Histoire de la prison de Bourbourg

Cette ancienne bâtisse construite en brique jaune et en pierre est désormais en partie classée monument historique, notamment les cachots la façade et la toiture. En effet, le bâtiment déjà existant devint  une prison en 1550. La prison de Bourbourg dépendait du seigneur de Bourbourg (auparavant du Comte de Flandre).

Notons que la prison de Bourbourg fut occupée durant la seconde guerre mondiale. Les graffitis d’époque dans les salles d’isolement en témoignent.

Visiter la prison de Bourbourg

La prison de Bourbourg organise des visites insolites ainsi que des événements notamment à l’adresse des enfants :

  • Visite guidée des cachots
  • Evénements pour les enfants. Ex, « La Légende de Jack O’ Lantern » à Halloween. Visite guidée de la prison pour les enfants, munis d’une lanterne.
  • Les jeux de piste
  • Prison en Folie, jeux pour les anniversaires d’enfants…

Renseignement : 03 28 22 63 72

Office de Tourisme de Bourbourg : 03 28 65 83 83

Située entre Calais et Gravelines, au bord de la mer du nord, la réserve naturelle du Platier d’Oye, créée en 1987, s’étend sur 391 ha. 141ha constituent sa partie terrestre et 250, sa zone maritime. Il s’agit assurément d’un lieu incontournable à découvrir à Oye-Plage

Cet espace naturel situé entre terre et mer, fut façonné par la mer et le vent au fil des siècles. Elle constitue une halte pour bon nombres d’oiseaux migrateurs. En cela, le platier d’Oye est propice pour l’observation ornithologique.

La biodiversité y est également abondante, ce qui implique une protection accrue ainsi que l’implantation de divers milieux tels que des pâturages dédiés à l’élevage.

Visite guidée de la réserve naturelle du Platier d’Oye

Le platier d’Oye peut être découvert en visite guidée le premier dimanche du mois à 9h30. Des visites de groupes peuvent également être organisées. Vous obtiendrez davantage d’informations afin de programmer votre visite auprès de l’Office de tourisme Audruicq-Oye Plage ainsi que sur le site de la CCRA.

En bref, une belle rando nature en perspective entre côte flamande et Côte d’Opale.

Règlement de la Réserve naturelle du Platier d’Oye

Au sein de la zone, il est interdit de marcher en dehors des sentiers balisés, de se promener à vélo ou à cheval, de cueillir tout végétal, d’arracher les plantes, de chasser ou déranger les animaux sauvages, de pique-niquer, de jeter des ordures, de faire du feu ou de camper. Les chiens non tenus en laisse ne sont pas autorisés.

 

L’histoire de la réserve naturelle du platier d’Oye

Avant de devenir réserve naturelle en 1987, le site d’exception du Platier d’Oyea traversé une longue histoire.

Le platier d’Oye était, à l’ère gallo-romaine, situé sur le delta de l’Aa. Ce dernier était formé par les villes de Calais, Dunkerque et Saint-Omer. A l’époque, ce delta était marécageux. Il semblerait que la mer pouvait, à l’occasion des grandes marées, arriver non loin de Watten. C’est à dire aux portes du marais audomarois. Au Moyen Age, la mer se retire quelque peu et des travaux d’endiguement permettent de protéger le détroit. Puis les travaux successifs isolèrent le platier de la mer par la constitution de diques et de polders. Des terres furent par ailleurs gagnées sur les eaux par accrétion de sable et de vase. La dernière digue créée fut celle de 1925. Aujourd’hui, le Platier d’Oye est géré par le conservatoire du littoral et Eden 62.

Platier d’Oye – crédits: velvet 2014 ( Wikipedia CC BY-SA 3.0)

Une ZNIEFF unique à Oye Plage

Le Platier d’Oye constitue une ZNIEFF. C’est à dire une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Ce type de zones classées comme telle permet d’inventorier les sites naturels les plus intéressants mais aussi les plus sensibles. Le but consiste à les protéger, ainsi qu’à les étudier.

