La ficelle picarde, un plat typique amiénois ! 

La ficelle picarde, comme son nom l’indique, est un mets régional typique de Picardie, qui se déguste en entrée seule ou en plat de résistance accompagnée d’une salade. Il s’agit d’une crêpe spéciale fourrée à la crème, au jambon et aux champignons, cuite au four.

Découvrez ci-après l’histoire de la ficelle picarde ainsi que l’une des recettes de la ficelle picarde traditionnelle. Il ne s’agit toutefois pas de la recette originale, jalousement gardée par la confrérie de la ficelle picarde !



Il existe de ce fait de nombreuses déclinaisons de la ficelle traditionnelle, employant divers ingrédients s’ajoutant aux  ingrédients habituels. Chaque famille picarde y a un jour ajouté sa « patte ». Les plus grands chefs ont également revisité ce mets Amiénois…

Histoire de la ficelle picarde

La ficelle picarde est née à Amiens, à l’occasion d’une foire des expositions durant les années 50. Le chef amiénois Marcel Lefebvre élabora ce plat afin de bluffer la table des notables locaux, déjeunant ensemble durant les festivités. Pour ce faire, il revisita une recette typiquement française issue des secrets de la Varenne, chef cuisinier de Louis XIV qui inventa au XVIIème siècle la « Duxelles de champignons ».

Une ficelle Picarde accompagnée de frites – c: Martin Stone – Flickr

La recette traditionnelle de la ficelle picarde

La recette originale contiendrait une pâte à crêpe traditionnelle réalisée à base de farine, d’œuf et de lait,  ainsi qu’une garniture mêlant divers ingrédients, tels que les champignons et le jambon, bien-sûr, mais aussi des échalotes, du gruyère, de la crème fraiche et du vin blanc. Le tout est cuit au four et est présenté dans un ramequin oblong typique, préalablement beurré.En tout état de cause, la béchamel est exclue de la vraie recette !

Comment préparer la ficelle picarde : la recette pour 4 personnes :

Les ingrédients de la ficelle picarde :

  • 120 g de farine de blé
  • 2 œufs
  • 60 g de beurre
  • 30 cl de lait
  • 140 g de crème fraiche épaisse
  • 300 g de champignons de Paris frais
  • 200 g d’échalotes
  • 120 g d’emmental râpé
  • 4 tranches de jambon blanc
  • 15 cl de vin blanc sec
  • Sel : une pincée, au juger.

Préparation de la ficelle picarde

Dans un premier temps, avec la farine, le lait et les œufs, réalisez la pâte à crêpes, puis, à l’aide d’une crêpière, réalisez des crêpes fines de 15 à 20 cm de diamètre.

Réalisez une duxelles en faisant revenir dans une poêle beurrée les champignons coupés très fins, mêlés à un haché d’échalotes et le vin blanc. Remuez jusqu’à l’évaporation totale du vin blanc. Ajoutez une pincée de sel.



Sur chaque crêpe disposée dans un plat beurré allant au four, placez une tranche de jambon, ajoutez la duxelles en suivant la tranche de jambon en son centre pour la répartir équitablement.

Repliez et roulez la crêpe, disposez sur le dessus deux cuillères à soupe de crème fraiche et saupoudrez généreusement de gruyère râpé.

Passez le tout au four une bonne dizaine de minutes en surveillant la cuisson. La crêpe doit être légèrement dorée et frémissante quand elle rejoint son ravier beurré traditionnel pour être servie.

Les haricots blancs, spécialité de Soissons

Si la ville de Soissons est connue de tous pour son vase brisé, la commune l’est également pour l’une de ses spécialités : le haricot de Soissons.

Le haricot de Soissons est cultivé dès le XVIIIème siècle entre les pieds de vignes des vignobles de l’Aisne et, bien sûr, du Soissonnais. Cela permettait d’optimiser l’espace tout en bénéficiant de revenus supplémentaires, essentiels aux paysannes victimes de la chute du commerce du vin picard. Les vins de midi étaient alors de plus en plus prisés et faisaient concurrence.




Il existe deux types d’haricots de Soissons : le vert, semblable à un flageolet, et le blanc – ivoire, de taille considérable, que l’on extrait de cosses pouvant mesurer jusqu’à 25 cm de long. Ce haricot présente une peau fine et une chair fournie et savoureuse. Cultivé en mai, il peut grimper à plus de 2 m de haut le long d’un tuteur. La récolte s’effectue bien souvent en octobre.

haricots blancs de Flandre, un peu plus petits que les haricots de Soissons

Une volonté de préserver ce patrimoine

Au vingtième siècle, le haricot soissonnais est peu à peu oublié. Ce serait sans compter la volonté des habitants de relancer cette tradition et ce produit en créant une association de producteurs visant l’obtention de l’AOC ainsi qu’une confrérie du haricot de Soissons.

De plus, la ville de Soissons organise une fête populaire dédiée à son haricot chaque dernier week-end de septembre.

Les légendes et le haricot de Soissons

Il existe en vérité deux légendes entourant la naissance du haricot de Soissons : la première raconte que le guetteur, perché en haut de la tour de la cathédrale, tuait le temps en faisant un peu de jardinage et en cultivant des haricots. Ceux-ci coururent bien vite le long des pierres de la cathédrale Notre-Dame, la magnifiant d’un manteau verdoyant. Ce guetteur avait pour habitude de dire : « Dieu créa la fleur et lui dit : sois rose ! Il créa le haricot et lui dit : Sois Son et vas en paix ». Cette petite phrase devint une formule très populaire dans le Soissonais.

La seconde légende raconte que jadis, une épidémie de peste obligea les soissonnais à s’enfuir de la ville. Sur la route, ceux-ci perdirent des graines de haricot, qui germèrent. Cette maladresse donna lieu à une récolte miraculeuse au retour des habitants de Soissons. Grâce à ces haricots, les soissonnais ont évité une famine certaine.

Les recettes à base de haricots de Soissons

Il existe une multitude de façons de déguster le gros haricot de Soissons : la manière classique demeure la recette du ragoût, accompagné de viande de mouton. Ils sont également utilisés dans la recette traditionnelle servie dans les restaurants de Soissons, en Soissoulais… Ou en cassoulet à la mode picarde !

Certains le dégustent froid en salade, chaud en velouté (crème à la soissonnaise), en purée, ou mariné façon olive en guise de tapas à l’apéritif… Ce haricot se marie également très bien avec le poisson.



Des vignobles et du champagne en Picardie (Hauts de France)

Eh oui, il n’y a pas qu’en Champagne que l’on fabrique du champagne ! En Picardie aussi, et plus particulièrement dans le sud de l’Aisne.

En effet, l’arrondissement de Château-Thierry assure près de 10 % de la production d’AOC champagne ! Le saviez-vous ?



Ainsi, au sein des cantons du sud de l’Aisne à proximité de la vallée de la Marne, vous rencontrerez de charmants petits villages picards dotés d’un riche patrimoine, mais également de vignobles réputés ! C’est ici que commence la route du champagne. Certains viticulteurs ouvrent même leur cave aux visiteurs et permettent des dégustations. Huuummm ! Mais avec modération !

