L’église Saint-Jacques est une majestueuse église de style gothique / gothique flamboyant située dans le centre historique de Compiègne, dans l’Oise (02, Hauts-de-France).
Elle est inscrite en 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les débuts de sa construction remontent au XIIIème siècle, de 1235 à 1255 pour le chœur et le transept notamment et de 1250 à 1270 pour la nef et les bas-côtés. Les travaux durèrent jusqu’au début du XVIème siècle pour poser notamment la voûte de nef et le clocher. Ce dernier élément s’inspire du style Renaissance.
La majestueuse église Saint-Jacques dans le centre de Compiègne
Le palais de Compiègne est une ancienne résidence royale et impériale de l’Oise, située non loin de Paris, au cœur de la forêt de Compiègne (60, Picardie, Hauts-de-France).
Compiègne, ville royale
Au fil des siècles, bon nombre de rois sont passés à Compiègne et quatre palais se sont succédés. Le plus ancien fut édifié au cours du règne de la dynastie Mérovingienne sous Clovis.
Le palais de Compiègne fut également un lieu de rencontre prisé pour les rois et les hautes instances du clergé, ainsi qu’un lieu de réunion ou de grandes décisions pour le royaume de France furent prises. Nous parlions déjà « d’Assemblées générales » sous la dynastie Carolingienne et le règne de Pépin le Bref.
Un peu plus tard, Charles le Chauve établit progressivement à Compiègne le siège de son autorité. Il fonda en 877 l’abbaye Notre-Dame de Compiègne à l’emplacement de l’ancien palais mérovingien, et se construisit un nouveau palais.
A la mort de Louis V, dernier Carolingiens, en 987, les capétiens prennent la relève mais délaissent quelque peu Compiègne qui perd son rôle politique et ne servit qu’à loger le roi de temps à autre au logis de Royallieu.
Plus tard, Charles V édifie un nouveau palais à l’origine du palais actuel, remplaçant le logis du roi de Royallieu situé en lisière de forêt. La construction s’achève en 1380, après la mort de Charles V.
C’est ce palais qui servit d’hôtel pour les rois de retour du sacre à Reims. Cette tradition fut inaugurée en 1429 par Charles VII.
Le palais subira peu après quelques transformations : une restauration et un agrandissement en 1451, et la création d’un parc sous Charles IX. Il sera également restauré après les guerres de religion. Au XVII ème siècle, il séduira notamment Louis XIII et Louis XIV.
Depuis 1728 Louis XV prit également l’habitude de séjourner dans le palais et de chasser dans la forêt de Compiègne. Il y ordonnera une restauration et de nombreuses transformations.
Ces travaux furent achevés en 1788, après la mort de Louis XV. Le palais connaîtra quelques transformations au cours du XIXème et réparation suite aux dégâts occasionnés durant les deux guerres mondiales.
Le Palais de Compiègne
Les musées du palais de Compiègne
Le château de Compiègne accueille aujourd’hui trois musées : Le musée du Second Empire, le Musée de la princesse Eugénie et le musée de la voiture.
Musée du Second Empire et Musée de l’Impératrice
Le musée de Second Empire, regroupant de nombreuses peintures de cette période, est installé dans les appartements des Maréchaux. Le palais constitue en effet un témoin de cette époque étant donné les nombreux séjours qu’ont effectués les souverains, notamment lors des Séries de Compiègne.
Le Musée de l’Impératrice, quant à lui, fut constitué grâce aux collections apportées par un riche donateur de Pierrefonds.
Le Musée national de la voiture et du tourisme
Ce musée créé en 1927 est labellisé « Musée de France ».Il présente de nombreux carrosses, voitures et automobiles datant du XVIIIème, XIXème et début XXème siècle.
Ce musée est abrité au sein du Palais de Compiègne.
Adresse du château de Compiègne : Pl. du Général de Gaulle, 60200 Compiègne
Découvrir les ruines de l’abbaye de Vauclair dans la vallée de l’Ailette
Sur le chemin des dames dans l’Aisne (02, Hauts-de-France), et plus particulièrement dans la vallée de l’Ailette, se dressent les ruines d’une abbaye. Il s’agit de l’abbaye de Vauclair, également nommée abbaye de Vauclerc. Celle-ci fut fondée au XIIème siècle, en 1134, par l’abbé de Clairvaux (St Bernard) à la demande de l’évêque de Laon.
