A Vimy, entre Arras et Lens, un monument immaculé se dresse au cœur d’un parc verdoyant. Il s’agit du mémorial national du Canada, le plus grand monument commémoratif que le Canada n’ait jamais édifié en hommage à ses soldats canadiens tombés durant la première guerre mondiale. Il s’agit également de l’un des plus prestigieux monuments canadiens d’Europe ! Ce dernier est installé à Vimy, dans le Nord-Pas-de-Calais Picardie (Hauts de France) au sein d’un immense parc devenu terre canadienne depuis un don fait par la France à la nation outre-Atlantique. Le site est géré par les Anciens Combattants Canada.
Ce monument sur lequel sont gravés les noms des soldats tombés, commémore quelque 66000 victimes mortes au combat ainsi que la sanglante bataille du 9 avril 1917 qui eut lieu sur et autour de cette butte stratégique, offrant aujourd’hui une vue imprenable sur l’Artois.
Découvrons ci-après le parc, le mémorial et son architecture, les infos pratiques pour visiter, notamment à l’occasion du centenaire, ainsi que l’histoire de la bataille de la crête de Vimy.
Le mémorial de Vimy – Photo: Pays Lensois à suivre sur Facebook
La bataille d’avril 1917 à Vimy
En 1916 et 1917, la guerre fait rage. Les anglais relèvent les français sur le front de l’Artois et entreprennent des travaux de consolidation des défenses. En avril 1917, un combat impitoyable éclate contre la ligne allemande impliquant les canadiens et les britanniques.
Ces derniers entreprirent des bombardements incroyables ainsi qu’un feu nourri à la mitrailleuse. Une véritable pluie de balles meurtrières empêchant de surcroît aux allemands de sortir, de se replier, ou de se ravitailler.
Le 9 avril au petit matin, au cœur de cet enfer, les soldats canadiens entreprirent une attaque en franchissant à pied les tranchées ennemies pour les conquérir une à une. Après une âpre et longue bataille en faveur des canadiens plus que jamais déterminés, le point dominant de la crête de Vimy sera remporté le lendemain. La bataille dura encore une grosse vingtaine d’heure. Au final, plus de 10.000 hommes périrent, dont près de 3500 canadiens, des milliers de soldats furent prisonniers… Mais la victoire revenait au valeureux peuple canadien !
Cet événement fut fédérateur pour ce nouveau peuple, qui eut matière à de nombreuses reprises à douter de ses capacités à remporter la guerre. Cette bataille a, sans conteste, renforcé et contribué à la fondation de la culture canadienne.
Le monument mémorial canadien de Vimy
Sur le socle du Monument de 75 mètres de long, sont gravés les mots suivants : « À LA VAILLANCE DE SES FILS PENDANT LA GRANDE GUERRE, ET EN MÉMOIRE DE SES SOIXANTE MILLE MORTS, LE PEUPLE CANADIEN A ÉLEVÉ CE MONUMENT ».
Le monument de 20500 tonnes de béton et de pierres comporte également sur ses parois les noms des soldats disparus ou présumés morts (11285), ainsi que des statues, oeuvres du sculpteur Seymour Allward.
Il fallut onze ans en tout pour achever l’ensemble, inauguré le 26 juillet 1936. Qui soupçonnait déjà à cette époque la montée d’Hitler et l’avénement de la seconde guerre mondiale, on ne peut plus menaçante ?
Pourtant, le monument est sans conteste un énorme symbole de paix, prêtant à la réflexion sur les horreurs du passé et l’avenir, devant à tout prix être synonyme de fraternité.
Les deux colossaux pylônes de 40 m formant le mémorial représentent en effet la nation canadienne et la nation française… Une véritable allégorie de la paix et d’alliance pour les siècles à venir. Le monument, comme précisé ci-dessus, comprend une vingtaine de statues représentant des idéaux, des vertus, des allégories et recèle des symboles cachés.
La statue de la pleureuse du mémorial de Vimy :
L’avant du monument présente une énorme statue de femme en pleurs, se tenant la tête d’une main. Celle-ci est tournée vers l’Est, comme pour atteindre le lever du soleil et par là même, un matin d’un jour plus heureux. Malgré ce symbole d’espoir, la statue regarde néanmoins en contrebas, vers le sol, là où les frères de guerre ont rendu l’âme…
Les statues ornant les escaliers du mémorial
De chaque côté de l’escalier Sud apparaissent un homme et une femme. Ceux-ci semblent absents, enfermées dans leurs pensées que nous imaginons douloureuses.
Aux pieds des escaliers Nord et Est, figurent deux ensembles statuaires. Le premier représente deux hommes regardent vers le ciel pendant qu’un troisième brisant une épée, symbole d’une volonté d’en finir une bonne fois pour toute avec les combats.
Le second ensemble représente un homme tendant le torse près de trois personnes prostrées sur le sol, à genou ou en position semi-allongée..
Les statues des pylônes
Six statues ornent, les pylônes du mémorial canadien de Vimy. Celles-ci s’apparentent à des allégories représentant l’Espérance, la Foi, la charité, l’Honneur et la Paix et la justice. Il s’agit ainsi de vertus et d’idéaux. Au pied des pylônes, se tiennent deux statues d’hommes, l’un en position de crucifixion symbolisant le sacrifice, l’autre, regardant vers le ciel, brandit une torche enflammée, symbole de liberté.
Le parc du mémorial de Vimy
Le site s’étale sur une surface impressionnante de 117 hectares, donnant une impression de grandeur et de solennité. Il comprend bon nombre d’arbres du Canada, représentant chacun le sacrifice d’un soldat. Il présente aussi des trous d’obus et des tranchées restaurées, et offre un panorama incroyable de l’Artois, des collines et des campagnes aux alentours qui furent, durant des heures sombres de l’histoire, d’impitoyables champs de bataille.
Photo aérienne du mémorial de Vimy – Photo: Altimage
Le parc de Vimy appartient-il vraiment au Canada ?
En tant que tel, le parc du mémorial de Vimy n’intègre pas complétement le territoire canadien à l’instar d’une ambassade. Il s’agit d’une terre pour laquelle la France a accordé en 1922 au gouvernement canadien le libre usage exempte de toute forme de taxe, gracieusement et pour toujours. Ces quelque 117 hectares demeurent toutefois soumis aux lois françaises.
Visiter le site de la crête de Vimy – Visites guidées, horaires d’ouverture
L’ensemble du site et l’accès au monument sont ouverts tous les jours à longueur d’année. Il est accessible en fauteuil et dispose d’un parking. Le centre d’accueil est ouvert le lundi de 11h à 17h du mardi au dimanche de 9 à 17h. Il en est de même pour l’accès aux souterrains.
Sur place, des guides étudiants canadiens apportent gratuitement en français ou en anglais des informations sur les lieux et vous guident dans votre visite. Mieux vaut toutefois arriver tôt sur place pour avoir le temps de tout voir, de tout comprendre et de bénéficier de l’aide d’un guide.
Aux heures d’ouverture du site, le public peut aussi accéder, en général avec un peu d’attente, aux tunnels et souterrains construits durant la Première guerre mondiale.
Le parc comprend également des tranchées restaurées en accès libre, ainsi qu’un centre d’interprétation.
1917 – 2017 La commémoration du centenaire
Le 9 avril 2017 marquera le 100e anniversaire de la Bataille d’Arras et de la prise de la Crête-de-Vimy. De nombreuses commémorations auront lieu notamment au mémorial de Vimy, en présence de François Hollande en qualité de président de la république française et de Justin Trudeau, premier ministre canadien.
Ce centenaire présente en outre un programme chargé en matière de célébrations et de visites guidées des différents sites commémoratifs de l’Artois. Pour connaitre toute la programmation, n’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme Lens-Liévin.
Mémorial national du Canada à Vimy- Chemin des Canadiens (route D55)
Tout le monde le connait ! le croque-monsieur, aussi souvent appelé familièrement croque, est un sandwich chaud composé de deux tranches de pain de mie beurrées, entre lesquelles nous trouvons traditionnellement du jambon et du fromage de type Emmental. Le tout est passé à la poêle, au four ou dans un appareil électrique spécifique. Un grill à viande fait également l’affaire !
Ce sandwich gratiné serait apparu pour la première fois en 1910 dans un bar parisien de la rue des Capucines. Le patron aurait alors présenté la viande qui se trouvait à l’intérieur comme de la chair humaine pour blaguer… Le croque-monsieur était né !
Depuis, ce repas connut un franc succès. Il s’invite notamment à la table familiale ou à l’occasion de kermesse/fêtes populaire en guise d’en-cas. Ce mets simple et rapide à préparer tout en étant peu onéreux fait aussi la joie des cafés, bars et bistrots qui l’ajoutent à leur carte en tant que snacking, à grignoter en soirée autour d’un verre.
