L’échec de Nivelle sur le chemin des Dames

La bataille du chemin des dames de 1917 constitue l’un des plus gros échecs de la Grande guerre pour le côté français.



Le contexte de la bataille du chemin des Dames

En 1917, le commandement Joffre est remplacé par celui de Robert Nivelle, commandant nouvellement promu s’étant illustré dans la précédente bataille de Verdun. Cela fait deux ans que la situation piétine : le front n’a pas bougé, les soldats sont exsangues et tous les espoirs sont placés en ce nouveau commandant et son projet de grande offensive. Malgré les offensives menées en Artois et en Champagne en 1915, puis sur la Somme et à Verdun en 1916, ces batailles se conclurent sans grands résultats. Toutefois, chacun des alliés espère encore une victoire rapide sur l’Allemagne.




Les alliés organiseront une ultime tentative de percée avec les britanniques près de Reims. Les allemands prennent connaissance de ces manœuvres en avance en ayant interrogé des prisonniers. Les soldats germaniques se replieront donc stratégiquement.

Le plateau de Californie et ses belvédères – Champ de bataille de l’offensive Nivelle

La bataille du chemin des Dames se prépare

Nivelle arrive alors à convaincre les anglais de mener sur deux fronts une opération ambitieuse : les britanniques attaqueront du côté de Vimy,  et les français attaqueront sur le Chemin des Dames près de Soissons.

Nivelle établit alors un plan audacieux pour percer : il mise sur la puissance de feu et l’effet de surprise grâce aux nouvelles technologies et souhaite faire avancer son artillerie immédiatement suivie de fantassins. Le but est de bombarder au maximum et de laisser aux fantassins les combats contre un ennemi réduit et fortement fragilisé.

Les préparations durent des mois. Le jour J arrive bientôt. 1 200 000 hommes se massent sur le front avec 5000 canons, 128 chars d’assaut, un soutien aérien… Les avis sont mitigés quant à cette attaque. Certains, revigorés par les préparatifs, mettent tous les espoirs sur cette offensive et la puissance de feu. Pour d’autres, Nivelle est trop ambitieux et ne tient pas compte des difficultés du terrain. Certains conseillent d’attendre l’aide américaine. Painlevé, le ministre de la guerre conseillé par Pétain, commence à douter de Nivelle et de ses plans… Le commandant propose alors sa démission, qui lui est refusée face à l’urgence. Nivelle est donc bien fragilisé.

Borne du chemin des Dames

L’offensive de Nivelle : une défaite connue d’avance.

Nous verrons que les personnes qui doutaient de Nivelle avaient raison. Signalons que pour accomplir et réussir cette attaque, l’artillerie devait avancer de 100 m toutes les 3 minutes. En comparaison, à Verdun, les alliés devaient avancer de 100 m toutes les 4 minutes et que cette opération s’est soldée par un échec.

De plus, le terrain est très défavorable à l’armée française : les allemands ont occupé la place depuis longtemps et ont aménagé l’ensemble du plateau et de la vallée. Nous comptions en effet des réseaux de galeries aménagées, des grottes fortifiés, des lignes de barbelés, des pièces d’artillerie alignées en surplomb du champ de bataille… Bref, les allemands ont créé une vraie forteresse et connaissent parfaitement les lieux, chose que Nivelle a omis de prendre en compte dans sa stratégie.

De plus, durant l’opération, il neige et les troupes ont du mal à lutter contre le froid, car peu habitués ou équipées. Ce sera le cas pour les artilleurs sénégalais !




A 6h du matin le 16 avril 1917, Nivelle lance tout de même l’assaut contre les forces allemandes. 5 millions d’obus sont lancés sur les lignes allemandes… Mais le réseau de cavernes fortifiées et de tunnels les protège. L’artillerie allemande riposte, anéantissant la majorité des pièces d’artilleries et tanks alliés… Quant aux fantassins… N’en parlons même pas. L’offensive est tout de même maintenue, les alliés ne reculent pas, mais les objectifs de victoire en 24/48h ne sont même pas envisageables. Une dizaine de jours plus tard,  les français atteignent la crête du Chemin des Dames, mais à quel prix ? Les pertes françaises s’élèvent en effet à 130 000 hommes.

Les mutineries de Craonne

Face au nombre de morts du côté français, la colère des soldats atteint un stade sans précédent et les mutineries éclatent : les hommes ne veulent plus aller combat. Cette mutinerie sera à jamais immortalisée par la « chanson de Craonne.

