Batisse et Zabelle, les géants de Boulogne-sur-Mer

Batisse et Zabelle sont un couple de géants de procession du nord, originaires de Boulogne-sur-Mer (Côte d’Opale, Pas-de-Calais). Leur tenue symbolisent la commune et ses traditions.



Le géant Batisse

Dans le boulonnais, c’est ainsi que l’on prononce le prénom de Baptiste. Ce géant de 3,80 m de haut et de 60kg est porté par une seule personne. Fidèle à l’esprit de la commune de pêcheurs, le géant inauguré en 1923, porte sur l’épaule gauche un filet et est vêtu d’un costume de marin pêcheur : pantalon de drap, casquette, vareuse et foulard autour du cou.
Il est courant depuis près d’un siècle de le rencontrer sur les fêtes de la côte et lors des rassemblements régionaux de géants, accompagné de son épouse Zabelle. Aujourd’hui, Batisse en est à sa quatrième version, inaugurée en 2003, tout comme sa conjointe !
Attention à ne pas confondre Batisse de Boulogne-sur-Mer et son homonyme, Batisse de Caudry !

Les géants de Boulogne-sur-Mer

Zabelle géante en costume traditionnel de matelote de la Côte d’Opale.

L’épouse de Batisse, Zabelle, fut de même inaugurée en 1923 et présente les mêmes proportions que son mari. Elle porte une robe noire du début du siècle recouverte d’un châle blanc au niveau des épaules ainsi qu’un soleil boulonnais, coiffe traditionnelle en dentelle blanche empesée, formant une auréole.
Cette coiffe est issue d’une mode lancée dans les années 1840 et était également portée par les matelotes calaisiennes.

Henri le douanier – géant de Godewaersvelde

Henri le douanier est un géant du nord résidant à Godewaersvelde et défilant chaque année à de multiples occasions. En dehors des cavalcades, ducasses et rondes, il est exposé au musée de la vie frontalière de Godewaersvelde.

Pourquoi Henri le douanier ?

Le village de Godewaersvelde est situé en Flandre, en bordure de Steenvoorde et de la frontière belge. Le village comportait alors auparavant son poste de douane. Henri le douanier (pour Henri Rousseau, le douanier Rousseau), rend hommage à cette vie frontalière.




Il porte un uniforme de douanier fin 19eme, une médaille des douanes sur la poitrine, un shako avec pompon rouge et, sous le bras un registre des douanes.
Henri le douanier  mesure 3,50m et pèse 70kg et ne nécessite qu’un seul porteur. Œuvre de Stéphane DELEURENCE, Henri le douanier a été baptisé le 02 octobre 1994.

Les chiens d’Henri le douanier

Depuis 2001, le chien Dick (géant représentant un chien de douanier) ou Tom (géant représentant un chien de fraudeur) accompagnent le géant Henri le douanier dans les carnavals.

Henri le douanier – Godewaersvelde

Le parler dunkerquois : dico du carnaval et des carnavaleux

Vous êtes dunkerquois depuis peu ou vous ne faites le carnaval de Dunkerque qu’occasionnellement ? Comprenez-vous toutes les chansons que vous chantez à tue-tête ? Comprenez-vous tout le monde dans les chapelles ? Vous arrive-t-il de faire timidement la moue, de détourner le regard ou d’inventer un prétexte car vous n’avez pas compris votre interlocuteur dunkerquois ?

Pas de panique ! Vous saurez désormais ce qu’est un picheleule, jouer à cat’chespel, un toureloure ainsi que bien d’autres expressions grâce à la liste ci-dessous. Quelque chose à ajouter ? N’hésitez pas à commenter !

 

A

A noste kêe : Expression flamande signifiant « A plus tard » ou « Au revoir ! »
Asteur : à cette heure, maintenant, aujourd’hui.

Avant-bande – après-bande : l’Avant-bande, comme son nom l’indique, est le moment précédent la bande. Il s’agit de l’équivalent du « before » au carnaval de Dunkerque. Au carnaval de Dunkerque, l’Avant-Bande démarre généralement à 9h30 le matin avec le défilé des Reuze et la chapelle de la mairie. L’Après-bande, c’est l’After. La fête organisée après le rigodon et précédant le bal, généralement.




B

La bande : la bande est le défilé du carnaval de Dunkerque où les carnavaleux chahutent derrière la première ligne, au son des fifres, des cuivres et des tambours. La bande démarre aux alentours de 15 h 30 et se termine le soir, après le rigodon. Elle est interrompue par diverses chapelle et le jeté de harengs à la mairie.

