Ancienne abbaye St Martin de Laon aujourd’hui centre hospitalier

L’abbaye Saint-Martin de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) est établie au 12ème siècle (en 1124) à l’emplacement d’une ancienne collégiale carolingienne. Ce monument de Laon est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1926.

Cette abbaye fondée par l’évêque de Laon, accueillit initialement des religieux de l’ordre de Prémontré. Peu après, ce fut l’église Saint-Martin qui fut érigée sur le site.

Centre hospitalier de Laon, pavillon de l’ancienne abbaye Saint-Martin

La construction dura jusqu’à la fin du XIIIème siècle. Au XVIIème siècle, un palais abbatial est édifié dans le jardin de l’abbaye Saint-Martin de Laon.

L’abbaye fut dès ses débuts un lieu de pèlerinage prisé, en raison de ses reliques dont notamment le bras gauche de Saint-Laurent rapporté par un moine d’Hongrie en 1230.

Bibliothèque de Laon – Ancienne abbaye St Martin

Les pèlerinages disparurent à la Révolution française, événement marquant pour l’histoire des lieux. C’est en effet suite à la Révolution que l’église devint un Hôtel Dieu. Aujourd’hui, le site de l’abbaye Prémontré St-Martin de Laon accueille la médiathèque au sein du cloître ainsi que le centre hospitalier.

Le patrimoine de l’église abbatiale Saint-Martin de Laon

Cette église du XIIème siècle, remaniée au XVIIème, est depuis la Révolution française une église paroissiale. L’église Saint-Martin de Laon possède un grand orgue Roethinger aujourd’hui hors service, de tableaux, ainsi, entre autres, qu’une grande chaire en chêne du XIXème siècle. L’église abrite enfin deux gisants, l’un de la famille de Coucy et l’autre de Jeanne de Flandre.

Eglise de l’abbaye Saint Martin de Laon

Cet ancien relais de poste de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) est désormais une auberge, l’Hôtel de la Bannière de France. La bâtisse date du XVIIème siècle.
A l’entrée de cette auberge, une plaque rappelle l’histoire des lieux. Elle rappelle que ce relais de poste fut créé en 1685, que le chevalier d’Espinoy y trouva la mort en 1700 au cours d’une rixe et qu’enfin, la bâtisse fut le théâtre d’une scène du roman « Les souffrances du professeur Delteil », du romancier Champfleury.
Jadis, le relais de poste etait un lieu où les cavaliers trouvaient des chevaux frais et disponibles, et ce, afin de ne pas réduire leur cadence.

Un ancien lavoir-fontaine sur les remparts de Laon

Sur la rampe d’Ardon menant à la porte fortifiée d’Ardon à Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), nous pouvons observer un lavoir fontaine bien conservé datant du XIXème siècle. Ce dernier, surmonté d’un préau au toit de tuiles plates, permettait aux familles d’y faire la lessive.
Ce lavoir marque l’emplacement d’un ancien abreuvoir de 1356 et d’une fontaine datant de 1389.

Ancien lavoir de Laon

L’Hôtel Dieu et l’Office de tourisme de Laon

L’ancien Hôtel-Dieu de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) est un ancien hôpital médiéval situé sur le parvis de la cathédrale, autrefois géré par les chanoines. Il fut construit au XIIème siècle, en 1167.

Suite à la construction de cet hôpital, deux autres Hôtels Dieu furent créés par les chanoines. L’un fut construit sur le parvis de la cathédrale de Laon également et fait face au palais épiscopal (aujourd’hui palais de justice). Ce bâtiment abrite désormais la Maison des arts et des Loisirs de Laon. Un autre établissement d’accueil fut établi à l’autre extrémité de la ville, dans l’ancienne abbaye Saint-Martin, aujourd’hui centre hospitalier de Laon.

Aujourd’hui, la vieille bâtisse accueille l’Office de Tourisme et est classée au titre des monuments historiques.

Second hôtel Dieu de Laon, face au palais épiscopal, aujourd’hui Maison des arts et des loisirs

L’architecture de l’Hôtel Dieu de Laon

Ce vieux bâtiment comprend quatre niveaux, dont une cave aux allures de crypte, un niveau intermédiaire, l’étage donnant sur le parvis de la cathédrale et abritant l’Office de tourisme, ainsi que les combles. Le niveau intermédiaire était autrefois réservé à l’accueil des gens de passage tandis que la salle de l’Office de tourisme était réservée aux malades.