Un mois plus tard, le 15 mai, Nivelle est suspendu et sera remplacé par un certain Philippe Pétain. Sa première mission sera alors de calmer les mutineries avant de reprendre de plus belle le combat.

Le 24 octobre, Pétain lancera une offensive pour récupérer le Fort de Malmaison sur le chemin des Dames. Il remportera la victoire grâce à un meilleur équipement, mais ne pourra pas aller plus loin. Les pertes humaines sont trop conséquentes… En les comptabilisant, force est de constater que l’offensive de Nivelle est un échec cuisant.

Les vestiges du vieux Craonne

Un rapport d’enquête sur Nivelle et son offensive

Dès le mois de juillet 1917, une commission d’enquête sera nommée par le gouvernement pour déterminer les responsabilités de Nivelle. Voici un extrait du rapport d’enquête qui en découle:

« Le général Nivelle est responsable du plan, du mode d’attaque, de la conduite des opérations. Il revendique d’ailleurs entièrement cette responsabilité. Il a foi en sa méthode et la maintient malgré tout, manifestant ainsi une incontestable fermeté de caractère. La part du hasard est si grande à la guerre qu’il parait impossible d’affirmer que le plan du général Nivelle n’était pas réalisable. Il faut reconnaitre toutefois que le commandant chef avait fait choix d’un terrain extrêmement difficile et qu’il attaquait à fond sur un front de 80 km un ennemi averti, formidablement retranché et disposant de nombreuses réserves. »

 

Une sculpture étrange sur le plateau de Californie

C’est sur le plateau de la Californie que sera érigée la sculpture « Ils n’ont pas choisi leur sépulture » en 1998.

Cette œuvre de 4 m de haut pour 1,7 tonne de bronze, signée de la main du sculpteur français Haïm Kern, avait pour but de célébrer le 80ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre. La sculpture a été par deux fois dégradée en 1999 et en 2006 puis volée en 2014. Haïm Kern en réalisera une seconde, identique, qui sera inaugurée le 16 avril 2017 et sera exposée à la caverne du dragon. L’œuvre domine désormais la vallée.

Monument ils n’ont pas choisi leur sépulture exposé à la caverne du dragon

La sculpture représente un filet dans les mailles duquel sont prises des têtes identiques dénuées de corps. Les anneaux métalliques soudés symbolisent les mailles de l’histoire. Ces têtes symbolisent les soldats tombés au combat, anonymes,  prisonniers des mailles de l’histoire, toutes nationalités confondues… (source : chemindesdames.fr)

Le plateau de la Californie, la première guerre mondiale et l’offensive Nivelle sur le Chemin des Dames

Le Plateau de Californie situé sur le Chemin des Dames, en surplomb du village de Craonne (le Vieux Craonne ayant été rasé pendant la Grande Guerre), dans le département de l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France).




Le plateau de Californie est intimement lié à l’offensive de Nivelle en 1917 qui se solda par un échec cuisant pour le côté français. Formant une forteresse naturelle, ce plateau de la « montagne de Craonne » était occupé par les allemands et constitua un objectif stratégique de la Grande Guerre. Ce plateau était traversé par des tunnels menant à des cavernes telles que la caverne du dragon, créant des abris fortifiés pour les combattants.

Ce site constitue aujourd’hui un lieu de mémoire de la Grande guerre sur lequel nous pouvons observer ce qu’étaient jadis les champs de batailles. Nous pouvons également observer sur le plateau de Californie la caverne du Dragon et la sculpture « Ils n’ont pas choisi leur sépulture ».

Le plateau de Californie et ses belvédères

L’origine du nom « plateau de Californie »

Les pentes du plateau du Chemin des Dames devinrent un coteau viticole dès le 19ème siècle.




Henry Vasnier, homme d’affaires possédant des parts dans la Maison des champagnes Pommery, a créé un bar de type saloon qu’il nomma « La Californie ». Il jouxtait un zoo ainsi qu’un jardin de plantes exotiques appelé « Jardin de la Californie ».

Découverte du vieux Craonne et de ses batailles

Craonne est un village de l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France), situé aux abords du chemin des Dames. Ce village s’est illustré dans l’histoire au travers de deux guerres : la célèbre bataille de Craonne sous Napoléon Bonaparte ainsi que la première guerre mondiale.




La bataille de Craonne de 1814 nous a laissé quelques souvenirs, comme plusieurs stèles, une statue de Napoléon en bordure du chemin des Dames ainsi que les boulets de canon ornant le portail de la ferme d’Hurtebise à Bouconville-Vauclair.