Bât’che : le bât’che est un maillot ou un pull de marin : le bât’che rayé.

Becque : petit ruisseau, terme flamand.

Ben qu’est c’ça dit ? Vous l’entendrez souvent au carnaval. Il s’agit d’une expression dunkerquoise signifiant « Est-ce que ça va ? ».

Les berguenaeres, berguenard : il s’agit d’un terme dunkerquois signifiant parapluies, également appelés « pépins ». Cet accessoire du carnaval fièrement hissé au-dessus de la bande affiche souvent les couleurs des associations carnavalesques. « Berguenard » est également un sobriquet que les dunkerquois utilisent pour désigner les habitants de Bergues.

Beste : Ce terme aux consonances anglaises a la même signification que l’adjectif « best ». Il s’agit du « meilleur », d’où la célèbre chanson : « Mets ton beste clet’che ! »

Bèt’che : ptit morceau : Un bèt’che ed podingue.

Beultekaze : Spécialité du carnaval à déguster en chapelle, il s’agit d’un pâté de tête.

Beurt’che : petit tour avec une fille, une promenade, un tour dans la bande : « Mets ton beste clet’che, on va faire un beurt’che ».

Bierbuck : Buck est un terme signifiant « ventre » en parlé Dunkerquois. Bierbuck est un « Ventre à bière. »

Bloze : un bleu, une bosse, un ecchymose. « Il est tombé dans la bande et il s’est fait un bloze. »

Blozebuck : ventre bien rempli. « Je suis sorti de chapelle avec un blozebuck ! »

Bonne amie : fiancée, petite copine « Et Rosalie, c’est ma bonne amie ! »

Borel : célèbre bar de la citadelle : « de chez Zizine à chez Borel on va chanter ce gai refrain. »

Boureleule : paysan lent, une personne un peu bête.

Brisquer : Râler, synonyme du verbe dunkerquois « darrer ».

Brillant Belge : produit pour nettoyer les cuivres. « Y’a Jean Bart en haut d’son zelt’che: Astiqué au brillant belge ».

Brouck : pantalon en dunkerquois.

Buckenaere : le nombril

Coucher de soleil sur la plage de Malo

C

Cakewalk : danse du début du XXème siècle. « Mademoiselle, voulez-vous danser, le cakewalk, le cakewalk ».

Cale-Madame : bourgeoise. « c »est Marie Chantalc »est une cale madame ! »

Cannt’je : croute, morceau de pain, quignon : « Cent sous d’beultekaze, un cannt’je d’pain et un oignon, et on fait réveillon ». Synonyme : Capt’che.

Castonade : cassonade.

Cat’chespele (jouer à) : du flamand katjespeel (jeu de chat) signifiant une partie de cache cache ou jouer au docteur.

Chahut : Moment dans la bande où les cuivres et les tambours prennent la relève des fifres. La première ligne s’arcboute pour retenir les lignes suivantes avançant avec ardeur, bras dessus dessous.

Chaille : voyou : « en retrait de la bande traînaient des chailles ».

 Choler : flâner, traîner les rues.

Chasse-nèche : chasse-neige. Groupe de personnes en cirés bleus dont le rôle est d’écarter les lambins et les « touristes » pour laisser passer la bande.

Chapelle : un terme que vous entendrez souvent au carnaval. Il s’agit d’une petite fête organisée sur le passage de la bande ou en marge du carnaval chez un carnavaleux. En liant amitié avec certains, peut-être que vous pourrez « faire chapelle ».

Claquebeusses : sarbacane.

Clèk : ardoise, dette. La maison ne fait pas de clèk pendant la bande ».

Le clet’che : le déguisement ou costume du carnavaleux. Souvent, celui-ci se compose de vêtements de femme, d’un manteau de fourrure, d’une perruque et d’un chapeau richement décoré.

La clique : la musique. L’ensemble de musiciens en ciré jaune et bât’che rayé animant la bande au son des cuivres, fifres et tambours.

Clouck : poule pondeuse, par extension une femme souvent enceinte.




Côotche : jeune fille : « C’est un beau p’tit côotche ».

Cô-Pinard : ancien tambour-major dunkerquois ayant son hymne durant le carnaval.

Corinthe : raisins secs, souvent présent dans le podingue « va laver tes yux, avec du podingue, t’auras des corinthes à ton cul ».

Couckestut’ : Tranche de pain.

Cot’che (à ne pas confondre avec côotche, la jeune fille) : remise, appentis, hangar.

Couque : gâteau.