Sous-sol de l’Hôtel Dieu de Laonffice

L’ancien couvent et logis du prieur des Cordeliers est un monument classé monument historique à Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France). Situé au 12 rue des cordeliers, la bâtisse date du XIIIème et XVIIIème siècle.
Les cordeliers constituaient jadis une communauté religieuse qui s’est établie à Laon en 1254.

Le couvent des minimes de Laon

Ce monument de Laon partiellement inscrit date du 13ème siècle et du 17ème siècle. Sont notamment protégées depuis 1927 la salle voutée du 13ème ainsi que la porte monumentale donnant rue Vinchon à Laon.

Ce couvent des minimes fut construit à l’emplacement de l’ancien hôpital Saint-Nicolas-de-Cordelle qui accueillait au Moyen Age des écoliers sans richesse. En 1235, la bâtisse devient la propriété des Augustins qui y édifièrent une église au début du 14ème siècle.

Les Minimes s’y installeront en 1610 et procéderont à quelques restaurations, comme celle de l’église ravagée par un incendie au 17ème siècle, ainsi que la porte d’entrée au 18ème.

Le couvent, comme bon nombre d’édifices religieux en France après la révolution, sera vendu comme bien national en 1792. Il servira successivement de collège dans les années 1830 et de caserne à la fin du 19ème siècle.

Aujourd’hui, ce monument de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) ne se visite pas.

Kayak, randonnée et sports nautiques en baie de Somme

L’estuaire de la Baie de Somme est incroyable et multiplie les superlatifs. En première lieu, n’oublions pas qu’il s’agit de l’une des plus belles baies sauvages du monde ! Ce milieu incroyable a inspiré bien des peintres et artistes divers, à commencer par Victor Hugo.




La baie de Somme, c’est une baie de 70 km2, présentant 5km de large du Crotoy à la pointe du Hourdel… Le paradis pour qui aime se dépayser, observer la faune et la faune et notamment les phoques…

Il s’agit également d’un spot incroyable pour les sports nautiques tels que le kayak.

Voici une sélection de bases de loisirs où il est possible de louer un kayak, une pirogue, un paddle, de profiter de stage, de cours et de sorties encadrées uniques… Amusez-vous !

La Canoterie – Saint-Valery-sur-Somme

16 Quai Jules Verne, 80230 Saint-Valery-sur-Somme – 06 71 78 22 37     

Au programme avec la Canoterie, club situé à Saint-Valery-sur-Somme : randonnées pédestres en Baie de Somme, kayak, sorties en canoë pour une journée voire un week-end, location de vélos,…

Le site dispose d’une buvette et propose de la restauration rapide.




 

Club de Kayak de Mer et de Va’a de la Baie des Phoques

Quai Jeanne d’Arc 80230 SAINT-VALERY-SUR-SOMME – Tél : 03 22 60 08 44

L’Association « La Baie des Phoques » propose des excursions en kayak de mer, avec un paddle… Accessibles à tous public, du débutant au pratiquant averti.

Les sorties sont encadrées par un guide instructeur professionnel.

Plusieurs balades et parcours sont possibles afin d’appréhender au mieux le fleuve et son estuaire, la faune et la flore de la baie de Somme…

L’association dispose de douches et de sanitaires.

 

Va’a en Baie – Saint-Valery-sur-Somme

15 bis Route d’Abbeville 80230 SAINT-VALERY-SUR-SOMME Tél : 06 42 22 17 05

Va’a en baie de Somme propose des sorties en kayak mais également des randonnées avec des guides passionnés ainsi que des activités nature.




 

Ma baie de Somme

20 Rue Jean Vadicocq, 80550 Le Crotoy – 06 80 16 91 64

Ma Baie de Somme est une association basée au Crotoy. Celle-ci propose des excursions en calèche  en baie de Somme, des excursions en pirogue, des balades pédestres ou en longe côte ainsi que de la location de matériel, des activités balnéaires et nautiques de type kite-surf.

La statue de Napoléon Bonaparte sur le chemin des Dames

A Bouconville-Vauclair, sur le Chemin des Dames dans l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France), une statue de Napoléon se dresse sur un tertre, au milieu des champs.

Ce tertre marque l’emplacement de l´ancien Moulin de Vauclerc (Vauclair). Celui-ci servit en 1814 d’observatoire pour l’empereur qui surveillait les combats lors de la bataille de Craonne durant la Campagne de France.

