Un livre-photos sur l’histoie d’Aire-sur-la-Lys et le Pays d’Aire.
Mémoire en image Aire-sur-la-Lys est un livre sur l’histoire d’Aire sur la Lys (62, Pas-de-Calais, Hauts de France) et son patrimoine, mêlant tout au long de ses 128 pages, commentaires de passionné, cartes postales et photographies anciennes.
Ce livre signé Gérard Leclercq est édité par les éditions Alan Sutton.
Un ouvrage disponible dans les bonnes librairies du nord de la France que vous pouvez également commander via le lien situé en bas de l’article.
Il se découpe en 8 chapitres :
1 A la découverte de la ville d’Aire
Découvrez les monuments et l’histoire d’Aire, devenue Aire-sur-la-Lys par décret en 1982. Cette ville plutôt calme aujourd’hui était la troisième ville de l’Artois à la fin du XVIIème siècle. Cette partie vous décrira l’histoire de la ville, du beffroi, la collégiale et l’église Saint-Jacques, le bailliage construit en 1600, les rues historiques et les fortifications.
2 La vie religieuse et scolaire à Aire-sur-la-Lys
Cette partie dépeint le patrimoine religieux à Aire-sur la Lys et la vie des écoliers à la fin du XIXème, début XXème. Apprenez également l’histoire de Notre Dame Panetière.
3 Les moyens de communication
Ce chapitre dépeint l’histoire des voies d’eau et de la batellerie, les voies terrestre et le chemin de fer, boudant Aire qui ne fut pas choisie pour constituer un nœud ferroviaire.
4 La vie militaire et les temps de guerre à Aire-sur-la-Lys
Découvrez Aire sur la Lys durant les grandes guerres de l’histoire ainsi que les casernes de la ville.
5 La vie quotidienne à Aire sur la Lys
Le XIXème siècle fut synonyme d’essor industriel pour Aire sur la Lys avec l’implantation des brasseries, scieries, fonderies… Découvrez l’histoire des marchés et de l’agriculture à Aire-sur-la Lys, l’avènement de l’éclairage public au gaz, l’arrivée de la voiture…
6 La ville de Thérouanne
Découvrez l’histoire récente de la ville de Thérouanne, ancienne capitale des Morins, entièrement rasée au XVIème siècle par Charles Quint.
7 Les villages du pays d’Aire
Découvrez l’histoire et le patrimoine des villages entourant Aire sur la Lys, entre autres : Blessy, Rebecques, Clarques, Ecques, Herbelles, Heuringhem, Inghem, Lambres, Mametz, Racquinghem, Quiestède, Roquetoire, Wardrecques, Witternesse, Wittes…
8 La vie de château
Découvrez les châteaux, manoirs et gentilhommières du Pays d’Aire.
Un livre que vous pouvez commander via le lien ci-dessous :
Le château de Salperwick, château datant du XVIIème et XVIIIème siècle, est un bâtiment historique protégé par arrêté le 30 mai 2001. Cette belle demeure est une propriété privée.
Château de Saubruit
Photo: Balade en Audomarois à liker sur Facebook en likant l’icône ci-dessous!
La forêt domaniale vallonnée de Tournehem-sur-la-Hem, propice à la promenade, comporte une chapelle sylvestre rurale, la chapelle Notre-Dame de la Forêt. Cette chapelle construite en 1713 par les riverains, a depuis connu plusieurs restaurations.
Elle comporte un vestibule où l’on accède par une grille et présente à l’intérieur un autel, un retable en bois ainsi qu’une statue de Notre-Dame de la Forêt tenant l’enfant et le sceptre, en bois peint.
Coordonnées GPS: 50.767949, 2.045554
Sources : lalumierededieu.eklablog.com
www.tourisme-saintomer.com
Photo: Balade en Audomarois à liker sur Facebook en likant l’icône ci-dessous!
La chapelle Saint-Jean, située entre la rue de Valbelle et la rue Wissocq dans le centre de Saint-Omer, intégrant aujourd’hui le « clos Saint-Jean, comportant outre la chapelle des appartement et un EHPAD privé.