Couquestuc : Pain gâteau.

Creules : frisettes « un beau p’tit creut’che avec des creules su sa tête ».

Creut’che : gosse, enfant en dunkerquois.

Criminel (être): être totalement ivre.

D

Dache : gros clou à souliers – bottines à daches

Darrer : Râler. Synonyme : brisquer.

Deyors : dehors

Duèl (un) : une wassingue, serpillière. Passer la serpillière : duéler. « Ben chez qui qu’on est ? Ça ma pas l’air d’être des campeurs, r’garde comme c’est bien duélé. »

E

Esquinter : usé, abîmé.

F

Faire mat’che : flatter. Mat’che = un ami en dunkerquois.

Faire un streule : Uriner, pisser

Figueman : le figueman est un personnage du carnaval (en voie de disparition) vêtu d’une cape ou d’un ciré, portant un masque et jouant l’intrigue. Il tient une perche avec un hareng ou un morceau de fromage odorant avec lequel il importune les passants. Il tient ce nom de la figue. Auparavant, c’est en effet une figue qu’il balançait au bout d’une ficelle et les enfants essayaient de happer le fruit au passage.

Flèpe : fils sortant d’un habit usé ou déchiré. « Sa robe part en flèpes ».

Chez Fricoto : ancien restaurant de Dunkerque « Où iront-nous, le mercredi des cendres ? A Rosendael, ou bien chez Fricoto ? »





Fuser dans la traille : vomir sur le trottoir, dans une bouche d’égout, dans le caniveau.

Plus que quelques marche avant d’atteindre la chapelle de la mairie

I

Installé : arrangé, avoir une drôle d’allure, être ivre « il était encore installé ».

K

Kakernesche : Nom d’une association philanthropique (et d’un bal par extension) signifiant le cadet, le petit dernier de la famille.

Kake : caca

Kenn’con : caleçon « ah, ah, ah, ah, léon, il a dans son kenn’con, un joli saucisson ».

Les kippers ou sprats : les harengs fumés, jetés du balcon de la mairie. « Asteur, c’est l’heure du kipper ! »

Koukelour : Sexe féminin, par opposition au pichelour.

Klokespel : jeu de cloches, carillon abrité au sommet du beffroi : « le Klokespel de la tour, il joue pour les masquelours. »

Kloppe des pieds :qui traîne des pieds, boiter, avancer clopin clopant.

L

Lapeteute : personne lente, lambin

Leughenaer (tour du) : la tour du Menteur en dunkerquois, tour ancienne situé place du minck, sur les quais.

Leuler : rêvasser

Leut’che : plaisir « Y a du leut’che dans les chapelles, y’en a même qui jouent à Cat’chespele ».

M

Un manickack : un truc, un machin

Les masquelours ou les masques : surnom donné aux carnavaleux.

Matante, Mononcle : surnom donné par les carnavaleux entre eux : « Ben qu’est ce ça dit ma tante ? ».

Méconable : « méconnaissable » en dunkerquois.

Mulebat’che : cache col ou cagoule, traduction littérale « gilet ou maillot pour visage ».

N

Nart’che petch : anus

P

Pet’che : jeu de bille. « On pouvait jouer au pet’che dessus, sacré nom d’un chien qu’il était large son cul ! »

Peute : Force, énergie. « Il avait encore du peute ! »

Picheleule : personne qui lambine.

Picheloure: Sexe masculin. (voir wiche, piche, zwet’che…)

Le plumt’che : plumeau souvent parfumé, utilisé par les masquelours pour chatouiller les passants et les touristes.

Le podingue : pudding aux raisins secs (corinthes), servi dans les chapelles.

Preute : cul.

Potcherolle : être criminel, saoul.

Prout : célèbre groupe de musique et de chants carnavalesques.

Le Tambour Major – Bande de Wormhout 2012

R

Rigodon : A la fin du carnaval, la clique se réunit au centre du kiosque et les carnavaleux tournent autour dans un chahut de plus d’une heure au cours duquel l’ensemble du répertoire du carnaval est joué. Il s’agit du fameux rigodon, se clôturant aux alentours de 20h-20h30.

Rester clouck : Etre inactif « On a autre chose à faire, qu’être clouck sur son derrière ! »




Les Reuzes : les géants en flamand. A Dunkerque, vous croiserez le reuze papa, son fils et ses gardes ouvrant le défilé de l’avant-bande.

Rouler de tout son corps : tomber, rouler sur le sol.

Roun’quer : marmonner « Qu’est-ce que tu roun’ques ?