Pour ce qui est du platier d’Oye-Plage, ce classement découle de son caractère unique en France en termes de richesses écologiques et de géomorphologie. Ses polders naturels et artificiels sont en effet spécifiques, tout comme sa nature de plateforme littorale. Car effectivement, un platier constitue, en géomorphologie, une plateforme naturelle formée sur un littoral par les vagues et le vent. Il s’agit d’un paysage somme toute rare!

Port de plaisance de Gravelines, pêche en mer et sorties en vieux gréements

Au port de plaisance de Gravelines, situé sur le vieux chenal où l’Aa se jette dans la mer, profitez d’une sortie en mer, d’une petite croisière, d’une découverte des côtes ou d’une partie de pêche en mer.

Vous avez, à Gravelines, la possibilité de choisir entre bon nombre d’embarcations : le voilier « port de Gravelines », le chalutier « Père Duval », les vieux gréements « Christ roi » et « Saint-Jehan »…

Attention, l’horaire et le jour de départ dépend des associations et des prestataires, mais aussi des marées et de la météo.

Sortie en mer à bord du voilier « le Port de Gravelines »

Prenez le large à bord du « Port de Gravelines, un voilier de 16 mètres de long., et découvrez la voile en haute mer. Apprenez les manœuvres et mettez le cap outre-manche avec un skipper professionnel.

Possibilité de naviguer d’avril à novembre.

Renseignement : 03.28.23.59.77 ou contactez le skipper au 06.33.32.49.72

Sortie en mer avec le Christ Roi

Sortez en mer au large de Gravelines à bord du Christ-roi, un vieux Dundee crevettier construit en 1942 à Fécamp. Il est le dernier bateau de ce type dans le littoral de la Manche et de la Mer du Nord.

Sortie en mer avec le Christ-roi d’avril à octobre, possibilité d’accueil entre 5 et 6 personnes.

Renseignements au 03 28 51 25 95

Sortie en mer avec le Saint-Jehan

Le vieux gréement Saint Jéhan est un sloop de pêche créé dans les années 1950 et restauré en 2006 par les chantiers Deloison.

Sortie en mer d’avril à octobre. Capacité 5 à 6 personnes. Réservation obligatoire. Renseignements au 03 28 51 25 95

Une promenade ou une partie de pêche sur le père Duval

Promenez-vous et découvrez le littoral de Gravelines à bord du « Père Duval », chalutier des années 60. L’association organise des promenades à la marée, mais également des séances de pêche en mer.

Association Le Père Duval – Tél. : 03 28 23 20 82

Le port de plaisance de Gravelines

Situé dans le chenal, Gravelines dispose de son port de plaisance. La navigation et le mouillage sur ce port ou dans le chenal sont strictement encadrés. Veuillez-vous adresser à la direction du port pour toute question. Le site web du port de plaisance de Gravelines : www.portvaubangravelines.com

 

Un musée unique en France ! 

Ce musée insolite de Gravelines (59, Nord, Hauts de France) est installé dans l’arsenal et la poudrière de l’ancien château édifié au XVIème siècle sous Charles Quint. Créé en 1982, il s’agit du seul et unique musée de ce type en France.

Ses expositions temporaires présentent de manière rotative 200 estampes témoignant de 5 siècles de savoir-faire en matière de gravure. Le musée présente également des outils, des documents et des démonstrations présentant cet art.

Le musée du dessin et de l’estampe originale de Gravelines dispose également d’une bibliothèque et d’une résidence d’artiste faisant de l’Arsenal un véritable lieu de vie.

La poudrière de Gravelines et ses collections

Ce lieu de stockage de poudre à canons présente deux salles. Un rez de chaussée immense et épuré était capable de stocker 1352 tonneaux de poudre. Le sous-sol, quant à lui, servait à stocker les pièces d’artillerie et les boulets.

Cette poudrière rassemble aujourd’hui les collections du musée.

La casemate du pilier – Salle d’expositions temporaires

Cette salle, reconstruite en 1680 après l’explosion de la poudrière en 1654, accueille les expositions temporaires du musée du dessin et de l’estampe. Nous pouvons également y admirer la copie du plan relief de la ville de 1750.

La casemate du four à pain

Plus ancienne casemate de l’Arsenal installée dans une des deux tours d’entrée du château contenait le four à pain installé sous Vauban, en cas de siège de la ville. Cette salle accueille également des expositions.