Un croque-monsieur ? Oui, mais avec du maroilles !
Dans notre région, il est coutume de cuisiner à la bière, mais également d’ajouter du maroilles à tous nos plats ! Le croque-monsieur ne fait pas exception ! Un croque au maroilles, c’est consistant, typiquement régional, ça change du croque traditionnel… Bref, nous en deviendrions vite accros !
La recette du croque classique au Maroilles
Il n’y a rien d’extraordinaire dans cette recette :
Pour un croque au maroilles classique réussi, beurrez deux tartines de pain de mie, ajoutez sur une face un peu de gruyères, une demi tranche de jambon, puis une tranche légère de maroilles (plus ou moins 30 gr). Refermez le croque. Passez le au four sur du papier sulfurisé ou dans un fer à croque… C’est près !
L’odeur du maroilles réveille nos papilles et son goût est irrésistible !
Attention toutefois à ne pas trop mettre de maroilles dans le croque. Ce fromage à pâte molle a tendance à trop facilement couler et à se répandre dans l’appareil à croque-monsieur !
Dans le croque classique, il est possible également, au choix ou combiné, de beurrer l’une des tartine de moutarde douce, de placer un peu de morceaux d’oignons revenus à la poêle, voire de répandre sur l’une des tartine un peu de mousse de bière… Un régal !
Le croque maroilles peu se déguster seul, avec des frites, une petite salade assaisonnée de laitue ou de chicons… Le tout arrosé d’une bonne bière locale !
Les croques au maroilles
Notre sélection de croques au maroilles coup de cœur !
En dehors du croque-monsieur classique, voici trois croques au maroilles qui combleront votre palais ainsi que celui de vos convives.
Le croque maroilles et bacon
Beurrez le pain de mie, disposez une belle tranche de Maroilles ainsi qu’une une tranche de bacon sur le fromage. Fermer le croque-monsieur, passez le croque au four… Et voilà !
Il se déguste tel un sandwich mais peut également se manger dans une assiette en croque-madame, avec un œuf sur le plat à cheval, sur le croque !
A la sortie du four, les plus gourmands pourront ajouter un oeuf à la poêle, sur le dessus des croques.
Le croque-monsieur Maroilles – Béchamel
Réalisez une béchamel en faisant fondre une bonne noisette de beurre (20g) au fond d’une casserole, ajoutez 20 gr de farine dans le beurre fondu et agitez au fouet tout en ajoutant petit à petit le lait (20cl). Remettre sur le feu et agitez jusqu’à ce que la béchamel s’épaississe. Ajoutez du sel et du poivre.
Puis beurrez le pain de mie, ajoutez 10 grammes de gruyère par croque, une cuillère de béchamel, ½ tranche de jambon, un peu de gruyère à nouveau et refermez le croque. Sur la partie supérieure, à même le pain de mie, ajoutez une cuillère à soupe de béchamel ainsi qu’une tranche au maroilles. Passez au four jusqu’à ce que le maroilles fonde sans couler hors du croque.
Beurrez le pain de mie. Sur une tartine, ajoutez une tranche de maroilles ainsi qu’une belle et fine tranche de bœuf tendre et crue, voire légèrement saisie. Ajoutez des petits morceaux d’échalote partout sur la tranche de bœuf, ajoutez des feuilles de roquette et ajoutez de nouveau une très fine tranche de maroilles.
Passez le croque à l’appareil à croque-monsieur ou au four, jusqu’à ce que le pain soit bien doré.
Cette recette est originale, savoureuse et sublimera votre table. Un bon croque-monsieur suffit généralement à faire saliver les invités. Il s’agit ici d’un croque amélioré laissant entrevoir entre les tranches de pain des couleurs originales ouvrant l’appétit !
La Côte d’Opale : tourisme, visites, les villes, villages et stations balnéaires, les sites naturels, le patrimoine
On nomme Côte d’Opale la région côtière s’étendant sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais en Hauts de France. La Côte d’Opale englobe le littoral de la Manche et de la mer du Nord entre la baie de Somme et la côte Belge (La Panne). Elle fait en partie face aux côtes anglaises, dont on peut apercevoir par beau temps les contours… Notamment lorsque l’on se situe en hauteur sur le site des 2 caps.
Toutefois, cette localisation de la Côte d’Opale est quelque peu controversée. En effet, c’est un peintre touquettois qui a employé pour la première fois au début du vingtième siècle ce terme de « Côte d’Opale » pour désigner le littoral situé entre Le Crotoy (Baie de Somme) et Equihen-Plage (dans le Boulonnais).
Mais pour d’autres, la Côte d’Opale comprend tout le littoral du Nord de la France en englobant les villes, villages et stations balnéaires à partir de la baie d’Authie. Certains intègrent même dans la Côte d’Opale les territoires plus éloignés du littoral. C’est le cas par exemple pour l’Audomarois, situé au sein du Parc Naturel régional des Caps et Marais d’Opale. A ce titre, certains placent volontiers Saint-Omer et le marais audomarois en tant que limite de ce territoire à l’intérieur des terres.
Enfin, un distinguo est parfois effectué pour les communes du littoral septentrionales du dunkerquois. On appelle ainsi « Dunes de Flandres » la côte située sur le département du Nord.
Pour plus de facilité, nous nous intéressons ici à la côte d’Opale dans son acception élargie.
Découvrons ici les origines de la Côte d’Opale, son histoire, l’école des peintres de la Côte d’Opale à la Belle Epoque, les sites de la Côte d’Opale à visiter, les villes et les stations balnéaires ainsi que les événements en Côte d’Opale.
Et pour planifier votre séjour touristique, n’hésitez pas à consulter la carte de la Côte d’Opale!
L’origine du terme Côte d’Opale
C’est le peintre touquettois Édouard Lévêque qui est l’inventeur officiel de l’appellation « Côte d’Opale » en 1911. Il désignait ainsi la côte s’étendant d’Equihen à la baie de Somme en raison des couleurs changeantes et inspirantes formées par l’eau et la lumière. Cela fait du terme « Côte d’opale » un choronyme, soit un nom donné à un territoire basé sur les caractéristiques de ses paysages.
Depuis, la Station du Touquet fait figure de « Perle de la Côte d’Opale ». Quant à Boulogne-sur-Mer, située au centre de la « côte d’Opale élargie », la cité est surnommée « capitale de la Côte d’Opale ». Son importance, son riche patrimoine et le nombre d’habitants y sont pour beaucoup.
Paysages et richesses naturelles de la Côte d’Opale
La Côte d’Opale réunit de nombreux paysages variés et somptueux composés principalement de plages, de dunes, d’estuaires, de falaises de marais…
Nous comptons bien entendu au sein de la Côte d’Opale deux superbes baies : la baie de Canche près d’Etaples et la Baie d’Authie à Berck, le Grand site des deux caps composé des célèbres caps Gris-Nez et cap Blanc-Nez….
Les stations balnéaires de la Côte d’Opale offrent de superbes ensembles dunaires ainsi que de longues plages de sable fin, propices au tourisme, le farniente, la pratique du kite surf et du char à voile…
Plus en retrait au sein des terres, nous découvrons d’autres paysages, composés de milieux ruraux ainsi que de marais. Tel est le cas pour le marais de Clairmarais et de Saint-Omer (Marais audomarois), ensemble naturel créé par la main de l’homme, reconnu par l’UNESCO grâce au label Man and Biosphere.
En termes de faune, la Côte d’Opale est propice à l’observation et la pêche de poissons marins très divers, à l’observation d’oiseaux migrateur, notamment au sein des réserves et sur le site des deux caps. L’une des spécificités de la côte d’Opale demeure la présence élevée de phoques au sein de la baie de Canche et de la baie d’Authie, à l’instar de leur voisine picarde, la baie de Somme.
Le cap Gris-Nez, Côte d’Opale
Autres sites naturels et touristiques de la Côte d’Opale
A découvrir également sur la Côte d’Opale :
La Réserve naturelle nationale de la Dune Marchand
Située en Dunes de Flandre, dans la partie la plus septentrionale de la Côte d’Opale, la Réserve naturelle nationale de la Dune Marchand s’étend sur 83 hectares et jouxte la frontière belge.
La dune fossile de Ghyvelde
Dans le dunkerquois (Dune de Flandres), la Dune fossile de Ghyvelde, également nommée dune des pins, s’étale sur 112 hectares. Elle est dite fossile car cette dune est vieille de plus de 5000 ans et ne reçoit plus de sable, étant désormais située à 3 km du littoral.
La dune fossile, à cheval sur Ghyvelde et Les Moeres, se prolonge par la dune de Cabour en Belgique jusqu’à Adinkerque.
La réserve naturelle nationale du Platier d’Oye
Cette réserve naturelle située sur le littoral d’Oye-Plage, est classée depuis 1987 et comprend 391 ha. Ce milieu littoral accueille de nombreux oiseaux migrateurs.
La baie de Wissant
Située entre le cap Gris-Nez et Blanc-Nez, la baie de Wissant est un superbe site naturel de la Côte d’Opale. Celui-ci offre une promenade pour les amoureux de la Nature et de beaux paysages.
La Pointe aux Oies et la Dune de Slack à Wimereux
Au sud de Wimereux, la Pointe aux oies est un ensemble dunaire comprenant des prairies dunaires et des pelouses aérohalines.
Le cap d’Alprech
Le Cap d’Alprech est une zone naturelle protégée depuis 2001 sur un peu plus de 16 hectares. Le cap est situé sur le territoire du Portel dans le Boulonnais.
Les dunes d’Écault
Les dunes d’Écault sont des dunes sablonneuses situées sur la plage d’Écault, au sein du territoire de Saint-Etienne-au-Mont, près d’Hardelot et de Equihen-Plage. Ces Dunes sont plaquées sur une ancienne falaise jurassique composée de grès et de marne. Constituant l’ensemble dunaire le plus haut de la Côte d’Opale avec le mont Saint-Frieux, les Dunes d’Ecault offrent des promenades et des points de vue de la côte à 90 m de hauteur.
La dune d’Ecaut se situe également dans le prolongement de la forêt domaniale d’Ecault.
Le mont Saint-Frieux
Cet ensemble dunaire appartenant au territoire d’Hardelot s’élève à 152 mètres de hauteur et offre une vue à 360° du littoral et des villes et villages environnants. Ce site constitue également une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique appartenant au parc naturel régional des caps et marais d’Opale. Il s’agit du plus vaste ensemble dunaire du littoral avec sa surface de 1500 hectares.
La pointe du Touquet
La pointe du Touquet est un ensemble naturel classé en 2001, s’étendant sur plus de 380 hectares.
Les villes et les stations balnéaires de la Côte d’Opale.
De Bray-Dunes à la Baie de Somme, la côte d’opale comprend de belles grandes cités riches en histoire. Elle offre également aux visiteurs des petites stations balnéaires somptueuses en raison de leur front de mer et de leur patrimoine, ainsi que des petits villages typiques de pêcheurs. Présentons ici succinctement les principaux villages et villes du littoral, du nord au Sud :
Bray-Dunes
Commune la plus septentrionale de France située près de la frontière belge en Dunes de Flandre, Bray-Dunes ne manque pas d’atouts ! Cette commune du littoral, ancien hameau du village de pêcheurs de Ghyvelde, fut fondée le 26 février 1883 par Alphonse Bray. Ce riche armateur dunkerquois fit en effet un important don qui finança l’église et l’hospice permettant d’accueillir les anciens pêcheurs.
Principaux monuments, sites naturels et touristiques à voir et visiter à Bray-Dunes :
La réserve de la dune Marchand
Les Blockhaus du littoral
La dune du perroquet
Le front de mer.
Les vestiges de la WWII sur les plages de Bray-Dunes
Zuydcoote
Station balnéaire des dunes de Flandre, la commune de Zuydcoote offre une belle plage ainsi que quelques lieux d’intérêts à découvrir et visiter. Citons, entre autres le Zuydcoote Military Cemetery, cimetière de la Commonwealth War Graves Commission, la Réserve naturelle de la Dune Marchand et la dune fossile de Ghyvelde.
Leffrinckoucke
Restons sur la Côte d’Opale côté Flandre. La commune dunkerquoise de Leffrinckoucke située au bord de la mer du Nord, présente différents lieux touristiques à découvrir et visiter. Nous pensons au Fort des Dunes édifié en 1874 sous les ordres du général Séré de Rivières ainsi que la batterie de Zuydcoote, ouvrage militaire construit en 1879 et intégré au mur de l’Atlantique durant la seconde guerre mondiale. Outre le patrimoine militaire, Leffrinckoucke dispose de 3km de plage de sable fin.
Dunkerque et Malo-les-Bains
Dunkerque et ses communes fusionnées (Malo les Bains et Rosendaele) constitue une grande cité flamande côtière dotée d’un riche patrimoine culturel, touristique et industriel : plage de sable fin, villas de front de mer, l’église Saint-Eloi, le phare, la tour du Leughenaer, le beffroi et l’hôtel de ville, la statue de Jean Bart, les kiosques à musique, la tour de l’armateur…
Dunkerque présente aussi plusieurs musées d’exception prisés sur la Côte d’Opale : le FRAC, le musée portuaire…
La Duchesse – Anne de Dunkerque (Musée Portuaire)
Gravelines et Petit-Fort-Philippe
Cité côtière et balnéaire, ville fortifiée, Gravelines et le hameau de Petit-Fort-Philippe, n’étaient jadis qu’un village de pêcheurs.
Gravelines est divisée en trois espaces : Gravelines centre entouré par les fortifications, Les Huttes : ancien petit village de pêcheurs, Petit-Fort-Philippe, hameau qui s’est développé au XIXème siècle au bord du chenal et Pont de Pierre.
Lieu à voir, à visiter à Gravelines :
Enceinte fortifiée conçue sous Charles Quint et remaniée par Vauban à la fin du XVIIIème siècle
Château appelé aussi l’arsenal (XVIème siècle)
Citerne militaire : construite entre 1724 et 1725
La caserne Varennes : édifiée en 1737, pouvait alors accueillir près de 600 soldats
Les corps de garde
Casemate Uxelles
Porte aux boules, ou porte de Dunkerque construite au xixe siècle
L’hôtel de ville de style classique
Le beffroi, construit en 1827 et reconnu par l’UNESCO
Moulin Lebriez.
Phare de Gravelines construit au XIXème siècle
L’église Saint Willibrord
…
Grand-Fort-Philippe
Petite commune située près de Gravelines, Grand Fort Philippe offre à la découverte et aux visites, divers lieux touristiques d’intérêt :
L’Église Notre-Dame de Grâce (XIXème siècle)
La Maison du sauvetage
Le Musée de la mer
Le calvaire des marins
Oye-Plage
Oye Plage est une commune côtière située entre Calais et Gravelines, à l’emplacement de l’ancien delta de l’Aa. Après Calais, il s’agit de la commune la plus étendue de la Côte d’Opale avec ses 33,8km2 de surface !
A voir, à visiter notamment à Oye Plage :
La réserve naturelle du platier d’Oye
La tour Penchée, blockhaus allemand en forme de clocher d’église utilisé durant la seconde guerre mondiale pour tromper l’ennemi
L’église Saint-Médard (XVIème siècle)
…
Marck
Ville côtière du Calaisis et de la Côte d’Opale, Marck marque au niveau du phare de Walde, la séparation entre la mer du Nord et la Manche.
Marck comprend deux hameaux : le Fort Vert et les Hemmes de Marck.
Calais
Est-il besoin de présenter la cité des 6 bourgeois ? La plus grande commune du Pas-de-Calais en termes d’habitants présente également un riche patrimoine à découvrir et/ou à visiter :
L’église Notre-Dame
La Bourse du Travail
La cité Internationale de la Dentelle
Le beffroi et l’Hôtel de ville
La statue de Rodin des 6 bourgeois
La plage et le front de mer
La place d’Armes et sa tour de guet
…
Statue de Rodin des 6 bourgeois de Calais
Sangatte et Blériot-Plage
Sangatte, commune côtière du calaisis, comprenait jadis un hameau prénommé « Les Baraques ». Ce dernier changea d’appellation pour « Blériot Plage » du nom du célèbre aviateur qui traversa pour la première fois la Manche en 1909.
A voir, à faire, à visiter à Sangatte et Blériot Plage. Les sites naturels et les monuments :
Le mémorial de la « Dover Patrol » en haut du cap Blanc-Nez
L’ancien puits du tunnel sous la Manche au bord de la falaise
Les vestiges du Fort Lapin
Le mémorial de Louis Blériot
Le mémorial d’Hubert Latham
L’épave du Costas Michalos au lieu-dit le Dos d’Ane
La dune de Fort-Mahon
Le cap Blanc-Nez
Le Fond de la Forge
Le Mont d’Hubert
Le Mont Vasseur
Surtout, la plage de Blériot-Plage figure parmi les spots les plus sympas de la Côte d’Opale pour une journée à la mer
Escalles
Petit village de pêcheur de la Côte d’Opale, Escalles est célèbre pour abriter le cap Blanc Nez. Il figure ainsi parmi les communes du grand site des deux caps.
Wissant
Wissant est une commune de la Côte d’Opale nichée entre les caps Gris-Nez et Blanc-Nez. Cette station balnéaire très touristique multiplierait sa population par 7/8 chaque saison estivale !
A voir, à visiter notamment à Wissant :
La plage et la baie de Wissant
Le Camp de César
L’église Saint-Nicolas datant du XVème siècle et sa vierge à barbe ( Statue de sainte Wilgeforte)
Le Typhonium, villa de style néo-égyptien édifiée en 1891.
Tardinghen
Tardinghen, village de la Côte d’Opale, est idéalement située entre les deux caps. Sa belle plage, la plage du chapelet, offre une superbe vue du cap Blanc-Nez. En retrait, les marais de tardinghen est un espace unique riche en espèces floristiques et faunistiques.
Audinghen
Audinghen est un village de la Côte d’Opale, bien connu pour comprendre sur son territoire le célèbre cap Gris-Nez. Ce cap est le point le plus proche de l’Angleterre. En raison de cette proximité, Audinghen traversa difficilement l’histoire et les conflits et fut rasé à plusieurs reprises.
A visiter, à voir à Audinghen:
La batterie Todt et ses quatre bunkers du mur de l’Atlantique, dont l’un est reconverti en musée de la Seconde Guerre mondiale
L’église Saint-Pierre et le clocher du bourg en forme de lyre
Les ruines du fort de Blaquetz (ou Black-Nose) construit sous Henri VIII
Le phare du cap Gris-Nez
La guérite du perroquet de falaise
La butte médiévale
Pour profiter de la mer à Audinghen, rendez-vous au cran aux oeufs. Une plage de la Côte d’Opale à l’ambiance secrète, intimiste et sauvage quasi au pied des falaises!
Ambleteuse
Ambleteuse est une commune littorale bordée par la Manche, située à l’embouchure de la Slack, dans le Boulonnais, près du cap Gris-Nez.
La station balnéaire de la Côte d’Opale présente une richesse patrimoniale et architecturale certaine.
A voir, à découvrir et/ou à visiter à Ambleteuse :
Sept villas classées à découvrir (Belle Epoque)
Les plages de sable fin
Fort Vauban
Baie de la Slack
La source miraculeuse de Saint Pierre et sa chapelle;
Le musée de la Seconde Guerre mondiale d’Ambleteuse;
les restes de la forteresse anglaise ;
…
Audresselles
Audresselles est un village de la Côte d’Opale. En raison de sa proximité avec l’Angleterre, Audresselles fut pendant longtemps une station balnéaire très prisée.
A voir, à découvrir à Audresselles : lieux touristiques et monuments:
L’église Saint-Jean-Baptiste (XIIème siècle) plus ancienne des églises de la paroisse Notre-Dame-des-Flots
La ferme Saint-Jean datant du XVIIème siècle
L’allée Maurice-Boitel et son belvédère
Wimereux, plus beau front de mer de la Côte d’Opale
Située près de Boulogne-sur-Mer, Wimereux constitue la plus ancienne station balnéaire de la Côte d’Opale.
A voir, à découvrir et visiter à Wimereux – les lieux d’intérêt et monuments :
Le site de la Pointe-aux-Oies
Un magnifique front de mer et ses villas Belle-Epoque
Le monument de la Légion d’honneur appelé Pierre Napoléon
Le fort de la Crèche construit en 1803
La digue de Wimereux
Boulogne-sur-Mer, la capitale de la Côte d’Opale
Boulogne sur Mer n’a pas volé son statut de capitale de la Côte d’Opale. Seconde plus grosse ville du Pas-de-Calais en termes d’habitants derrière Calais, premier port de pêche de France, ville regorgeant de patrimoine et d’histoire… Boulogne sur Mer multiplie les superlatifs. Boulogne est l’une des destinations touristiques les plus prisées de la région et compte parmi ses nombreux atouts Nausicaa, deuxième attraction des Hauts de France et plus grand aquarium d’Europe.
A voir, à faire à Boulogne sur mer. Les monuments, les lieux d’intérêt, le patrimoine :
La Colonne de la Grande Armée située près de Boulogne, à Wimille. Celle-ci fut érigée en 1804 sur l’ordre de Napoléon Ier
L’église Saint-Nicolas
L’église Saint-Vincent-de-Paul
La ville fortifiée
La Basilique Notre-Dame, sa crypte et son dôme culminant à 100 mètres
Le beffroi de Boulogne-sur-Mer
Le Château fort dit caserne d’Aumont
L’Abbaye et église Saint-Wilmer
L’ancien château d’eau
Le Palais impérial, ou Hôtel Desandrouin
Statue équestre du général José de San Martín
La casa San Martin
Le château-musée abrité dans l’ancien château fort
L’hôtel de ville de Boulogne-sur-Mer
la maison de la Beurrière, maison typique des marins pêcheurs de Boulogne reconstituée
le calvaire des Marins
Le Boulogne Eastern Cemetery, cimetière de la Première Guerre mondiale
Nausicaa
Le Portel
Le Portel est la station balnéaire boulonnaise de la Côte d’Opale. Elle abrite d’ailleurs sur son territoire une partie du port de Boulogne sur Mer.
A voir, à faire au Portel, les monuments:
Fort de l’Heurt (construit en 1803/1805 sur ordre de Napoléon Bonaparte)
Fort d’Alprech (fin XIXème)
Fort de Couppes, construit en 1883
Le fort du Mur de l’Atlantique
Équihen-Plage
Cet ancien village de pêcheurs est aujourd’hui une petite station balnéaire prisée de la Côte d’Opale.
Équihen-Plage est célèbre pour ses quilles en l’air, coques de bateaux retournées. A la fin du XIXème et au début XXème, les marins les plus pauvres recyclaient ainsi leur vieux bateau en habitation. Aujourd’hui, ces quilles retournées font partie du patrimoine local.
Écault et Saint-Etienne au Mont
Le Hameau d’Ecaut forme avec le village de Pont de Brique, la commune de Saint-Etienne au Mont. Ecault est reconnue sur la Côte d’Opale pour ses sites naturels, sa forêt et ses dunes.
A voir, à visiter notamment à Ecault et St Etienne au Mont :
Château de Pont-de-Briques
Château d’Audisque
Pont-de-Briques, un pont traversant la Liane
Aréna, la maison des Dunes
Domaine de la Converserie
Carré militaire du cimetière communal
Cimetière chinois de Pont-de-Briques
Buste mémorial du chemin des Juifs dans la forêt d’Ecault.
Chapelle de Pont-de-Briques
Château Calonne.
Hardelot-Plage à Neufchâtel-Hardelot
Située entre le Boulonnais et la baie de Canche, Hardelot constitue une station balnéaire très prisée et classée de la Côte d’Opale. Sa belle plage de sable fin, ses animations, attirent chaque année bon nombre d’estivants.
A voir, à découvrir à Hardelot – Les sites naturels, lieux touristiques et monuments :
Le Mont Saint-Frieux
Le château d’Hardelot ou Château de Condette ;
La digue, la plage et ses activités (char à voile…)
Sainte-Cécile-Plage à Camiers
Cette petite station balnéaire de la Côte d’Opale intégrant la commune de Camiers se situe près de la Réserve Naturelle de la baie de Canche et du parc Opalaventure.
Son front de mer est minuscule. Il s’étend en effet un,iquement sur la largeur de la place. Néanmoins, l’ambiance est familiale, la plage est belle et les dunes charmantes. Sainte-Cécile plage dispose en outre d’un coeur balnéaire actif avec ses marchands de glaces et de frites, son petit parc de jeu pour enfants et son mini-golf. Ces dernières attraction sont un peu en retrait de la plage, au bord de la route direction Camiers.
L’ambiance estivale et familiale est également due au camping Sainte-Cécile accueillant le personnel de la société Arc International.
Le Touquet-Paris-Plage, perle de la Côte d’Opale
La Station, comme nous la nommons, fut créée à la fin du XIXème siècle et devint officiellement une commune en 1912. Le Touquet doit son nom de Paris-Plage en 1882 à Hippolyte de Villemessant, directeur du quotidien Le Figaro. Elle doit également son existence à Alphonse Daloz et John Whitley. Grâce à eux, Le Touquet et son bois sont nés d’une lande quasi déserte.
Le Touquet Paris-Plage détient bon nombre de surnoms flatteurs : « Jardin de la Manche », « Perle de la Côte d’Opale », « Paradis des sports » … Il est vrai qu’avec sa forêt, ses hôtels de luxe, son casino, ses golfs, sa richesse architecturale et ses bâtiments classés, Le Touquet brille de mille feux!
A voir, à visiter notamment au Touquet :
La rue commerçante Saint-Jean
Aqualud, centre aquatique de loisirs
L’hôtel de ville du Touquet
Le phare de la Canche
Le marché couvert
Les villas classées
L’hôtel Westminster
L’église Jeanne d’Arc
La plage, propice au cerf-volant, kite surf et char à voile
Le musée du Touquet
Etaples, petit port de la Côte d’Opale
Située plus en retrait, Etaples n’en demeure pas moins un port de mer positionné sur la Canche et intègre bel et bien la Côte d’Opale.
A voir, visiter à Etaples :
Le musée Quentovic d’Étaples-sur-Mer (Musée d’archéologie)
Le musée de la Marine d’Étaples
Maréis, centre de découverte de la pêche en mer
Le port de pêche et de plaisance
La réserve naturelle de la baie de Canche
Le cimetière militaire du Commonwealth d’Étaples
Stella-Plage à Cucq
Cucq se compose de trois parties : le village de Cucq, le hameau de Trépied et la station balnéaire de Stella-Plage. Elle intégrait Le Touquet jadis avant qu’elle ne devint autonome en 1912. Stella, tout comme le Touquet, est très prisée parmi les stations de la Côte d’Opale pour ses plages de sable fin.
Montreuil
Située plus en retrait dans les terres, Montreuil ne constitue pas moins le premier port historique de la Côte d’Opale avant son ensablement, à l’époque gallo-romaine !
Ce village fortifié, désigné deuxième village préféré des français en 2016, ne manque pas d’atouts avec ses fortifications, ses ruelles pavées inspirant autrefois Victor Hugo et son riche patrimoine.
A voir, à visiter à Montreuil sur Mer : les monuments et lieux touristiques :
Le musée d’art et d’histoire Roger-Rodière
Le théâtre à l’italienne
La Cavée Saint-Firmin
La rue du Clape-en-Bas et ses petites maisons typiques du XVIIIème siècle
La statue équestre du maréchal Douglas Haig, œuvre du sculpteur Paul Landowski
Les nombreux hôtels particuliers peuplant certains quartiers, qui reçurent pour surnom de la plume de Victor Hugo le « petit faubourg Saint-Germain »
La Citadelle de Montreuil-sur-Mer
Les remparts et ses 2700 m de promenade
L’église abbatiale Saint-Saulve (XIIème siècle)
La chapelle de l’Hôtel-Dieu fondée au XIIIème siècle
La chapelle Sainte-Austreberthe
L’église Saint-Josse-au-Val
Merlimont
Cette petite ville de bord de mer située près de Berck et de la baie d’Authie, Merlimont comprend à sa périphérie le plus ancien parc d’attractions de France encore en activité : Bagatelle.
Berck: une station balnéaire active aux confins de la Côte d’Opale
Berck est une station balnéaire et une célèbre ville thérapeutique de la Côte d’Opale. Située tout au sud, elle est limitrophe du département de la Somme et marque quasiment l’une des limites de la Côte d’Opale, qui est la baie d’Authie.
Notons que Berck marqua l’essor et l’attrait de la côte d’Opale à la Belle Epoque en attirant bon nombre de peintres parisiens à la fin du XIXème siècle. On parle aujourd’hui de l’école des peintres de Berck.
A voir, à visiter à Berck, les sites touristiques et les monuments :
Le musée municipal de Berck
Le Casino au sein de l’ancienne gare de Berck-Plage
Les villas Belle Epoque
L’église Saint-Jean-Baptiste, du XIIIème siècle
L’église Notre-Dame-des-Sables, ses peintures murales et ses boiseries
La chapelle de l’hôpital Cazin-Perrochaud
Le phare de Berck
…
Les événements populaires et festivités de la Côte d’Opale
Entre les carnavals, les fêtes maritimes, les fêtes de la pêche et de la mer, … Les manifestations populaires ne manquent pas sur la Côte d’Opale. Autant d’occasions pour fêter le littoral et ses bienfaits, les produits de la mer, voire, le vent avec les célèbres Rendez-vous Internationaux de cerfs-volants à Berck sur Mer.
Retrouvez ici une liste des meilleures festivités traditionnelles de la Côte d’Opale !
Le Mont des Cats, mont des Flandres célèbre pour son abbaye et son fromage
Le mont des Cats fait partie de l’un des huit monts des Flandres français. Il s’étale sur trois communes : Berthen, Godewaersvelde et Méteren. Il culmine la plaine flamande du haut de ses 164 m.
Une légende raconte que le Mont des Cats serait le ventre du géant Edouard, qui se serait jadis endormi après avoir englouti un village entier !
En réalité, le nom du mont des Cats (Katsberg en flamand), a pour origine le peuple germanique des Chattes. Celui-ci serait venu s’installer sur le territoire au Vème siècle.
Le mont des Cats comprend une célèbre abbaye cistercienne produisant toujours aujourd’hui de la bière et du fromage, ainsi qu’une chapelle : la chapelle de la passion. Bon nombre viennent prier à cette chapelle et accrochent un morceau d’étoffe sur la grille pour la guérison d’un proche.
L’abbaye du Mont des Cats – Photo aérienne Bocquet
L’Abbaye cistercienne du Mont des Cats
L’abbaye du Mont des Cats est une abbaye cistercienne trappiste fondée en 1826 à Godewaersvelde. Celle-ci vit de la production de deux produits traditionnels : le fromage Mont des Cats, ainsi que la bière trappiste Monts des Cats. Cette dernière demeure la première bière trappiste française. Toutefois, celle-ci est brassée à l’abbaye de Scourmont (Chimay) en Belgique.
Qu’est-ce qu’une bière trappiste ? Une bière d’abbaye brassée au sein d’une maison selon des procédés authentiques, par ou sous la surveillance de moines. Les bières trappistes doivent, en outre, respecter des critères stricts édictés par l’Association Internationale Trappiste.
Histoire de l’Abbaye Sainte-Marie du Mont-des-Cats
C’est au XVIIème siècle (aux alentours de 1650) que les frères Antonin s’installent au Mont-des Cats. Ils dépendront dans un premier temps de l’évêque d’Ypres et seront rapidement rattachés à la communauté Saint Antoine du mont Kemmel voisin. A la révolution, l’ermitage est supprimé. C’est un peintre hazebrouckois, Nicolas Ruyssen, qui décida de sauver l’établissement pour y installer une école, au premier quart du XIXème siècle.
Les tensions révolutionnaires s’apaisent et des moines du Gard rejoignirent l’ancien ermitage en 1826. Un monastère, qui deviendra abbaye en 1847, fut recréé et le corps de son sauveur, Nicolas Ruyssen, sera transféré dans l’église du Mont des Cats. Depuis, l’abbaye du Mont des Cats fut toujours occupée par les moines, hormis durant la première guerre mondiale où ces derniers la désertèrent eu égard à la menace ennemie.
Le fromage du Mont des Cats
L’abbaye possède sa petite fromagerie où sont produits la célèbre Bourle du Mont des Cats, ainsi que le Flamay.
L’histoire de la fromagerie du Mont des Cats
L’abbaye du Mont des Cats vivait dès 1826 en autarcie et disposait d’un troupeau de vaches grâce auquel ils purent produire un fromage dont la recette proviendrait de l’Abbaye de Port du Salut. Rapidement, ce fromage fut un véritable succès. Les moines n’eurent aucun mal à en vendre jusque dans la capitale ! Une véritable fromagerie sera donc créée en 1849. Le premier fromage s’appelait alors « Saint-Bernard », en rapport avec le fondateur de l’ordre cistercien.
En raison du succès de ce fromage, les moines de Port du Salut aidèrent les autres communautés cisterciennes de France en partageant la recette de ce qui deviendra « le fromage trappiste ».
Aujourd’hui, le fromage constitue toujours le principal revenu de la communauté, même si la ferme n’est plus exploitée par elle-même. En effet, il fut décidé dans les années 1970 de sous-traiter l’exploitation de vaches laitières. Le lait provient depuis d’autres producteurs locaux.
Notons que depuis cette décision, la fromagerie a obtenu tous les labels et agréments lui permettant de poursuivre son activité. Elle peut, de plus, se targuer de participer allègrement au patrimoine et au folklore local ! En 1995 les fromages du Mont des Cats seront répertoriés à l’inventaire du Patrimoine culinaire de la Région Nord-Pas de Calais. Le fromage typique reçut également des prix d’excellence et des recommandations diverses !
Désormais, la production s’élève à 180 tonnes de fromage par an !
La bière du Mont des Cats
La première brasserie de l’abbaye du Mont des Cats est née en 1847. La bière était initialement destinée à la consommation personnelle des moines. Cette bière brune et délicieuse fit toutefois vite des émules et se commercialisa aisément. A la fin du siècle, la brasserie emploie plus de 50 ouvriers !
Mais les lois anti cléricales préfigurant la loi de 1905 consacrant la séparation de l’église et de l’état eut pour corollaire l’exil des moines vers Watou en Belgique. C’est là que fut créé le Refuge Notre Dame de Saint Bernard, où naquit la St. Bernardus.
La brasserie française n’a jamais été reconstruite depuis sa destruction durant la Grande Guerre. La commercialisation reprit toutefois depuis 2011. La bière du Mont des Cats est désormais brassée à Chimay.
Entre temps, au début des années 2000, précisément entre 2001 et 2009, les moines ont aussi développé une activité de boulangerie, aujourd’hui fermée.
La boutique de l’abbaye du Mont des Cats
La bière et les fromages du Mont des Cats sont disponibles au sein de le magasin de l’abbaye à Godevaersvelde.
Un anneau pour le centenaire de la guerre 14-18 à Ablain Saint-Nazaire
L’Anneau de la Mémoire, appelé également « Mémorial international Notre-Dame-de-Lorette », est un monument commémoratif de la Grande Guerre de forme elliptique. Ce monument exceptionnel est implanté dans le Pas-de-Calais à Ablain Saint-Nazaire, entre Lens et Arras (Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Hauts de France).
Inauguré en 2014 à l’ouverture du centenaire, l’anneau de la mémoire jouxte la célèbre nécropole Notre-Dame de Lorette, sur la colline éponyme. Il s’agit du plus grand cimetière militaire de France.
Découvrons ici ce monument qu’est l’anneau de la mémoire, son histoire et ses symboles.
L’anneau de la mémoire de Souchez Photos aériennes Bocquet
L’anneau de la mémoire : Architecture et gravures
Œuvre de l’architecte Philippe Prost, l’anneau de la mémoire présente des mesures considérables ! Il pèse en effet 300 tonnes et présente un périmètre de 345 m. Cet anneau est composé de 500 panneaux d’acier de 3m de haut, dont 499 sont gravés sur la face intérieure. Ces gravures, éclairées la nuit, laissent apparaître les noms des soldats tués sur le front du Nord Pas de Calais. Au total, 579 606 noms, inscrits par ordre alphabétique sans souci de nationalités (les panneaux comprennent plus de 40 nationalités !) ni du camp au sein duquel ils combattaient. Le premier de la liste est « A Tet », soldat Népalais appartenant à l’armée britannique et la dernière, « Zschiesche Paul » fut un soldat Allemand. Soulignons que la typographie des caractères a été créée spécialement pour le monument par le graphiste et typographe français Pierre di Sciullo.
Notamment, signalons la présence sur l’anneau de la mémoire de 241 214 noms de combattants issus du Commonwealth, 173 876 soldats allemands, 106 012 soldats de France, de ses anciennes colonies et de la légion étrangère, 2 266 Portugais, 2 326 Belges, 1 037 Russes, 6 Américains, …
Nous parlons bien sûr d’hommes, de soldats, mais certaines femmes sont également représentées sur cet anneau, telles que l’infirmière canadienne Katherine Maud Mary Mac Donald, décédée pendant un bombardement du camp d’Etaples en 1918 …
Pour établir cette liste de noms, il fallut rassembler trois grandes bases de données dont celle de la Commonwealth War Graves Commission, celle du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge pour les morts allemands ainsi que les listes issues des Archives du ministère français de la Défense.
Les noms se dévoilent sur l’anneau de la mémoire – Photo: Le Pays Lensois
Inauguration de l’anneau de la mémoire
Ce projet d’anneau de la mémoire fut un projet réfléchi de longue date et fut inauguré à une date symbolique : le 11 novembre 1914, célébrant à la fois l’armistice, mais aussi l’ouverture du centenaire.
Le mémorial sera donc inauguré par François Hollande, qui passa également par la nécropole Notre Dame de Lorette pour raviver la flamme de la tour lanterne.
L’anneau de la Mémoire, tout un symbole
En arrivant sur le site, le visiteur se trouve face à un véritable anneau suspendu, colossal, impressionnant. Ce dernier symbolise sans conteste l’union, la fraternité, l’alliance qui doit aujourd’hui régner entre les peuples. A l’intérieur, les 500 plaques se révèlent comme un livre ouvert… Les noms gravés en caractères de 12 millimètres ne sont pas tout de suite visibles, c’est en s’approchant qu’ils apparaissent. L’émotion nous envahit alors. Plus de 570 000 noms de soldats tués se déploient devant nos yeux, tous camps confondus. Il s’agit bien ici également d’un désir de faire fi des batailles, des différents camps qui se sont affrontés, des divers grades et religions. Derrière chaque nom, il y avait un uniforme, une nation, mais aussi et surtout des maris, des pères de famille, bref, des hommes. Les combattants ont ainsi tous leur place dans ce cercle de fraternité à titre posthume. Une paix qui demeure somme toute fragile, en témoigne l’anneau semblant être suspendu en équilibre.
L’anneau suspendu – Photo: Le Pays Lensois
Le centre d’interprétation Lens 14-18
Les noms de l’ensemble des soldats sont également consultables dans la base de données du centre d’interprétation Lens 14-18 Centre d’Histoire Guerre et Paix, situé non loin de la nécropole, à Souchez.
Un système de recherche abouti ainsi que des tablettes tactiles permettent de retrouver le nom des soldats tombés au feu durant la Grande Guerre.
Ce musée gratuit fut inauguré en 2015. Il rassemble, outre ces bases de données, une collection exceptionnelle de documents iconographiques en rapport avec la grande guerre.
Où sont enterrés les hommes mentionnés sur le mémorial de l’anneau ?
Sur l’ensemble des soldats, 42.000 ont été inhumés dans la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, face à l’anneau. La plupart des autres soldats sont enterrés dans différentes nécropoles de l’Artois, comme la Targette à Neuville-Saint-Vaast pour les soldats français, le Cabaret rouge, le Trou Aid Post, à Fleurbaix pour les anglais, les nécropoles de La Maison blanche, à Neuville-Saint-Vaast le cimetière allemand de Saint- Laurent-Blangy…. De nombreux cimetières militaire,s nécropoles, parcelles de cimetières communaux, jalonnent les chemins de la mémoire dans la région Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’en Picardie… Les soldats y ont soit leur tombe individuelle ou commune, voire leur ossuaire.
Signalons toutefois que l’anneau de la mémoire ne cite que les noms des morts sur le territoire du Nord-Pas-de-Calais.
La colline Notre Dame de Lorette et la Nécropole
L’anneau de la mémoire a élu domicile dans un cadre somptueux, symbole à la fois de grandeur au naturel et d’émotion. La colline de Lorette, en elle-même, du haut de ses 165 m de haut, offre un panorama grandiose sur l’Artois et sur ce qui fut jadis les champs de bataille.
Sur la colline, la nécropole nationale Notre Dame de Lorette inaugurée en 1925 commémore les soldats tombés aux alentours durant la Première Guerre mondiale entre octobre 1914 et septembre 1915. Il regroupe environ 45 000 combattants.
Le site s’étalant sur près de 25 hectares comprend le cimetière, un musée, mais également une basilique, et une tour-lanterne.
Tour lanterne et mémorial Notre-Dame de Lorette – Photo: Le Pays Lensois
Cette tour lanterne de 52m, établie au-dessus d’un ossuaire et d’une chapelle ardente, est l’œuvre du célèbre architecte régionaliste Louis Marie Cordonnier. Ce dernier s’est inspiré de la tour lanterne de Saint-Pierre-d’Oléron pour la construire.
C’est également Louis Marie Cordonnier qui supervisa la construction de la chapelle/basilique de Notre-Dame-de-Lorette de style romano-byzantin.
La nécropole Notre-Dame de Lorette est la plus grande nécropole française, témoignant plus que toute autre les horreurs de la Grande Guerre.
Le Chemin des Dames, tristement célèbre, fut le théâtre de grandes batailles de la première guerre mondiale. Il s’étend le long de la route départementale RD 18 CD.
Le point de départ du chemin des Dames était marqué par le Calvaire de l’Ange gardien marquant la croisée de la RN2 et la route départementale entre Laon et Soissons. Il mène à Corbeny à une trentaine de kilomètres de là.
La RD 18 CD traverse dix-huit villages dont sept ont été totalement ou partiellement détruits.
A voir sur le parcours du chemin des dames: le parcours
Le chemin des dames offre une balade riche en émotion. La départementale et les routes aux alentours sont jalonnés de stèles, de chapelles, de statues, de monuments commémoratifs, de belvédère offrant un panorama sur les anciens champs de bataille… Une route de la mort, en somme, nous permettant de réfléchir sur notre passé, mais aussi sur notre présent et notre avenir.