La rue des m’tites jupes : ancienne rue fréquentée par les prostituées à Dunkerque.

S

Saquer n’dans : y aller de bon cœur, tirer, pousser. Expression souvent employée au travail ou dans la bande, en plein chahut. « Y saquent n’dans, derrière devant… »

Schniker : boire beaucoup.

Snustreraer (nm) : curieux, fouineur… Nom de l’association carnavalesque organisant le bal du printemps.

Steckebeille : Sexe masculin. synonyme: wiche, piche , picheloure.

T

Le Tambour-major : le meneur de la bande et de la clique, en costume de grognard napoléonien.

Les tet’ches : les seins, les tétons.

Trois joyeuses : Il s’agit des trois jours précédant le mercredi des cendres, intégrant la bande des pêcheurs à Dunkerque, la bande de citadelle et la bande de Rosendael.

Tiole : simplet, fou, clampin « Il croyait qu’il était devenu tiole ! »

Toureloure : un gai luron, un carnavaleux.

V

Veint’che : mari, bonhomme, petit enfant en flamand.

Visschersbende : Bande des pêcheurs. Autrement dit, la bande de Dunkerque le dimanche précédant le mercredi des cendres.

Vulback : poubelle. « A Dunkerque, on est tous des musiciens, on a tous un p’tit truc qu’on en joue bien ! On a tous un instrument, qu’on gratte ou qu’on souffle dedans, on a tous un manicrack qu’on mettra jamais au vulback. ».

W

Walle-wallle-walle : Et bien et bien ! Oh là là ! Typiquement dunkerquois et flamand.

Le wiche ou piche : le picheloure. Sexe masculin.

Z

Zelt’che : socle de statue ou seuil de maison : « Y’a Jean Bart en haut d’son zelt’che: Astiqué au brillant belge ».

 Zweckt’che : sexe masculin. Synonymes: pichelour, wiche. Désigne aussi la perche du figueman.

Un zô ou zôt’che : petit bécot, bisou sur la bouche que les carnavaleux se donnent entre eux. Typiquement carnavalesque (les dunkerquois ne s’embrassent pas tous sur la bouche durant le reste de l’année!), c’est une marque de sympathie, et cela permet de ne pas abîmer le maquillage en se faisant la bise.




Les géants de St Sylvestre-Cappel

Sylvestre et Eglantine sont les géants de la commune flamande de Saint-Sylvestre-Cappel. Ils appartiennent tous deux à l’association Reuze Jan Hout




Sylvestre fut baptisé le 30 juin 2001, est un géant revêtu d’habits de ménestrel, tenant à la main un luth. Sa particularité ? Ce luth et son visage ont été réalisés en bois sculpté et comportent plus de 33 essences différentes ! Ce géant à la structure d’aluminium mesure 4,80 m pour 110kg. 2 porteurs sont nécessaires pour le faire défiler et danser.
Il est le père adoptif d’Eglantine, géante orpheline de 3 m (pour 35 kg), dont l’histoire raconte qu’elle fut recueillie lors d’un déplacement au sein d’un village fortifié des Pyrénées orientales. En réalité, la belle baptisée en 2011 est l’œuvre de la bailleuloise Caroline Toucry.

Elle-même présente un visage en bois sculpté (noyer) et est musicienne. Elle porte en effet une cornemuse et accompagne notre ménestrel des Flandre durant les rondes et cavalcades de géants du nord.

Sylvestre le Ménestrel et sa fille Eglantine, géants de Saint-Sylvestre Cappel

Un costume pour le carnaval dunkerquois

A Dunkerque, quand vient le carnaval, on sort son clet’che du placard, autrement dit, son déguisement/costume. Bien des carnavaleux conservent toujours le même clet’che. Il s’agit en quelque sorte d’une autre identité, l’identité carnavalesque, permettant aux carnavaleux de se reconnaître d’année en année (alors que ceux-ci peuvent se croiser dans le civil sans même se reconnaître ! ).




Si vous avez déjà votre clet’che, nous doutons que vous souhaitiez le changer. Mais pour ceux qui voudraient se lancer pour la première fois dans la bande, nous répondons ici à une question que chacun se pose au moins une fois dans sa vie : comment m’habiller pour faire le bal et la bande à Dunkerque ?