Le corps de garde, quant à lui, abrite l’accueille et la boutique du musée du dessin et de l’estampe de Gravelines.

Attention, ces informations ne sont pas forcément mises à jour par Nord Escapade. Pour tout complément d’information (prestations, tarifs, horaires, événements), veuillez consulter le site web de l’office de tourisme de Gravelines.

Adresse du Musée du dessin et de l’estampe originale de Gravelines: Château Arsenal, 59820 Gravelines

Les Fortifications de Gravelines: remparts, fossés, portes et glacis

La ville de Gravelines offre à ses visiteurs un riche patrimoine ancien, dont ses superbes fortifications et éléments défensifs. En survolant cette ville côtière de la Côte d’Opale (Nord, 59, Haut-de-France), celle-ci laisse apparaître une étoile fortifiée parfaite, prolongée du chenal entraînant l’Aa vers la mer…




L’enceinte bastionnée est en effet intacte. Cette fortification est reconstruite en 1558 sur une muraille médiévale en briques datant du XIVe siècle. Certains bâtiment militaires et monuments intégrant les fortifications datent quant à eux du XVIIème et XVIIIème siècle. Vauban y a également laissé sa trace.

A la différence de nombreuses villes, les remparts ne furent pas démantelés. Aujourd’hui, ce riche patrimoine composé de remparts, de bastions, de portes, de bastions et de poternes ouvertes sur les fossés, offre une promenade s’apparentant à un voyage dans le temps. Bien entendu, l’ensemble, sans cesse entretenu par la ville, est classé Monument Historique depuis 1980.

Le glacis, quant à lui, zone extérieur de combats, fut réaménagé en un espace idéal pour s’y promener, faire du vélo, faire du footing…

 

Les éléments de patrimoine des fortifications de Gravelines

Chemin de ronde de Gravelines

En haut des remparts, en surplomb des glacis, les soldats y faisaient jadis leur tour de garde. Aujourd’hui, le chemin de ronde, parfaitement conservé, a fait l’objet de réaménagements avec la création d’une promenade notamment et la restauration des monuments historiques.



Les corps de garde

Ces bâtiment de briques jaunes datant du 17ème siècle permettaient jadis d’abriter les soldats au sein d’une pièce pendant leur tour de garde. Les corps de garde de Gravelines sont désormais ouverts au public à l’occasion d’expositions et d’événements divers au sein de la ville. N’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme de Gravelines et des rives de l’Aa.

La Citerne à Gravelines

Cet ouvrage militaire construit entre 1724 et 1725 servait à contenir près d’1,5 million de litres d’eau pour la consommation des soldats. Ces derniers utilisaient celle-ci pour la vie courante, mais surtout pour s’abreuver, en se servant grâce à des robinets en bronze en forme de dauphins.

Cette citerne constituait une salle voûtée alimentée par les aqueducs. L’eau y était stockée, était filtrée par décantation et était potable pour l’époque.

La caserne Varennes

Cette caserne prenant le nom d’un général français du siège de 1658, date du début du XVIIIème siècle (1737).  Elle permettait à l’époque de loger 600 soldats. L’édifice sera utilisé encore pendant de longs siècles à cette fin : par Napoléons, mais également durant les deux guerres mondiales… La caserne Varenne sera réhabilitée au début des années 2000 pour être transformée en résidences.

La caserne Uxelles

La caserne Uxelles de Gravelines, construite en 1793, est aujourd’hui inaccessible au public. Peut-être sera-t-elle restaurée et réhabilité dans le cadre d’un projet futur.

La Porte aux Boules

Cette porte fortifiée auparavant appelée « porte de Dunkerque », permettait de traverser les remparts pour pénétrer au sein de l’enceinte fortifiée de la ville de Gravelines. Un pont levis permettait autrefois son accès.




Cette porte classée Monument Historique depuis 1936 doit son surnom en raison des deux boules de pierre la surmontant.

Le château de l’arsenal : ses casemates et sa poudrière.

