L’église Saint-Sulpice de Pierrefonds (Oise, 60, Picardie, Hauts-de-France) est une église de style gothique dont bon nombre d’éléments datent du XIIIème au XVème siècle (chœur, collatéraux, double nef art gothique flamboyant). Le beffroi, restauré au XVIème siècle, présente des éléments architecturaux de type Renaissance.

Sa crypte, toutefois, date de la fin du XIème siècle et témoigne du caractère roman de l’église originelle, tout comme certaines parties de l’église.

Cette crypte abrite la tombe du seigneur de Nivelon et la source thermale ayant donné son nom à Pierrefonds.

L’église Saint-Sulpice de Pierrefonds fut très endommagée par la Grande Guerre et nécessita des restaurations,  notamment au niveau du chœur.

Autrefois, un prieuré jouxtait cette église. Aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges dont une porte fortifiée.

L’église Saint-Sulpice de Pierrefonds

Qui ne connaît pas Pierrefonds, cette petite commune de l’Oise (60, Picardie, Hauts-de-France), située au sud Est de la forêt de Compiègne ? Cette ville demeure célèbre en raison de son château et de ses liens étroits avec l’illustre Viollet-le-Duc.

Pierrefonds, son histoire et son patrimoine médiéval

A l’emplacement de l’actuel Pierrefonds et aux alentours, des découvertes archéologiques ont mis à jour des vestiges gallo-romains. Pierrefonds était alors jadis situé au bord d’un marécage qui deviendra la forêt de Compiègne.




Pierrefonds est célèbre pour son château. Ce dernier est établi au XIVème siècle sur une butte, lui permettant ainsi de dominer le village. Il remplace un ancien château féodal détruit au Xème siècle. Ce dernier occupait un autre emplacement.

Le château de Pierrefonds fut assiégé en 1616 et pris en 1617 par les troupes du gouverneur de Compiègne, envoyées par Richelieu et Louis XIII. Le château est ensuite partiellement saccagé. Réduite à l’état de ruines, l’impressionnante bâtisse sera longtemps abandonnée avant d’être vendue comme bien national en 1798. Un premier acquéreur la revendit à Napoléon 1er.

Au cours du XIXème siècle, le château suscite un certain engouement et est qualifié de « ruines romantiques »… Du moins jusqu’à ce qu’il fut restauré par Viollet-le-Duc sur décision de Napoléon III.

Le château de Pierrefonds restauré par Viollet-le-Duc

Pierrefonds, la cité balnéaire

Le village, pris le nom de Pierrefonds-les-Bains au XIXème siècle et connut un fort engouement au Second Empire pour ses thermes, son casino, sa nouvelle gare et son château restauré. Des dizaines de trains en partance de Paris amenaient les visiteurs chaque jour à Pierrefonds.




La station thermale connut de grandes heures jusqu’à la première guerre mondiale.

L’hôtel des bains a pour origine un particulier qui découvrit une source d’eau sulfureuse dans  son jardin en 1846.

Le patrimoine de Pierrefonds : ce qu’il faut voir, les monuments…

Voici quelques lieux d’intérêt et monuments à ne pas manquer à Pierrefonds !

Le château de Pierrefonds

Vous ne pouvez pas le manquer ! Surplombant le village, le château de Pierrefond est un château médiéval construit au XIVème siècle et restauré au XIXème par Viollet-le-Duc. Il est classé monument historique et est ouvert au public.

L’Église Saint-Sulpice

Située rue Louis-d’Orléans, cette église classée monument historique par liste de 1862 est une église de style gothique bâtie sur la crypte d’une ancienne église romane datant du XIème siècle. Cette crypte abrite la tombe du seigneur Nivelon et la source thermale de Pierrefonds.

L’église Saint-Sulpice de Pierrefonds

L’ancienne gare de Pierrefonds

Située allée des Tilleuls, cette gare du XIXème siècle est inscrite au titre des monuments historiques.