Fermée en 1999 concomitamment à l’ancienne maison de retraite, celle-ci fut restaurée pour accueillir aujourd’hui des manifestations culturelles.
L’ensemble de la chapelle et l’ancien hôpital Saint-Jean est inscrit au titre des monuments historique. Sa construction date de la fin du XVIIIème siècle début XIXème.
Photo: Balade en Audomarois à liker sur Facebook en likant l’icône ci-dessous!
Le saviez-vous ? En matière de densité de musées, notre région occupe la seconde place nationale! Elle en compte en effet 197 ! Arts, sciences et techniques, archéologie, histoire naturelle… Autant de thématiques diverses témoignant de nos richesses ainsi que de notre histoire ! Bien des secrets résident entre les murs de ces temples de la culture, ouverts à tout un chacun…
Les musées de Saint-Omer
Entamons notre route des musées par la ville de Saint-Omer, qui se distingue par la présence en son sein de deux « Musées de France » ! Le musée Sandelin, tout d’abord, installé dans un magnifique hôtel particulier datant du 18ème siècle, contient de véritables trésors ! Outre ses sous-sols dédiés à l’histoire de la ville, le musée comprend des milliers d’œuvres et d’objets d’art nous permettant de remonter jusqu’au 11ème siècle! A quelques encablures de là, le musée Henri Dupuis, actuellement fermé au public, abrite un nombre pléthorique de minéraux, de coquillages, d’oiseaux naturalisés… Une collection propre à faire pâlir d’envie la plupart des muséums d’histoire naturelle du monde entier !
L’Hôtel Sandelin
Le Louvre-Lens
Reprenons notre route et dirigeons nous vers Lens. Nous nous étions intéressés ce mois de septembre à sa gare Art déco, dont l’architecture rappelait la forme d’une locomotive. Ce mois-ci, une autre locomotive attire notre attention. Bien qu’elle n’en présente pas l’apparence, celle-ci en revêt bien la fonction pour le secteur du tourisme… Edifié sur le carreau de fosse n°9, le Louvre-Lens qui vient de souffler ses trois bougies, a déjà accueilli des centaines de milliers de visiteurs ! La recette d’un tel succès ? La reconversion d’un site minier cher à tous, des expositions permanentes d’une qualité certaine ainsi qu’une muséographie somme toute atypique… Sa « galerie du temps » constitue l’une des premières originalités : celle-ci présente un ensemble d’œuvres issues de différentes époques de l’histoire de l’Homme dans un milieu totalement décloisonné, nous apportant de nouvelles clefs de lecture. Insolite n’est-ce pas ? Le deuxième Louvre ne s’arrête pas à cette innovation et ouvre au public ses réserves, levant ainsi le voile sur ses coulisses…
La grande galerie, Louvre Lens – c. B@rberousse, creative Common Flickr
La cité de la dentelle de Calais
Autre exemple de revitalisation d’un ancien lieu industriel, cette fois-ci, à Calais, cité dentelière devant en partie sa prospérité au métier Leavers, dont le premier fut acheminé de Nottingham en 1816. L’activité déclina toutefois bien vite dans le courant du vingtième siècle… Dans l’enceinte de l’ancienne manufacture Boulart, naquit en 2009 la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode, lieu de résidence pour les nouveaux concepteurs et haut lieu muséal retraçant l’histoire du savoir-faire calaisien !
Le musée de la céramique de Desvres
Clôturons notre circuit par une escale à Desvres, où perdure une activité séculaire : le travail de la céramique. Le musée de la céramique vous propose de découvrir l’histoire du savoir-faire desvrois tout en plaçant sur le devant de la scène pas moins de 600 pièces, dont la plupart intègrent des reconstitutions d’espaces intérieurs ou extérieurs.