Ce château aujourd’hui surnommé « l’Arsenal », était autrefois une citadelle abritant effectivement un arsenal et une poudrière. Cette bâtisse historique fut construite sous les ordres de Charles Quint en 1528 sur les fondations d’un ancien château.

Aujourd’hui, une partie de l’Arsenal est occupée par le musée du dessin et de l’estampe originale.

 

L’Aa – histoire, parcours, canalisation et rôle du « premier fleuve de France » dans le développement de Saint-Omer

Quel cruciverbiste ne connait pas l’Aa, le « premier fleuve de France » ? En effet, ce petit fleuve côtier du Nord de la France est bien connu du monde des mots croisés.

Ce fleuve du Nord de la France (Hauts de France) se situe à cheval sur deux département, le Nord et le Pas-de-Calais. Ce dernier naît à Bourthes (62), traverse Saint-Omer et se jette dans la mer du Nord à Gravelines.

Pourquoi ce fleuve s’appelle-t-il « Aa » ?

Difficile de répondre à cette question. Les écrits datant du début du Moyen Age (7ème siècle) mentionne les noms Agnona, puis Agniona et Ennena au XIXème siècle voir Enula au Moyen Age. Mais Aa pourrait vraisemblablement venir du vieux néerlandais Aha signifiant eau…

 

Le parcours de l’Aa

Sur l’une de ses portions, l’Aa sert de frontière naturelle entre le Nord et le Pas de Calais. L’Aa prend sa source dans le boulonnais à Bourthes. La toponymie de ce petit village est en elle-même significative : l’ancien germanique burthim signifiait en effet « village de la source ». Ses principaux affluents sont le Bléquin, le Thiembronne.

Photographie de l'Aa, dans son état sauvage à Wavrans-sur-l'Aa
L’Aa, fleuve arrosant l’audomarois ainsi que la Flandre maritime. Portion non navigable à Wavrans-sur-l’Aa

 

Entre Bourthes et Arques, l’Aa n’est absolument pas navigable. Elle présente en effet un aspect sauvage. C’est entre Lumbres et Arques, dans la vallée de l’Aa, qu’elle formera un coude très prononcé, expliqué par un accident géologique. L’eau y est courante, et pour cause : en 40 km, ce fleuve passe de 122 mètres d’altitude à 11 mètres à Arques.

Au niveau d’Arques, l’Aa devient navigable. Autrefois, l’ascenseur à bateau des Fontinettes permettait aux bateaux de franchir un important dénivelé de près de 10m. Aujourd’hui hors service, c’est un jeu d’écluses qui permet de relier le fleuve au canal de Neufossé.

Ce dernier traversait la ville de Saint-Omer, jadis, en contournant ses fortifications et en passant par les faubourgs de Lyzel et du Haut-Pont. Aujourd’hui, le canal historique n’est plus emprunté, un canal Grand Gabarit ayant été creusé durant les années 50. Ce dernier passe non plus par la ville, mais par le marais de Saint-Omer et de Clairmarais.

Ainsi, l’Aa traverse Saint-Omer mais irrigue dans son passage les marais audomarois, énorme zone humide de 3700 hectares s’étendant sur 15 communes et comportant 700 km de rivières dont 170 navigables !

L’Aa traverse ainsi cette zone et en ressort par le goulet de Watten. Démarre ainsi la Basse Aa, canalisée, qui traverse la Flandre maritime pour se jeter dans la mer du Nord à Gravelines.

L’Aa canalisée

Sur son parcours, l’Aa présente plusieurs canaux et se subdivise à deux reprises. À Blendecques, près d’Arques, l’Aa se sépare entre la Haute Meldyck et la Basse Meldyck, fruit des premiers travaux de canalisation du Moyen Age. Tous deux rejoignent le canal de Neufossé. Ce dernier canal fut créé au XIème siècle dans un but défensif. Il rejoint l’Aa à la Lys et s’étend sur une longueur de 18km.