Inaugurée en 1884 alors que Pierrefonds se nommait Pierrefonds-les-Bains, cette dernière contribua à la fréquentation touristique liée au château de Pierrefonds restauré par Viollet-le-Duc et à l’établissement thermal.

Le Château de Jonval

Situé sentier du Diable, le château Jonval est un château édifié à Pierrefonds au XIXème siècle.

Le château de Jonval à Pierrefonds

L’ancien établissement thermal

Pierrefonds fut célèbre pour ses cures thermales au XIXème siècle après la découverte de sources sulfureuses par monsieur Deflubé dans son jardin en 1846. Cette eau avait les capacités de soulager les maladies respiratoires, les douleurs articulaires et les maladies de la peau. Sa maison fut bien vite transformée en hôtel des bains. Avec l’arrivée du train, Pierrefonds-les-bains devint une véritable station thermale jusqu’à la première guerre mondiale.

L’ancien établissement thermal se situe rue Louis-d’Orléans à Pierrefonds.

Ancien établissement thermale de Pierrefonds

Pierrefonds et Viollet-le-Duc

Pierrefonds est intimement liée à Eugène Viollet-le-Duc, célèbre architecte ayant œuvré pour Napoléon III dans le cadre de la restauration du château de Pierrefonds. L’on raconte que Viollet-le-Duc hésitait alors à l’époque à chapeauter ce projet car il souhaitait restaurer un autre château. L’impératrice Eugénie lui aurait alors proposé un tirage au sort pour trancher… En inscrivant le château de Pierrefonds sur les deux bulletins !

Viollet-le-Duc a également dessiné l’Institut Charles-Quentin, rue Louis-d’Orléans à Pierrefonds. Ce dernier est entouré de superbes jardins.

L’ancien château Saint-Anne de Pierrefonds

Pierrefonds est connue pour son célèbre château, mais la « cité de Viollet le Duc »  ne comporte pas qu’un seul château !

Citons ainsi, dans ce beau petit village de l’Oise (60, Picardie, Hauts-de-France) le château romantique de Saint-Anne désormais nommé « Château de Jonval ».

L’histoire du château Jonval de Pierrefonds

Ce château classé fut édifié à l’emplacement d’un ancien château médiéval, par la famille du Général Defailly, bataillant jadis auprès de Napoléon III.

Le château de Jonval mit du temps à être construit. Il sera achevé en 1905 à l’époque où Pierrefonds était une destination prisée pour ses thermes. En effet, au XIXème siècle, la ville s’appelait Pierrefonds-les-Bains et attirait des milliers de curistes venant majoritairement de Paris ainsi que des convives de marque tels que l’impératrice Eugénie.

Le château de Jonval à Pierrefonds affiche un style atypique, mêlant une architecture gothique et renaissance. Il comporte en outre de magnifiques jardins à l’italienne ainsi qu’une reproduction de la chapelle du domaine de Chantilly.

Il fut réquisitionné durant les deux guerres. Par l’état-major durant la grande guerre, et les militaires durant la seconde. Cette dernière n’épargna pas cette superbe bâtisse…

Entre les deux guerres, le château fut la propriété d’un industriel dans le domaine du dentifrice qui en fit un temps  un lieu de vacance pour le corps médical. Il redevint un lieu de vacances, plus populaire, à la suite des travaux menés après-guerre par une association jusqu’à sa fermeture à la fin des années 90 début 2000 en raison de coûts de fonctionnement élevés.

Le château Jonval de Pierrefonds aujourd’hui

Racheté en 2016, il devrait être de nouveau dédié au tourisme dans un futur proche. Son propriétaire souhaiterait, entre autre, développer un jardin remarquable.