L’abbaye de Vauclair fut édifiée sur les bases d’une ancienne église, sur le versant Nord du Chemin des Dames, sur le territoire du village de Bouconville-Vauclair.
Comme toute abbaye fondée par Saint-Bernard, il s’agit d’une abbaye cistercienne.
Cette abbaye a traversé une histoire mouvementée, notamment durant la guerre de cent ans. La communauté de moines sut survivre à ces épisodes difficiles durant des siècles. Malgré tout, l’abbaye de Vauclair fut démantelée durant la Révolution française et fut revendue en tant que « Bien National ».
Aujourd’hui, le site accueille un arboretum ainsi qu’un jardin de plantes médicinales.
Les jardins de Bouconville Vauclair et ses plantes médecinales
C’est le père Courtois, séduit par les lieux, qui oeuvrera, avec des bénévoles, dans la réalisation des fouilles archéologiques qui mirent à jour l’apothicairerie de l’abbaye. En 1976, dans le parc de l’abbaye de Vauclair, il plantera un jardin de curé, en forme de damier et fera de ce jardin une sorte de conservatoire de plantes tendant à disparaître avec l’agriculture moderne. Il présente désormais plus de 400 espèces, dont bon nombre de plantes médicinales ainsi qu’un verger-conservatoire.
Voir, visiter, découvrir Compiègne: l’histoire, les monuments, les lieux touristiques
Commune picarde de l’Oise, Compiègne se situe non loin de la région parisienne au sein de la région Hauts-de-France. La ville est notamment célèbre pour son patrimoine, la clairière de l’armistice, pour sa forêt et le château de Pierrefonds situé non loin de là…
Histoire de Compiègne en bref
Nous retrouvons des traces d’occupation de Compiègne depuis l’Antiquité voire bien avant, mais la ville en elle-même fut fondée au début du Moyen Age sur l’emplacement du faubourg de Saint-Germain. Bien vite, Compiègne fut associée à la couronne de France et ce, dès le début de la dynastie des Mérovingiens. Les Capétiens étaient eux-mêmes coutumiers des séjours à Compiègne, tout comme les rois de France successifs et leur cours, qui y firent notamment des haltes après les sacres à Reims.
Pendant la guerre de Cent Ans, Compiègne fut assiégée et prise plusieurs fois par les Bourguignons et passa également durant un temps sous le pavillon anglais avant de revenir dans le giron du Royaume de France sous Charles VII.
La statue de Jeanne d’Arc sur la grand place de Compiègne
Compiègne est également historiquement associée à Jeanne d’Arc. C’est en effet en 1430 que la ville assiégée fut défendue notamment par l’héroïne, qui fut capturée par les bourguignons pour être ensuite livrée aux anglais. Compiègne figure ainsi au sein de la liste des villes johanniques.
Notons que Compiègne est aussi historiquement associée à la fin de la guerre 14-18. C’est en effet à près de la Rethondes, au cœur de la forêt de Compiègne, que l’armistice fut signé. Ce wagon, Hitler le détruisit par vengeance un peu plus tard. Ce dernier choisit ce lieu symbolique pour signer l’armistice 22 juin 1940 avec la délégation envoyée par le Maréchal Pétain… C’est le début de la collaboration.
Manifestations culturelles, festivités, événements et fêtes folkloriques à Compiègne
Le planning événementiel et festif de Compiègne est chargé ! A Compiègne, vous pourrez, entre autre profiter :
Du « Palais en Jazz », festival de jazz se déroulant le dernier week-end du mois de juin au Château de Compiègne ;
De la Fête du Muguet le 1er mai ;
Des Fêtes Jeanne d’Arc ;
…
A voir, à visiter à Compiègne : les monuments
Compiègne présente un riche patrimoine à découvrir, dont bon nombre d’éléments sont classés. Outre les célèbres monuments de la ville, le centre historique présente de nombreux éléments architecturaux et bâtisses témoignant de l’histoire de la ville, tels que des villas, des maisons à colombages ainsi qu’un ancien grenier à sel.
Découvrons, ci-après, une sélection des incontournables monuments et lieux touristiques de Compiègne.
Le château de Compiègne
Ce monument historique situé place du général de Gaulle à Compiègne, fut édifié à l’emplacement de l’ancien château médiéval dont il ne subsiste que les vestiges d’une tour et des remparts.