Histoire du vin en Picardie

L’histoire du vin picard remonte à très loin ! Certaines fouilles archéologiques ont dévoilé des puits à amphores datant de l’Antiquité, c’est dire ! Pourtant, les documents officiels aujourd’hui en notre possession n’attestent la culture de la vigne que depuis le début du Moyen Âge, au VIIème siècle. Ce vin était alors fabriqué par les moines pour la pratique du culte catholique, mais aussi pour la revente. Cet artisanat se perpétua jusqu’au XVème siècle. Inutile de spécifier qu’avec les techniques ancestrales employées, les vignerons ne pouvaient pas se targuer d’avoir un vin aussi fin que celui d’aujourd’hui ! On disait en effet à l’époque que le vin picard était parfois aigre « et donnait des coliques » ! Appétissant, non ?



A partir du XVIème siècle, le commerce décline. Au fur et à mesure que le monde se modernise, les produits sont plus vite acheminés et il devient plus facile d’obtenir des vins du sud de la France, de meilleure qualité.

A la fin du XIXème siècle et début XXème, les vignes sont saccagées par la phylloxera, puis par les bombardements de la Grande Guerre. La Picardie et son champagne eurent du mal à se relever.

Ce ne sera qu’à la fin du XXème et le début du XXIème siècle que les vignobles commencent à repeupler les 39 villes (+ une en 2009) bénéficiant de l’AOC champagne. Ce vin, qui n’a plus rien à voir avec la piquette d’antan, arrose désormais les meilleures tables.

Désormais, au sein des vignobles communaux, privés ou associatifs, nous trouvons divers cépages, tels que le pinot noir, le chardonnay, le Pinot Meunier…

Aujourd’hui, quelques éléments de patrimoine culturels et physique témoignent de cette tradition vinicole picarde. Notons notamment les représentations de vendangeurs sur la façade de Hôtel de ville de Saint Quentin ou les grappes de raisin particulièrement présentes dans la décoration de façade de l’hôtel de ville de Noyon.

En matière de toponymie, certaines communes picardes portent un nom assez évocateur : Vignemont, Vignacourt …

Les musées du vin picard

A Trélou-sur-Marne et à Fossoy, deux viticulteurs ont consacré chacun un musée dédié à la viticulture où sont exposés les outils familiaux et où ils témoignent de leur art.

  • Le musée de la vigne de Trelou-sur-Marne face à l’église, créé par Frank Meteyer ;
  • Le musée de la vigne et du vin de Fossoy – « Le Varocien ». Ouvert sur Rendez-vous, ce musée est aménagé dans une exploitation familiale.

800 producteurs de vins picards

On trouve notamment de petits vignobles à Coucy-le-Château, Septmonts, Acy, Trélou dans l’Aisne et aux alentours… Au total, plus de 800 producteurs dans l’Aisne se partagent 3000 hectares de vignobles. Les conditions géologiques et climatiques sont très favorables à l’obtention d’un produit de qualité.



Notons également que la Picardie participe à la vitiviniculture française en produisant du sucre de betterave. Ce produit naturel est utilisé à l’occasion du processus de chaptalisation.

Amiens, capitale historique et touristique de la Picardie (Région Hauts de France)

Amiens, préfecture du département de la Somme, constitue la ville la plus importante de Picardie au regard du nombre d’habitants (135 000) ainsi que la première ville de France en nombre d’inscriptions au patrimoine de l’UNESCO ! Amiens a perdu son statut de « capitale de région » en raison de la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie (devenant Hauts-de-France) mais ne demeure pas moins la capitale historique de la région culturelle de la Picardie.



Cette posture de capitale, Amiens la doit à ses nombreuses richesses  naturelles et culturelles propices au tourisme : sa cathédrale, joyau d’Art gothique, ses hortillonnages, son riche patrimoine, ses quartiers anciens et pittoresques. Cette ville d’art et d’histoire (devenu Pays d’Art et d’Histoire en 2013) est par ailleurs située non loin de la baie de Somme… L’une des plus belles baies du monde !

Découvrons sans plus attendre l’histoire d’Amiens, ses monuments, son patrimoine, ses destinations touristiques ainsi que les fameux hortillonnages!

Intérieur de la cathédrale d’Amiens

Histoire d’Amiens

Amiens n’a pas volé son statut de capitale historique de la Picardie. Les fouilles archéologiques attestent son importance depuis bien des milliers d’années ! En effet, c’est à Amiens que s’est établi l’une des plus anciennes civilisations : l’Acheuléen dont le quartier de Saint-Acheul a hérité le nom. En 1853, des « haches taillées », sont en effet retrouvées à Amiens. Cette découverte incroyable a déchaîné les passions de nombreux chercheurs du monde entier. Le succès international de Saint-Acheul donnera même naissance à un trafic de faux silex taillés qui s’écoulaient à prix d’or comme des petits pains !

Désormais, le jardin archéologique de Saint-Acheul et ses carrières classées monument historique sont ouverts au public.  D’autres fouilles archéologiques ont mis à jour d’autres vestiges des ères paléolithiques, Mésolithiques, Néolithiques…Ces recherches ont également abouti à la découverte d’un forum, de thermes et d’un amphithéatre dont les proportions suggèrent qu’Amiens présentait durant l’Antiquité d’une population supérieure à celle de Londres à l’époque et de Lutèce (Paris).

Au début du Moyen Age, Amiens n’échappe pas aux invasions des normands qui réussirent à prendre la ville en 882. Longtemps placée sous le duché bourguignon, Amiens sera acquise par Louis XI et rejoindra ainsi la  couronne de France en 1477.

Entre temps, au XIIème et XIIIème siècle, la ville fit florès grâce à une teinture spéciale contribuant toujours à sa renommée : le bleu d’Amiens. La vente de cette plante tinctoriale contribua, en partie, au financement de la cathédrale d’Amiens !




Durant l’époque dite moderne, succédant au Moyen Age, la ville subit de nouveau un siège. Les ennemis sont alors les espagnols et ceux-ci réussirent à tromper la vigilance des habitants d’Amiens grâce à une technique assimilable au cheval de Troyes. En effet, le 11 mars 1597, deux espagnols déguisés en paysans proposent des victuailles aux amiénois affamés, qui, n’écoutant que leur estomac, ouvrirent les portes de la ville… C’est alors que les espagnoles attaquèrent par surprise. Après 6 mois de siège et de lutte, Henri IV, roi de France, lança une offensive et récupéra la ville.

Plus tard, au XVIIIème et XIXème siècle, Amiens profite des révolutions industrielles et se forge une réputation certaine dans le textile. La ville se modernise et organise le démantèlement de ses remparts pour s’étendre. On aspire donc à la paix…. Pas pour longtemps car la ville sera occupée durant la guerre franco-prussienne.

A la fin du XIXème siècle, retour à l’accalmie. La ville augmente considérablement son nombre d’habitants, le commerce est prospère, de nouvelles enseignes historiques voient le jour dans ses quartiers tels que Devred. A la fin de la Belle Epoque, qui pouvait imaginer que la guerre ferait de nouveau rage et prendrait des proportions mondiales ?

Durant les deux guerres mondiales, Amiens sera un terrain de batailles et connaîtra de nombreux bombardements. A la fin de la seconde guerre mondiale, la cité sera détruite à près de 60% ! Heureusement, une grande partie de son patrimoine, dont la cathédrale, fut préservée.

Ancienne photographie aérienne d’Amiens

Monuments d’Amiens, patrimoine à visiter et découvrir

Amiens rassemble 53 monuments protégés au titre des monuments historiques, des centaines d’objets protégés et 126 lieux et monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel ! Découvrons ci-après une sélection des incontournables d’Amiens en matière de monuments civils, religieux, militaires et de patrimoine naturel.