Le château de Jonval à Pierrefonds

Adresse du château Jonval: 2 Rue Séverine, 60350 Pierrefonds

L’abbaye Notre-Dame de Morienval

L’abbaye Notre-Dame de Morienval est une ancienne abbaye bénédictine de religieuses établie au IXème siècle suite, probablement, à une donation de Charles le Chauve. Celle-ci fut édifiée sur le territoire de l’actuel village picard de Morienval (Oise, 60, Hauts-de-France), situé près de Pierrefonds.

L’abbaye fut supprimée au XVIIIème siècle. Il ne reste que peu d’éléments conservés à part quelques bâtiments non visitables (propriété privée) et l’église abbatiales qui devint l’église de la paroisse du village. Cette église romane date du XIème siècle et affiche un style s’inscrivant dans la tradition carolingienne. Il s’agit ainsi de l’une des plus anciennes églises romanes de l’Oise, voire de la Picardie.

Notons que l’ensemble de l’abbatiale fut classé monument historique en 1840 et qu’ensuite, l’église connut une grande campagne de restauration visant à effacer les remaniements de l’église ayant pu cacher le caractère roman du monument.

Eglise romane de l’abbaye de Morienval

A Gilocourt (Oise, 60, Picardie, Hauts de France), le long de la départementale menant à Bellival, Morienval et Pierrefonds, nous pouvons apercevoir un grand lavoir public couvert en excellent état, servant jadis aux lessives.

Ancien lavoir de Gilocourt

L’Église Saint-Ouen, située rue Pasteur à Lacroix St Ouen dans l’Oise (60 , Picardie, Hauts de France) près de Compiègne. Bien que remarquable, il n’existe que peu d’informations sur cette église qui n’est pas classée.

Eglise de Lacroix-Saint-Ouen

L’église de la Sainte-Trinité est une église située à Saint-Sauveur (Oise, 60, Picardie, Hauts-de-France). Elle fut édifiée au XVème afin de remplacer une église médiévale autrefois dédiée à Saint-Michel. L’histoire raconte que les troupes d’Hugues de Cézanne battirent les Anglais le jour de la Sainte-Trinité de 1359. Il fit alors le vœu d’édifier une église dédiée à la Sainte Trinité pour remplacer la bâtisse vétuste.

L’église de style gothique a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 27 janvier 1948.

L’église de la Sainte Trinité de Saint-Sauveur

Partons du côté de l’Oise, dans les Hauts-de-France. Parmi les grandes villes à visiter, Compiègne tient l’une des premières places. Ses monuments, son histoire et ses vieilles pierres y sont pour quelque chose, mais aussi sa belle forêt et la fameuse clairière de la Rethondes. Là où fut signée l’armistice de la première guerre mondiale, ainsi que de la WWII.

La clairière de Rethondes et le wagon de l’armistice au coeur de la forêt de Compiègne

La clairière de l’Armistice ou clairière de Rethondes est située au cœur de la forêt de Compiègne (Oise, 60, Picardie, Hauts de France). Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2001.

Il s’agit de la clairière historique où se trouvait le wagon qui fut le théâtre de deux événements majeurs de la première et de la seconde guerre mondiale :  la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, puis de l’armistice du 22 juin 1940 entre la France et le Troisième Reich.

L’armistice de 1918

Durant la guerre 14-18, le Maréchal Foch a fait d’une voiture-restaurant de la Société des wagons-lits, son poste de commandement. En 1918, la France et les alliés recherchent un lieu calme pouvant accueillir le train de Foch et un autre train pour la délégation allemande.

Les représentants des réseaux ferrés Est et Nord proposent alors le site de la petite gare de Rethondes. Toutefois, le lieu n’étant pas assez isolé, une clairière traversée par une ancienne voie ferrée fut finalement choisie et aménagée. Après bien des négociations, l’armistice sera signée le 11 novembre à 5h15 du matin dans le wagon salon de Foch.

