russes et les prussiens lors de la campagne de France. Le bilan est lourd : plus de 5000 morts et blessés du côté français.

Un siècle plus tard, le chemin des Dames est de nouveau secoué par la guerre. Sur le chemin des Dames, Craonne accueille le QG de l’armée française dès le 31 août 1914. Après la première bataille de l’Aisne, le village de Craonne est en première ligne et sera occupé. Près de 3 ans plus tard, l’offensive de Nivelle marqua l’histoire du village car celui-ci sera entièrement rasé !

Il est difficile d’imaginer les horreurs de la guerre, mais entre le 6 et le 16 avril, c’est une véritable pluie de cinq millions de bombes qui s’abat sur le chemin des Dames autour de Craonne.

Craonne s’illustrera également dans l’histoire avec la célèbre chanson de Craonne symbole de mutinerie des soldats l’armée française ne souhaitant pas courir vers un suicide certain. Soulignons que l’armée française a subit durant cette bataille de lourdes pertes.




Le village sera reconstruit un peu plus loin

Les vestiges du vieux Craonne

Le vieux Craonne et son arboretum

Le site du village disparu de Craonne, dit « Vieux Craonne » accueille aujourd’hui un circuit-promenade au cœur d’un arboretum. Des tablettes et panneaux permettent d’imaginer l’ancien village disparu. Exercice difficile étant donné qu’il ne reste que très peu de vestige, à peine les fondations d’une bâtisse que l’on devine… L’arboretum est également planté sur un site constitué de cratères et de bosses, témoignant de la violence des bombardements.




Le site géré par l’ONF est inscrit au titre des monuments historiques en 2003.

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