Auteur: Jérémie FLANDRIN. Un article paru dans le magazine Audomarwouah de janvier 2016 en rapport avec un reportage Wéo de l’émission « Au coeur du patrimoine » présentée par Jérémy Allebée
Un livre sur l’histoire de Saint-Omer et son patrimoine, agrémenté de cartes postales et de photos anciennes
« Mémoire en Image – Saint-Omer » est un livre signé Sophie Léger et Serges Pruvost, de 128 pages, édité par les éditions Alan Sutton.
Les deux auteurs, passionnés d’histoire, brossent un portrait complet de Saint-Omer au travers textes et plus de 230 anciennes photos.
Un ouvrage disponible dans les bonnes librairies du nord de la France que vous pouvez également commander via le lien situé en bas de l’article.
Ce livre se découpe en 9 chapitres:
1 – Le riche patrimoine architectural de Saint-Omer
Découvrons au travers de ce chapitre les photographies et descriptions des principaux monuments de Saint-Omer tels que nous pouvions les voir à la Belle-Epoque. A la fin du XIXème siècle et au début XXème, bon nombre d’éléments du patrimoine se laisse aisément admirer. Chacun commence alors à prendre conscience que la sauvegarde de ces monuments est primordiale.
Découvrez ainsi les rues historiques, le nouvel hôtel de ville trônant sur la place Foch, l’hôtel Sandelin devenu musée, le palais de justice, ancien palais épiscopal, l’abbaye Saint-Bertin, dont la tour était alors intacte. Découvrez également le patrimoine religieux de Saint-Omer, dont la cathédrale Notre-Dame des miracles, son riche mobilier incluant un superbe buffet d’orgue et une horloge astrolabe unique…
La porte du Haut-Pont à Saint-Omer
2- Un nouvel espace urbain à Saint-Omer
Le démantèlement des fortifications de Saint-Omer, amorcé en 1890, amène la réflexion d’un nouvel espace urbain. Démarrent ainsi les travaux des nouveaux boulevards périphériques, la création du jardin public à l’emplacement des glacis…
3- Les grands travaux à Saint-Omer
La ville de Saint-Omer, démantelée désormais, s’ouvre vers l’extérieur. L’heure des grands travaux a sonné ! S’ensuivent la création de quais et l’élargissement du canal, le repavage des rues, la construction de la nouvelle gare de Saint-Omer inaugurée en 1904. A cette même époque, le théâtre public est restauré, le musée Henri Dupuis ouvert au public…
4- Saint-Omer, au fil de l’eau
Cette partie brosse le portrait de la vie dans les marais de Saint-Omer et au sein des deux faubourgs, le Haut-Pont et Lyzel. Découvrez le rôle des moulins, du canal de Saint-Omer et son histoire, du quai des saline et autres quais de Saint-Omer, accueillant encore à cette époque en son sein de nombreuses péniches.
5- Les marchés, boutiques et manufactures à Saint-Omer
Découvrez au travers de cette partie la vie économique de Saint-Omer : les places de marchés (marchés aux bestiaux, grand marché et petit marché, marché couvert…) Mais aussi les abattoirs, les échoppes et petites enseignes, les papeteries et les brasseries…
6 – Les équipements et services de la cité audomaroise
Saint-Omer à la Belle Epoque, en raison de son statut de sous-préfecture, constituait en quelque sorte une capitale locale de la justice avec son tribunal, son service de police, ses exécutions sur la place du marché aux bestiaux… Un spectacle offert à tout un chacun, enfants inclus ! Découvrez les affaires insolites jugées à Saint-Omer, l’histoire de « Quinze capotes » ainsi que les autres services proposés par la commune à ses administrés : écoles, sports, hôpital…
7- La vie religieuse à Saint-Omer
Découvrez les écoles et établissements religieux de Saint-Omer, les congrégations, les écoles de frères ou de sœur, la vie des paroisses, les processions…
Les anciennes grandes galleries de Saint-Omer
8 –L’Omniprésence des militaires à Saint-Omer
Saint-Omer, ex-ville fortifiée, fut de tout temps une ville militaire. Découvrez la vie dans les casernes au début du siècle à Saint-Omer.