Lors de ses combats, Napoléon remporta la victoire contre les russes et les prussiens lors de la campagne de France. Le bilan est lourd : plus de 5000 morts et blessés du côté français.

Un siècle plus tard, le chemin des Dames est de nouveau secoué par la guerre. Sur le chemin des Dames, Craonne accueille le QG de l’armée française dès le 31 août 1914. Après la première bataille de l’Aisne, le village de Craonne est en première ligne et sera occupé. Près de 3 ans plus tard, l’offensive de Nivelle marqua l’histoire du village car celui-ci sera entièrement rasé !

Il est difficile d’imaginer les horreurs de la guerre, mais entre le 6 et le 16 avril, c’est une véritable pluie de cinq millions de bombes qui s’abat sur le chemin des Dames autour de Craonne.

Craonne s’illustrera également dans l’histoire avec la célèbre chanson de Craonne symbole de mutinerie des soldats l’armée française ne souhaitant pas courir vers un suicide certain. Soulignons que l’armée française a subit durant cette bataille de lourdes pertes.




Le village sera reconstruit un peu plus loin

Les vestiges du vieux Craonne

Le vieux Craonne et son arboretum

Le site du village disparu de Craonne, dit « Vieux Craonne » accueille aujourd’hui un circuit-promenade au cœur d’un arboretum. Des tablettes et panneaux permettent d’imaginer l’ancien village disparu. Exercice difficile étant donné qu’il ne reste que très peu de vestige, à peine les fondations d’une bâtisse que l’on devine… L’arboretum est également planté sur un site constitué de cratères et de bosses, témoignant de la violence des bombardements.




Le site géré par l’ONF est inscrit au titre des monuments historiques en 2003.

L’église de Saint-Valery en baie de Somme

 

L’église Saint-Martin est située dans la ville médiévale de Saint-Valery-sur-Somme en baie de Somme (Picardie, Hauts-de-France).

Il existait déjà une église romane à Saint-Valery au XIème siècle. La construction de celle-ci remonte toutefois au XIIIème. Elle eut à subir une histoire mouvementée ainsi que quelques restaurations, notamment suite à la guerre de cent ans et la Révolution française.

Outre un riche mobilier et des éléments d’art sacré, l’église de St-Valery présente des maquettes de navire, en honneur des marins, à l’instar de la chapelle des marins située au bord de la baie.

L’église de Saint-Valery sur Somme

Le cimetière français de Cerny-en-Laonnois

Face au mémorial du Chemin des Dames, le long de la RD18CD, s’étale le cimetière français de Cerny en Laonnois (Aisne, 02, Picardie, Hauts-de-France).

Il s’agit d’un cimetière militaire de 13 515 m2 abrita 5 204 corps de soldats, 5 150 français dont 2 386 corps en ossuaires et 54 soldats russes.

Le cimetière fut aménagé durant la première guerre mondiale pour y enterrer les soldats tombés durant la bataille du chemin des dames. Il fut ensuite aménagé afin d’accueillir les corps de cimetières voisins.

Le cimetière français de Cerny en Laonnois

Le cimetière allemand de Cerny-en-Laonnois

Près de cette nécropole française s’étend le cimetière allemand de Cerny-en-Laonnois contenant 7 526 corps.

Face aux cimetières de Cerny en Laonnois se dresse une chapelle-mémorial du chemin des Dames.

Le cimetière militaire de Cerny en Laonnois devant le mémorial du Chemin des Dames

La vallée de la Somme dispose d’une Véloroute de 120 km, permettant aux cyclistes et cyclotouristes de découvrir la région à vélo, de Péronne à Saint-Valery-sur-Somme !




Cette piste cyclable adaptée à la rando pédestre constitue une excellente manière de découvrir le fleuve et son canal ainsi que le patrimoine naturel, culturel et touristique des environs.

Le parcours est jalonné de balises, emprunte tantôt des voies à faible circulation et mieux, de nombreuses voies vertes.

Des travaux sont à prévoir dans un futur proche afin d’étendre la véloroute et l’intégrer à l’Eurovéloroute 3 reliant Trondheim en Norvège à Saint-Jacques de compostelle en Espagne !

Elle intégrera également l’Eurovéloroute 4 reliant Kiev en Ukraine à Roscoff en Bretagne.

Véloroute, le long du canal de la Somme entre Saint-Valery et Abbeville

Des belvédères et des tables d’interprétation le long du parcours

La véloroute de la vallée de la Somme comprend 28 belvédères offrant les plus beaux points de vue de la vallée mais également une vingtaine de tables d’interprétation.

