La Picardie : terres historiques et touristiques

La Picardie, ancienne région administrative depuis sa fusion avec le Nord-Pas-de-Calais (devenu Hauts de France), n’en demeure pas moins une région culturelle riche d’un patrimoine matériel et immatériel, témoignant de son passé tumultueux. Ce dernier est intimement lié à l’histoire de la France.




Cette région constituait également jadis une grande province.

Elle regroupait depuis le décret du 2 juin 1960 créant la région, trois départements : la Somme, l’Oise et l’Aisne.
Située aux portes de Paris, la Picardie constitue une région pleine d’atouts, propice aux balades, randos, découvertes et plus globalement, au tourisme.

Découvrez au sein de cet article les origines de la Picardie, son histoire, ses sites touristiques incontournables et ses spécialités, les origines de la langue picarde (ch’ti).

Port dans la baie de Somme
Port de plaisance de Sain-Valery-sur-Somme

Aux origines de la Picardie.

Ce fut Nicolas de Bray qui utilisa pour la première fois par écrit le terme « Picardie » au 13ème siècle. Ce terme désignait le territoire géographique touchant la Flandre. Le qualificatif picard, quant à lui, signifiait « laboureur » ou piocheur » (qui manie un pic). C’est ainsi que les parisiens qualifiaient les paysans de Senlis et alentours ainsi que du Valois. Les flamands, quant à eux, désignaient par picards leur voisins qui ne parlaient pas leur langue. C’était notamment le cas des habitants de ce que nous appelons dorénavant le Boulonnais, le Calaisis et le Montreuillois, ainsi que le sud des comtés de Flandre. En effet, la Picardie, recouvrait au Bas Moyen Âge tous les territoires au nord de Paris, parlant une langue romane distincte du français et du flamand.

Il paraîtrait également que les picards portaient jadis à juste titre leur surnom car ils étaient réputés pour la pugnacité mais également pour leur caractère têtu. Ils défendaient en effet bec et ongles à leurs libertés communales.

Ancienne vue aérienne d’Amiens

Histoire résumée de la Picardie

La Picardie, durant la guerre des Gaules, appartenait, tout comme les territoires flamands, à la Gaule Belgique (Belgium).

La Picardie sera placée dans le royaume de France occidentale des suites du traité de Verdun de 843. À partir du xve siècle, la partie nord est occupée par la Bourgogne puis, par l’Espagne. Entre temps, au XIVème siècle, le territoire aura été fortement marqué par la guerre de cent ans. En témoigne l’épisode historique du siège de Calais, attaqué par le royaume d’Angleterre.

La Picardie n’émergea réellement que vers la fin du XVème siècle. En effet, la mort de Charles le Téméraire en 1477 posa un terme aux querelles franco-bourguignon. Louis XI récupéra le duché de Bourgogne et l’actuelle Somme. La Picardie est dès lors définitivement rattachée au royaume de France.

Jusque Louis XIV et sa conquête de la Flandre, la Picardie aura constitué la partie la plus septentrionale de France. Située à la frontière entre les Pays Bas espagnols et le royaume de France, la province devint plus que jamais une terre de passage, d’invasion, de conflits, protégeant notamment la ville de Paris.

Cette vocation à constituer le champ de bataille de la France se confirma plus de deux siècles plus tard, avec la Grande guerre, qui eut pour effet de meurtrir la Picardie et y laisser des cicatrices physiques et morales difficilement effaçables. En témoignent les nombreuses nécropoles, cimetières militaires, mémoriaux et le tristement célèbre « Chemin des Dames ». Il en fut de même avec la seconde guerre mondiale.

En raison de cette histoire tumultueuse, la Picardie vit sans cesse ses frontières se modifier. C’est pourquoi le Picardie regroupant l’Oise, la Somme, et l’Aisne n’a pas toujours été ainsi dessinée. Elle comprenait encore à la fin du XVIème siècle une partie de la Côte d’Opale et ne comprenait ni le Laonnois, ni le Soissonnais, ni le Valois.
Ce fut la révolution française qui entraîna une refonte des cartes : pour des questions pratiques et eut égard à la nouvelle organisation, la France fut découpée en départements de tailles plus ou moins proportionnelles.



Le débat sur les frontières fut ravivé à l’occasion de la réforme des collectivités locales : Il était un temps question de rattacher la Somme au Nord-Pas-de-Calais, l’Aisne à la région Champagne Ardenne et l’Oise à l’île de France. Heureusement, il n’en fut rien. Le démantèlement n’eut pas lieu et la Picardie forme désormais, avec le Nord-Pas-de-Calais, la région des Hauts-de-France. D’aucuns regrettent toutefois la perte du nom de Picardie en qualité d’appellation officielle…

Les paysages et les Pays de la Picardie

La Picardie présente un superbe espace littoral avec les plages de la Somme et la superbe baie de Somme. Le territoire comporte également de grandes forêts, des paysages ruraux et de grandes exploitations agricoles en raison de l’agriculture fortement intensive.