Le Palais de Compiègne
L’Hôtel de ville de Compiègne
Ce superbe bâtiment de style gothique flamboyant fut édifié au XVIème siècle pour remplacer l’ancien beffroi. Il fut restauré au XIX ème par Viollet-le-Duc. En haut de cette impressionnante bâtisse, nous pouvons distinguer les trois jaquemarts prénommés « picantins » représentant ennemis du pays de l’époque. Ils sont nommés Flandrin (le flamand), Langlois (l’anglais) et Lansquenet (l’allemand).
Les jaquemarts au sommet de l’hôtel de ville de Compiègne
Le Théâtre impérial de Compiègne
Ce théâtre de 900 places se situe près du château de Compiègne. Il fut édifié sous Napoléon III. Malheureusement, le chantier arrêta en cours de route avant d’être achevé en… 1991 !
Les remparts médiévaux de Compiègne
Les remparts actuels datent la plupart du XIIème siècle. Ils remplacent les fortifications édifiées à l’époque carolingienne mais ont depuis été largement modifiés avant d’être abattus. Si bien qu’il ne reste que des vestiges. Le jardin des Remparts témoigne de ce passé.
La Tour Jeanne-d ‘Arc
Inscrite monument historique par arrêté du 30 mai 1927, la tour Jeanne d’Arc également nommée Grosse Tour du roi ou tour Beauregard, ce donjon du XIIème siècle fut probablement le témoin d’une bataille impliquant l’héroïne française.
La tour Jeanne d’Arc
Les églises de Compiègne
Compiègne abrite un grand nombre de clochers issus de plusieurs époques. Nous pouvons citer, notamment :
L’église Saint-Jacques, datant du XIIIème, XV et XVIème siècle.
L’église Saint-Antoine, de style gothique flamboyant, fut construite au XIIIème siècle et fut remaniée au XVIème siècle suite aux dégâts causés par la guerre de 100 ans.
L’ancienne église Saint-Pierre des Minimes, abritant désormais l’espace culturel Saint-Pierre des Minimes.
L’ancienne abbaye Saint-Corneille, qui abrite désormais un musée et la bibliothèque municipale.
Vestiges du couvent des Jacobins, situés parc Songeons et jouxtant le musée Pierre-Vivenel
La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dont le bâtiment primitif fut construite en 1636 pour remercier la Vierge d’avoir protégé le couvent des Capucins de l’invasion espagnole;
Les vestiges de l’abbaye de Royallieu ;
La chapelle Saint-Corneille au sein de la forêt de Compiègne ;
L’église Saint-Germain ;
L’église Sainte-Thérèse, rue du Bataillon-de-France.
Les musées de Compiègne
Compiègne comprend un grand nombre de musées à découvrir à l’occasion d’un séjour/week-end ou de vos vacances dans l’Oise !
Les musées du château de Compiègne
Le château de Compiègne abrite le musée de l’impératrice Eugénie, le musée du second Empire et le musée national de la Voiture et du Tourisme.
Le Musée Antoine-Vivenel
Installé dans l’hôtel Songeons-Bicquilley rue d’Austerlitz, le musée Antoine Vivenel est un musée d’art et d’archéologie.
Le musée du cloître de l’ancienne abbaye Saint-Corneille
Ce musée de Compiègne est consacré à l’histoire de l’abbaye Saint-Corneille et la sculpture religieuse au Moyen Âge.
Le Musée de la Figurine historique
Ce musée situé place de l’Hôtel de Ville de Compiègne présente une importante collection de 100 000 figurines de toutes matières présentées sur des dioramas.
L’Espace culturel Saint-Pierre des Minimes
Ancienne église devenue espace d’exposition à Compiègne.
Les lieux de mémoire à Compiègne
Le Mémorial du camp de Royallieu
Ce mémorial retrace l’histoire de ce camp de déportation actif durant la seconde guerre mondiale.
La clairière de l’Armistice
Située dans la forêt de Compiègne, la clairière de la Rethondes présente le wagon de l’Armistice le musée de l’Armistice et diverses sculptures et œuvres symbolisant la paix retrouvée en 1918 (ex : anneau de la paix).
Emplacement du train de Foch dans la clairière de Compiègne
La Nécropole nationale de Royallieu
Situé sur les chemins de la mémoire, ce cimetière militaire français de la Grande Guerre contient 3 257 corps de soldats tombés au combat.