La cathédrale d’Amiens

Quand on parle d’Amiens, la première chose qui nous vient à l’esprit est sa cathédrale. Ce joyau d’art gothique est la plus vaste cathédrale du monde et le plus grand édifice religieux médiéval du pays !

Cette cathédrale date du XIIIème siècle et fut en partie financée par la vente de plantes tinctoriales, le fameux bleu d’Amiens. Elle fut construite à l’emplacement d’une ancienne église romane. Le projet était ambitieux ! Avec ses 145 mètres de long, sa flèche culminant à 112 mètres, ses 200 000 m3 de volume intérieur, il paraîtrait que l’édifice pourrait contenir deux Notre-Dame de Paris !

La Cathedrale d’Amiens – NatalieMaynor – Flickr

Ce bijou de pierres richement décoré (plus de 3000 statues en façade) a été reconnu par l’UNESCO en qualité de chef-d’œuvre du patrimoine mondial.



Le beffroi d’Amiens

Lui-même inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le beffroi d’Amiens date du Moyen Age (XVème siècle). Comme bon nombre de beffroi, ce dernier symbolisait l’indépendance de la commune et servait à y faire le guet. L’intérieur du bâtiment servit, tout au long de son histoire de salle de réunion, de salle d’archives, de prisons… Notons qu’il existait déjà à la fin du XIIème et début XIIIème un beffroi primitif qui fut victime d’incendies. Le beffroi actuel reprend les bases de la version XVème ainsi que les modifications apportées en 1789. Son dôme périt à l’occasion des bombardements de 1940. Fort heureusement, une campagne de restauration amorcée à la fin des années 80 rendit à ce monument amiénois de 52m de haut, son lustre d’antan.

La Maison Jules Verne

A l’angle de la rue Charles Dubois et du Boulevard Longueville, à Amiens, une maison détient une particularité… Celle-ci a été louée par Jules Verne et son épouse de 1882 à 1900. Aujourd’hui labellisée Maisons des Illustres par le Ministère de la Culture, cette demeure fut restaurée en 2006 pour y accueillir un musée consacré à l’auteur. Elle rassemble plus de 700 objets d’époque, familiers à Jules Verne.

Le cirque Jules Verne

Ce cirque en dur, œuvre de l’architecte Emile Ricquier, est construit en briques de pays le tout soutenu par une structure en fonte. Il s’agit d’un polygone de 16 cotés pour 44 mètres de large, intégrant des machines à vapeur pour l’éclairage, des loges, une buvette…

Pourquoi le « cirque Jules Verne » ? Car l’auteur, un temps amiénois, était en charge des travaux de la ville et supervisa les travaux en 1888 !

Ce chef d’œuvre de l’ère industrielle est toujours utilisé à des fins de spectacles et d’art de rue.

La tour Perret

En face de la gare du nord à Amiens, une tour de 104 mètres de haut interpelle : il s’agit de la tour Perret (du nom de son architecte Auguste Perret). Construite après-guerre, entre 1949 et 1952, il fut longtemps le gratte-ciel le plus élevé d’Europe !

La tour Perret est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1975.

Amiens – ines s. – Flickr

L’église Saint-Leu

Dans le quartier typique amiénois de Saint-Leu s’élève l’église de Saint-Leu, monument religieux du XVème siècle, à trois nefs.

Le Jardin archéologique de Saint-Acheul

Ce jardin archéologique témoigne de la présence humaine dans la vallée de la Somme il y a près de 450 000 ans (paléolithique).

Le zoo d’Amiens Métropole

Ouvert en mai 1952 à des fins de divertissement du public, le zoo détient également depuis une fonction de conservation, de recherche et d’éducation. Le parc zoologique d’Amiens rassemble plus de 300 animaux de 75 espèces différentes, issues du monde entier.

Les hortillonnages d’Amiens

Ce que l’on aime également à Amiens, ce sont ses hortillonnages, marais situé quasi au cœur de la ville et creusé il y a des siècles par la main de l’homme. Cet espace naturel de 300 hectares est constitué de pièces de terre et de rivières sur lesquelles les hortillons (maraîchers) jadis, circulaient en barques traditionnelles. En raison de leurs formes particulières favorisant les accostages, ces embarcations traditionnelles pouvaient prendre le nom de « barques à cornet » ou « plate des hortillonnages ».

Les hortillonnages sont ouverts aux visiteurs souhaitant découvrir le milieu en barque.  C’est au port d’Amont, au pied de la cathédrale que chacun peut profiter du marché sur l’eau hebdomadaire.

Les hortillonages vus du cielLes hortillonnages d’Amiens – crédit: Photos aériennes Bocquet

Les parcs et jardins d’Amiens

Outre le parc zoologique et l’espace naturel des hortillonnages, Amiens présente près de 25 parcs, squares et jardins divers, dont le jardin des plantes, le parc de l’évêché d’Amiens, le parc du Grand Marais, le parc Saint-Pierre…


De nombreux éléments de patrimoine classé

Etablir la liste exhaustive des monuments d’Amiens serait une bien lourde tâche ! La cité picarde présente en effet des dizaines d’églises et de bâtiments religieux, ainsi que du patrimoine civil d’intérêt à foison : hôtel de ville, hôtels particuliers, quartiers classés, le palais de justice, le couvent des sœurs grises… Autant de patrimoine reflétant divers types d’architecture (classique, néoclassique, gothique, néogothique, Art nouveau, art déco…) et plusieurs époques différentes retraçant l’histoire de la ville.

Les musées d’Amiens

Outre la célèbre maison de Jules Verne, Amiens comporte plusieurs lieux culturels et musées présentant un intérêt certain. Nous pouvons citer, entre autres, le fonds régional d’art contemporain de Picardie, la Maison de la culture d’Amiens, le Musée de Picardie (L’un des premiers musées français que bon nombre surnomment « le petit Louvre de province »), le musée de l’hôtel de Berny (musée d’art et d’histoire régionale)….

Amiens, capitale culturelle

Il ne serait pas exagéré de qualifier ainsi la capitale de la Picardie ! Avec ses nombreuses salles de spectacle, ses théâtres, ses cinémas, Amiens est sans conteste une ville ouverte à la culture.

La ville présente également chaque année un programme étoffé de manifestations culturelles et folkloriques. Citons, entre autres, la grande réderie de printemps (comprenez « braderie ») en avril, le Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens en juin, la grande réderie d’automne en octobre, le spectacle sons et lumières « Cathédrale en couleur » en été et en hiver, le Festival international du film d’Amiens en novembre…




L’un des plus grands musées d’histoire naturelle de France

Le Musée d’Histoire Naturelle de Lille est l’un des principaux musées de province ainsi qu’un fleuron touristique de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (Hauts-de-France). Abrité dans un bâtiment datant de la fin du XIXème siècle, il propose un véritable voyage au travers le monde et les époques ainsi que de nombreuses découvertes sur la nature nous entourant.




Découvrons ci-après l’histoire du musée, ses collections et leurs origines (zoologie, ethnographie, géologie, sciences industrielles).

L’histoire du musée d’histoire naturelle de Lille

Ce musée fut créé en 1816 par la Société des Sciences, de l’Agriculture et des Arts de Lille, société savante lilloise. Celle-ci avait déjà acquis une petite collection à l’époque et souhaitait fonder un petit musée.