La Picardie comprend par ailleurs plusieurs réserves naturelles et de sites protégés, parmi lesquelles nous pouvons citer :

  • Les larris et Tourbières de Saint-Pierre-es-Champs
  • Les prairies humides de la Ferme du Moulin Fontaine
  • Les marais d’Isle
  • La baie de Somme

Etendue sur trois départements (l’Aisne, l’Oise et la Somme), la Picardie se décompose en plusieurs « Pays » détenant chacun ses spécificités, ses paysages et ses villes à découvrir. Nous pouvons ainsi distinguer :

  • Le compiègnois : s’étalant autour de l’agglomération de Compiègne, où chacun peut découvrir le château royal de Compiègne, le musée de la voiture, un riche patrimoine, des haras, de vastes forêts…
  • Le Grand Creillois : Vallées Brethoise et Oise et Halatte ;
  • Le Clermontois-Plateau picard et son territoire rural ;
  • Le Grand Beauvaisis : l’agglomération de Beauvais, le bocage du Bray et le plateau picard…
  • Le Grand Laonnois : autour de l’agglomération picarde de Laon, riche d’un patrimoine exceptionnel (espaces naturels, sites civils, militaires et religieux).
  • Le grand Amiénois : pays articulé autour de l’agglomération d’Amiens, autrefois capitale de la région Picardie.
  • Le Pays chaunois, dans l’Aisne, avec son patrimoine militaire, sa campagne verdoyante, la forêt de Saint-Gobain, les vestiges du château de Sire…
  • La Picardie Maritime et son patrimoine naturel remarquable, les côtes picardes, la baie de Somme, la forêt de Crécy…
  • Le Pays des Sources et Vallées : Surnommé la petite Suisse picarde en raison de son relief accidenté, le Pays des sources et vallées s’étale autour de l’agglomération de Noyons. A voir notamment : Noyon et son patrimoine, le massif forestier de Thiescourt, le Musée de la Batellerie à Longueil-Annel et l’abbaye d’Ourscamps…
  • Le Pays de Santerre-Haute-Somme, son patrimoine naturel et agricole ;
  • Le Saint-Quentinois, autour de l’agglomération de la ville de Saint-Quentin ;
  • Le Soissonnais : Soissons et ses alentours, les paysages vallonnés, la forêt de Retz.
  • Le Sud de l’Aisne, jouxtant la région parisienne et la Champagne, par ailleurs célèbre pour ses domaines viticoles. Le pays comprend les communes de Château-Thierry, Charly-sur-Marne, Condé-en-Brie, Fère-en-Tardenois et Neuilly-Saint-Front.
  • La Thiérache : au Nord de l’Aisne, la Thiérache jouxte l’Avesnois (Nord, 59) et la Wallonie (Hainaut Belge). Pays très appréciable pour ses campagnes reposantes.
  • Le Pays de Thelle-Vexin-Sablons : territoire picard jouxtant l’île de France et la Normandie.
  • Le Sud de l’Oise, Pays s’étalant autour de Senlis et de Chantilly, célèbre pour sa forêt, son château, son domaine… Superbe Pays à quelques dizaines de minutes de la région parisienne.




Le tourisme en Picardie.

La Picardie est un territoire fortement touristique plein d’atouts, à deux pas de Paris. Le potentiel de la région n’a fait que se renforcer depuis la fusion de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais pour former la région Hauts de France. La Picardie compte, entre autres, 72 parcs et jardins ouverts au public, de nombreux sites commémoratifs des deux guerres, des châteaux, des haras, des réserves naturelles et de grandes forêts, de nombreuses activités touristiques… Sans compter un superbe littoral et la réserve de la baie de Somme. La région idéale pour la rando, les activités en famille, les pratiques sportives, les découvertes culturelles et touristiques…

Géolocalisez-vous Ici sur Nord Escapade pour découvrir les activités et sites touristiques de la Picardie (Hauts de France) sur nord-escapade.com.

Equitation sur les plages picardes

La langue Picarde – Le patois de Picardie, chti. Les origines

La langue picarde est une langue romane, dialecte de langue d’oil parlée depuis le Moyen Age sur le territoire historique de la Picardie et une partie du Hainaut. Rarement écrite, cette langue parlée également appelée « ch’ti » connait plusieurs variantes. Non enseignée à l’école (l’institution publique a même un temps œuvré pour interdire son emploi dans les salles de classe), le ch’ti est aujourd’hui une langue en danger.
Le picard est encore employée dans le cadre privé dans bon nombre de territoire de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (région des Hauts-de-France).



Le Nord-Pas-de-Calais, destination de choix!

Le Nord-Pas-de-Calais ancienne région la plus septentrionale de France et limitrophe à la Belgique, a fusionné officiellement en 2016 avec la Picardie pour devenir le Nord-Pas-de-Calais-Picardie dans un premier temps, avant que le nom de « région des Hauts-de-France » ne devienne officiel. L’ancienne région comprend le département du Pas-de-Calais et le Nord et s’étend sur plus de 12 000 km2.




Région maritime, région des musées, territoire aux multiples paysages et à l’histoire tumultueuse, située idéalement au carrefour de l’Europe, en bordure de la Belgique, du Luxembourg, à quelques kilomètres de l’Angleterre… Le Nord-Pas-de-Calais ne manque pas d’atouts ! Elle est de plus dotée d’une richesse incroyable en matière de patrimoine et présente une culture locale ainsi que des traditions offrant à tous touristes un cadre totalement dépaysant à 1h de Paris.
Découvrez dans cet article l’histoire du Nord-Pas-de-Calais, ses paysages, les langages régionaux, les principales manifestations, le patrimoine, le monde sportif… Et bien plus !

 

L’histoire du Nord-Pas-de-Calais

Le saviez-vous ? Le terme « région Nord-Pas-de-Calais » n’est officiellement apparut qu’en 1973. Auparavant, la région était nommée « région Nord ».
Bien avant cela, le Nord-Pas-de-Calais était divisé en provinces dont la Picardie (le Calaisis et le Boulonnais étaient picards), la Flandre, l’Artois, le Hainaut et le Cambrésis. Dans le but de renforcer l’identité régionale, bon nombre en 2016 ont, à juste titre, milité pour que la nouvelle grande région soit nommée « Flandre Artois Picardie ».

Notons également que notre région ne fut pas toujours française, loin s’en faut. Tantôt flamande, tantôt sous le joug des Pays Bas Espagnols, tantôt sous le contrôle de l’Empire des Habsbourg en sa branche Autrichienne… Le Nord-Pas-de-Calais ne deviendra définitivement français que lors de la signature du traité d’Utrecht en 1713.

Aujourd’hui, dans une logique de territoire, la région est toujours séparée en « Pays » comprenant sur la Côte d’Opale, la Flandre maritime, le Calaisis, le Boulonnais, le Montreuillois et les sept vallées. Puis, plus loin dans les terres, le Ternois, l’Audomarois, la Flandre intérieure, le lillois, l’Artois, le Cambrésis, le pays des Weppes, la Pévèle et, à l’extrémité ouest, à la frontière wallonne, l’Avesnois, également nommé Thiérache ou Hainaut français.



Le Nord-Pas-de-Calais avant la Révolution

Le Nord de la France et le territoire de la Belgique constituèrent, depuis la guerre des Gaules, un incroyable champ de bataille pour toute l’Europe. A la croisée des empires, idéalement située en bordure de la Manche et de la Mer du Nord, les conflits armés ne se comptent plus depuis l’Antiquité, les incursions normandes (invasions vikings)…

Puis, au XIème siècle, la région se vit divisée en plusieurs comtés, dont les comtés de Flandre et du Hainaut. C’est notamment l’époque des libertés communales, symbolisée par les premiers beffrois, des premiers travaux de canalisation, de fortifications. Les villes deviennent prospères et marchandes jusqu’au XVème siècle environ. Avant que le Nord de la France ne tombe entre les mains des français, elle dépendit du duché de Bourgogne, des pays bas espagnols et de l’empire autrichien. La Belgique sera elle-aussi un temps annexée à la France.

Comme nous l’avons souligné plus haut, cette histoire touche principalement les territoires de la Flandre, du Hainaut et de l’Artois.

Le Calaisis, le Montreuillois et le Boulonnais étaient des territoires picards et donc français. Leur histoire est notamment assimilée aux grandes batailles livrées entre la France et l’Angleterre. En témoigne la célèbre histoire du siège de Calais et de ses six bourgeois, durant la guerre de cent ans.



Le Nord-Pas-de-Calais après la Révolution

Le territoire de ce que sera bientôt le Nord Pas de Calais connaitra un essor économique sans précédent et deviendra « la première usine de France ». Les révolutions industrielles faisant, le Nord Pas-de-Calais devint le pays des mines, de la houille, des fileries, des usines de dentelles… Avant que bon nombre de ces activités ne déclinent au vingtième siècle.
Le vingtième siècle fut également marqué par les deux conflits mondiaux. Les fronts, les principales batailles et les bombardements ont littéralement rasé de nombreuses villes de la région (comme Dunkerque lors de l’opération Dynamo, Béthune)… Ces conflits nous ont également laissé quelques vestiges comme de nombreux bunkers du mur de l’Atlantique s’étalant sur les plages et les dunes de la Côte d’Opale, ainsi que les bases de lancement de V1 et V2 (blockhaus d’Eperlecques, Coupole d’Helfaut, fort de la Crèche à Wimereux…)… Sans compter les cimetières et nécropoles sillonnant les « chemins de mémoire ».

Paysages du Nord Pas de Calais

Le Nord-Pas-de-Calais offre une multitude de paysages différents : terrains plats ou vallonnés, coteaux calcaires, plages de sable fin, campagne bocagère, terrils, marais… Autant de caractéristiques dues à la nature ou à l’action de l’homme sur son environnement.
L’atlas régional des paysages a subdivisé le paysage régional en 21 grands paysages régionaux :
Paysages boulonnais : paysages côtiers et bocagers.
Paysages montreuillois et ses campagnes.
Paysages du val d’Authie Des paysages de vallée « picarde ».
Paysages des hauts plateaux artésiens.
Paysages du Ternois : plateaux et vallées ancrés dans un paysage rural.
Paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes et ses cultures céréalières.
Paysages hennuyers (Hainaut), ses vallées habitées et ses plateaux cultivés.
Paysages avesnois avec ses bocages, ses moulins à eau, ses vaches et ses « charmes têtards ».
Paysages de la plaine maritime : le « plat pays » et ses wateringues.
Des paysages de « plat pays » finalement uniques dans la Région. La vaste plaine.
Paysages du Houtland : ancienne campagne bocagère flamande et ses monts des Flandres.
Paysages de la plaine de la Lys.
Paysages métropolitains : paysage urbain entouré d’activités agricoles diverses.
Paysages de la Pévèle et de la Scarpe : campagnes et massifs forestiers.
Paysages des dunes de la mer du Nord.
Paysages des falaises d’Opale et son grand site des deux caps.
Paysages des dunes et estuaires d’Opale, sur le littoral de Picardie.
Paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques.
Paysages audomarois et son marais.
Paysages du pays d’Aire.
Paysages des belvédères d’Artois et des vallées de la Scarpe et de Sensée.
Paysages miniers.

Photographie de la célèbre grand Place de Lille, Place général de Gaulle, avec l'ancien théâtre, la vieille bourse et la statue du général
La célèbre grand Place de Lille

Infrastructures du Nord-Pas-de-Calais : des routes, des ports, un aéroport

Le Nord Pas de Calais, bien que cette région comprenne plus de 1300 commune dont bon nombre constituent des villages, s’avère très urbanisée et présente un réseau routier et autoroutier important, facilitant la circulation et sa découverte. Il en est de même pour le train grâce à un important réseau de TER et des lignes grande vitesse permettant de se rendre de Lille ou d’Arras à Paris Gare du Nord en moins d’une heure.

Les nombreux canaux et cours d’eau traversent la région et offrent la plupart de belles promenades à vélo le long des berges, la pratique de sports nautiques et des croisières découverte.

Le Nord-Pas-de-Calais, c’est aussi trois ports littoraux et ports fluviaux (Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Calais…) ainsi que le tunnel sous la manche permettant de rejoindre en 45 minutes Douvres, sur les côtes Britanniques. Autre moyen de se rendre en Angleterre : la traversée en Ferry au départ de Loon Plage (Près de Dunkerque) ou à Calais.

Il est également possible d’emprunter l’aéroport Lille-Lesquin pour visiter la région.

Photo image balade en escute bacove marais audomarois
Les Faiseurs de Bateaux, dans le marais de Saint-Omer

Agriculture dans le Nord-Pas-de-Calais et spécialités

Bien qu’urbanisée, le Nord-Pas-de-Calais demeure une région fortement agricole.
Nous retrouvons notamment la culture de la pomme, élevage divers, culture de la pomme de terre Bintje, cultures maraîchères variés, culture du chou-fleur dans l’Audomarois, culture du houblon…
De nombreuses communes présentent des spécialités locales représentées par des confréries : Ail, chou-fleur, Andouillette d’Arras…

Tourisme en Nord-Pas-de-Calais

Le Nord-Pas-de-Calais est la 8e région touristique de France attirant bon nombre de parisiens, de franciliens, de touristes locaux, mais aussi de touristes étrangers à proximité venant d’Angleterre, de Belgique et des Pays Bas.