La forêt de Compiègne
Ancien marécage durant l’Antiquité, la forêt domaniale de Compiègne est aujourd’hui l’un des plus grands massifs forestiers de France riche en chênes et en hêtres avec ses quelque 14 000 hectares. Elle constituait durant le Moyen Age et la Renaissance un lieu de chasse privilégié par les rois.
La forêt de Compiègne comprend sa célèbre clairière de l’armistice et est située à deux pas de monuments notables, tels que le château de Compiègne, le château de Pierrefonds et l’abbatiale de Saint-Jean-au –bois.
Découvrir, visiter Abbeville : l’histoire de la ville, les monuments, les curiosités
Abbeville, commune de la Somme de 23 500 habitants, était l’ancienne capitale du Ponthieu. Elle est située au sein de la région culturelle de la Picardie désormais prénommée Hauts-de-France depuis la fusion avec le Nord-Pas-de-Calais.
Abbeville ne fut pas toujours nommée ainsi. Elle est nommée Abbatis Villa ou Abbevilla au XIèmes siècle. Elle deviendra Abbeville en Pontiu au XIIIème siècle avant de devenir quelques siècles plus tard Abbeville, ce qui signifie « ville des abbés ». En effet, Abbeville était placée sous la dépendance de l’abbaye de Saint-Riquier.
Collégiale d’Abbeville
L’histoire d’Abbeville en bref
Cet article n’a pas la prétention de dépeindre l’histoire complète d’Abbeville mais de donner quelques clefs de compréhension pour appréhender la ville picarde d’aujourd’hui ainsi que ses monuments.
A l’époque acheuléenne, les terres abbevilloises étaient déjà occupées. Il semblerait qu’en ce temps, la ville ne constituait qu’un marécage.
Comme de nombreuses villes françaises et notamment du Nord de la France, le territoire se développa au 7ème siècle sous Dagobert grâce aux moines bénédictins qui constituèrent l’abbaye de Saint-Riquier. Ce fut ensuite des pêcheurs qui initièrent la ville originelle en fortifiant une petite île afin de résister aux incursions normandes. Plus tard, au Xème siècle, Hugues Capet donne la ville à sa fille en guise de dot. Celle-ci épousait en effet le comte de Ponthieu.
Puis, au XIIème siècle, Abbeville devint un port de la Manche et ainsi rapidement une cité commerciale prospère. Abbeville sera rapidement un lieu de transit et de vente de sel, de drap et de guède et figurera au XIIème siècle parmi les premiers ports du royaume. De ce fait, les commerçants et bourgeois acquièrent des privilèges célébrés par l’édification d’un beffroi.
Pendant toute la guerre de Cent Ans (XIVème et XVème siècle), la ville passera tantôt sous le pavillon anglais, tantôt français, puis sous la domination bourguignonne en 1421.
A la mort du duc de Bourgogne en 1477, Louis XI récupère Abbeville ainsi que l’ensemble de la Picardie, revenue ainsi sous le giron du Royaume de France.
Intérieur de la collégiale Saint-Wulfran à Abbeville
Quelques siècles plus tard, la population d’Abbeville assiste à un triste spectacle : l’exécution du chevalier de La Barre accusé de blasphème. Aujourd’hui, un pavé témoigne de cet épisode historique. Ce dernier comporte le nom de La Barre ainsi que la date de l’exécution. Il orne la place Max-Lejeune.
Autre événement historique secouant Abbeville : les deux guerres qui n’épargnèrent pas la Somme. Elle fut partiellement détruite durant la Grande Guerre ainsi que la seconde guerre mondiale.
Sortir à Abbeville : les événements annuels et les fêtes folkloriques
Le calendrier événementiel d’Abbeville est chargé ! Il comprend, entre autres :
Le festival de musique « Abbeville Winter Groove » en février ;
Les nuits du blues en mars ;
Le festival de l’oiseau et de la nature en avril ;
Le Festival international des chœurs et voix en mai ;
Hip-Hop Impact en juillet ;
Abbeville Summer Groove en août ;
A voir, à faire à Abbeville : Les lieux touristiques et les monuments
Promenez-vous à Abbeville et découvrez le patrimoine civil, militaire, religieux… Ainsi que les parcs de la vieille ville !
Découvrez, entre-autres :
La Collégiale Saint-Vulfran
Monument historique classé depuis 1840, la collégiale est un chef-d’œuvre gothique du XVème siècle. Elle est dédiée à Saint Wulfran de Fontenelle, né vers 650.