Ainsi, le long du chemin des Dames et aux alentours, il est possible de découvrir, en partant du calvaire sur le territoire d’Aizy Jouly :
Un monument en granit du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc réalisé par le sculpteur Rombaux Rolan en 1934
Une stèle commémorative de la 38e DI
La ferme du Panthéon
Un monument allemand situé à l’arrière de l’église de Pargny-Filain par la RD15 ainsi que le lac de Monampteuil
Diverses plaques commémoratives à Filain, sur les murs de la chapelle Sainte-Berthe (en passant par la RD 152)
La ferme de la Royère (reconstruite), sur le territoire de Filain et sa butte offrant un panorama de la vallée de l’Ailette ;
Une stèle commémorative du 99e régiment d’infanterie alpine à la sortie de Filain ;
A Ostel, une stèle commémorative à la mémoire de Jean Roblin et de ses camarades de la 146ème d’Infanterie ;
Une stèle commémorative à la mémoire de Jean Dauly du 350e Régiment d’Infanterie ;
Une croix sculptée sur une colonne commémorative à la mémoire de Marcel Duquenoy, aspirant au 350e d’infanterie.
A Braye-en-Laonnois les carrières de Froidmont, exploitées depuis le Moyen Age et utilisées en tant qu’abris par les soldats français, allemands et américains. Les galeries comportent des sculptures classées, réalisées par les soldats.
A Braye en Laonnois, toujours, obélisque du 27e et 67e bataillon de chasseurs alpins ;
A une dizaine kilomètre de notre point de départ, la RD 883 permet de découvrir le vestige des creutes de l’ancienne ferme de Malval, l’église Saint-Nicolas se dressant jadis dans le village de Crandelain-et-Malval, disparu pendant la guerre et l’abri souterrain de Colligis
La tombe d’un poilu de la 11e DI tombé en 1917 ;
La ferme de Malval, reconstruite en 1918;
A Pancy-Courtecon le chemin vicinal ordinaire n5 mène à la chapelle du village disparu de Courtecon, son église classée et un monument commémoratif;
A Cerny-en-Laonnois, cimetière militaire allemand de la Grande Guerre ;
La Chapelle Mémorial du Chemin des Dames, la lanterne des morts ainsi qu’une stèle de la 38e division d’infanterie;
Une Nécropole française et russe ;
A treize km environs, la RD 967 mène au British Cemetery et le cimetière militaire Churyard à Vendresse-Beaulne;
Toujours sur la RD18, le mémorial de Cerny et le Lac de l’Ailette;
A Vendresse-Beaulne, une stèle commémorative à la mémoire de Louis Astoul, du 70e Sénégalais ;
A Paissy, la RD 102 amène aux pelouses d’Ailles. A voir aussi dans les environs : les vestiges de l’ancien moulin à vent de la ferme de la Tour, la Creute-chapelle de Teilhard de Chardin…
A Oulches-la-Vallée-Foulon, les neuf statues de la Constellation de la Douleur du Mémorial aux tirailleurs sénégalais de Christian Lapie, et la stèle de la 164e DI. A voir également : le musée du chemin des Dames, nommé également « caverne du dragon » surplombé par la stèle de la 164ème division;
La stèle du 4e régiment de zouaves ;
A Bouconville-Vauclair, la RD 886 mène au crucifix de La Vallée-Foulon, hameau disparu ainsi qu’à Vauclerc-et-la-Vallée-Foulon, village disparu.
Plus loin, la plaque commémorative du 4ème régiment de zouaves
Monument en bronze en mémoire des soldats « Marie-Louise » et des « Bleuets »;
Une plaque commémorative de la 4 e division cuirassée sur l’ancienne mairie d’Hurtebise. Cette ferme présente un portail comportant sur chacun de ses piliers un boulet de canon tiré pendant la bataille de Craonne;
Plus loin, la Journette, sur la RD18CD mène au célèbre plateau de Californie;
Monument des Basques de la 36e division d’infanterie
Cimetière de Craonnelle ;
Une fortification recouverte d’herbe
La forêt domaniale de Vauclair
Au bout d’un chemin, le monument Napoléon avec sa statue de Napoléon Ier commémorant la bataille de Craonne 7 mars 1814 ;
A Craonne, sur la gauche, vue du Plateau des Casemates et du plateau de Californie ;
Devant l’entrée du chemin de la Laie de Californie, le monument « Ils n’ont pas choisi leur sépulture » du sculpteur Haïm Kern
Le belvédère du plateau de la Californie ;
Un monument du 18e régiment d’infanterie ;
Arboretum de Craonne. Non loin de là, église du vieux Craonne, village disparu pendant la Grande Guerre ;
A Berry au Bac, le monument des chars d’assaut ;
Une stèle à la mémoire de Joseph Adolphe Hirsch, lieutenant;
Non loin de là à Pontavert : la ferme du Temple et à la stèle de Guillaume Apollinaire;
Un monument au 8e et au 208e régiment d’infanterie. Ce monument marque la route qui mène à l’abbaye de Vauclair et au Réseau de tranchées de Bouconville-Vauclair ;
A Corbeny, la petite chapelle royale de la fontaine Saint Marcoult ;
Statue commémorative d’un poilu.
Les origines du chemin des Dames
Le chemin des Dames doit son nom aux Dames de France, filles de Louis XV au XVIIIème siècle qui ont emprunté ce petit chemin alors étroit et peu carrossable au XVIIIème siècle pour aller au château de La Bove où vivait l’une des maîtresses du roi.
Ce chemin sera également célèbre pour les batailles qui y furent menées durant l’histoire. Déjà durant la guerre des Gaules, les alentours connurent de multiples combats.
Notons également la bataille de Craonne menée par Napoléon 1er et ses « Marie Louise » (jeunes soldats) en 1814 où ceux-ci battirent les russes et les prussiens.
Il y eut bien sûr ensuite, de nombreuses batailles autour de Craonne durant la première guerre mondiale, mais également au cours de la seconde.
Durant la guerre 14-18, le chemin des Dames connait la première bataille de l’Aisne (d’août à septembre 2014), la seconde ou l’offensive Nivelle (avril à juin 1917) surnommée communément « Bataille du chemin des Dames » et enfin, la troisième bataille de l’Aisne (en 1918).
La rabotte ou rabote picarde est un dessert à base de pomme servi traditionnellement en Picardie. L’histoire et les origines de la rabotte picarde sont inconnues.
En résumé, la rabotte de Picardie est une pomme évidée fourrée avec du sucre, de la cannelle et du beurre, le tout recouvert de pâte feuilletée. L’ensemble est cuit au four.
Il s’agit donc d’une pomme au four améliorée, tout en étant une recette très simple à réaliser !
La recette de la rabote
Pour deux personnes, vous aurez besoin de deux belles pommes, d’une pâte feuilletée, de beurre, de sucre, de cassonade, de la cannelle en poudre et de deux jaunes d’œuf.
Dans un premier temps, pelez et évidez les deux pommes et disposez-les sur deux carrés de pâte feuilletée de 15 cm de côté environ (de quoi recouvrir totalement la pomme).
Placez dans le trou de chaque pomme une noisette de beurre, la cassonade et deux pincées de cannelle en poudre.
Emballez la pomme dans la pâte. Dorez chaque pomme au pinceau à l’aide d’un jaune d’œuf, et enfournez le tout pendant 35 minutes à 180°C.
Le macaron d’Amiens est une friandise amiénoise introduite dès le XVIème siècle par Catherine de Medicis.
Spécialité de la cité picarde, le macaron connait toujours un franc succès. Il a en outre obtenu en 1992 le grand prix de la meilleure spécialité régionale au salon international de la confiserie Intersuc de Paris.
Il se déguste à toute occasion de la journée, mais principalement au moment du thé ou du café. Beaucoup le mangent nature, d’autres n’hésitent pas à le tartiner de confiture, de gelée et de pâte au chocolat.
Les macarons d’Amiens c: www.europealacarte.co.uk/blog/ – Esprit Picardie
Le macaron d’Amiens, un macaron pas comme les autres
Les macarons d’Amiens ne ressemblent en rien aux macarons traditionnels composés de meringue. Les macarons d’Amiens sont plutôt semblables à des amaretti italiens, biscuits moelleux au bon goût d’amandes. En effet, interviennent dans la recette du macaron d’Amiens les ingrédients suivants : sucre, miel, amande valencias, huile d’amandes douces et amères, farine, blancs d’œufs…
Cette spécialité est confectionnée et vendue par plusieurs confiseries et Maisons amiénoises, dont la célèbre Maison Trogneux vendant plus de deux millions de macarons chaque année !
Recette du macaron d’Amiens
Comment préparer soi-même des macarons à la façon amiénoise ?