9 – Culture, sport et loisirs à Saint-Omer
La ville de Saint-Omer misa beaucoup sur le sport (football, vélo, tir à l’arc…), mais aussi la culture. En témoigne son école des beaux-arts et sa salle de concerts, ses musées, entre autres, ainsi que les nombreux artistes audomarois ayant marqué l’histoire : Monsigny, Joets, Chifflart, Neuville, Belly…
Un ouvrage passionnant et accessible, que vous pouvez acquérir dans les bonnes librairies du nord de la France ou en commandant sur le lien ci-dessous :
Découverte des kiosques urbains à musique et à danser de la région Hauts-de-France (Nord-Pas-de-Calais-Picardie)
De nombreuses villes du nord de la France sont dotées d’un kiosque à musique, véritable patrimoine festif qui vit le jour à la fin du XIXème siècle, autrement dit, à la « Belle-Epoque ».
Après la guerre franco-prussienne, à l’instar de l’après-guerre en 1918 et les années folles, le temps était venu de passer à autre chose, de favoriser les loisirs, de s’évader et faire la fête ! La musique fit partie de ces petits plaisirs et c’est ainsi que l’on construisit, sur les Grand Place ou au cœur des jardins publics, des kiosques philharmoniques accueillant concerts, kermesses, ducasses…La construction de ces kiosques relevait d’une politique de la troisième république concentrée jadis sur l’unité nationale et le progrès social de la France au travers de l’art et de la musique. Chacun peut y démontrer ses talents et cet espace public offre au peuple un plaisir jusqu’alors inaccessible et désormais gratuit. Pour les communes, le kiosque jouait aussi le rôle de vitrine vantant la richesse culturelle de la ville.
Cette tendance se poursuivit durant des années, jusqu’au milieu des années 50 et les kiosques qui ne survécurent pas aux deux guerres furent illico reconstruits.
Aujourd’hui, les kiosque sont toujours restaurés dans un but de préservation du patrimoine. Bon nombre ont conservé leur fonction, et certains ont même été créés en ce début de 21ème siècle ! En effet, le dernier kiosque édifié fut celui de fontaine-au-Bois en 2011, par les artisans du village.
Les kiosques à danser de l’Avesnois : des kiosques suspendus
Dans l’Avesnois, certains kiosques présentent une particularité unique : de forme ronde ou rectangulaire, voire octogonale ceux-ci sont suspendus à 2-3 mètres de hauts et sont conçus pour accueillir des groupes de musique pendant que les fêtards dansent en contrebas. Ce sont les fameux kiosques à danser. Pour se jucher sur ces plateformes, les musiciens devaient utiliser une échelle. Celle-ci était aussitôt retirée pour ne pas gêner les danseurs et, selon les anciens, pour obliger les artistes à animer la place jusqu’au bout de la nuit ! Notons que l’Avesnois, outre la trentaine de kiosques à danser toujours présents, recèle également une vingtaine de kiosques à concerts classiques. C’est ainsi que la Thiérache, surnommée « petite Suisse du Nord », concentre à elle seule la majorité des kiosques de la région.
Trois circuits cyclo-touristiques permettent de découvrir ces kiosques, à télécharger sur le site du parc naturel de l’Avesnois. http://www.parc-naturel-avesnois.fr/
Les kiosques et le rigodon carnavalesque
A la fin de chaque bande du carnaval dunkerquois, la clique (comprenez, la fanfare), mène les carnavaleux au kiosque municipal, s’y installe et joue à un rythme effréné pendant plus d’une heure pendant que la bande fait rigodon et chahute autour du kiosque. La ville de Dunkerque est dotée d’un kiosque, Malo les bains également, comme quelques villes de Flandre maritime. En l’absence de kiosques, les autres communes organisatrices de carnavals n’hésitent pas à monter leur kiosque éphémère.
Retrouvez sur notre guide touristique quelques beaux kiosques de la région !