Le beffroi d’Abbeville et le musée Boucher-de-Perthes
Le beffroi d’Abbeville est l’un des plus anciens de France. Bien entendu, ce dernier est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 comme bien des beffrois du Nord. Il abrite le Musée Boucher-de-Perthes, musée municipal d’Abbeville.
La Manufacture des Rames
Témoin de l’industrie drapière d’Abbeville, la manufacture des Rames créée en 1665, était spécialisée dans les draps de luxe.
Le château de Bagatelle
Château et jardin classés d’Abbeville. L’ensemble fut construit en 1752 par Josse Van Robais.
Le théâtre d’Abbeville
Le théâtre municipal d’Abbeville est un théâtre à l’italienne classé, construit en 1911.
Le Monument La Barre
Le Monument La Barre érigé en 1907 sur la place de la gare d’Abbeville, commémore l’exécution du chevalier de La Barre au XVIIème siècle.
Monuments religieux divers d’Abbeville
L’église du Saint-Sépulcre d’Abbeville. Cette église gothique du XIème siècle témoigne du temps des croisades à Jérusalem;
L’église Notre-Dame de la Chapelle : Eglise d’Abbeville comprenant de nombreux éléments classés et d’objets inscrits;
L’église Saint-Silvin de Mautort;
L’église Saint-Gilles;
Le prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d’Abbeville
L’église Saint-Jean-Baptiste de Rouvroy.
Eglise St Sépulcre à Abbeville
Les parcs, jardins et espaces naturels d’Abbeville
Abbeville comprend trois principaux parcs et jardins : Le Carmel, le parc municipal de la Bouvaque ainsi que le jardin d’Emonville dans lequel est située la bibliothèque municipale Robert-Mallet. Ce nom provient d’Arthur Foulques d’Emonville, autrefois propriétaire du jardin et de l’hôtel particulier.
Les derniers faiseurs de bateaux du marais audomarois eurent une idée en 2016 : reconstruire un cogue, bateau médiéval servant au commerce au Moyen Age. Cet ancêtre de l’escute et du bacôve était capable de naviguer sur les eaux fluviales de la Picardie et de la Flandre tout en desservant les ports de l’Europe du nord par cabotage, c’est-à-dire, en longeant les côtes.
Le cogue des Faiseurs de Bateaux mettra 4 ans à se construire. Pour l’instant, l’étrave arrière et la planche de quille sont d’ores et déjà posées, et le bois est entreposé pour séchage. Ces premières bases furent notamment financées par un crowdfunding lancé sur internet fin 2016.
Le bateau reprendra les dimensions du cogue de Beutin, retrouvé au fond de la Canche sur le territoire de ce village. Il mesurera 3m de large pour 14 m de long !
Etrave arrière et planche de quille du cogue en construction
Une exposition sur Saint-Omer au Moyen Age
Le saviez-vous ? Saint-Omer au Moyen Age bénéficia d’un succès hors du commun faisant de la cité l’une des plus grandes puissances européennes ! Les travaux sur le canal de l’Aa et de la Colme ainsi que la conquête du marais audomarois, firent du faubourg actuel du Haut-Pont ainsi que du quartier du Vainquai, deux grands ports de mer.
De nombreux bateaux gigantesques (cogues, scutes, nefs) allaient et venaient entre Saint-Omer, Dunkerque et Gravelines pour transporter du poisson, du sel, de la laine, … Saint-Omer avait même le monopole en matière de vin. Chaque goutte produite dans le sud de la France expédiée dans le nord de l’Europe passait par Saint-Omer. Elle fut par ailleurs jusqu’au XVème siècle une grande cité drapière.
Imaginons ce ballet incessant d’embarcations sur les quais de Saint-Omer, des débardeurs et les différents métiers qui prospérèrent par corporations ! Nous comptions en effet des faiseurs de nefs (bateaux), des cordeliers, des cuveliers, des fustaliers, des producteurs de chanvre pour la corde…
Saint-Omer et les audomarois bénéficiaient de nombreux privilèges et finançaient même l’avant-port de Gravelines !
Vous découvrirez cette exposition autour du cogue, sur les quais des Faiseurs de Bateaux tout l’été jusqu’à octobre. Cette visite sera couplée du 22 juillet au 24 août avec la découverte d’un bateau viking et d’une présentation de la vie des vikings à Saint-Omer !
Cette exposition est le fruit du travail de Laura Colin et d’Aude Demolin (respectivement historienne de l’art et archéologue de formation), ainsi que de Jérémie Flandrin pour la retranscription (rédacteur pour le magazine Audomarwouah et administrateur de Nord Escapade ! 😉 )
Visite commentée du 22 juillet au 24 août 2017 – le cogue, le drakkar viking, deux époques et deux expositions en une : 4€/adulte, 2€pour les enfants.
Les Faiseurs de Bateaux, 43 route de Clairmarais à Saint-Omer – Pensez à réserver vos visites guidées du marais audomarois au 06.08.09.94.88
Cet été, du 22 juillet au 24 août 2017, les Faiseurs de Bateaux accueillent les vikings sur leurs quais !
Le clan du Vestfold, association laonnoise de passionnés de reconstitutions, nous présentera la vie quotidienne des vikings ainsi que leur embarcation majestueuse, un véritable drakkar nordique en armes ! Ce « Dreki » nommé Olav Kyrre mesure plus de 10 m de long et la figure de proue dépasse les 3m de haut !
Ce peuple belliqueux est en effet à l’origine de l’emplacement de la ville de Saint-Omer, devant autrefois être établie sur le territoire de Saint-Momelin. Les plans des moines fondateurs furent en effet perturbés par les raids entrepris par les vikings en Flandres. Il fut ainsi décidé de créer l’abbaye Saint-Bertin au pied du mont Sithiu (qui deviendra Saint-Omer) point bien plus stratégique que Saint-Momelin. Le marais audomarois originel, véritable marécage infranchissable, constituait en effet un véritable rempart naturel ! Les vikings (ou normands), fort de leur aptitude à naviguer dans un bateau taillé pour la mer et les eaux fluviales, réussirent tout de même à venir quatre fois à Saint-Omer.
Une fête inédite à Saint-Omer : L’Aa Boot Fest
L’Aa Boot Fest est une nouvelle manifestation lancée par les Faiseurs de Bateaux autour des embarcations ayant contribué à l’essor de notre territoire, au sein du marais ou sur l’Aa.
Au cours de cet événement se déroulant du 12 au 13 août 2017, les vikings seront bel et bien aux portes de la ville ! Un retour des envahisseurs après 12 siècles d’absence…
Le clan du Vestfold établira son campement durant ce week-end festif. L’occasion pour tout un chacun de découvrir le Dreki (Drakkar), le chariot d’Oseberg (reconstitution d’un chariot de bois sculpté retrouvé dans une tombe viking), la vie quotidienne des normands, les ateliers pédagogiques et les combats épiques… Deux journées riches en émotions agrémentées de visites du marais, d’expositions…
L’Olav Kyrre avec sa voile
Les Faiseurs de Bateaux : des artisans passionnés pour vous faire visiter le marais de St Omer/Clairmarais
Saint-Omer et son marais doivent tout à l’Aa et ses bateaux. De tout temps, il y avait dans la cité audomaroise des « faiseurs de bateaux ». Une rue est même dédiée à cette profession dans le faubourg du Haut-Pont.
Les derniers faiseurs de bateaux, Vincent et Remy COLIN, sont les héritiers d’un savoir-faire ancestral et perpétuent la tradition en construisant des escutes et des bacôves à l’ancienne. Leur expérience leur permet aujourd’hui de construire de nombreux types de bateaux fluviaux traditionnels (de Somme, de la Loire…) et leur a valu le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
Les artisans, entourés d’une équipe de passionnés nés sur ces terres, vous ouvrent les portes de l’atelier et vous invitent, tous les jours de l’année, à découvrir leur marais.
Sur les quais des Faiseurs de Bateaux, vous pouvez ainsi louer une barque à rame ou à moteur électrique, embarquer sur un bacôve pour une visite commentée unique, découvrir des balades insolites au fil de l’eau…
Tarif expo: 4€/adulte – 2€/enfant. Visite de l’atelier + balade commentée dans le marais en bateau + expo: 12,5€/adulte, 9€/enfant. Gratuit pour les moins de 4 ans.
Les Faiseurs de Bateaux – 43 route de Clairmarais – 62500 SAINT-OMER
Le père Duval – pêche en mer au large de Gravelines
Le père Duval est un petit bateau de bois de type chalutier, créé par les établissements Delpierre en mai 1967. Ce bateau de bois possédait alors une installation des plus modernes en matière de détection de la radio maritime.