Les cyclistes peuvent également faire des arrêts aux Maisons de la Vallée offrant des informations pratiques.

La Véloroute Vallée de Somme intègre un réseau comprenant plusieurs véloroutes  sillonnant la côte de la Picardie, comme la voie verte de Saint-Firmin-le-Crotoy au Hourdel (22 km), la voie verte, « Traverse du Ponthieu » entre Abbeville et Bernâtre empruntant l’ancienne voie SNCF, la voie verte « Longpré-les-Corps-Saints à Oisemont » également sur le tracé d’une ancienne voie SNCF ainsi que la  coulée verte (Amiens / Beauvais).

 

A voir notamment sur la véloroute de la vallée de la Somme

 

A vélo entre Saint-Valery et Abbeville

Le long du canal de la Somme, découvrez la baie de Somme et la ville d’Abbeville !




Vous découvrirez notamment, aux alentours du parcours :

  • La gare d’Abbeville, monument historique,
  • La Collégiale Saint-Wulfran à Abbeville,
  • L’Eglise du Saint-Sépulcre et ses vitraux,
  • Le Parc de la Bouvaque, ses sources bleues et ses oiseaux,
  • Le Beffroi d’Abbeville, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, abritant le Musée Boucher de Perthes,
  • Les jardins de la Plume au cœur de la ville d’Abbeville,
  • La réserve ornithologique de Grand-Laviers créée dans les anciens bassins de décantation de la sucrerie d’Abbeville,
  • Le Somme II, bateau baliseur, propose des balades guidées dans la Baie de Somme,
  • Le Charcot III balades guidées dans la baie, découverte des phoques,
  • La vieille ville médiévale de Saint-Valery et sa porte Jeanne d’Arc,
  • Le musée Picarvie,
  • Le parc du Marquenterre,
  • Le chalet de Blanquetaque,
  • L’Herbarium au pied des remparts de Saint-Valery,
  • La chapelle des marins de Saint-Valery,
  • Le cimetière chinois de Nolette où sont inhumés des travailleurs chinois venus prêter main forte durant la première guerre mondiale,

 

Balade à vélo entre Amiens et Bourdon

Le long du véloroute de la vallée de la Somme, parcourez la vallée, d’Amiens à Bourdon. L’occasion de découvrir aux alentours:



  • Le Parc du Grand Marais,
  • Les anciennes cités des filatures Carmichaël,
  • Le bunker de la première guerre mondiale au bord de la Somme,
  • La maison éclusière d’Ailly-sur-Somme abritant l’office de tourisme,
  • Les marais de Samara,
  • Le marais de Tirancourt,
  • Le Belvédère du Camp César,
  • Le parc archéologique et naturel de Samara,
  • La vallée d’Acon,
  • Le château de Tirancourt,
  • Le château de Picquigny et sa collégiale,
  • l’Abbaye du Gard, fondée au Xème siècle,
  • Le cimetière militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale de Bourdon,
  • L’église du XVIème siècle de Bourdon,
  • Le belvédère d’Hangestsur-Somme,
  • L’église Sainte-Marguerite d’Hangest-sur-Somme,
  • Le marais des Cavins,

 

Balade à vélo entre Amiens et Corbie

Le long du véloroute de la vallée de la Somme, parcourez la vallée, d’Amiens à Corbie. L’occasion de découvrir aux alentours:



  • Le chemin de halage,
  • Les Hortillonnages d’Amiens et ses 65 kms de canaux,
  • La réserve naturelle de l’étang Saint-Ladre à Boves,
  • Le marais de Glisy,
  • Le Grand Marais de la Queue,
  • Le château en pierre du XIXe siècle de Daours,
  • Les marais et larris calcaires de Daours,
  • L’ancienne filature textile,
  • Le Mémorial australien de Villers Bretonneux,
  • L’Australian Memorial Park à Le Hamel,
  • L’église de la Neuville du XVe siècle,
  • Les vestiges de l’abbaye fondée en 657, à l’origine de l’écriture caroline.

Promenade rando à vélo entre Corbie et Méricourt-sur-Somme

Le long du véloroute de la vallée de la Somme, parcourez la vallée, de Corbie à Méricourt-sur-Somme. L’occasion de découvrir aux alentours:



  • Les étangs de Corbie,
  • Les étangs de la Barrette creusés par les moines de l’abbaye de Corbie pour pêcher et pour en extraire la tourbe,
  • L’Australian Corps Memorial de la Première Guerre mondiale,
  • Le marais de Méricourt,
  • Le château de Méricourt et son parc paysager.