Ingrédients pour une vingtaine de macarons :
240 g de poudre d’amandes
200 g de sucre
1 cuillère à soupe de miel
2 blancs d’oeufs
1 jaune d’oeuf
1 cuillère à soupe de gelée/confiture d’abricot
Vanille liquide
1 cuillère à café d’extrait d’amandes amères
1 cuillère à café d’extrait d’amandes douces.
La préparation des macarons d’Amiens
Dans un saladier, mélangez le sucre et la poudre d’amande. Pilez le tout ou utilisez un mixeur. Ajoutez quelques gouttes d’extrait de vanille, la cuillère de miel. Mélangez et pilez le tout en y incorporant des blancs d’œufs montés en neige et le jaune d’œufs. Mélangez toujours. Cela doit former une espèce de pâte.
Ajoutez l’extrait d’amande douce et amère, ainsi que la cuillère de gelée d’abricot. Mélangez et pétrissez à nouveau.
Laissez ensuite reposer la pâte au frigo une demi-journée.
Sortez ensuite la pâte du frigo. Vous lui donnerez une forme de cylindre/rouleau de 4 cm de diamètre environ, que vous découperez en tranche de plus ou moins 2cm de large.
Placez les macarons dans un plat beurré pouvant passer au four ou sur un papier sulfurisé, badigeonnez les de jaune d’œuf au pinceau.
Cuire une vingtaine de minutes au four, à 180° environ. Les macarons doivent être dorés et prendre l’apparence de petits sablés bretons.
Une réderie, qu’est-ce donc ? Ce terme très employé en Picardie, désigne une brocante, un vide grenier… Bref, une braderie !
D’où proviendrait ce nom ? Les origines sont floues et prêtent au débat. Selon René Debrie (1975), le verbe réder, en patois picard, signifierait « travailler à des rien avec minutie ». Cela pourrait être l’équivalent du terme « bricoler » en français courant.
La réderie serait donc une vente « de bricoles ». Le terme rédeu, tout comme le « bradeux du Nord », désignerait le brocanteur ou le bricoleur.
Par extension, le qualificatif « réderie » peut servir à désigner le peu de valeur d’une chose : « Un fauteuil ed’réderie », ou la foire, le bazar « Qué réderie ichi ! « (Quelle foire ici !)
Selon d’autres sources, réder signifierait « faire collection de ». Un rédeux serait donc un collectionneur. Cela proviendrait du vieux français reiderie signifiant « rêver », « délire», « extravagance ».
Les grandes réderies de Picardie
La réderie d’Amiens
La Grande réderie d’Amiens se tient deux fois par an au sein de la capitale de la Picardie. En effet, il s’en tient une le dernier dimanche d’avril et le dernier dimanche d’octobre. Chaque édition rassemble plus de 100000 visiteurs, ce qui fait de la réderie d’Amiens la seconde plus grande brocante de France, derrière la braderie de Lille, bien sûr.
Cette dernière, rassemblant près de 2 millions de visiteurs sur deux jours et comportant une centaine de kilomètres d’étals, elle constitue la plus grande d’Europe !
Notons que la réderie d’Amiens ne s’apparente pas à une tradition très ancienne. Le premier « marché aux réderies » se serait tenu à Amiens en 1909.
Des réderies partout dans les villages
Au retour du printemps et des beaux jours jusqu’en automne, il se tient un peu partout en Picardie, dans les villes et villages de la Somme, de l’Aisne et de l’Oise, de nombreuses réderies. Celles-ci font le bonheur des rédeux ainsi que des chineurs.
Attention, un rédeu ne se confond pas avec un marchand professionnel. Il en est de même pour les bradeux de Lille !
La première moules-frites aurait été servie en 1875 sur un champ de foire à Liège !
De ce fait, la moules-frites est un plat traditionnel en Belgique mais aussi dans le nord de la France. Comme son nom l’indique, ce mets est composé de moules cuites (environ 1 litre/kg par personne) accompagnées de frites. Ce plat s’accompagne également généralement d’un vin blanc sec ou d’une bonne bière artisanale.
La moules-frites est également le plat emblématique de la célèbre braderie de Lille où environ 500 tonnes de moules et 30 tonnes de frites sont consommées chaque année ! La tradition veut que les restaurateurs se lancent dans un concours de tas de coquilles de moules, s’empilant sur la chaussée, devant le restaurant.
Moules frites – c: Martin Burns – Flickr
Comment préparer les moules ?
Dans un premier temps, il est nécessaire de les nettoyer et de les rincer afin d’éviter d’avoir des moules trop salées ou gorgées de sable. Vous devrez également au préalable trier les moules. Vous ne garderez que les belles moules fermées. Les moules ébréchées ou ouverte peuvent contenir des moules mortes ou malades…
Vous retirerez également avant le rinçage la barbe ou le byssus des moules avant de les plonger 30 minutes dans un bain d’eau où elles auront le temps d’exfiltrer les impuretés et le sable.
Ensuite, avec une brosse ou un couteau, vous gratterez les impuretés les plus tenaces sur les coquilles. Rincez le tout sous l’eau du robinet et replongez une nouvelle bassine d’eau douce (propre !). Séchez-les… Les moules sont prêtes pour la cuisson.
La méthode classique pour cuire les moules.
Pour cuire les moules de manière classique, il vous faudra pour 4 litres de moules (4 personnes), 3 beaux oignons, 2 branches de céleri, du vin blanc sec (30cl), du sel, du poivre.
Vous couperez fin vos oignons ainsi que votre céleri.
Au fond d’une marmite beurrée, faites brunir légèrement les oignons. Ajouter les moules, le céleri, un peu de sel, du poivre, le vin blanc. Vous pouvez également ajouter une échalote coupée fin et quelques feuilles de laurier. Laissez cuire le tout à feu vif entre 5 à 10 minutes. Toutes les moules doivent s’ouvrir. N’hésitez pas à remuer de temps en temps la marmite afin de répartir les moules et n’attendez pas au-delà de 10 minutes. Les moules pourraient alors être trop cuites et dures. A cette étape, les moules restant fermées sont avariées et peuvent être jetées.
Servez les moules idéalement dans des petites marmites prévues à cet effet en y incorporant le jus, accompagnées d’une bonne assiette de frites !
Un bon plat de moules
De nombreuses recettes de moules frite
N’hésitez pas à varier les plaisir ! La moule s’accommode avec quasiment tout et c’est pourquoi il existe de nombreuses recettes différentes que vous retrouverez sur ce site ou ailleurs sur Internet. Parmi les recettes les plus populaires, nous pouvons citer :
Les moules marinières persillées (ajoutez du persil dans la précédente recette)
Les moules marinières à la crème
Les moules marinières au Maroilles
Les moules au roquefort
Les moules à la bière
Les moules au curry
…
La moule de Bouchot
Qu’appelle-t-on un bouchot ? Un bouchot est un support permettant d’élever des coquillages et plus particulièrement les moules. Ces supports sont des pieux de bois (chêne ou châtaigner) disposant encore de leur écorce, et enfoncés dans le sable. Ces pieux sont presque totalement recouverts à l’occasion des marées. Ces pieux retiennent les coquillages et permettant leur épanouissement.
Les origines du bouchot
Les origines de ce mode d’élevage sont relativement floues. Une légende raconterait que cette méthode fut inventée par un irlandais échoué en baie d’Aiguillon au Moyen Age. Grâce aux pieux soutenant des filets, celui-ci souhaitait attraper des oiseaux mais eut beaucoup plus de chance avec les coquillages. Le nom « bouchot » viendrait donc de cette méthode appelée « Bout Choat » en anglais.
D’autres expliquent l’apparition de cette technique au sein du marais Poitevin où l’on souhaitait capturer l’anguille à l’aide de pieux et de filets. Ces pièges « bouchaient » littéralement les cours d’eau.
Les principaux lieux d’élevage
On cultive la moule de Bouchot un peu partout sur le littoral ouest français. Toutefois, les plus grands « centres » de production demeurent la baie de l’Aiguillon et la baie du Mont Saint-Michel.
Dans la Manche et principalement en baie de Somme, plus de 2000 tonnes sont produites chaque année.
La pêche aux moules dans le nord
Durant les « mois en r », beaucoup se lancent dans la cueillette de moules sur le littoral de la côte d’Opale. Toutefois, si vous avez envie de vous lancer dans une telle expédition, attention de cueillir dans les lieux appropriés et pensez à observer les réglementations en vigueur. Il existe en effet des zones interdites, une réglementation sur la taille des moules et le quota par pêcheur à emporter… Il est donc nécessaire de se renseigner et consulter régulièrement les arrêtés, sous peine de poursuites. Prêtez également attention aux marées !