Le chalutier « Père Duval » un temps renommé « le Saint-René » cessa son activité de pêche artisanale en 1991 et vit de fait son destin s’assombrir. La démolition le guettait. C’était sans compter le dévouement de passionnés qui eurent l’idée de sauver le bateau en le transformant en bateau de plaisance. Le bateau fut donc racheté à ses propriétaires avec le concours d’associations nautiques qui lui rendirent son nom d’origine du « Père Duval ». Les travaux de mise aux normes avant la remise à flots sont fastidieux, au point qu’ils furent un temps stoppés, avant que des passionnés n’aient créé une nouvelle association nommée… « Père Duval » en 1994!
Grâce à l’aide de la municipalité, l’association fit en sorte que le « Père Duval » reprenne du service en 1995.
Les caractéristiques du Père Duval
Aujourd’hui doté d’un moteur Man 6 cylindres en ligne de 310 ch, le petit chalutier bleu et blanc présente une longueur de 14,9m pour 4,43 m de large et 1,89m de tirant d’eau.
Balade en bateau sur le littoral de Gravelines et pêche en mer
Le Père Duval embarque 10 personnes à partir du port de Gravelines pour des sorties de pêche. Il propose également ses services aux comités d’entreprises pour des sorties originales.
Une promenade hors norme pour découvrir la Côte d’Opale et les alentours de Gravelines autrement !
Infos pratiques et tarifs du Père Duval à Gravelines
Les sorties du Père Duval dépendent de sa disponibilité, de la météo et des marais. N’hésitez pas à contacter l’association et/ou rendez-vous sur le site web : http://www.assopereduval.com/reserver-une-sortie.html
Association Père Duval – Adresse : 14 Quai Vauban, 59820 Gravelines – 03 28 23 20 82
Un musée dédié aux sauveteurs en mer aux portes de Gravelines
Située à Grand Fort Philippe près de Gravelines, au bord du chenal, une étrange maison sur pilotis se dresse devant nous. Il s’agit d’une ancienne maison-abri du canot de sauvetage. Celle-ci est aujourd’hui transformée en musée et retrace l’histoire du sauvetage en mer au XXème siècle. Ce musée gravelinois présente une collection de photos, d’anciens objets, de documents relatant l’histoire du sauvetage jusqu’à nos jours. Son exposition permanente permet de découvrir un ancien canot.
Adresse du musée de sauvetage de Grand-Fort Philippe dans le Nord: Bd de la République, 59153 Grand-Fort-Philippe
Musée des jeux traditionnels de Loon-Plage – Ferme Galamé
Le Musée des Jeux Traditionnels, installé à la ferme Galamé de Loon-Plage (Nord, 59, Hauts-de-France) permet à chacun de retrouver sa madeleine de Proust, de remonter en enfance. L’on y retrouve les jeux traditionnels d’antan ayant égayé nombre de fêtes, de ducasses et de kermesses. Jeux de stratégie, d’adresse, de force… Des jeux du vingtième, du dix-neuvième, voire du XVIIIème siècle… Un moment de pure récréation en famille ou entre amis ! Le musée comprend une salle d’expo ainsi qu’une salle de récréation vous laissant le champ libre pour vous amuser et remonter dans le temps.
La salle d’exposition du musée des jeux traditionnels de Loon-Plage
La salle d’exposition de 150 m² est dédiée aux jeux traditionnels, aux traditions populaires et ludiques de la région.de la région. Des jeux de fête foraine, de récréation, des jeux impliquant autrefois des animaux… Une exposition accessible en visite libre ou guidée.
Les ateliers du musée des jeux traditionnels
Le musée propose divers ateliers à l’attention des enfants : découverte du musée, cerf-volants, fabrication de toupies, d’acrobates…
La salle de jeux du musée des jeux traditionnels
Une salle de jeux de plus de 200 m2 s’offre à vous pour vous initier à différents style de jeux d’estaminets et pour vous amuser. Une véritable récréation intergénérationnelle où il fait bon vivre !
Attention, ces informations ne sont pas forcément mises à jour par Nord Escapade. Pour tout complément d’information (prestations, tarifs, horaires, événements), veuillez consulter le site web du parc Galamé : www.ferme-galame.org
Adresse de la ferme Galamé: 645 Rue Gaston Dereudre, 59279 Loon-Plage