Au niveau d’Arques et de Saint-Omer, notons que le canal de Neufossé se divise également. L’un n’est plus qu’un bief : il s’agit du canal historique. L’autre constitue le canal Grand Gabarit. Ces deux portions se rejoignent à la sortie de Saint-Omer, et continuent d’irriguer le marais audomarois et ses centaines de watergangs. Il croisera le chemin de la Houlle, rivière-affluent donnant son nom à un village du marais audomarois, avant de passer le goulet de Watten-Eperlecques. Là, l’Aa entre dans la plaine de la Flandre maritime. Nous sommes à l’endroit de l’ancien delta de l’Aa. Le fleuve se sépare alors en trois branches : le canal de la Haute-Colme part vers Dunkerque, un canal part vers Calais et l’Aa canalisée continue sa course vers Gravelines.

Le faubourg du Haut Pont à Saint-Omer - Bief de l'Aa

L’Aa, une richesse pour l’Audomarois

C’est grâce à l’Aa que Saint-Omer devint au Moyen Age une ville portuaire très riche. Les bateaux arrivaient en effet jusqu’au vainquai et le quai du Haut-Pont pour charger et décharger d’innombrables marchandises, dont du sel, du poisson, de la laine (Saint-Omer était une grande cité drapière) mais aussi du vin. La ville de Saint-Omer constituait ainsi, grâce à l’eau et aux bateaux, une très grande puissance européenne, expliquant la présence d’un riche patrimoine tel que l’ancienne abbaye et la cathédrale.

L’Aa a vu également fleurir sur son cours de nombreux moulins et, à partir du XIXème siècle, des papeteries, des tanneries, une cimenterie (Lumbres) et une verrerie (Arques).

Photo de la place de la ghière dans les faubourgs de Saint-Omer
Place du Haut-Pont, Faubourgs de Saint-Omer

La Maison de la Nature – Parc Galamé à  Loon-Plage

La Maison de la Nature de Loon-Plage, située dans le parc Galamé, est un lieu de découvertes familiales sur les thèmes de la nature, l’environnement, la biodiversité… Nous y découvrons également le patrimoine industriel lié à l’eau, la faune, la flore ainsi que les bonnes pratiques pour un développement durable.

Il comprend des expositions permanentes et temporaires, une mare pédagogique, des ateliers et des espaces ludiques, mais également un jeu immersif sur la vie des abeilles.

Autres attractions estivales du parc Galamé de Loon Plage

Le parc Galamé propose l’été de nombreuses attractions, telles qu’une aire de mini-golf, une tyrolienne, un manège, une médiathèque, un parcours d’orientation, la location de vélo…

Parc Galamé – Tel: 03 28 58 03 43 

Attention, ces informations ne sont pas forcément mises à jour par Nord Escapade. Pour tout complément d’information (prestations, tarifs, horaires, événements), veuillez consulter le site web du parc Galamé : parcgalame.org

L’église Saint-Jean-Baptiste de Bourbourg (Nord, 59, Hauts de France) est une ancienne église datant en partie du XIIème siècle. Son chœur est classé au titre des monuments historiques depuis 1920.

Histoire de l’église de Bourbourg

Au vu des soubassements de pierres calcaires et de briques, la construction de l’église primitive date du XIIème siècle. L’église de Bourbourg, initialement romane, connaîtra des modifications successives. Notamment, son chœur qui sera construit au XIIIème et modifié au XIVème avec l’ajout de deux nefs latérales. Au XVIIème, l’église sera agrandie et se verra dotée d’un clocher de briques.

L’église traversera les deux guerres mondiales non sans heurts : elle sera endommagée par les bombardements de 1918 et la tour de l’église ainsi que son carillon seront partiellement détruits par un obus le 25 mai 1940. Il connaîtra en outre, le même jour, la chute d’un avion dont le carburant enflammé endommagera le clocher et la toiture. Une longue campagne de restauration est alors entamée. L’église sera partiellement accessible en 1962. Les travaux reprennent en 1995 et le chœur gothique fut enfin inauguré en 2008.

Le miracle de l’église de Bourbourg

L’église présente une châsse de Notre-Dame en bois sculpté datant du XVème siècle. Celui-ci témoigne d’un miracle ayant eu lieu au XIVème siècle durant le saccage de Bourbourg par les troupes de Charles VI. Un pillard, déçu que la statue de la vierge ne fut qu’en bois, lui aurait porté de rage un coup de poignard. La statue se serait mise à saigner et le pillard serait tombé raide mort.