La clairière de Compiègne: un lieu commémoratif dès 1922

Le site est aménagé en 1922 par l’architecte Marcel Mages en collaboration avec Binet-Valmer, président de la Ligue des chefs de section. Le but de cette clairière ovale d’une centaine de mètres de diamètre était de devenir le symbole de la victoire et de la paix.

Celle-ci comporte encore aujourd’hui les deux voies face à face où étaient arrêtés les deux trains ainsi que diverses statues et stèles commémoratives :

  • L’emplacement où se trouvait le wagon de l’Armistice est marqué par un gros rocher portant l’inscription « Maréchal Foch ».
  • Le « monument aux Alsaciens-Lorrains », œuvre d’Edgar Brandt, représentant un aigle transpercé par une épée. Le socle présente ces mots : « Aux héroïques soldats de France, défenseurs de la Patrie et du Droit, glorieux libérateurs de l’Alsace et de la Lorraine. »
  • Une énorme dalle portant l’inscription : « Ici le 11 novembre 1918 succomba le criminel orgueil de l’empire allemand vaincu par les peuples libres qu’il prétendait asservir ».
  • Une statue de Foch.
Statue de Foch dans la clairière de Compiègne

L’armistice de 1940

En 1940, les alliés échouent lors de la campagne de France. Hitler exige alors, par esprit de vengeance, que l’armistice soit signé au même emplacement que celui de 1918.

Puis, Hitler ordonne la destruction du site par dynamitage en laissant toutefois intacte la statue de Foch. Le Wagon de Foch sera également détruit.

Monument en hommage aux alsaciens et lorrains à Compiègne représentant un aigle terrassé

Reconstruction du site de l’Armistice et de la clairière de la Rethondes de Compiègne 

Après-guerre, le site fut reconstitué à l’identique, tout comme le wagon, qui sera abrité par un bâtiment qui deviendra le musée de l’armistice de Compiègne.

Le 11 novembre 2014, un nouveau monument fut inauguré au sein de la clairière : l’Alliance de la paix », œuvre de Clara Halter représentant un anneau sur lequel est inscrit le mot « paix » en 52 langues différentes.

A Tergnier, à 30 km de Laon, un autre lieu commémore l’armistice du 11 novembre: la stèle des plénipotentiaires. Les négociateurs de l’armistice sont en effet passés par cette commune de l’Aisne avant d’arriver à la clairière de Compiègne.

L’alliance de la paix

Les ruines du donjon de l’ancien château de Compiègne

Ce monument de Compiègne, dont il ne reste que des vestiges, s’élève face à l’hôtel Dieu. Il s’agit de la tour Jeanne d’Arc également nommée « tour du roi ». Cet ancien donjon médiéval est inscrit par arrêté du 30 mai 1927.

Cette ancienne tour circulaire date du XI ème siècle et intégrait le château Capétien succédant le palais Carolingien. Cette tour servait jadis à défendre un pont ainsi que la résidence Royale, abandonnée après Saint-Louis.

Le donjon servit également de prison à d’illustres personnages historiques tels que le comte de Flandre qui y mourut en 1305 ou le maréchal de Rieux.

Cette tour fut également appelée Tour Jeanne d’Arc en l’honneur de l’héroine française qui y fut capturée en 1430 avant d’être remise aux anglais.

Source : http://www.histoire-compiegne.com

Intérieur de la tour Jeanne d’Arc de Compiègne

L’ancien hospice de Compiègne

Au XIIe siècle, l’hôtel-Dieu Saint-Nicolas de Compiègne, hospice pour nécessiteux, est érigé près de l’ancien château royal. Cet établissement permit de loger 134 pauvres et malades. L’histoire raconte que le premier malade fut transporté par Saint Louis et son frère, le roi de Navarre, dans un drap d’or.

L’établissement était géré par des religieux et religieuses et remplit sa mission jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Depuis 1894, l’Hôtel-Dieu abrite des salles de réception et d’exposition.

Source : www.histoire-compiegne.com

Hôtel Dieu à Compiègne