La rue de Dunkerque s’affirma dès le Moyen Âge comme l’un des axes les plus vivants et les plus commerçants de la ville. La réputation de la « Tenne rue », comme nous l’appelions jadis, traversa les siècles sans être écornée. Aujourd’hui encore, ce sont toujours les commerçants qui donnent vie à ce quartier incontournable du centre-ville ! Risquons-nous à entreprendre un voyage dans le temps… L’histoire de cette rue vaut bien le détour !
Du Moyen Âge au 19ème siècle… Des enseignes ont marqué l’histoire
En raison de sa position, il est peu surprenant que la rue de Dunkerque connut une rapide prospérité ! Elle reliait en effet dès le Moyen Âge, la place du Grand Marché, où était installé le bailliage et la halle échevinale, au quai du Haut-Pont, important port fluvial où étaient débarquées chaque jour des tonnes de marchandises.
Imaginons cette longue voie pavée sur laquelle débouchaient de nombreuses ruelles inégales et bordées de façades variées et pittoresques. La rue de Calais s’appelait alors « rue des bouchers », la place Suger ne constituait qu’un amas de venelles et de courées jusqu’au XVIIIème siècle, les fortifications ceinturaient la « ville aux beaux clochers », comme aimait à le dire Froissart… Imaginons également les charrettes arpentant la chaussée, apportant victuailles, matériel de construction et marchandises aux multiples ateliers, échoppes, hostelleries et halles où se réunissaient les corporations… Des centaines d’enseignes s’étalaient le long de la rue, bon nombre ont marqué la chronique, quelques-unes la pierre … En effet, certaines enseignes sont encore visibles aujourd’hui. C’est le cas pour l’Aignel marquant l’angle de la rue de Dunkerque et de la rue Saint-Sépulcre, ou le Mouton d’Or du n°25, enseigne restaurée au XVIIIème siècle par les frères Piette, ayant à leur actif le splendide buffet d’orgue de notre cathédrale. Citons également le cabaret de la Lune à l’entrée de la rue Robert le Frison, ou encore l’hostellerie du bateau d’Hollande au numéro 127, maison de l’héroïne Jacqueline Robins qui aurait sauvé Saint-Omer assiégée au XVIIIème siècle en acheminant en catimini vers le port des bélandres chargées d’armes.
Vieille enseigne – Au mouton d’or – Rue de Dunkerque Saint-Omer
La rue de Dunkerque au XXème siècle
Durant les révolutions industrielles successives, Saint-Omer poursuit son développement. Grâce à l’implantation de la première gare en 1848, le secteur maraîcher connait une croissance phénoménale, le tourisme également. Une véritable course vers le progrès s’engage : le démantèlement des remparts permet à la ville de s’étendre, les rues se dotent de réverbères alimentés par l’usine à gaz, puis par l’électricité… La voiture se démocratise… Le commerce au début du XXème siècle est alors florissant !
Au sortir des heures sombres de la seconde guerre mondiale, le troisième et le dernier quart du XXème siècle ont marqué l’histoire de la rue de Dunkerque, et bon nombres de commerçants ont saisi les opportunités offertes par les nouveaux modes de consommation des trente glorieuses et les technologies naissantes. Nous pouvons affirmer, sans que l’on puisse nous reprocher une quelconque exagération, que ces commerçants ont largement contribué au développement et au rayonnement du « nouveau Saint-Omer » de l’après-guerre.
Ces acteurs du commerce de proximité, redoublant d’astuce et d’audace pour attirer le chaland, ont marqué l’histoire contemporaine de la rue. Qui ne se rappelle pas, par exemple, des vitrines de Mr et de Mme Beyaert, animant le magasin de décoration durant les fêtes ? Les décors grandioses créés par ces commerçants avec l’aide de leur équipe, en particulier de Mme Cappel, couturière de talent, attiraient chaque année des milliers de personnes et émerveillait les enfants ! Derrière la vitre de la devanture, nous pouvions admirer tantôt un paysage de montagne, une cuisine flamande des années 1920, des tableaux vivants avec de petits animaux ou des scènes aux couleurs de l’Inde… De la même manière, Mr Warembourg était indissociable du paysage audomarois, en raison de son célèbre magasin de vêtements et de son rôle actif au sein de l’USSO, qu’il présidait. Citons enfin « Le Pub » qui réunissait toutes les générations dans une ambiance festive avant que son propriétaire, un certain Mr Coppey, ne décide de marcher sur les traces de son père et de sa grande tante, fondateurs du cinéma de Bourbourg. Il fit tout d’abord l’acquisition du REX et transforma rapidement la salle de projection en multisalles avant de poser les premières pierres d’un complexe dernier cri à l’emplacement de l’ancienne gare routière… La suite, tous les audomarois la connaissent !
Les anciennes grandes galeries de Saint-Omer
La rue de Dunkerque aujourd’hui
Bien des souvenirs de ces différentes époques peuplent la rue de Dunkerque d’aujourd’hui et, lorsque ceux-ci sont évoqués, une question se lit sur toutes les lèvres : le commerce de proximité n’appartient-il pas à une époque d’ores et déjà révolue, à l’image de la belle et ancienne devanture en bois sculpté de la librairie Loïez? Assurément, non !
« Ce n’est pas la fin, ce n’est pas même le commencement de la fin, mais surement, la fin du commencement ». Cette petite phrase, purement churchillienne, aurait bien pu être prononcée à l’occasion de chaque épreuve qu’eut à connaitre la ville de Saint-Omer et ses commerces, telles que les multiples guerres destructrices, la fermeture du port fluvial, entre autres… A chaque fois, tout était à recommencer. A chaque fois, il fallut se réinventer, mais jamais ces difficultés n’eurent raison du commerce local. Aujourd’hui, de nouvelles menaces et sources d’adversité interrogent. Pourtant, malgré un tableau qui n’est pas dépourvu d’ombres, éclosent ici et là des opportunités telles que le tourisme plus que jamais florissant dans notre belle et accueillante cité. Rappelons également les forces de nos commerçants indépendants : experts dans leurs domaines, accessibles, proches de leur clientèle, ils ne sont pas avares en conseils et proposent des produits et services de qualité à deux pas de chez nous… Tout en participant allègrement à la vie de la cité et à ses manifestations ! Pourquoi chercher à des kilomètres ce que nous avons déjà, en mieux, à notre porte ?
Auteur: Jérémie FLANDRIN – Article paru dans le magazine Audomarwouah de novembre 2016
Ancienne devanture en bois sculpté – Imprimerie Loiez à Saint-Omer (rue de Dunkerque)
Un voyage dans le temps, au travers des rues de Saint-Omer
Au travers de cet ouvrage de 128 pages édité par les éditions Alan Sutton, Bernard Ponseel et Philippe Caron, passionnés de l’Audomarois, vous proposent une balade au travers les rues de Saint-Omer. Une balade somme toute insolite… Voire, un véritable voyage dans le temps.
Fidèle à la collection, les deux auteurs comparent en effet des vues actuelles des rues de Saint-Omer par rapport à d’anciennes cartes postales datant du début du siècle. L’ensemble des photographies et des illustrations s’accompagnent de commentaires historiques aidant à la compréhension de l’évolution de la cité Audomaroise.
De la Rue Saint-Bertin à la Place Sithieu, de la place Victor Hugo à la rue Carnot, de la place Foch à la rue de Dunkerque, en passant par l’esplanade, les boulevards et les deux faubourgs, force est de constater que le passé côtoient constamment le présent…
Une balade empreinte de nostalgie…
Bernard Ponseel et Philippe Caron, les auteurs
Bernard Ponseel, correspondant pour la Voix du Nord, passionné par sa région et grand collectionneur de cartes postales, a trouvé au travers de cet ouvrage un moyen de partager une petite partie de ses richesses. Sa collection regroupe en effet des milliers de documents.
Philippe Caron, audomarois et également passionné par le Nord-Pas-de-Calais, a publié avant cet ouvrage plusieurs livres sur le Calaisis.
Vous pouvez commander cet ouvrage sur le lien ci-dessous :