Le chœur de lumière de Bourbourg

A l’occasion de la restauration du chœur gothique, une œuvre d’art fut commandée à l’artiste Anthony Caro : il s’agit d’un ensemble de 15 sculptures dont neuf se déploient autour de la cuve baptismale. L’œuvre fut dénommée « le Chœur de lumière ».

C’est en 1999, en pleine campagne de restauration que l’artiste britannique, ancien militaire est touchée par cette histoire mouvementée ainsi que par la beauté inspirante de ce chœur gothique baigné de lumière. Il eut alors pour idée de transformer ce cœur en sanctuaire.

La symbolique est puissante. Plus que des fonts baptismaux par ablution, il s’agit véritablement d’un bassin baptismale qui symbolise, avec l’immersion totale, la vie, la mort, la résurrection et donc, le retour à la vie, tout en étant lavé des pêchés. Les statues de terre cuite rappellent elles-même la création. Tout cela est un peu à l’image de ce magnifique chœur, mort pendant de nombreuses décennies, et revenu à la vie.

Vous aimerez également notre article sur le carillon de l’église de Bourbourg.

L’église Saint-Jean Baptiste de Bourbourg comporte, depuis le 16ème siècle, un carillon au sommet de sa tour. Au XXIème siècle, c’est toujours le cas !

Histoire du carillon de Bourbourg

Depuis 1548, le carillon de Bourbourg sonne les heures et rythme la vie de la cité. Ce carillon sera maintes et maintes fois restauré voire remplacé au début du XXème siècle et fut inauguré en grandes pompes en 1930. Malheureusement, peu de temps après, la guerre éclate et l’église est incendiée. La tour de l’église Saint-Jean Baptiste sera reconstruite et le carillon sera remplacé durant les années 60 mais ne sonna que peu de temps étant donné sa mauvaise qualité.

Une Association sera ensuite crée dans le but de reconstruire le beffroi. Celle-ci réalisa son but et le carillon de Bourbourg sonne désormais depuis décembre 2008.

Les ritournelles du carillon de Bourbourg

Le carillon de l’église Saint-Jean Baptiste de Bourbourg sonne chaque quart et joue ainsi quatre ritournelles différentes : « Fra Diavolo » à l’heure, « Sarah » au quart, « Petit oiseau de la Nature » à la demie et « Arnaud » au trois quart.

Saint-Valery-sur-Somme deviendra-t-il le « Village préféré des Français » ?

Comme chaque année, le concours organisé par France 2 et animé par Stéphane Bern demandera aux habitants de France et de Navarre de voter pour leur village préféré.

En 2016, Ault (Somme) représentait la Picardie et est arrivé huitième alors que Montreuil (Pas-de-Calais) terminait second. Avec la fusion des régions, ce sera Saint-Valery qui représentera les Hauts-de-France (Nord-Pas-de-Calais-Picardie).

L’émission finale a lieu ce 13 juin à 20h55. Grande nouveauté pour cette 6ème édition : les téléspectateurs pourront voter en direct, tout au long de l’émission par SMS et AUDIOTEL (il ne s’agit plus d’un vote en ligne durant un temps donné)..

C’est à la fin de l’émission que nous découvrirons la commune qui remportera le concours.

Mobilisons-nous à 200 % pour promouvoir ce superbe village médiéval de la baie de Somme plein d’atouts !

 

Les remparts de Saint-Valery

Les 13 villages en compétition pour le titre du village préféré des français 2017:

– Bellême en région Normandie
– Bèze en région Bourgogne- Franche Comté
– Gargilesse-Dampierre en région Centre Val de Loire
– Kaysersberg en région Grand Est
– La Garde Adhémar en région Auvergne-Rhône Alpes
– Lagrasse en région Occitanie
– La Roque Gagea en région Nouvelle Aquitaine
– Lourmarin en région Provence Alpes Côte d’Azur
– Montcontour en région Bretagne
– Montchauvet en région Ile de France
– Pirac sur mer en région Pays de Loire
– Saint Valéry sur Somme en région Hauts de France
– Sant’Antonino en région Corse