 

Source, pour en savoir plus sur les itinéraires de rando à pied ou à vélo sur la vallée de la Somme, les voies vertes et les véloroutes : http://www.somme.fr/veloroute-vallee-somme.

 

La course aux pavés du Nord ! 

Qui ne connait pas la mythique course Paris-Roubaix ? Ce nom est associé étroitement aux pavés du nord de la France, même pour les non-initiés !




Les pavés du nord du Paris-Roubaix

Paris-Roubaix est l’une des plus anciennes courses cyclistes de France, initiée en 1896 par Théodore Vienne et Maurice Pérez, deux industriels roubaisiens à l’origine du vélodrome de Roubaix inauguré en 1895 près du parc Barbieux. Leur idée ? Lancer une course partant de Paris pour arriver dans leur vélodrome ! L’aventure commençait…

La borne du Paris-Roubaix près du moulin de Vertain à Templeuve en Pévèe

 

Cette course surnommée « l’enfer du Nord », la « reine des classiques » ou la « dure des dures » est disputée tous les ans jusqu’aujourd’hui, au début du printemps. Elle n’a subi que deux interruptions au cours de son histoire en raison des guerres mondiales.

Depuis 1966, le tracé de la course fut modifié : le départ ne fut plus organisé à Paris mais à Chantilly, puis à Compiègne.

Paris-Roubaix, la tradition des pavés

Au total, c’est 250 kilomètres que les coureurs doivent parcourir en affrontant quelques secteurs pavés créant davantage de difficultés. Nous pouvons citer, entre autres, le secteur du moulin de Vertain à Templeuve en Pévèle, le carrefour des arbres, la tranchée de Wallers-Arenberg dans le bassin minier… Ce segment de parcours surnommé localement la « Drève des Boules d’Hérin » est désormais mythique… Le pavé devint ainsi un véritable symbole. Le vainqueur reçoit même, en guise de trophée, un véritable pavé ! Notons qu’à l’époque de son lancement, le parcours comprenait de nombreux secteurs pavés, soit des dizaines de kilomètres de course éreintante. Il fallut, en raison de la bétonisation croissante, détourner la course afin de trouver de nouveaux secteurs pavés. C’est ainsi, par exemple, que la trouée d’Arenberg intégra le parcours durant les années 60.




Les plus grands s’y sont frottés, ce qui fait de cette course une course prestigieuse faisant désormais partie de l’UCI World Tour.

Le pavé géant du Paris Roubaix à Templeuve

Le moulin de Templeuve: fonctionnement et histoire

Le Moulin de Vertain est un ancien moulin situé sur le territoire de Templeuve-en-Pévèle près de Lille (Nord, 59, Hauts-de-France). Son origine remonte au XIVème siècle. En effet, il est déjà cité dans des écrits datant de 1328. Au XVIIème siècle, ce moulin sera reconstruit en brique suite à un incendie et sera exploité jusqu’en 1908. Suite au décès du meunier, le moulin fut abandonné et sera fragilisé durant la première guerre mondiale au cours de laquelle les habitants de Templeuve vinrent y récupérer le bois pour le chauffage.

Restauré de 1979 à 1985 par l’Association Régionale des Amis des Moulins (ARAM), il est désormais ouvert aux visiteurs.

Son mécanisme de pivot est unique en France. L’ensemble en bois monté sur roulements, pivote lorsque l’on oriente les ailes.

Ses proportions sont honorables : la tour mesure 10,20 mètres de hauts pour un diamètre intérieur de plus de 5 mètres. L’envergure des ailes est de 24 mètres.

Le pivot du moulin de Vertain

Le moulin de Vertain et le Paris-Roubaix

Le Moulin de Vertain est notamment célèbre, étant situé à deux pas du circuit pavé du Paris-Roubaix. Près du moulin de Vertain, une sculpture réalisée en 2013 par l’artiste Renaud Masquelier, représente un pavé géant.

 

Sculpture – Le pavé du Paris-Roubais près du moulin de Vertain

Templeuve-en-Pévèle (Nord, 59, Hauts-de-France) présente en son sein quelques murs peints représentant des scènes d’antan. Il s’agit de fresques murales, œuvres de M. Edouard Przygodzki, artiste peintre monumentaliste.

Ces fresques sont l’aboutissement d’une commande de la municipalité désirant trois œuvres sur le thème « le Templeuve d’autrefois ».

Fresque murale rue Chuffart à Templeuve

 

Fresque murale située rue neuve à Templeuve