Les costumes que nous retrouvons souvent au carnaval de Dunkerque

Comme le veut la coutume, au carnaval, les hommes se déguisent en femme (et les femmes en homme, mais plus rarement). C’est ainsi le costume de « Ma tante » qui est le plus prisé au carnaval, un déguisement de femme qui, idéalement, met en avant tous ses atouts ! C’est ainsi ce costume que nous privilégierons. Certains enfilent des déguisements divers (Coluche, Mario, personnage de BD… Mais cela n’est pas vraiment conventionnel…). Bon nombre revêtent également des costume de marins-pêcheurs (vareuse, ciré jaune, casquette, pull rayé), de corsaire du XVIIIème siècle, d’écossais en kilt, de guerrier de tribu africaine…Attention toutefois : il est nécessaire de se renseigner au préalable. Certains clet’ches demeurent la signature de bandes carnavalesques et le porter pourrait être mal vu… Tout comme il serait mal venu de copier le cle’tche d’un autre carnavaleux… Chacun son clet’che !

C’est ainsi que nous allons nous focaliser sur le costume commun du carnavaleux : « Ma tante ».

Rue de Dunkerque, jour de carnaval.

Les chaussures pour le carnaval de Dunkerque

Pour devenir un vrai carnavaleux, l’idéal serait, pour suivre avec le costume, des chaussures de femmes… Mais il est rarement aisé de trouver des hauts talons en pointure 46 ! De toute manière, cela reste déconseillé. Le carnaval, ce n’est pas un défilé de mode. On chahute, on se bouscule, on se marche dessus… Il est donc IMPERATIF de chausser des rangers ou  des chaussures de sécurité ou il vous en cuira ! Combien de carnavaleux en herbe perdent leurs chaussures de tennis dans la bande et finissent les pieds littéralement écrasés ? Après le passage de la bande, il est souvent difficile de retrouver son bien. Certains ramassent même les chaussures pour les accrocher au bout de leur perche tel un trophée de guerre.



Le manteau de fourrure

Un élément indispensable du déguisement, le manteau de fourrure permet d’ajouter une bonne touche de féminité et de classe bourgeoise à son costume tout en fournissant un bon pare-vent pour lutter contre les éléments. Car au carnaval de Dunkerque en février, il peut faire frisquet. Nous pouvons trouver sans problème un manteau de fourrure à Emmaüs pour 5-10€.

Certains magasins dunkerquois ou flamands vendent des petits tapis de coton ou de laine affichant une marque d’alcool, de bière. Les carnavaleux ont coutume de coudre ce genre de tapis à l’arrière du manteau de fourrure.

Ce manteau de fourrure de carnaval pourra être décoré à votre guise : il pourra afficher des badges de carnaval, des blasons aux couleurs de votre ville, des accessoires divers et souvent politiquement incorrects… Tout est permis !

Sous le manteau

Vous disposez de vos chaussures de sécurité et de votre manteau de fourrure : il est temps de compléter votre clet’che ! Optez pour une robe ou une jupe, un chemisier, une petite laine pour lutter contre le froid éventuel (préférez les couches intérieures telles que les débardeurs ou les maillots de corps !)… Vous pourriez également mettre en place une fausse poitrine. Attention toutefois ! L’essentiel au carnaval est d’être à l’aise. Un vrai soutien-gorge rembourré est une solution idéale ! Au niveau des jambes, enfilez une paire de collants flashy et résistants. N’hésitez pas à en acheter plusieurs. Les collants ne tiennent que très rarement plusieurs bandes ! Des chaussettes hautes peuvent également faire leur effet.

Au bas de vos jambes, vous pourriez également poser des guêtres en poils (couleur flashy, le tout détonnant par rapport à votre costume et assorti avec votre boa à plumes, que vous porterez autour du  cou. Beaucoup utilisent le rose et le vert pomme, marient le jaune et le rouge ou affichent les couleurs léopard !

Photographie de figuemen durant le carnaval de Dunkerque
Les figuemen du carnaval dunkerquois

Le chapeau et la perruque au carnaval de Dunkerque

Le chapeau est l’accessoire par excellence du carnavaleux, peut-être même l’accessoire vestimentaire auquel il tient le plus. Pourquoi ? Car les chapeaux de carnavaleux sont souvent personnalisés. En effet, acheter un chapeau tout fait est à proscrire. Il ne sera pas toujours taillé pour votre tête, sera peut-être inconfortable… Et puis, c’est tellement plaisant de le fabriquer soi-même !

Pour la base du chapeau, vous avez le choix ! Chapeau de paille, de mariage, galurin, chapeau de femme, bob, béret, caleçon… Tout est permis !