Les points forts de la région ? La Côte d’Opale, dans un premier temps, destination touristique phare attire énormément d’estivants avec ses superbes fronts de mer et ses plages de sable fins… Parmi les stations balnéaires les plus prisées, nous pouvons citer, entre autres : Berck, Wimereux, Le Touquet, Hardelot, Wissant…

Autre point fort de la région : ses nombreux paysages divers et variés, ses réserves naturelles et ses grands sites. Citons notamment en exemple le grand site des deux caps, le parc naturel de l’Avesnois, les marais audomarois, réserve de biosphere…

La région du Nord-Pas-de-Calais, surnommée également à juste titre « région des musées », présente plus de 200 musées d’art, d’histoire, des métiers ou centres d’interprétations thématiques à l’image du Louvre-Lens, de Nausicaa à Boulogne sur Mer… 47 musées du Nord Pas-de-Calais sont labellisés Musée de France.

Enfin, le Nord-Pas-de-Calais attire en raison de ses nombreuses activités, ses sites de mémoire et de commémoration relatifs aux deux guerres mondiales, la richesse historique de chaque lieu ainsi que la richesse architecturale de bon nombre de villes et villages.

Photo image de la digue promenade de Wimereux et ses villas belle époque
le front de mer Art déco de Wimereux et ses cabines de plage

Le patrimoine unesco dans le Nord-Pas-de-Calais

En 2005, l’UNESCO s’est penchée sur les beffrois du Nord-Pas-de-Calais et en a classé 17 en tant que patrimoine mondial ! Il en est de même pour les géants processionnels désormais classés patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Notons également la classification du beffroi d’Arras et le marais audomarois, labellisé « Man and Biosphere ».

Au fait, qu’est-ce qu’un beffroi ? Les beffrois sont, depuis le moyen Age, le symbole des libertés communales et le signe de puissance des villes du Nord-Pas-de-Calais. Hautes tours abritant un carillon, les beffrois servaient à guetter les feux et l’ennemi, ainsi qu’à rythmer la vie des cités avec les mélodies jouées par le carillonneur.

Le Beffroi de Bergues

Langues régionales du Nord-Pas-de-Calais : le dunkerquois, le flamand, le chti… Les patois

Il est fréquent de parler Picard avec certaines variantes (chti à Lille, Rouchi à Valenciennes), langue également simplement désignée par l’appellation « patois ». Du coté de Dunkerque et de la Flandre Maritime, on emploie le dunkerquois, très spécifique ou le flamand occidental.

Le sport dans le Nord-Pas-de-Calais

Tout le monde a en tête les deux clubs de football mythiques du Nord de la France, à savoir, le Losc (Lille) et le Racing Club de Lens (RCL). Nous pouvons également citer, concernant le foot :
Le VAFC Valenciennes (Valenciennes Football Club)
L’USBCO Boulogne (Union sportive Boulogne Côte d’Opale)
L’USL Dunkerque (Union sportive du littoral de Dunkerque)
Citons également : l’US Dunkerque HGL (Handball), le BCM Gravelines-Dunkerque, le SOMB Boulogne, le LMBC Lille Métropole Basket, l’ ESSM Le Portel (Basketball), le LMR Lille Métropole Rugby, le TLM Tourcoing-Lille Métropole (Volley ball)

Les grandes manifestations dans le Nord-Pas-de-Calais

Le Nord de la France compte bon nombre de manifestations phares ! Citons, parmi tant d’autres, la célèbre braderie de Lille, le carnaval de Dunkerque, le Main Square Festival à Arras, …




Jehan est un géant du Nord de la France, représentant la commune d’Estaires (Flandre, 59, Nord, Hauts de France)



L’histoire de Jehan d’Estaires

Jehan d’Estaires était un seigneur flamand au XIème siècle, régnant jadis sur la seigneurie d’Estaires. Il participa à la première croisade, à la prise de Constantinople et de Jérusalem.
Au XIXème siècle, ce personnage historique qui fit de ses armoirie le blason de la ville, devint un géant processionnel et entra plus encore dans la postérité.

Le géant Jehan

Au 19ème siècle, Aliboron, géant d’Estaires, défilait en compagnie d’un autre géant aux allures de chevalier, « Jehan d’Estaires ». Ce dernier disparut toutefois lors de la première guerre mondiale en 1918.
En 2002, la société philanthropique de « l’Union bienfaisante » prit la décision de redonner vie à l’emblème de la ville. Elle fit, pour ce faire, appel à Gérard Tricart, facteur de géant de Strazeele.
Ce nouveau géant comporte bon nombre d’éléments en fibre de verre : la tête, les bras et les mains, le bouclier et l’armure.

 

Le géant d’Estaires défile à Steenvoorde

Sur le bouclier du chevalier, nous pouvons remarquer l’emblème de Jehan, également emblème d’Estaires, la croix des croisés, le lion des Flandres et le lys.

D’un poids total de 90 kg, Jehan d’Estaires est porté par deux porteurs.