Le premier musée, conçu en 1816 et inauguré en 1822, était au départ installé dans l’ancien hôtel de ville de Lille (palais Rihour). Il avait alors un but d’éducation publique. En 1855 l’ensemble du fond est donné à la mairie puis transféré à la nouvelle faculté des sciences fraîchement inaugurée.

Les collections s’accumulant, celles-ci sont moins de 50 ans après acheminées vers un tout nouveau bâtiment, celui de l’université issue de la fusion de la faculté des sciences et de l’Université de lettres et de droit. Le musée prend donc depuis 1896 ses quartiers rue de Bruxelles, dans le quartier universitaire historique de Lille.

Malgré l’intensité des combats sur la région et les multiples bombardements, le musée fut plutôt épargné par les deux guerres mondiales. Notons tout de même l’occupation allemande des lieux en 1942 et le pillage de nombreux animaux empaillés qui servirent à décorer des pièces jouées à l’opéra pour les soldats allemands.

Aujourd’hui, et ce depuis une politique active amorcée durant les années 80, le musée ne cesse de proposer des expositions et animations. Il rayonne désormais partout sur la France et au-delà des frontières.

Musée d’histoire naturelle de Lille – Olivier Duquesne – Flickr

Les collections du musée d’histoire naturelle de Lille

Le musée d’histoire naturelle de Lille comprend 4 grandes collections, dont la collection zoologique, la collection géologique, la collection ethnographique et la collection sciences et techniques. Malgré les dommages engendrés par les deux guerres mondiales, le musée n’a pas réellement souffert et a pu, durant son histoire, augmenter la taille de toutes ses collections grâce aux donations diverses et acquisitions, ainsi que le rassemblement de divers fond provenant d’anciens musées lillois : le musée zoologique, le musée Gosselet, le musée houiller, le musée industriel et commercial et le musée Moillet.

La collection zoologique du musée d’histoire naturelle de Lille

La collection zoologique du musée d’histoire naturelle de Lille se compose de près de 210 000  spécimens dont environ un millier de reptiles, poissons et batraciens, 1500 mammifères, 15 000 oiseaux, 5000 coquillages, 100 000 insectes…




Il s’agit principalement des collections initiales regroupées par la société savante entre 1802 et 1850 ainsi que les collections offertes par les naturalistes Degland et Vilmarest. Le fond compte également de nombreuses donations de particuliers ainsi que des échanges avec des parcs zoologiques pour ce qui concerne les espèces éteintes (grand pingouin, loups, oiseaux…) témoignant du danger planant sur la biodiversité.

Musée d’Histoire naturelle de Lille – Olivier Duquesne – Flickr

La collection géologique du musée d’histoire naturelle de Lille

La collection géologique du musée d’histoire naturelle de Lille se compose d’environ environ 200 000 échantillons paléontologiques et minéraux dont des pièces uniques au monde. La plupart proviennent du nord de la France et des pays voisins tels que la Belgique et le sud de l’île britannique.

Ces échantillons de roches, de fossiles et de minéraux servent toujours de référence au niveau international. Ceux-ci ont été collectés et classés durant 40 ans par Gosselet et ses élèves ainsi que par la société géologique du Nord.

Les collections houillères, quant à elles, ont été principalement rassemblées par Charles Barrois à l’occasion de l’exploration du bassin minier. Il s’agit principalement de fossiles miniers, végétaux et animaux de l’époque houillère.

Ces collections présentent l’évolution sur terre et une galerie s’attarde principalement sur celle-ci en décomposant les échantillons en 5 espaces relatifs à diverses époques et systèmes géologiques : le Dévonien, le Jurassique, le Crétacé, l’Eocène, et le Quaternaire.

Notons également la présence de roches extra planétaires (météorites).

La collection ethnographique du musée d’histoire naturelle de Lille

La collection ethnographique du musée d’histoire naturelle de Lille se compose  de 15 000 échantillons dont 5 360 objets anciens exceptionnels relatifs aux civilisations africaines, asiatiques, amérindiennes et océaniennes. Ces échantillons proviennent en partie des collections de Charles Phalempin ou du Général Faidherbe, de donations de collectionneurs divers et d’acquisitions de la part du musée. Une partie de ces collections provient également du Musée Moillet consacrées à l’ethnographie extra-européenne conservée à l’époque au Palais des Beaux-Arts. Cet ancien musée créé en 1851 résultait d’une donation d’Alphonse Moillet, riche amateur d’ethnographie du XIXème siècle ayant rassemblé des pièces en provenance du monde entier.

La collection sciences et techniques du musée d’histoire naturelle de Lille

La collection « sciences et techniques » du musée d’histoire naturelle de Lille comprend près de 40 000 échantillons et de 20 000 ouvrages provenant en grande partie de l’ancien Musée industriel et commercial et le musée colonial et agricole. Cette collection, tout comme celle relative à l’ethnographie ne sortent des réserves qu’à l’occasion d’expositions temporaires.

Egyptologie

Le musée d’histoire naturelle de Lille abrite également un petit fond relatif à l’égyptologie dont cinq momies ainsi qu’une tête momifiée égyptienne.

Un musée d’histoire naturelle animé !

Le musée d’histoire naturelle de Lille organise régulièrement des conférences, des expositions thématiques temporaires, des visites guidées thématiques, des animations ludiques pour les familles, des cours de dessins naturalistes.




Musée d’histoire naturelle de Lille – 19 Rue de Bruxelles, 59000 Lille – 03 28 55 30 80

Sources :

Musénor.com, Wikipédia, mhl.lille.fr

La place Lilloise Charles de Gaulle : l’une des plus belles places de France à l’image du Nord et de la Flandre

La place historique de Lille, bien plus que son beffroi, constitue un véritable symbole de la ville de Lille, la « capitale des Flandres » et capitale de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (Hauts-de-France).




La Place de Lille de style « Grand’Place », aujourd’hui prénommée « Place Charles de Gaulle », est typique des ensembles urbains des villes des anciens Pays Bas. Ancienne place de marché datant du XIVème siècle, celle-ci a conservé son rôle de Grand Place en tant que lieu de vie, de fête et de commerce.
Découvrez ici l’histoire de la Grand Place de Lille (Place Charles de Gaulle), l’architecture, ses monuments et ses enseignes mythiques. La place est en effet bordée par plusieurs superbes bâtiments dont huit sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Elle présente 155 m de long pour 72 de large.

Photographie de la célèbre grand Place de Lille, Place général de Gaulle, avec l'ancien théâtre, la vieille bourse et la statue du général
La célèbre grand Place de Lille

L’histoire de la Grand Place de Lille

La Grand Place de Lille n’est pas assimilable au forum initial marquant le cœur de la ville à la création de celle-ci. En effet, elle était occupée jusqu’au XIIIème siècle par les eaux de la Deûle et constituait un marais ! Ce sera en 1271 que les grands travaux de canalisation libérèrent l’espace que constitue l’actuelle grande place deLille mais le terrain demeurait extrêmement inondable et boueux !

Du marais aux commerces

Puis à la fin du XIIIème siècle, des travaux d’aplanissement et de remblaiement rendirent le terrain propice à l’exercice du commerce. Il faut alors imaginer un lieu sur lequel était disposés une halle pour le commerce du grain et des étables à bestiaux. Le tout construit en torchis, bien sûr.