Que mettre sur un chapeau de carnaval ? Tous les accessoires possibles peuvent y être fixés : badges, capsules de bière, bouchons, bolduc, images, sous-bocks, petits accessoires grivois, peluches… Mais aussi et surtout des fleurs artificielles ainsi que des plumes. La plume de faisan vénéré est souvent privilégiée par les carnavaleux. Pour les accessoires de chapeaux, vous avez donc l’embarras du choix. Faites tout de même attention au poids !

Le chapeau vient au-dessus de la perruque ou, parfois, intègrent une fausse perruque. Pour ce dernier cas, les carnavaleux soucieux de leur confort préfèrent coudre des tresses ou des mèches de cheveux sur les bords de leur chapeau pour pouvoir se passer d’une perruque.

Dans tous les cas, il demeure indispensable d’installer une jugulaire pour éviter de le perdre !

Les accessoires divers du carnaval

Pour être coquet/coquette jusqu’au bout, vous pouvez vous munir d’accessoires : par exemple une paire de fausses lunettes déjantées (fluos, paillettes…), un plum’tche (plumeau parfumé, pour embêter les gens dans la rue !), une perche avec un drapeau et un plumt’che fixé à extrémité, un berguenaere ou pépin, parapluie aux couleurs de votre équipe de carnavaleux… Vous pouvez également porter un masque et jouer l’intrigue ou le « figueman » en promenant une petite perche sur laquelle sera fixé au bout d’une corde un hareng fumé ou un morceau de fromage odorant… Pour importuner les passants et surtout les « touristes » !

Le maquillage du carnavaleux

Le maquillage est essentiel pour faire fureur dans la bande. Faites preuve de créativité, utilisez des couleurs assorties, des paillettes… Certains maquillages sont de véritables œuvres d’art !

Pour ne pas abimer le maquillage lorsque l’on se dit bonjour entre carnavaleux, sachez que la bise est troquée par un zot’che, petit baiser sur la bouche… Et oui, c’est ainsi !

Conseil pratique : portable, bouteille, effets personnels au carnaval de Dunkerque

Au carnaval, il peut être utile d’avoir un petit sac à main, une pochette intérieure, un sac banane… Solidement attaché pour éviter de le perdre dans la bande. Vous pourrez ainsi y glisser votre portable, vos papiers, quelques effets personnels essentiels…

Préférez prendre un vieux portable ou, si vous souhaitez vous en passer, organisez-vous avec vos amis pour trouver un point de ralliement afin de ne pas se perdre.




Certains emportent des bouteilles, mais cela reste à proscrire. D’une part, les bouteilles en verre dans la bande sont dangereuses, aussi bien dans le sac que sur le sol. D’autre part, nombreux sont les carnavals comportant un contrôle et une fouille à l’entrée. Ce n’est pas plus mal. Le carnaval n’est aucunement synonyme d’alcoolisation !

 

Alors, vous êtes prêts ?

Bonne  bande à vous !

Un superbe reportage sur le carnaval dunkerquois

Dans un parc de Paris, Quentin, parisien de pure souche et  empli de préjugé sur le nord de la France va accepter le paris que lui lance son copain Yannick, carnavaleux pur et dur: vivre de bout en bout le carnaval de Dunkerque !





Ce reportage tourné durant le carnaval 2015 était attendu par les initiés du « carna » et est disponible en dvd depuis fin 2016 ! (en vente en bas de l’article)

Apportant un œil nouveau sur cet événement phare du Nord et de la Flandre maritime, nous suivrons nos héros au travers de leur aventure carnavalesque. Quentin, au début frileux face à ce pari relevant plus du gage, ira de chapelle en chapelle, s’amusera au sein des bandes, des bals, des rigodons, chantera à gorge déployée… Pour au final totalement adopter les traditions !

En tout, plus de 60h de tournage furent nécessaires pour réaliser ces 25 minutes de film, mais quel reportage !  En effet, celui-ci ne constitue pas un énième reportage sur le  carnaval avec les clichés que nous connaissons : il réussit avec brio à nous faire vivre les trois joyeuses, à nous faire vibrer avec la bande. Il met à merveille le focus sur l’entente, la camaraderie des carnavaleux, la suppression des barrières sociales et les traditions…

Un reportage signé Yannick Delva et Donia Eden.

 

Le dvd de Let’s Dunkerque est en vente sur le lien ci-dessous au format 80 minutes (reportage + bonus):

Histoire du géant de Steenvoorde Jean le Bucheron

Jean le bucheron, géant de Steenvoorde, est un géant du nord participant régulièrement aux kermesses, ducasses, rondes et cavalcades du Nord de la France. Il en est actuellement à sa troisième version.