Cette bataille (retrouvez ici notre article sur la bataille de Craonne) qui fit rage sur le chemin des Dames le 7 mars 1814, fit 10400 morts : 5400 du côté français et 5000 du côté de la coalition des russes et des prussiens.

Cette statue en pierre calcaire est l’œuvre de Georges Thurotte et fut inaugurée en 1974. Elle représente l’empereur scrutant l’horizon.

Une table explicative située sur le site présente le plan de la bataille de Craonne.

La statue de Napoléon en souvenir de la bataille de Craonne

Histoire de la bataille de Craonne de 1814 (Chemin des Dames)

La bataille de Craonne est une célèbre bataille du Chemin des Dames qui eut lieu le 7 mars 1814 aux abords de Craonne, dans l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France). Cette bataille, menée par Napoléon 1er, se termina par une victoire du côté français. Elle opposait en effet la France aux russes et aux prussiens.

Déroulement des combats de la bataille de Craonne




Nous sommes à cette époque en pleine campagne de France, c’est-à-dire, à la fin de la guerre liée à la Sixième Coalition, se déroulant de décembre 1813 à avril 1814. La France est envahie par les troupes prussiennes et russes et Napoléon 1er tente d’éviter ces invasions pour conserver son trône. Malgré quelques victoires (dont la bataille de Craonne), nous connaissons tous l’issu de la Campagne de France : les troupes ennemies entrent dans Paris et l’empereur abdique le 6 avril 1814. Il partira en exil à l’île d’Elbe peu après.

La bataille de Craonne

La victoire de Craonne

Napoléon se tourna en 1814 contre les Prussiens commandés par Gebhard Leberecht von Blücher. Il a l’intention d’en découdre lors d’une bataille dans l’Aisne. Les prussiens et les russes tenaient alors le plateau de Craonne. Blücher disposait  de 30 000 hommes, 2 000 cavaliers et une centaine de canons sous le commandement du général russe Mikhaïl Semionovitch Vorontsov. Le but pour la coalition était d’occuper les français pendant que 11 000 cavaliers les prendraient à revers.

Le 6 mars, le camp français prend le village de Craonne et l’Abbaye de Vauclair. La ferme d’Hurtebise à Bouconville-Vauclair est également le théâtre de violents combats.

Le soir du 6 mars 1814, les Français bivouaquent au pied du plateau pendant que l’Empereur loge à la ferme d’Hurtebise. Un plan se dessine : l’ennemi sera attaqué de côté.




Blücher, quant à lui, préparait une attaque avec ses 85 000 hommes placés sur les hauteurs (comprenant les renforts russes) alors que Napoléon ne disposait que de 37 000 soldats. Ajouté à ce handicap, la manœuvre manqua de coordination et les tirailleurs français d’expérience. Malgré tout, les éclaireurs, nouveau corps de cavalerie de la garde impériale, parvinrent à prendre les batteries prussiennes placées en hauteur sur le plateau ce qui permit la victoire française.

Du côté des 11000 cavaliers envoyés pour prendre les français de revers, bon nombre d’entre eux ont été ralentis par la méconnaissance des lieux. Une partie de cette garnison s’est même totalement égarée ! Un échec pour les prussiens…

Si cette attaque surprise s’était réalisée à temps, la victoire aurait été prussienne…

Statue de Napoléon à Bouconville-Vauclair

Bilan de la bataille de Craonne

Nous comptons, à la fin de la bataille, 5400 morts du côté français, 5000 du côté de la coalition. En proportion, les français furent durement touchés, ce qui explique les difficultés futures à éviter l’invasion de Paris. Remporter une bataille et remporter la guerre sont deux choses totalement différentes…

En mémoire de la bataille de Craonne

Près de la ferme d’Hurtebise, nous pouvons aujourd’hui observer un monument érigé à l’issue de la Première Guerre Mondiale nommé « monument des Marie-Louise et des Bleuets » . Ce dernier rend hommage aux poilus de 14-18, mais également aux « Marie Louise » de 1814. Ce surnom était donné aux (très) jeunes soldats destinés à rejoindre l’armée en 1815 mais qui furent appelés en 1813 en raison du contexte. Adolescents imberbes, ces soldats furent affublés par moquerie d’un sobriquet féminin.




Non loin de là, toujours à Bouconville-Vauclair, s’élève sur une butte une statue de Napoléon, œuvre de Georges Thurotte. Ce monument commémoratif inauguré en 1974 se situe à l’emplacement de l’ancien moulin de Vauclair. Il s’agissait alors en 1814 du poste d’observation de Napokéon 1er lui-même.

Monument face à la ferme d’Hurtebise rappelant la Grande guerre et la bataille de Craonne.

Histoire de la bataille de la Somme: le contexte, les combats, les conséquences

La bataille de la Somme, qui eut lieu en Picardie durant l’été 1916, opposa les alliés français et britanniques aux allemands.  Ce fut l’une des batailles les plus meurtrières de la première guerre mondiale qui se solda par un échec.




La bataille de la Somme : un échec franco-britannique

Le projet était, pour Joffre, de déclencher l’offensive fin décembre 1915 début janvier 2016. Néanmoins, en raison de la bataille de Verdun, l’opération est repoussée. Début 2016, Joffre confia à Foch le commandement des opérations. Malheureusement, les français sont épuisés par Verdun ou mobilisés sur d’autres fronts. La bataille de la Somme est donc confiée aux britanniques, mais entre temps, les allemands ont eu le temps de se préparer et de creuser des galeries souterraines pour se protéger. En outre, les Allemands occupaient presque toutes les hauteurs et avaient organisé un front redoutable comprenant des tranchées en première ligne, de nombreuses galeries renforcées, une seconde ligne moins forte et, en retrait, une troisième ligne aussi forte que la première. A l’arrière du front, les villages et les bois sont fortifiés et pensés pour le combat.

Le lancement de la bataille de la Somme

Entre Albert, Péronne et Bapaume, la bataille débute le 24 juin 2016 avec de nombreux britanniques alliés à des garnisons françaises. L’artillerie est en action et 1,7 million d’obus sont lancés en une semaine sur les lignes allemandes. Le but était de laisser au camp adverse aucun répit tout en  causant un maximum de dégât.

Puis, les tirs s’intensifient fin juin début juillet. On tira jusqu’à 5 obus par soldat allemand ! Un appui aérien est mis en place et les premières lignes sont détruites… Mais les galeries souterraines sont intactes.

Le premier juillet 1916, la cadence de tir augmente soudainement au petit matin. Plus de 3500 projectiles à la minute sont tirés pendant une heure et l’attaque s’entend des côtes anglaises !




Certain que cette ultime attaque était fatidique pour l’ennemi, le commandement britannique envoie ses soldats lourdement équipés, en exigeant une avancée « au pas ». Le but était de ne pas disperser les troupes. En réalité, les britanniques pensaient ne trouver que des morts sur place. C’était  sans compter les galeries qui ont admirablement joué leur rôle protecteur.

La suite se devine aisément : les troupes anglaises forment une cible idéale pour les allemands qui surgissent de terre pour actionner les mitrailleuses. Les allemands sont stupéfaits de la stratégie britannique et fauchent les fantassins très facilement. Il y aurait eu plus de 30 000 morts et blessés les six premières minutes ! L’ordre d’avancer au pas est levé, mais le nombre de soldats valides n’est plus assez conséquent pour tenter une nouvelle attaque. Ce premier juillet 1916 est donc le jour le plus meurtrier de l’histoire militaire britannique.

De leur côté, les Français bien qu’ayant atteint ailleurs leurs objectifs ne purent progresser davantage faute de soutien britannique en raison de l’échec de l’offensive de la Somme.

Les suites de la bataille de la Somme

En juillet et août 1916, les soldats reçoivent des renforts venus de Verdun et grignotent les lignes allemandes. Au début de l’automne, les chars d’assaut sont utilisés pour la première fois par les britanniques, mais la météo est difficile.

À partir du 18 novembre, les conditions climatiques empêchent le combat. Le 21 novembre, Haig décide l’arrêt des offensives britanniques. Foch annule l’offensive de la Xe Armée française prévue le 11 décembre. Le 18 décembre, Joffre met fin à la bataille de la Somme. Les lignes allemandes n’ont pas été prises, c’est un échec.



Le bilan de la bataille de la Somme

Nous pouvons compter à l’issu de la bataille de la Somme 442 000 morts ou disparus et plus de 600 000 blessés.

Cette bataille marqua histoire en raison de son caractère meurtrier. Elle fut également elle-même marquée par l’utilisation, pour la première fois, du char d’assaut, le Mark 1 britannique.