Au XIVème siècle, la place devient une place de marché, un lieu de fête ainsi qu’un lieu d’exécution où l’on exhibait les condamnés à mort. La foire annuelle se tenait également en ces lieux, foire qui se confondit peu à peu avec la braderie de Lille. En outre, la Grand Place de Lille accueillait les démonstrations quotidiennes de l’armée ainsi que des processions religieuses.

A cette époque, trois rues menaient sur la place où se dressaient quelques chapelles ainsi que la halle échevinale.

Très vite, la Grand Place de Lille sera pavée (au XVème siècle) et sera le centre névralgique du commerce. Les ruelles en périphéries étaient occupées par une multitude d’échoppes spécialisées : fromagers, vanniers (Manneliers), cordonniers, potiers, manieurs d’argent, le poids public…

Au XVIème siècle, le corps de garde de Lille, aujourd’hui théâtre du Nord, sera édifié à l’emplacement d’une ancienne boucherie. Ce corps de garde deviendra Grande Garde en 1717 et subira de nouveau des modifications architecturales.




Au XVIIème siècle, des grands travaux sont entrepris : Il fut décidé de démolir une ancienne chapelle (La Chapelle Notre-Dame-des-Ardents), une bourse du commerce est construite à l’emplacement de la Fontaine au Change, ainsi qu’un bloc de demeures coupant la Grand Place en deux parties : la Grand Place et la petite place, actuelle place de l’opéra.

Lille devient française sous Louis XIV

Avec le traité d’Aix la Chapelle, Lille deviendra française en 1668. Louis XIV et ses ingénieurs souhaitèrent orner la Grand-Place d’une statue équestre à l’effigie du roi soleil. En raison des nombreux conflits armés secouant le territoire, le projet fut rapidement avorté.

Révolution et siège autrichien

A la fin du XVIIIème siècle, la révolution et le siège contre les autrichiens fera couler beaucoup de sang sur la Grand Place de Lille. Un peu plus d’un demi-siècle plus tard, en 1845, la colonne de la déesse est inaugurée au centre de la place. Ce monument de Lille fut érigé en l’honneur du courage et de la résistance des lillois face aux attaques autrichiennes de 1792.

La Grand Place de Lille au XXème siècle

Au XXème siècle, le journal l’Echo du Nord, alors installé dans un petit bâtiment de la Grand Place de Lille, décide de bâtir un colossal édifice de huit étages affichant une architecture flamande. Au crépuscule de la seconde guerre Mondiale, l’Echo du Nord devint « La voix du Nord » et la place prit le nom de place du Général de Gaulle. Elle est toutefois toujours nommée « Grand Place » par les touristes et les lillois eux-mêmes, et, plus rarement « Place de la déesse ».

Commodités – Transports. Venir à la Grand Place de Lille

La Grand Place de Lille se situe à 400 mètres de la gare Lille Flandre. Il suffit de remonter la rue Faidherbe pour l’atteindre.
Elle est également accessible en voiture et comporte un parking souterrain de 340 places.
Enfin, la place Charles de Gaulle de Lille est desservie par la station de métro Rihour.

Les monuments de la Grand Place de Lille

Autour de la Grand Place et à proximité, le touriste, le badaud et même le lillois apprécie et appréciera la concentration de monuments et bâtisses de styles divers, laissant transparaître des siècles d’histoire.

La colonne de la déesse

La colonne de la Déesse est un monument commémoratif du siège autrichien de 1792, élevé en 1845 au centre de la Grand Place de Lille. Ce monument rend hommage au courage et la ténacité des lillois face à l’ennemi.

Cette colonne de granit, initialement destinée à la place Rihour à quelques dizaines de mètres de là, est une oeuvre de l’artiste Charles Benvignat. La statue de bronze quant à elle est signée par Théophile Bras et était initialement destinée à l’arc de triomphe de la place de l’étoile à Paris.

La figure, représentant la ville, comprend une citation du magistrat de Lille refusant la reddition (« Nous venons de renouveler notre serment d’être fidèle à la Nation, de maintenir la Liberté et l’Égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures. »). Elle tient dans sa main un boute-feu servant à allumer les canons.




L’ensemble, entouré d’un bassin-fontaine, mesure un peu plus de 18 m.

La Vieille Bourse de Lille

Sur la grand Place de Lille, la vieille bourse est l’un des plus anciens édifices et surement l’un des plus somptueux. De type Renaissance Flamande, le bâtiment séparant la Grand Place et la Place de l’Opéra fut conçu par l’architecte Julien Destrée en 1652 à l’emplacement de la fontaine au change.

La « vieille bourse » (devenue vieille suite à l’édification de la nouvelle bourse au début du siècle), est un ensemble de 24 demeures entourant une cour intérieure. L’ensemble classé monument historique en 1921 accueillait la bourse du commerce, puis la CCI de Lille. Désormais, elle abrite de nombreux bouquinistes, des boutiques, des fleuristes, des flâneurs… Il s’agit en effet d’un haut lieu de tourisme témoignant de la grandeur de Lille et l’ampleur des échanges économiques sur Lille eu XVII et XVIIIème siècle.

La cour est accessible de tout coté par 4 portes surmontées de cartouches. L’ensemble est surmonté d’un campanile.

Vieille Bourse, vue de la Grand’ Place de Lille

 

Le théâtre du Nord à Lille

Le théâtre du Nord, établi au n°4 de la Grand place de Lille, succède au corps de garde construit au XVIème siècle, transformé en 1717 pour devenir la Grande Garde. Ce bâtiment d’inspiration classique est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1925.

Le siège de la Voix du Nord

A côté du Corps de Garde, une énorme bâtisse attire l’attention de tout un chacun : il s’agit du siège de la Voix du Nord, auparavant Echo du Nord. Cette maison à huit étages présente une architecture typiquement flamande avec son toit à pas-de-moineau. La façade, de style néo-flamand comporte les blasons des principales villes de la région.

L’ensemble est surmonté d’une statue des trois-grâces représentant les anciennes provinces de Flandres, de l’Artois et du Hainaut.

Cette bâtisse date de 1936. Son rez-de-chaussée abrite une galerie marchande.

Photo-image grande roue de Lille et siège de la voix du Nord
Grand’Place de Lille

Autres bâtiments inscrits sur et autour de la Grand Place de Lille

La Grand Place de Lille présente encore quelques belles demeures et d’immeubles particuliers inscrits. Nommons, pour exemple, l’Hôtel Bellevue (qui accueillit Mozart jadis), l’immeuble de l’enseigne historique du Furet du Nord…

Lieux d’intérêt à proximité de la Grand Place de Lille

Autour de la Grand Place de Lille, nous pouvons également observer le Palais Rihour sur la place du même nom, dernier témoin de l’ère bourguignonne et l’Opéra, œuvre de Louis Marie Cordonnier du début du vingtième siècle. Cette vieille batisse abrite l’Office de tourisme de Lille. Enfin, le siège de la CCI de Lille et son beffroi de 75 m de Haut, prénommé « nouvelle bourse » s’élève près de l’opéra. Ce bâtiment édifié entre 1910 et 1921 est également l’œuvre de l’architecte régionaliste Louis Maris Cordonnier.



Pour tout savoir sur la Grand-Place de Lille, les commodités et comment s’y rendre:

La baie de Somme : l’une des plus belles baies du monde à notre porte !