C’est en effet à la création de l’association « Les Amis de Fromulus » visant à dynamiser la ville de Steenvoorde et ses commerces que fut créée la première version de Jean le Bûcheron. A cette époque, ce géant était blond et portait une épée.

Durant l’occupation, le buste de Jean le Bûcheron disparut, emporté par les allemands. Il fut donc décidé en 1948 de créer le nouveau géant de la ville.

Pour ce faire, au sortir de la guerre, la commune fit appel au célèbre facteur de géants Maurice Deschodt et son épouse Georgette. Ce nouveau géant de 4,5 m de haut pour 90kg sortira à de nombreuses occasions durant plus de 60 ans avant de céder sa place à Jean le Bucheron 3. Après avoir participé à de nombreux défilés du nord et après avoir festoyé dans bien d’autres pays (jusqu’en Inde et au Quebec! ), sa dernière sortie aura été le Carnaval d’Été International de 2015.

C’est à l’occasion de cette fête que son successeur fut présenté après un an de projet de construction. Tout le long des opérations, l’aspect du géant fut tenue secret pour que celui-ci soit réellement dévoilé le 25 avril 2015.

Jean le bûcheron et son fils, Jacobus

Ce nouveau Jean le bûcheron, porté par deux hommes, mesure toujours 4,5 mètres et pèse 80 kg. Œuvre de l’artiste catalan Toni Mujal, il semble plus vivant encore que le second, grâce à sa moustache et ses cheveux d’aspect naturel.

Jean le Bucheron est aujourd’hui marié à la belle catalane Maria, tenant dans ses bras son enfant Mariona. Il a pour fils Jacobus



Le géant Jacobus, fils de Jean le Bucheron

Jacobus a été baptisé en avril 2004 devant sa marraine Belle Hélène de Steenvoorde et son parrain, le Père Breughel de Neuve Eglise. Il s’agit d’un « petit géant » mesurant 2.50 mètres et pesant 15 kilos. Autrement dit, les mensurations idéales pour le faire danser avec un seul porteur adolescent.

Ce géant fut créé en Espagne et son visage prit pour modèle un jeune espagnol, d’où le réalisme de ses traits.




Raoul : une légende du nord de la France

Qui ne connait pas Raoul de Godewarsvelde ? Cet artiste du nord de la France a marqué les années 60 et les générations suivantes avec ses textes et sa voix rocailleuse, reconnaissable entre mille.

Raoul, c’est également aujourd’hui une bière à son effigie ainsi qu’un géant du nord !



L’histoire de Raoul de Godewarsvelde

De son vrai nom Francis Delbarre, Raoul naquit le 28 janvier 1928 à Lille et évolua au sein d’une famille de photographes. Son père, installé dans le quartier Saint-Sauveur, lui transmit cette passion.

C’est en 1966 qu’il formera avec Jacques Defer « Les Capenoules », célèbre groupe chti/picard aux paroles souvent grivoises. Très vite, il troquera sa vraie identité contre son pseudonyme connu de tous et deviendra la star de cette équipe en raison de sa voix singulière, de son franc parlé et de sa grande taille.

On pseudo « Godewarsvelde » tire ses origines du village de Flandre « Godewaersvelde » auquel il a amputé d’un « e ». Ce village est situé en bordure de la frontière belge près de Steenvoorde.

Les succès des capenoulles s’enchaineront et chacun aujourd’hui fredonne encore ses chants carnavalesques, mais aussi et surtout le célèbre tube « Quand la mer monte » composé par Jean-Claude Darnal et vendu plus de 150000 exemplaires !

Cette chanson reflétait bien Raoul, éternel passionné de la mer et amoureux de la Côte d’Opale où il possédait une maison et un flobart (bateau traditionnel).

Raoul se suicidera par pendaison le 13 avril 1977 à Audinghen, sur le cap Gris Nez, petite village de pêcheurs de la Côte d’Opale (Pas de Calais) où il sera enterré quelques jours plus tard.

Géant Raoul à la ronde des géants de Steenvoorde (2015)

Le géant Raoul

5 ans après sa mort, en 1982, un géant Raoul fut construit à Lille, à la mémoire de l’artiste. Casquette de pêcheur vissé sur la tête, visage chaleureux et souriant dissimulé derrière des lunettes rondes et une barbe fournie, le géant tient dans sa main une chope sur laquelle est inscrit «  A l’amitié ». Fidèle à la passion de la mer de l’artiste dont il est l’effigie, le géant est vêtu d’un pull de marin et d’une vareuse écarlate.