Source: www.jehanestaires.fr

Tiot Mitt est un géant de procession du nord de la France représentant le quartier d’En Haut de la commune de Maing, dans le Valenciennois (59, Nord, Hauts de France).



Histoire de Tiot Mitt

Le géant naquit en 1903 dans le quartier d’En Haut, centre historique de la ville de Maing. Ses habitants, alors en désaccord avec la mairie, décident de se réunir et de créer son propre comité des fête, présidé par un certain Tiot Mitt… Un géant porté!
Ce géant de 3m de haut représente un brasseur. Il porte l’écharpe tricolore, un foulard, une casquette et tient dans la main droite la clef de la ville.

Depuis, ce géant participe aux festivités de la ville et du quartier.
Notons qu’il s’agit actuellement de la seconde version de Tiot Mitt, restauré en 2003 et baptisé à l’occasion de son centenaire.

Géant de Maing, le brasseur Tiot Mitt

Source: hainautpedia

Les géants Flipp et Zabeth sont des géants processionnels du nord de la France, figures de la commune du littoral de Berck (62, Côte d’Opale, Pas-de-Calais). Ces deux géants représentent les matelots berkois.



Histoire de Flipp et Zabeth

Flipp est un matelot et sa compagne, Zabeth, est une vérotière. Témoignant du passé maritime de Berck et de la Côte d’Opale, ils furent créés en 1932. Depuis, ils traversèrent une histoire tumultueuse et connurent de multiples reconstructions !

En effet, les deux époux furent détruits durant la seconde guerre mondiale et furent reconstruits dans les années 50 avant d’être détruits 20 ans plus tard. Une troisième version du couple vit le jour dans les années 80 et disparut dans les années 90. Ce sera en 2005 que les matelots reprirent leur rôle d’ambassadeurs berkois. Les deux figurent furent baptisés le 5 mars 2005 à l’hôtel de ville de Berck.

Au fait, qu’est-ce qu’une vérotière ? Il s’agit d’un mot picard désignant les femmes de marins pêcheurs ayant pour rôle de fouiller le sable pour y trouver des vers. Ceux-ci étaient ensuite utilisés en guise d’amorce.

Les géants berckois

Une cinquième version de Flipp et Zabeth en 2016

Les deux géants paraissant un peu vieillissant au vu du nombre de défilés inscrit sur le compteur, l’association des Amis de Flipp et Zabeth fit construire une cinquième version en 2016. Le coule fut dévoilé au Kursaal de Berk en mai 2016, à l’occasion de la cérémonie de commémoration des 40 ans de jumelage de la commune avec Bad Honnef en Allemagne.

Les deux géants de 3,60m, faits de bois et d’osier, pèsent désormais 45 kg et son chacun mobilisés par un seul porteur.

La version 2005 du couple est désormais exposée au sein de la ville de Bad Honnef.

Un héritage du passé

Il reste de la première version de 1932 de Flipp et Zabeth une chanson traditionnelle écrite en patois picard : « la marche des géants berckois ».



Madame Bintje est une géante de procession du nord de la France représentant Hondschoote, commune de Flandre Maritime, située non loin de Dunkerque et de la frontière Belge (59, Nord, Hauts-de-France) ainsi que la filière de la pomme de terre.

Naissance de Madame Bint’je

Tout débuta grâce à un concours de dessin organisé à l’occasion de la Karyolle Feest et du centième anniversaire de la variété de pommes de terre Bintje, fortement produite dans les environs d’Hondschoote. Cette variété fut créée aux Pays Bas en 1905 par Louis de Vries, professeur et jardinier. On raconte que l’une de ses élèves était surnommée « Bintje », d’où ce nom.

La géante de 3, 80m et de 60 kg, est portée par une seule personne. Elle est vêtue de blanc, affiche un joli minois de couleur jaune rappelant la couleur de la Bintje et porte un chapeau représentant une fleur de pomme de terre. Elle est le fruit du travail d’un chantier de réinsertion et des ateliers Machu (Facteurs de géants).

La géante fut inaugurée en 2006. Elle a pour parrain Bienaimé le forgeron (Armbouts-Cappel) et pourmarraine: Margot la Fileuse (Loos).

Depuis, nous pouvons admirer Madame Bintje lors de nombreuses fêtes régionales, dont les fêtes d’Hondschoote (Karyole Feest) et les rondes internationales de géants, organisées non loin de là, à Steenvoorde.

Mme Bintje géante d’Hondschoote

La chanson de Madame Bintje

Une chanson spécifique fut écrite à l’attention de Madame Bintje:

Refrain:

« Bintje, Madame Bintje, la géante de pomme de terre

Bintje, Madame Bintje, est aussi grande que Gulliver

Bintje, Madame Bintje, la géante de pomme de terre

Bintje, Madame Bintje, est connue aux quatre coins de la terre ».

Couplet 1:

« Venue en septembre dans sa belle robe des champs,

S’enraciner en Flandre, pour le plaisir de ses habitants. »

Couplet 2

« Aux restos du coeur, au four, en frites, en purée,

Avec un bet’che ed’beurre à la cantine de l’Elysée. »

Couplet 3

« Le Jean de Warhem la voyant sur le marché,

Se dit en lui-même, qu’il aimerait bien l’éplucher. »

Couplet 4

« Au Pays du lin, là où la terre est féconde,

Donnons-nous la main, petits et grands, pour faire la ronde. »

Informations supplémentaires: https://www.federationgeants.fr

Le Capitaine Crochet est un géant processionnaire d’Aire-sur-la-Lys, accompagné d’une troupe de majorettes.



Un géant Disney dans le Nord de la France

C’est à Aire-sur-la-Lys (62, Pas-de-Calais, Hauts de France) que naquit le géant capitaine Croch’Aire, en 2014. Ce géants inspiré de l’ennemi juré de Peter Pan comporte un panier d’osier et nécessite un porteur.
A l’initiative de ce géant ? La troupe de majorettes « le Show Band airois » créée et présidée par Bruno Bernard. Cette troupe fondée durant les années 90 est habituée aux fêtes traditionnelles ! Elle défile en effet partout dans le nord de la France et ailleurs… Jusqu’aux Champs-Elysées !

Le géant capitaine crochet défile désormais avec les pirates, les majorettes, les mascottes (notamment la fée clochette et Monsieur Mouse), ainsi que les échassiers de la troupe.

Le géant capitaine Croch’Aire

Augustin de Belempins est un géant processionnel du nord de la France né en 2014. Il représente les quartiers de Belecontre et des Phalempins à Tourcoing (59, Nrd, région des Hauts-deFrance).

Le géant Augustin de Tourcoing : un ouvrier du textile

Le géant Augustin pèse 40 kg et mesure 3M50. Il est porté par une seule personne.
Il est le fruit d’un an de travail impliquant les habitants des deux quartiers, au sein du centre social Belecontre Phalempins.

Ce nouveau géant fut baptisé et défila pour la première fois lors de la huitième édition du Week End Géant de Tourcoing, notamment en compagnie de la nouvelle géante Clémentine du Virolois.

Augustin de Bélempins représente un ouvrier du textile, passionné par le jardinage. On raconte qu’un jour, il vit dans son lopin de terre ses légumes soudainement grandir et grandir… Comme par magie! Puis ce fut son tour. Augustin devint dès lors un géant. Tout de bleu vêtu, il tient dans sa main droite une bobine de fils.

Augustin, géant de Tourcoing

Aux origines du roi des Mitrons : Cochu le géant

C’est en 1929 que deux associations, celle des anciens élèves de l’école publique de Wormhout ainsi que l’association des anciens combattants et mobilisés, décidèrent de jouer des pièces de théâtre comiques. Rapidement, la nouvelle troupe remporta un vif succès et l’un de ses membres eut l’idée de concevoir un géant. Le géant de Wormhout fut construit en 1930 et prit le nom de « Cochu », personnage issu de la pièce « Cochu le boxeur » jouée par la troupe peu de temps avant. Malheureusement le géant disparut, peu après son mariage avec la géante Mélanie de Wormhout, elle-même représentant un personnage de la pièce « Le tampon de Capiston ».

La naissance du roi des Mitrons

Les « Mitrons », groupe de musiciens animant sur les cortèges l’attraction carnavalesque « le four merveilleux »,  décidèrent en 1933 de recréer un géant à leur image, c’est-à-dire, en boulanger.




Pour représenter cette troupe, quoi de plus naturel que de nommer le géant « le Roi des Mitrons » ? Quelques wormhoutois se mirent à l’ouvrage et prirent pour modèle une connaissance, Maurice Hennegraeve. Ce dernier avait toutes les qualités requises pour inspirer les facteurs de géants, les Mitrons souhaitant que le géant porta une tête de « beau flamand bien portant ».

C’est ainsi que naquit ce bon bonhomme de 4m de haut et de 90 kg. Longtemps porté, il défile depuis 1965 sur des roues. Il se maria avec Mélanie peu de temps après sa création.

Le roi des Mitrons et son frère jumeau

Un frère jumeau pour le roi des Mitrons

C’est en 1993 que le roi des mitrons apprit qu’il avait un frère jumeau. Ce dernier, semblable comme deux gouttes d’eau à la mascotte, intègre toutefois la famille des géants portés pour nouer de nouveau avec la tradition.

La tête du géant fut réalisée par le célèbre facteur de géants et artiste plasticien lillois Stéphane Deleurence, le corps et les habits par des bénévoles de l’association. Plus léger (79 kg) et un petit peu plus haut que son frère (de 20cm), ce géant se déplace un peu partout dans le nord, en France, voire même ailleurs en Europe.

Les carnavaleux ont également l’occasion de festoyer en compagnie des deux frères lors de la bande carnavalesque de Wormhout, se déroulant annuellement aux alentours des dates du carnaval de Dunkerque.

Les habits des mitrons

Le roi des Mitrons et son frère sont vêtus d’une veste de boulanger et sont coiffés d’une toque blanche. Ils portent autour du cou un foulard bleu noué. Le Roi porte une cocarde tricolore sur sa poitrine, tandis que son frère porte le blason flamand.




Un plat fromager de nos estaminets qui tient au corps !

Nous connaissons tous ce plat fromager incontournable de nos estaminets. Les recettes varient, mais ce plat, à la base, marie bien souvent pain, bière, cheddar et moutarde.




Nous connaissons aujourd’hui des variantes, notamment avec le welsh au Maroilles (le cheddar est remplacé/complété par du Maroilles fondu) ou le welsh complet incluant dans les ingrédients du jambon et des œufs. Certains proposent même un welsh servi avec du bœuf, voire, un « welsh burger » !

Nous considérons ce plat comme une spécialité de la région, mais une question se pose toutefois: quelle est l’histoire, quelles sont les origines de ce plat si savoureux (et si calorique !) ?

Nous détaillons ci-dessous l’histoire du welsh ainsi que la recette du welsh complet, notre coup de cœur !

L’histoire, les origines du welsh

Le welsh puise ses origines… Au pays de Galles ! Rien d’étonnant en cela, étant donnée l’utilisation du Cheddar pour sa recette, fromage qui n’est pas produit dans notre région !
Le welsh est aussi appelé outre-manche « croque gallois » ou welsh rabbit. Cette recette n’emploie pourtant pas de viande de lapin… L’explication de ce nom est simple. En période de disette, il fallut inventer un plat qui tiendrait au corps et remplacerait la viande de lapin. Par ailleurs, au XVIIème, tous les produits de basse qualité et contrefaçons étaient associés aux gallois et étaient désignés par le terme « welsh ». Autre explication: certains racontent également que les anglais raillaient leurs voisins gallois à l’époque et soutenaient l’idée qu’ils ne savaient pas chasser et étaient obligés de se rabattre sur cette recette pour se nourrir !

Quoiqu’il en soit, le welsh fut exporté un peu partout dans le monde, mais c’est bien notre région et plus particulièrement la Flandre, qui a fait de ce plat l’une de ses spécialités.





La recette du welsh

Les ingrédients pour cuisiner un welsh
Il vous faut, par personne :
– 175g de cheddar
– Une tartine
– Un peu de bière
– Deux cuillerées de moutarde
– Une tranche de jambon
– Un œuf

Dans la recette traditionnelle, la bière est initialement chauffée dans un caquelon, puis on y ajoute une cuillère de moutarde et le cheddar et l’on continu à faire fondre le tout. La fondue est ensuite versée sur une tartine légèrement grillée, disposée au fond d’un plat. Ce plat est ensuite passé au four pour obtenir une belle couleur dorée.

Variantes de la recette du Welsh – Le Welsh complet et le Welsh burger

– Faites dorer les tartines de pain de campagne, tartinez les ensuite de moutarde et disposez sur chacune quelques centilitres de bière de caractère.
– Dans une casserole, faites fondre la bière avec le cheddar que vous aurez râpé au préalable. 10 – 12 centilitres de bière blonde de caractère suffisent amplement pour la 800 g de cheddar. Ajoutez dans la casserole deux cuillères à café de moutarde et une pincée de poivre. N’ajoutez surtout pas de sel, le plat le sera suffisamment !
– Disposez les tartines dans des plats individuels à gratin ou dans un grand plat pour manger « A la bonne franquette ». Vous pouvez ajouter sur chacune d’elles du jambon ou un steack haché que vous aurez cuit à point au préalable.
– Versez la fondue par-dessus.
– Vous pourrez également disposer sur chaque Welsh, au dessus du fromage, un œuf à cheval.

Welsh  » A la bonne franquette » servi avec des frites

Et voilà ! En une vingtaine de minutes, voici un plat simple et traditionnel du nord qui ravira les papilles de vos convives.
A déguster avec un peu de frites, une salade et une bonne bière locale !

Pour le Welsh burger, la fondue sera simplement coulée sur un burger (remplaçant le pain) et le submergera à mi hauteur… Une variante pour les gourmands, à déconseiller si vous faites du cholestérol ! 🙂

Bon appétit !