S’étendant sur 70 km2 et bordée par quatre communes, la baie de Somme est une des principales destinations touristiques pour les amateurs de grand air et de nature en Hauts de France (Nord-Pas-de-Calais-Picardie). La baie de Somme, lieu où se jette dans la Manche le fleuve de la Somme, est située entre la pointe du Hourdel au sud et la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont au nord.

Ce joyau du littoral picard est d’une grande richesse écologique et ornithologique.




Cette baie reconnue sur le plan international présente des paysages à couper le souffle, à des lieux des fronts de mer classiques. Ici, la nature est sauvage. Les artistes, peintres, écrivains y trouvent une véritable source d’inspiration… Le cadre dépaysant, la mer, le sable, les galets, la faune,  les falaises… Tout cela y est pour beaucoup.

Baie de Somme – Bernard Niess, Flickr

Histoire de la baie de Somme

Le site de la baie de Somme a fait l’objet de nombreux aménagement depuis le Moyen Age.

C’est du port de Saint-Valery sur Somme que Guillaume le Conquérant partit à la conquête de l’Angleterre en 1066.

Autre légende de l’histoire de France, Jeanne d’Arc fut prisonnière un temps au Crotoy avant d’être conduite à Rouen pour son jugement.

Enfin, le gué de Blanquetaque, situé dans le parc naturel de la baie de Somme, fut un passage des plus empruntés par les guerriers à l’occasion de nombreuses batailles secouant le nord de la France durant l’histoire.

La baie de Somme et les célébrités

Au XIXème siècle, la baie de Somme a attiré de nombreuses célébrités. Beaucoup d’artistes, tout d’abord, dont bon nombre ont jeté leur dévolu sur Le Crotoy. Ce fut le cas de Seurat et de Toulouse-Lautrec, notamment. Jules Verne venait également d’Amiens et avait aménagé une embarcation de pêche pour y passer des vacances et y emmener son fils. Ce dernier avait la santé fragile et l’air iodé lui faisait le plus grand bien. Le célèbre écrivain se serait même inspiré des paysages de la baie pour écrire Vingt-Mille lieues sous les mers ! Notons enfin que le Crotoy attirait l’attention de l’impératrice Eugénie, et de la famille Guerlain. Les parfumeurs possédaient en effet plusieurs propriétés au Crotoy.

La baie de Somme, un milieu naturel fragile

La baie est principalement constituée de deux milieux naturels, une zone de vasière à l’entrée de la baie (la slikke), recouverte par les marées deux fois par jour, ainsi que les mollières, immergées qu’en cas de grandes marées.

Ce milieu naturel, biotope de bon nombre d’espèces, est depuis quelques temps menacé d’ensablement. Les premiers symptômes se font déjà ressentir.

La faune de la baie de Somme

Le fleuve côtier, alimenté en eau douce par l’Authie et la Canche, comporte une eau saumâtre à partir d’une certaine proximité avec la mer. Cette eau est propice au développement de nombreuses espèces de poissons.



La baie de Somme est reconnue internationalement pour ses richesses écologiques et la présence en nombre d’oiseaux sédentaires et migrateurs. De ce fait, la baie de Somme constitue un haut lieu d’observations ornithologiques, mais également un terrain de chasse à la hutte. De nombreux gibiers se posent en effet sur la baie.

Nous pouvons également compter la présence de plus de 400 phoques gris et veaux marins, que chacun peut observer idéalement à la pointe du Hourdel, lorsque ceux-ci se reposent sur les bancs de sable. Attention toutefois : les phoques s’observent de loin ! Ces animaux sont craintifs et replongent dans l’eau dès qu’il se sent menacé, ce qui nuit à son cycle de vie. Egalement, au printemps et au début de l’été, les phoques s’occupent de leur progéniture. Les effrayer risquerait leur fuite et l’abandon de leur progéniture.

La baie de Somme: une superbe réserve naturelle

La Réserve naturelle nationale de la baie de Somme, incluant le célèbre et magnifique parc du Marquenterre est une zone de 3000 ha propice aux vacances et randos nature entre amis et en famille. Le site fut reconnu réserve en 1994. A la fin des années 2000, elle est considérée comme faisant partie des plus belles baies du monde. Enfin, en 2011, la baie de Somme a obtenu le label Grand Site de France.

Les villes et villages de la baie de Somme

En baie de Somme, vous adorerez le coté nature, mais également les villes et villages environnants à découvrir : Abbevilles, bien sûr, aux portes de la baie de Somme, mais également le Crotoy, ses marais et ses quais, la cité médiévale de Saint-Valery sur Somme, Le Hourdel et Cayeux sur mer, Saint Quentin en Tourmont et son parc du Marquenterre…

A deux pas de la Baie de Somme, en remontant vers le nord, vous pourrez également découvrir la Côte d’Opale et la non moins magnifique baie d’Authie.

Le Crotoy – GK Sens-Yonne – 2015 – Flickr

Les activités en baie de Somme: à voir, à faire, à visiter

Outre un nombre pléthorique d’activités de plein air et balnéaires (piscine, cerf volant, randos sur la plage, canoé et sports nautiques, kite surf…), la baie de Somme offre à tout un chacun des activités spécifiques vous permettant de mieux appréhender le territoire.

La pêche en baie de Somme

En Baie de Somme, les eaux généreuses fournissent en abondance poissons, mollusques et crustacés. Les villages autour de la baie en témoignent, à l’instar des quais du Crotoy peuplés de villas  mais également de petites maisons de pêcheurs. Là, une vingtaine de bateaux pratiquent toujours aujourd’hui la pêche artisanale.





En baie de Somme, Saint-Valery, le Crotoy et le Hourdel présentent chacun un port de pêche et/ou de plaisance. Attention, la pêche est réglementée ! Certaines espèces doivent être rejetées et un quotas journalier de coques doit être respecté, par exemple.

Egalement, les plages sont propices à la pêche à pied. Avant de se lancer dans toute partie de pêche, veuillez consulter la mairie ou l’OT afin de connaître les réglementations. Certaines espèces sont protégées.

Si la pêche ne constitue pas votre passion et si vous adorez le poisson, les pêcheurs du Cotoy, de Saint-Valery sur Somme et du Hourdel proposent à la vente leur pêche du jour : bars, cabillauds, carrelets, limandes, maquereaux, merlans, mulets, harengade, coquillade (coquille Saint-Jacques…

Certains pêcheurs vous proposent de découvrir leur passion et métiers  à bord de leur bateau… Vous découvrirez ainsi les sauterelliers, bateau conçus pour pêcher la sauterelle, nom donné en baie de Somme à la crevette grise.

La baie de Somme à vélo

Une piste cyclable permet de faire le tour de la baie, du Crotoy à Saint-Valery. En outre, une piste cyclable permet de joindre Saint-Quentin en Tourmont à Quend, offrant une superbe balade nature le long du parc du Marquenterre.

En vélo, la baie, sa flore, sa faune, ses paysages… Apparaissent sous un angle nouveau ! En famille, entre amis… Que vous soyez un cycliste confirmé ou non, vous adorerez !

Vous trouverez plusieurs loueurs de vélos autour de la baie de Somme.

Le petit train touristique de la baie de Somme

Le chemin de fer touristique de la baie de Somme est une activité incontournable et insolite pour découvrir la baie ! Sur l’ancien réseau ferré des bains de mer allant jusqu’à Cayeux sur Mer, profitez des paysages et du charme de la locomotive vapeur et des wagons d’antan de style Belle-Epoque.

Train de la baie – Maman voyage Flickr

Faire du cheval en baie de Somme

Autre activité insolite : apprendre à chevaucher et pratiquer la balade équestre en baie de Somme. Aux écuries de Saint-Quentin en Tourmont, découvrez la race locale des chevaux Henson ou « chevaux de la baie de Somme » (cf notre article relatif au cheval Henson). Découvrez également le somptueux parc du Marquenterre à dos de cheval.

Activités proposées à l’écurie de St Quentin en Tourmont (chemin des Garennes) : promenades et Chevauchées sur une demi-journée, Déjeuners équestres, Bivouacs, Randonnées, attelage, visites d’élevage, etc…

A cheval sur la côte picarde

La traversée de la baie de Somme

Pour découvrir la baie de Somme, rien de tel qu’une traversée à marée basse afin de découvrir les paysages, les étendues de sable, la flore, les huttes de chasse… Vous aurez l’occasion durant la traversée de faire la connaissance du ver de vase ainsi que de la salicorne. Ce végétal extrêmement iodé vous permettra de composer de délicieuses salades une fois à la maison !

Attention ! Les marées montent vite et la baie peut devenir facilement un piège mortel. Il est préférable de faire appel à un guide expert. Celui-ci vous fera traverser en toute sécurité tout en vous faisant découvrir les lieux.

Les incontournables de la baie de Somme

Le musée Picarvie : découvrez la vie, les métiers d’antan, les boutiques… Au sein d’un village picard du XIXème siècle reconstitué !





Le canot de sauvetage Benoît Champy : Découvrez ce canot qui fut utilisé de 1901 à 1956, pour effectuer des missions de sauvetage en mer. Cette embarcation d’une dizaine de mètres de long propulsée par une voile et des avirons était insubmersible, auto vidangeable et auto-redressable pour les sorties dans les mers les plus déchaînées. Aujourd’hui, le canot de sauvetage est classé Monument Historique et est entretenu par l’association des Pompons Rouges.

Les bateaux « Commandant Charcot » vous emmènent pour découvrir la Baie de Somme au travers de promenades commentées : des sorties de 40 mn entre Saint-Valery-sur-Somme et le Hourdel ou du  Crotoy à Saint-Valery-sur-Somme (1h15 environ).Vous pourrez aussi faire un Tour de la Baie durant 2h.

Maison de la Baie de Somme et de l’oiseau : Découvrez plus encore le territoire avec la Maison de la Baie de Somme et de l’Oiseau. A l’intérieur, vous y attendent plus de 250 espèces d’oiseaux grandeur nature. Une salle est également dédiée aux phoques.

L’Herbarium des remparts de Saint-Valery : L’ Herbarium domine les remparts médiévaux de la ville de Saint-Valery sur Somme. Ce dernier renferme d’anciennes plantes moyenâgeuses.

Le Somme II : Le Somme II, bateau baliseur,  fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 26 juin 2000. Il est rattaché au musée Picarvie et nous pouvons le découvrir dans le port du Hourdel.

Dans le marais de Clairmarais et de Saint-Omer en bateau

L’atelier des faiseurs de bateaux est une adresse incontournable pour quiconque souhaite découvrir de manière insolite le marais audomarois ! Remy et Vincent Colin vous y attendent pour vous faire voguer au travers de magnifiques paysages et pour vous dévoiler une partie de leur savoir-faire, héritage d’une tradition familiale : les secrets de fabrication de l’escute et du bacôve.

C’est à bord de ces embarcations traditionnelles du maraîcher que se dévoilent divinement les diverses facettes de cet espace naturel reconnu par l’UNESCO: le marais habité, le marais cultivé ainsi que le marais sauvage… Sans oublier les faubourgs si pittoresques, formant une véritable Venise du Nord !

La découverte de l’atelier de charpenterie navale

Les faiseurs de bateaux sont les derniers audomarois à détenir ce savoir-faire séculaire, désormais reconnu par le prestigieux label « Entreprise du patrimoine vivant » ! Avant de larguer les amarres, chacun se laissera surprendre par la démonstration des gestes ancestraux nécessaires à la fabrication des embarcations ainsi que par l’étonnant chantier archéologique entrepris par les artisans: la reconstruction d’un imposant bateau fluvial régional du XVème siècle !

La visite de l’atelier des faiseurs de bateaux

Une expérience inoubliable dans le marais de Saint-Omer et de Clairmarais

La suite du programme : une balade bucolique en comité restreint, dans une escute ou un bacôve réalisé par la main de votre guide lui-même ! Cet enfant du pays vous contera le marais, ses 12 siècles d’existence et ses légendes… Au fil de l’eau, vous découvrirez le faubourg de Lyzel et celui du Haut-Pont, peuplés de maisons et de granges traditionnelles de maraîchers, avant de longer les champs cultivés. Vous y apprendrez mille et une choses sur la gestion des eaux ainsi que sur le métier du maraîcher, avant d’admirer un somptueux panorama de Saint-Omer! L’occasion idéale pour évoquer l’histoire tumultueuse de la cité audomaroise…

A bord, tous les sens sont exaltés : Le contact avec le bois, les parfums de la nature, le cadre magnifique en toutes saisons, entre autre, participent à l’enchantement ! Une excursion relaxante et instructive bercée par le doux bruissement de l’embarcation glissant sur l’eau… Un moment unique, permis grâce au moteur électrique, écologique et silencieux.

Visite du marais de St Omer en bacôve

En route pour l’aventure ! – location de barques en bois traditionnelles

Aventurier dans l’âme ? Il vous est également possible de louer une embarcation à rames ou à moteur pour explorer le marais seul, en famille, entre amis ou en amoureux. Un carnet de bord  vous permettra de vous repérer facilement dans ce dédale de rivières tout en découvrant la faune et la flore locale! Que les plus craintifs se rassurent : les bateaux du marais sont réputés pour leur maniabilité, leur robustesse et leur stabilité !

Un petit creux ? 

Pour clôturer agréablement cette échappée, rien de tel qu’une pause gourmande sur les quais.  Vous pourrez y déguster de délicieuses gaufres flamandes pétries et cuites devant vos yeux tout en sirotant un jus de pomme du terroir, au bord de l’eau…

Tarifs des Faiseurs de Bateaux – location de barques à Saint-Omer, visites guidées du marais audomarois

Visite guidée du marais + découverte de l’atelier : 9,5€/pers, 7,5€ pour les enfants de 4 à 13ans, gratuit pour les moins de 4 ans.

Location de barques traditionnelles en bois :

Barque à rames : 20€/1h, 30€/ 2 h.

Barque à moteur électrique : 35€/1h (Circuit de Lyzel), 47€/1h30 (circuit des deux faubourgs), 60€/2h (circuit des deux polders).

Pour toute info complémentaire, rendez-vous sur lesfaiseursdebateaux.fr

Les faiseurs de bateaux – 43 route de Clairmarais à Saint-Omer – Tel : 06.08.09.94.88

Une balade sur l’eau

La race Henson : un robuste cheval de selle picard

Le cheval Henson, ou « cheval de la baie de Somme », est une race spécifique de chevaux de selle qui a pour berceau la magnifique baie de Somme, fleuron touristique de la Picardie (Hauts de France) et de la côte picarde.




Les premiers Hensons voient le jour durant la seconde moitié du vingtième siècle, dans les années 70. La Somme connaît alors un essor touristique et bon nombre souhaitent découvrir la baie à dos de cheval. Il fallut créer une race propice à la pratique de la randonnée équestre, un solide cheval de selle. L’on croisa alors des chevaux de sang chaud de race Selle français et Anglo-arabe et des chevaux Fjord.

Le cheval Henson est depuis devenu l’emblème de la baie de Somme et de la réserve du Marquenterre.

Légende entourant le cheval Henson

Bien que l’on connaisse parfaitement les origines récentes du cheval Henson, les rêveurs et les poètes aiment à songer que le Henson serait l’œuvre de dieux, qui, contemplant un jour la baie, prit du sable entre ses doigt et souffla dessus pour créer un cheval de la même couleur que le sable de la baie. D’une caresse sur le dos il laissa sa marque divine, une ligne de poils sombre courant le long de son échine.

La trans’Henson

Chaque dernier week-end d’octobre, est organisée la « Trans’Henson », grand rassemblement de cavaliers chevauchant des Hensons, de poulains et des poulinières. Outre cette occasion de rassembler plus de 200 chevaux Hensons, le but est de les rapatrier dans les zones d’herbage hivernales proche du centre de Saint-Quentin-en-Tourmont.





La trans’Henson offre aux spectateurs un événement magique et aux cavaliers un moment unique à vivre… Imaginez tous ces convois de chevaux et de cavalier, circulant en semi-liberté sur les plages de sable de la baie de Somme !

La trans’Henson est également un événement attirant plus de 2000 curieux et passionnés.

Trans’Henson – c: Nicolas Torquet – creative commons – Flickr

Où faire du cheval Henson en baie de Somme ?

Pour une randonnée équestre, une chevauchée en groupe, entre amis ou en famille, rendez-vous au centre équestre Henson de Saint-Quentin-en-Tourmont. Découvrez la vie dans le Haras, visitez le marais à dos de cheval ou le domaine du Marquenterre en compagnie d’un guide… Des balades inoubliables accessibles à tous niveaux !

Le Marquenterre à dos de cheval ?

Avec le centre Equestre de Saint-Quentin-en-Tourmont, découvrez le Marquenterre, un incroyable domaine privé de 1.000 hectares composé de prairies humides et de dunes boisées jouxtant la Réserve Naturelle de la Baie de Somme.



Le Marquenterre, c’est aussi une région naturelle s’étalant sur deux départements (Le Pas-de-Calais et la Somme), ainsi qu’un parc d’observation ornithologique basé sur un polder constitué dans les années 1960. Une destination touristique phare de la Côte d’Opale et de la côte picarde !

Nausicaa – Boulogne sur Mer, le centre national de la pêche et de la mer

Nausicaá est un centre de la mer, mais également la première destination touristique du Nord-Pas-de-Calais et la seconde des Hauts-de-France, derrière le parc Astérix. Nausicaá accueille en effet en moyenne 615 000 visiteurs par an ! Cet « aquarium » géant est implanté depuis 1991 à Boulogne-sur-Mer, sur la Côte d’Opale (62, Pas-de-Calais, Hauts de France).




Ce célèbre centre national de la mer est baptisé du nom de la princesse phéacienne et fille d’Alcinoos ayant rencontré Ulysse dans la mythologie grecque. Ce nom constitue également l’anagramme du mot « casino », le centre éta,t implanté sur l’ancien site du casino de Boulogne-sur-Mer. Il fait découvrir depuis 25 ans le milieu marin à des millions de touristes en provenance d’horizons divers.

Le but de Nausicaa ? Vous proposer de plonger au cœur des océans afin de découvrir et de vivre la mer… Une expérience unique grâce aux 40 aquariums, les ambiances sonores, les jeux de lumières… A la fois une visite pédagogique et ludique qui s’apparente à un grand spectacle magique!

Nausicaá, le plus grand aquarium d’Europe !

Nausicaá ambitionne de devenir le « plus grand aquarium d’Europe » en 2018, à la fin de la période de travaux que le centre connait actuellement. Il demeure néanmoins toujours ouvert au public. A l’échéance de ces travaux, Nausicaá comprendra un aquarium de 9500 m3, avec une vitre de 20m sur 5, des salles de projection 4D… Autant d’équipement à la hauteur du site !

Soulignons toutefois que les chiffres entourant ce centre-musée donnent déjà actuellement le tournis ! Nausicaá comprend en effet actuellement 4,5 millions de litres d’eau de mer et regroupe plus de 36 000 espèces marines sur plus de 5000 m2 d’exposition! Plus qu’un aquarium, Nausicaá fait figure de centre de recherches scientifiques et de centre de ressources.

Destination privilégiée des amateurs du genre et des amoureux de la nature, Nausicaá constitue une excellente sortie scolaire ou familiale. Sa scénographie et muséographie pédagogique et ludique ravit les petits et les grands… Sans parler des requins s’ébattant à quelques centimètres de notre visage, les lions de mer de Californie, les raies, les méduses… Un spectacle grandiose où tout est fait pour rêver !

Une visite à Nausicaá est également synonyme de voyage au travers le monde entier, à la rencontre de toutes les espèces marines de la planète. Chacun y découvre les océans, ses populations, les coraux… Tout en étant sensibilisé aux dangers que constitue l’homme pour l’environnement.

Les Expositions de Nausicaa

Nausicaá propose plusieurs expositions permanentes permettant d’appréhender les multiples facettes de l’espace marin :

  • En avril 2006, Nausicaá mit en place une exposition permanente nommée « Cap au Sud ! » basée sur la découverte du pôle sud et de ses espèces, tels que les manchots, en compagnie du commandant Cousteau
  • Histoire d’îles
  • L’océan mondial : découverte des océans du monde
  • L’aquarium tropical
  • Le lagon tropical
  • La réserve des lions des mers : découvrez dans un tunnel d’un million de litres d’eau, les otaries et les lions des mers
  • Le bassin tactile et ses raies
  • En mer à bord de la Thalassa, bateau océanique de l’IFREMER
  • La forêt tropicale
  • La forêt immergée…




Histoire de Nausicaá

L’aventure de Nausicaá débute en 1981. Guy Lengagne, maire de Boulogne-sur-Mer, décide de rénover l’ancien casino et ses locaux. Bien vite, l’idée d’un Casino est abandonnée au profit d’un aquarium.

Les travaux débutent en 1987 et s’avèrent pharaoniques. Le centre national de la mer de Boulogne sur Mer prend le nom de Nausicaá et ouvre pour la première fois au public le 18 mai 1991. En 1998, de nouveaux grands travaux s’achèvent. Nausicaá double sa surface d’exposition. Depuis, le parc ne cesse de collectionner les reconnaissances et les labels : « Centre d’excellence pour l’éducation à l’environnement marin » par l’UNESCO en 1999, label Tourisme et Handicap en 2002…

Aujourd’hui, les travaux initiés en 2015 devraient aboutir en 2018 à un nouvel aquarium de près de 10 000 M3 et de nouvelles installation qui feront de Nausicaá le plus grand aquarium d’Europe !




Nausicaá – Centre national de la mer
Boulevard Sainte Beuve 62200 Boulogne-sur-Mer
03 21 30 99 99
Piscine, bar et petite restauration sur place
Site web Nausicaà Boulogne-sur-Mer

Raie