Depuis plus de 35 ans maintenant, le géant participe à de nombreuses manifestations du nord de la France ainsi qu’à de nombreux cortèges de géants.




Premier livre de Philippe Hudelle

Philippe Hudelle, audomarois passionné du patrimoine et des paysages de son territoire, s’est mué en ambassadeur de celui-ci dès la création de sa page Facebook « Balades en Audomarois ». Cette page publiant en moyenne 6 clichés par jour de Saint-Omer et ses environs, comptabilise plus de 10 000 fans en février 2017 !

Féru de photographie et fort du succès de sa page, il décide de se lancer dans le projet de créer un livre photo afin d’immortaliser ses clichés. Ce livre remporta très vite un immense succès.

Edité aux éditions « Mineur éditeur », ce livre photos de 80 pages peut se trouver dans les bonnes librairies de l’Audomarois ou être commandé via le lien situé en bas de l’article.

La richesse des paysages audomarois

Au travers des clichés et des commentaires de Philippe Hudelle, découvrez le marais de Saint-Omer, de Serques, de Clairmarais, la Houlle, le canal de Neuffossé, les moulins abandonnés…

Partez à la découverte de la faune du marais audomarois, un lieu plein de charme où cohabitent hérons, cygnes, libellules…

Photo de paysages, photos en macro, photographies aériennes… Peu importe le mode de prise de vue, l’angle choisi ou le moment de la journée : Philippe Hudelle s’est donné pour mission de sublimer chaque petit instant, chaque petite parcelle de cette étendue naturelle, labellisée par l’UNESCO en 2013…

Commandez tout de suite ce superbe livre photos via le lien ci-dessous :

Comment vous sentir mieux et cuisiner en utilisant les plantes et autres  produits de la nature?

Hubert Lévêque, naturopathe et auteur de cet ouvrage de 173 pages, vous enseigne les fondamentaux à connaitre pour glaner, cueillir dans le Nord Pas de Calais et la Picardie (Hauts de France). Il vous fait découvrir par la même occasion le monde végétal de notre région, les bienfaits des plantes, qu’elles soient ou non à usage culinaire ou médicinale. Ce livre donne également quelques clefs afin de ne pas confondre les plantes dont certaines peuvent s’avérer toxiques ou protégées.

Hubert Lévèque apporte enfin des pistes pour améliorer notre quotidien, nos plats ety notre santé grâce aux plantes.

Un livre à découvrir au sein des bonnes librairies de la région ou à commander sur le lien Amazone situé en bas de l’article.

Une balade nature à la rencontre des plantes sauvages en Hauts de France

Au fil de ses chapitres, ce livre vous donnera l’envie de parcourir la région, un panier à la main pour reprendre contact avec la « vraie » nature et pour cuisiner autrement !

Après avoir prodigué quelques conseils cuisine ainsi que des conseils en matière d’équipement à l’adresse des glaneurs, découvrez autrement la région au travers de 5 chapitres :

Chapitre 1 : glanez dans les bois du Nord Pas-de-Calais-Picardie

Découvrez : l’ail des ours, l’Alliaire, l’Egopode podagraine, l’Epiaire des bois, le Hêtre…

Chapitre 2 : glaner dans les campagnes du nord de la France

Découvrez : l’Achillée millefeuille, l’Armoise commune, la Bardane, la carotte et le cerfeuil sauvage, le chénopode blanc, le coquelicot, l’Eglantier, le Lamier blanc, le lierre terrestre, l’Ortie, le noisetier, le Millepertuis, le panais, le pissenlit, les plantains, la ronce, le sureau, le Tilleul, le prunelier…

Chapitre 3 Glaner dans les marais du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie

Découvrez l’Angélique, le Cirse potager, la consoude, les menthes, la prêlela reine des près.

Chapitre 4 : Glaner sur le littoral : côte d’Opale, côte picarde, baie de Somme

Découvrez l’argousier, l’armoise maritime, l’arroche hastée, l’aster maritime, la betterave maritime, le cakilier maritime, la mousse d’Irlande, la cochléaire, la guimauve, la laitue des mers, l’Obione, l’onagre, la roquette sauvage, la salicorne, la soude maritime.

Chapitre 5 Glaner sur les coteaux calcaires du Nord Pas-de-Calais et la Picardie

Découvrez : la Primebère officinale, le gaillet jaune, le génévrier, l’Origan…

 

Découvrez enfin les herbes diverses, les champignons du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le conservatoire de bailleul et les parcs et jardins de la région.

Un livre incontournable pour les glaneurs que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :