L’hôtel de ville de Templeuve – Le château Baratte

Ce château datant du XIXème siècle était baptisé au tout départ « château de Bellevue » mais devint château de Baratte du nom de la famille qui le possédait jusque dans les années 1960.

Ce château fut, durant les deux guerres, occupé par les allemands et pillé en 1940.

Revendu à la municipalité, le château sera restauré pour abriter la nouvelle mairie et ses services municipaux dès 2002.

Nous pouvons encore admirer l’ancienne mairie, située face à l’église. de Templeuve. Ce bâtiment est l’œuvre de l’architecte Louis Bonnier.

Le château de Baratte

L’ancienne mairie de Templeuve

L’ancien hôtel de ville de Templeuve-en-Pévèle (Nord, 59, Hauts-de-France) est un édifice construit en 1894 et dessiné par l’architecte Louis Bonnier. Ce beau bâtiment faisant face au clocher de l’église de Templeuve est classé Monument Historique.

Il abritait les services municipaux jusqu’à ce qu’ils soient déménagés au château de Baratte en 2002.

Ancien hôtel de ville de Templeuve

L’église Saint-Martin de Templeuve-en-Pévèle

 

Cette église du village de Templeuve-en-Pévèle, située dans la métropole lilloise dans le nord (59, Hauts-de-France), puise ses origines au XIème siècle. Elle connut depuis quelques travaux de restauration, de transformation et d’agrandissement. Ce fut notamment le cas au XIXème siècle.

De 1880 à 1883, l’église connaît en effet de grands travaux menés par l’architecte Paul Destombes. Ces travaux eurent pour but de transformer le chœur du XVIème siècle en hallekerque flamande ainsi que le clocher.

L’église présente quelques éléments historiques et d’art sacré remarquables, comme la cloche aux armes de Charles Quint (XVIème siècle) au sein de la tour.

Eglise St Martin de Templeuve en Pévèle

Le nouvel hôtel de ville d’Abbeville

Abbeville possédait un beffroi dès le XIIIème siècle. Néanmoins, ce dernier eut à subir les outrages de la seconde guerre mondiale.

Après un déménagement des services municipaux dans l’hôtel d’Emonville, un nouveau bâtiment doté d’un petit beffroi moderne fut édifié dans le centre-ville durant les années 1950. La bâtisse sera inaugurée le 9 octobre 1960 à l’occasion de la Fête de la renaissance d’Abbeville.

L’ancien beffroi datant de 1209 fut, en parallèle, restauré pour y abriter dès 1954 le musée Boucher-de-Perthes. Ce dernier, classé depuis 2005 au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est constitué d’une tour de 27 mètres de haut et constitue l’un des plus anciens beffrois de France.

L’ancien beffroi d’Abbeville se visite. Nous pouvons accéder  à son sommet en empruntant un escalier de 119 marches. Une petite ascension éprouvante offrant une superbe vue sur la ville d’Abbeville et son patrimoine. L’ancien beffroi et son musée se situent au 24 Rue Gontier Patin

Nouvel hôtel de ville d’Abbeville et son beffroi

Adresse du nouveau beffroi: 1 Pl. Max Lejeune, 80100 Abbeville

La superbe collégiale d’Abbeville.

Classée monument historique en 1840, l’église Saint-Vulfran est une ancienne collégiale située à Abbeville (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France). Ses dimensions impressionnantes et son architecture donne à cette église une fière allure de cathédrale.

Façade collégiale d’Abbeville

Histoire de la collégiale d’Abbeville

La collégiale de Saint- Wulfran d’Abbeville est édifiée au XVème siècle à l’emplacement d’une église paroissiale ayant contenu dès le XIIème siècle les reliques de saint Wulfram de Sens apportés par le comte du Ponthieu. Ce saint était un ecclésiastique du VIIIème siècle qui fut l’un des premiers à évangéliser la région de la Frise.

Plus tard, on édifia donc la nef (de 1488 à 1539) et le chœur ( de 1661 à 1663). Le tout affichant un style gothique flamboyant propre à l’époque. Durant la Révolution, l’église Saint-Vulfran devint le temple de la Raison.

La seconde guerre mondiale détériora quelque peu la collégiale mais l’église fut ensuite restaurée.

Elle a recouvré aujourd’hui son lustre d’antan et s’affiche aujourd’hui comme l’un des plus beaux et des plus imposants monuments d’Abbeville.

Intérieur de la collégiale Saint-Wulfran à Abbeville

Le lézard de la collégiale d’Abbeville

Avant les dégâts causés par la seconde guerre mondiale,  un crocodile empaillé de 2 mètres de long étaient installé dans la nef de l’église. Il s’agissait d’un cadeau offert à la paroisse par un marin de passage. L’histoire semble banale mais une légende est née autour de ce crocodile ou lézard géant. Il était en effet raconté jadis que cet animal hantait la cité d’Abbeville et habitait les égouts. Accompagné d’un gros crapaud, il sortait la nuit pour dévaliser les boutiques de bouchers et dégustait la viande dans les égouts ou dans le cimetière. Un jour suivi par les bouchers de la ville, le lézard fut tué et empaillé…

L’avenue du Peuple-Belge est une avenue du quartier du Vieux-Lille (59, Nord, Hauts-de-France) construite de 1929 à 1965 sur l’ancien bassin de la Basse Deûle.

Cette avenue s’étend de la Place Louise-de-Bettignies à l’Avenue Winston Churchill.



Histoire du canal de la Deûle

Jusqu’en 1750 date de l’ouverture du canal de la Moyenne Deûle, les marchandise provenant ou partant vers la Haute Deûle étaient chargées et déchargées sur les quais de la Basse Deûle, en plein cœur de Lille. Il s’agissait alors du port historique de la ville, créé dès le XIIIème siècle. Il existait alors sur ces canaux deux moulins, dont les vestige de l’un (le moulin Saint-Pierre) se situe près de l’hospice comtesse. La Basse Deûle, principal port de Lille, connaît son apogée au cours de la première moitié du XIXème siècle mais perdit son intérêt économique ensuite, notamment en raison de l’apparition des voies ferrées.

L’assèchement du canal et son comblement furent envisagés dès 1880. Les travaux débutèrent en 1929 pour se terminer dans les années 1960. Les terres-pleins centraux correspondent à l’emplacement de l’ancien port.

Emplacement de l’ancien port de Lille

Ces travaux dénaturant le vieux Lille sont déplorés par bon nombre d’amateurs d’architecture et d’histoire locale. Bonne nouvelle : cinquante ans plus tard, cet ancien canal fait l’objet de projets de remise en eau ! Toutefois, début juillet 2017, ces projets semblent repoussés aux calendes grecques en raison de leurs coûts.

L’avenue du peuple belge et son patrimoine

L’avenue du Peuple-Belge comporte plusieurs édifices d’intérêts comme l’hospice général de style classique, l’arrière de l’hospice comtesse, la Maison de Gilles de la Boë (bâtisse de style maniériste), le palais de justice de Lille (bâtiment de style moderne).




Les maisons anciennes le long de l’avenue du peuple belge

Prostitution : l’avenue du peuple belge… Tristement célèbre !

Même si ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui, l’avenue du peuple belge de Lille a longtemps été associée à la prostitution et était considérée comme la rue Saint-Denis ou le « bois de Boulogne lillois ».

Surnommée « la pucelle d’Orléans » et « Mère de la nation française » un peu plus tard, Jeanne d’Arc fut une jeune fille qui, à 17 ans, affirma au début du XVème siècle, avoir reçu des messages de la part des saints Michel, Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie. Ces saints lui donnèrent la mission de délivrer la France des anglais.




Jeanne d’Arc, répondant à ces appels, eut un rôle essentiel durant la guerre de cent ans et contribua notamment à lever le siège d’Orléans.

Capturée à Compiègne, livrée aux anglais, c’est dans notre région que débuta le calvaire de Jeanne d’Arc qui eut à traverser la baie de Somme, le Crotoy et Saint-Valery, pour subir le bûcher à Rouen où elle mourut à l’âge de 19 ans en 1431.

Saint-Valery, ville Johannique

Alors que Jeanne d’Arc assiste aux combats se déroulant à Compiègne assiégée par les bourguignons, elle sera capturée par ces derniers le 23 mai 1430 et sera livrée aux Anglais au château fort du Crotoy le 21 novembre 1430 après deux tentatives d’évasion infructueuses. Les Anglais l’emmenèrent alors à Rouen où se situe leur quartier-général.

C’est durant ce périple que Jeanne d’Arc eut à traverser la baie de Somme après avoir été emprisonnée au Crotoy.

Ce périple historiquement discuté, débuta théoriquement le 20 ou 21 décembre (certains avancent la date du 20 novembre) et dura 4 jours. Le voyage du Crotoy à la ville d’Eu dura une journée, tout comme le passage de la ville d’Eu à Dieppe. Enfin, le trajet de Dieppe à Rouen dura deux jours.




A Saint-Valery après avoir traversé la baie de Somme, Jeanne d’Arc et les anglais passèrent par la porte médiévale nommée « porte du Haut » et désormais « porte Jeanne d’Arc ».

Ces deux tours rondes et massives encadrant la porte sont datées du 11ème siècle. L’ensemble comporte désormais une plaque indiquant le passage de Jeanne d’Arc à Saint-Valery-sur-Somme.

Comme nous le savons, Jeanne d’Arc, surnommée « la pucelle d’Orléans », sera jugée à Rouen pour hérésie et sera brûlée le 30 mai 1431. Il fut exigé de brûler entièrement son corps afin d’éviter tout pèlerinage ultérieur en l’honneur de l’héroïne. Elle subira alors trois combustions afin que son corps soit réduit en cendres. Celles-ci furent ensuite dispersées dans la Seine.




 

Le Monument des Marie-Louise et des Bleuets – Face à la ferme d’Hurtebise

En 1927, un monument est édifié face à la ferme d’Hurtebise et en bordure du chemin des dames. Il remplace un obélisque commémoratif de la bataille de Craonne, détruit par les allemands en 1914.

Ce nouveau monument, appelé « monument des Marie-Louise et des Bleuets », est dédié aux jeunes soldats de 1814 (surnommés Marie Louise car imberbes) et à ceux de 1914-1918.

La ferme d’Hurtebise et le monument des Marie-Louise et des Bleuets sont recensés à l’Inventaire général du patrimoine culturel de 2006.

A l’entrée de la ferme d’Hurtebise, le porche présente les symboles des deux guerres : en haut des boulets napoléoniens, en bas deux obus plantés dans le sol.

Monument face à la ferme d’Hurtebise rappelant la Grande guerre et la bataille de Craonne.

La ferme d’Hurtebise: un lieu chargé d’histoire

La ferme d’Hurtebise est un lieu-dit de la commune de Bouconville-Vauclair situé dans l’Aisne (02, Picardie, Hauts-de-France) sur le chemin des dames (RD18CD) non loin de Craonne, du plateau de la Californie et de la caverne du dragon.

Sur ce lieu est établie une ancienne ferme (reconstruite après la seconde guerre mondiale)  qui connut de nombreuses batailles, à l’instar du Chemin des Dames. Cet endroit fut un lieu stratégique durant la bataille de Craonne et la première guerre mondiale, étant donné qu’il domine la vallée de l’Ailette et la vallée de l’Est.

Le 7 mars 1814, l’empereur Napoléon Ier fit un arrêt dans la ferme d’Hurtebise pour se reposer la veille de la Bataille de Craonne opposant l’armée napoléonienne, l’armée Russe et prussienne.

Un siècle plus tard, ce lieu connait de nouveau un affrontement violent entre l’armée allemande et française. Il sera occupé par les allemands dès 1914. Face à la ferme d’Hurtebise se dresse le monument en hommage des Marie-Louise et des bleuets, les combattants de la bataille de Craonne et de la première guerre mondiale.

Porche d’entrée de la ferme d’Hurtebise surmonté de deux petits boulets de canon

Pédalos, balades et sports nautiques à Pierrefonds

C’est à Pierrefonds, la cité de Viollet-le-Duc, à 12 km de Compiègne, qu’un petit lac niché dans un écrin royal s’offre à nous. (Dans l’Oise, 60, Picardie, Hauts de France)

Ce lac romantique, fréquenté par les plus grands, par Viollet le Duc, par Dumas… Se prête aujourd’hui à la promenade en amoureux ou en famille.

On s’y promène sur les berges, on y fait du pédalo, on y mange une glace ou on  pique-nique… A deux pas des anciens thermes et du somptueux château de Pierrefonds qui domine la commune.

Pour louer un pédalo, rendez-vous à l’embarcadère de Pierrefonds.

Le lac de Pierrefonds et le château de Jonval