L’église Saint-Martin est une église de style néogothique qui s’élève dans le centre-ville d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France).

Cette église date de la fin du XIXème siècle. Elle succède à une première église Saint-Martin-aux-Waides édifiée à la fin du Moyen Age. Malheureusement, vendue en tant que bien national, elle fut démolie peu de temps après la Révolution française.

Cette église nouvelle doit principalement son existence à l’abbé Guillebon qui fut inhumé au sein de cette église, en 1891.

L’église Saint-Martin à Amiens

L’église traversa les deux conflits mondiaux non sans heurts : fortement touchée par les bombardements de la première guerre puis restaurée, son toit fut percé par un obus durant la seconde. Ce dernier détruisit l’orgue de l’église.

Notons que cette église est fortement liée à Saint-Martin ou Martin de Tours, car c’est à Amiens que ce légionnaire romain partagea sa cape avec un mendiant, en 334. Des bas-reliefs de l’église représentent la vie et la mort de ce légionnaire devenu saint.

L’église Saint-Leu est l’un des plus anciens édifices religieux d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France). De style gothique flamboyant, celle-ci fut édifiée au XVème siècle, peu après la cathédrale. Elle est classée au titre des monuments historiques en 1906.

L’église Saint-Leu à Amiens

La construction, rendue possible majoritairement grâce aux dons des paroissiens, date de la période de prospérité retrouvée pour la cité, peu après la fin de la guerre de cent ans.

L’histoire qu’eut à traverser l’église Saint-Leu d’Amiens ne fut pas sans péripéties. Notons qu’une tempête abattit partiellement le clocher en 1581, causant la mort de 68 personnes !




En 1793, peu après la révolution, l’église Saint-Leu fut transformée en magasin de fourrage pour l’armée avant d’être rendu au culte trois années plus tard, sous le Directoire.

En 1918, l’église Saint-Leu souffrit de la guerre et perdit ses derniers vitraux anciens à cause des bombardements. Fort heureusement, le second conflit mondial ne toucha pas à ce monument amiénois.

L’église Sainte Anne est une église d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France) construite au XIXème siècle.

Sainte-Anne à Amiens

L’église actuelle fut édifiée suite à la démolition en 1866 d’une ancienne église construite en 1835. Elle fut en effet rasée à l’occasion de la pose de la ligne de chemins de fer reliant Longueau et Boulogne-sur-Mer. Cette église appartenait à la congrégation de la Mission fondée au XVIIème siècle par Vincent de Paul.

C’est le curé de la paroisse, Pierre Charles Marie Aubert, qui défendit le projet de reconstruction de l’église et qui fit appel à l’architecte Victor Delefortrie dès 1865 pour dessiner la nouvelle église Sainte Anne d’Amiens.

L’église actuelle affiche un style néogothique et néo roman. Elle reprend, sur son plan, la forme d’une croix latine.

L’intérieur comporte bon nombre d’objets d’art sacré : peintures, sculptures, verrières, mobiliers. Certaines pièces proviennent de l’ancienne église Sainte-Anne.

Amiens, la capitale de la Somme, renferme bien des lieux à voir et visiter, avec ses monuments, son quartier Saint-Leu et ses célèbres hortillonnages. Il s’agit également de l’une des villes de résidence du célèbre Jules Verne à la fin du XIXème siècle. Deux monuments à voir et à visiter à Amiens, en rapport avec l’écrivain: la maison Jules Verne et le cirque Jules Verne.

Découvrez dans cet article l’histoire de ce cirque municipal. Un autre dossier est consacré au musée dédié à Jules Verne.

Un cirque couvert inauguré par Jules Verne en personne !

Le Cirque Jules-Verne est un monument d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France), classé au titre des monuments historiques depuis 1975.
Anciennement dénommé Cirque municipal d’Amiens, cette construction date de 1889 et est l’œuvre de l’architecte Émile Ricquier, ancien élève de Gustave Eiffel.



Au dessus de la porte d’entrée du cirque

Architecture et caractéristiques du cirque Jules Verne

Ce cirque en dur présente une piste de 13m de diamètre, 1650 places assises en circulaire et 1400 en mode scène, soit plus de 3000 places en tout !  En cela, il s’agit du plus grand cirque en dur de France.

Émile Ricquier conçoit tout d’abord un bâtiment de style régionaliste employant la brique, tout en laissant apparaître les structures métalliques. Un style qui n’est pas sans rappeler son mentor, Gustave Eiffel. Ce projet ne faisant pas l’unanimité, un enduit imitant la pierre fut posé et le bâtiment prendra un caractère plus néoclassique.

Notons que la décoration intérieure actuelle n’est plus celle de la fin du XIXème siècle qui avait adopté un style pompéien.

Le cirque Jules Verne

Histoire du cirque de Jules Verne

Amiens est intimement liée à la tradition du cirque. Dès 1845, chaque année, un cirque animait la foire de la Saint-Jean. Pour l’occasion, un bâtiment en planches était assemblé. En 1865, une société de spectacles encourage la municipalité à initier la construction d’un cirque en dur afin de promouvoir cet art. Mais les dépenses pouvant être élevées, la ville s’en tient à un cirque provisoire qui s’élèvera place Longueville de 1874 à 1888.




Fort heureusement, le maire de l’époque, Frédéric Petit, soutenu par un concitoyen amiénois répondant au nom de Jules Verne, réactive le projet dès 1887 et souhaite, tout comme Jules Verne, voir les travaux se terminer afin d’inaugurer le monument à la foire de la Saint-Jean de 1889, et pour le centenaire de la Révolution française. Ce fut chose faite. Cette bâtisse hors norme fut inaugurée en temps et en heure par Frédéric Petit et l’illustre auteur de romans de science-fiction.




Au cours du XXème siècle, le cirque d’Amiens réussit à survivre aux guerres et accueillit de nombreux spectacles, meetings, combats de catch, séances de cinéma… La société parisienne de spectacles y produira des événements de qualité de 1946 à 1951 et l’école de cirque d’Amiens créée en 1981 s’y produira. En outre, le cadre se prêta pour le décor de quelques films du dernier quart du XXème siècle.

Suite à une campagne de restauration et de rénovation, le cirque d’Amiens prend officiellement le nom de cirque Jules Verne en 2003. Il deviendra le siège du Pôle Régional des Arts du Cirque. En outre, le Cirque Arlette Gruss transféra son siège social à Amiens et présenta au sein du cirque flambant neuf son nouveau spectacle dès sa réouverture.

Depuis ce temps, il présente de nombreux spectacles divers et est devenu un EPCC labellisé Pôle national des arts du cirque ayant pour but de promouvoir les arts du cirque sous toutes ses formes. Le cirque Jules Verne accueille également des artistes en résidence, souhaitant monter des spectacles dans un lieu unique et historique fréquenté jadis par les grands noms du cirque: Gruss, Fratellini, Amar…

Pour en savoir davantage sur la vie du cirque Jules Verne, rendez-vous sur le site du pôle national des arts et du cirque.

Toiture du cirques

Visiter les hortillonnages à pied, en bateau-promenade, en barque ou en kayak

Qui ne connaît pas les hortillonnages d’Amiens ? Cette zone de marais s’étalant sur 300 hectares et débutant quasiment au pied de la cathédrale d’Amiens, ne manque pas de charme !

Cet espace naturel, véritable ensemble de jardins sur l’eau, est le fruit de l’intervention de l’Homme. La colonisation de ces jardins est déjà attestée  au XVème siècle, mais il est certain que les marécages constituaient une zone de pêche depuis le XIIème siècle. Notons que la surface des hortillonnages était bien plus étendue au XVIIIème siècle et bien des terres maraîchères ont été transformées en jardins d’agrément.

Provenant du latin « hortus » signifiant « jardin », les hortillonnages présentent tout un réseau de rivières et d’îlots de terre noire, issue du limon amené par la Somme. Ce limon apporte une certaine fertilité à la terre cultivé par les maraîchers, appelés « hortillons ». Ces derniers avaient l’habitude de transporter leurs légumes dans des bateaux à fond plat pour aller les vendre au marché flottant du quartier Saint-Leu. Pour perpétuer cette tradition, le marché a toujours lieu chaque semaine sur les quais et, tous les ans, un marché flottant est organisé.



Les hortillons, maraîchers d’Amiens

Il existe plusieurs manières de visiter cet îlot de nature en pleine ville, composé de 65 kms de canaux, de maisons et de petits ponts fleuris pittoresques : en bateau typique de la Somme (barque à cornets) en compagnie d’un guide-batelier, ou à pied… En marchant, il est en effet possible de profiter davantage, de s’arrêter, de flâner, d’observer… Vous pouvez réaliser ce type de balade, à pied ou à vélo de deux manières : en suivant les bateaux sur quelques centaines de mètres, sur les bordures des rieux, ou d’emprunter le chemin de halage d’Amiens au départ du parc Saint-Pierre.




Il vous est enfin possible de découvrir les hortillonnages en louant une barque ou un canoé kayak.

Découvrir les hortillonnages en bateau

La première manière de se promener au cœur des hortillonnages, la plus connue, reste la croisière en barque à cornets typique de la Somme. Pour ce faire, rendez-vous à la maison des hortillonnages tenue par l’association de sauvegarde de ces lieux. Les bateaux à fond plat de 12 places sont manœuvrés sur les canaux grâce à un moteur électrique. Un guide vous réalise une visite commentée des lieux. Cette visite guidée des hortillonnages en bateau dure en moyenne 45 minutes pour un tarif moyen de 6e. Ces promenades en compagnie de bateliers sont ouvertes au public du 1er avril au 31 octobre.

Balade en barque à Cornet

Toutefois, en pleine saison, l’attente peut être plus ou moins longue. Il vous est possible, dans l’attente ou en compensation, de découvrir une partie des hortillonnages à pied.

La découverte des Hortillonnages, à pied, en suivant les bateaux

Vous pouvez, dans un premier temps, suivre les bateaux à la marche. Vous découvrirez une partie du parcours, les petits quais de bois, les jardins fleuris, les maisonnettes et les ponts enjambant les rieux. Rieux est un terme picard désignant les rivières/canaux des hortillonnages.



Les berges des rieux d’Amiens

Néanmoins, au bout d’à peine 600 mètres, vous serez obligé de faire demi-tour. En effet, les bateaux continuent leur cheminement plus profondément dans les hortillonnages… Là où il n’y a plus de chemins !

Pour une autre balade un peu plus longue (7km), l’idéal est de suivre le chemin de halage de la Somme.

Le chemin de halage de la Somme et les hortillonnages à pied.

Le halage  consistait jadis en une méthode de traction de bateaux et de péniches depuis le quai ou les berges. Cette méthode était employée quand les bateaux ne pouvaient actionner leur voile aux abords d’obstacles ou de resserrements. Les terres en bordure de fleuve étaient alors aménagées et comprenaient un chemin, de sorte que les péniches pouvaient être tractées par les chevaux, les ânes, voire les hommes eux-mêmes. Dès le XIXème siècle, il n’était pas rare d’employer des petits trains à vapeur montés sur rails pour tracter les péniches sur les chemins de halage.

Le chemin de halage d’Amiens

A Amiens, un chemin de halage longe la Somme et s’enfonce au cœur des hortillonnages. Celui-ci était autrefois utilisé pour la traction des bateaux par les chevaux. Aujourd’hui, au départ du parc Saint-Pierre, le chemin de halage offre l’occasion de découvrir les hortillonnages différemment et de réaliser une promenade bucolique aux abords des jardins des hortillons.

Cette promenade de 7kms aller-retour permet de découvrir la faune locale, les jardins récréatifs ainsi que les bateaux sur la Somme… Des bornes explicatives jalonnent ce sentier de nature afin de comprendre les hortillonnages et ses jardins, ainsi que l’histoire du lieu jouissant de multiples reconnaissances : inscription à l’inventaire national des sites par le ministère des affaires culturelles dès 1972 et le label « paysage de reconquête » en 1993.

Le long du chemin de halage, découvrez l’ile aux fagots, centre de pédagogie environnementale adapté aux enfants. Ce centre a été constitué dans les années 80 à l’emplacement d’une ancienne piscine découverte et école de natation créées en 1840. Cette piscine financée par des négociants était alimentée par la Somme. Connue des anciens sous le surnom de « l’île Auf », elle constituait un lieu incontournable de sport nautique et de sport à Amiens. Elle ferma ses portes durant les années 1960. L’île aux fagots tient son nom des fagots que les maraîchers conservaient afin de recouvrir et ainsi conserver le produit de leurs cultures.

Pont menant à l’île aux fagots

Louer un bateau, une barque ou un kayak pour visiter les hortillonnages d’Amiens

Au fil de l’eau, découvrez les rieux (rivières) des hortillonnages à votre rythme en louant une barque : l’idéal pour les sorties familiales, entre amis ou pour les escapades romantiques.




Comment et où louer une barque pour découvrir les hortillonnages ?

Quatre embarcadères s’offrent à vous :

Sur Amiens, vous pouvez embarquer à partir du chemin du halage, depuis l’auberge du Vert Galant ou de la Brasserie « Au fil de l’eau ».

Sur Rivery, louez un bateau au musée des hortillonnages. Le club nautique de Rivery, situé au 13 impasse Motte, propose également de la location de canoés/kayaks.

En moyenne, les barques à rames ou munies d’un moteur électrique peuvent embarquer 6 personnes.

Ces informations sont données à titre indicatif. Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le site des hortillonnages.

Les hortillonnages d’Amiens en barque

La bibliothèque Louis Aragon à Amiens

 

La bibliothèque communale d’Amiens date de 1826 et est l’œuvre de l’architecte François-Auguste Cheussey. Cet édifice adopte un style néo-classique. En 1979, les façades et la décoration intérieure sont inscrites à l’Inventaire des Monuments historiques.

La statue de la bibliothèque communale d’Amiens

Initialement, la bibliothèque d’Amiens a principalement accueilli des ouvrages promenant des abbayes de Corbie, de Sélincourt et de Saint-Fuscien depuis la nationalisation des églises et de leur contenu suite à la Révolution française.

La bibliothèque d’Amiens présente dans ses jardins un buste intitulé « la leçon de lecture », œuvre de Frédéric Petit.

Un monument amiénois reconnu par l’UNESCO

Le beffroi d’Amiens est un monument inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1926. Comme bon nombre de beffrois du nord et de Belgique, le beffroi d’Amiens est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005. Ce dernier est le témoin de la naissance d’Amiens au XIIème siècle. Un premier beffroi fut établi suite à la reconnaissance de la commune en tant que telle, ainsi que de ses libertés communales.

le beffrois d’Amiens près des halles

 

Le beffroi d’Amiens actuel fut édifié au XVème siècle pour symboliser l’indépendance de la cité. Il servait de tour de guet, mais également de salle de réunions.

Ce monument amiénois connut deux incendies, l’un au XVIème et l’autre au XVIIIème siècle. Il fut restauré en 1749 par l’architecte Beffara. Ce dernier lui donnera son aspect contemporain, bien qu’il ait subit une nouvelle restauration suite aux bombardements de 1940.




Haut de 52 mètres, le beffroi d’Amiens comporte des parties baroques ainsi qu’une grosse cloche de 11 tonnes fondue en 1748, prénommée « Marie-Firmine ». Celle-ci fut remplacée suite à la restauration de 1989. Notons que cette campagne de restauration fut l’occasion pour les tailleurs de pierre de laisser libre cours à leur imagination en représentant les maires de la commune de 1988 à 1989 et de 1989 à 1990.

L’église Saint-Marcel de Laon est une église catholique située dans la ville basse de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts-de-France). Il s’agit d’une construction datant de 1902, venant remplacer l’ancienne église Saint Marcel établie à 500 m de là. Cette dernière avait été détruite durant la révolution.

Eglise-Saint-Marcel

L’église de Vaux-sous-Laon

Vaux était autrefois un village du Laonnois, établi au pied de la colline fortifiée ce qui lui valut le nom de Vaux-sous-Laon. Aujourd’hui, cet ancien faubourg comporte un témoin de son histoire : son église consacrée à Saint-Jean-Baptiste, classée à l’inventaire des Monuments historiques en 1920.

La présence d’une première église est déjà attestée à cet emplacement au VIIème siècle eut égard aux tombes qui furent retrouvées à l’occasion de fouilles. L’église actuelle, quant à elle, mit des siècles à être finalisée. La construction débuta en effet à la fin du XIème mais ne fut pas achevée au XVème. L’église comportait encore des parties en bois, dont le chœur. Les dégâts causés par la guerre de cent ans n’arrangèrent en rien le chantier, tout comme les guerres de religion, qui détruisirent dès le XVIème partiellement l’église.

Revendue comme bien national à la révolution, l’église de Vaux-sous-Laon fut transformée en écurie et son clocher est abattu en 1795.

Redevenue église, celle-ci connut d’importants dégâts lors de l’explosion de la poudrière de Laon au cours de la guerre de 1870. Les travaux de restauration ne s’achevèrent qu’en 1931.

En raison de son histoire tumultueuse, l’église de Vaux-sous-Laon possède peu de meubles mais dispose toutefois d’un orgue de série Cavaillé-Coll, aujourd’hui hors d’usage.

Eglise Saint-Jean-Baptiste-de Vaux-sous-Laon

Le palais de l’évêque de Laon

Le Palais épiscopal est un monument historique de Laon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France). Ce dernier est établi au pied du flanc gauche de la cathédrale, face à l’Hôtel Dieu.

La bâtisse constituait, avant la révolution, la résidence de l’évêque de Laon. Elle abrite aujourd’hui le conseil des Prud’hommes, le tribunal d’Instance et de Grande instance.

Palais de justice de Laon, jadis palais épiscopal

Qui était l’évêque de Laon ?

L’évêque de Laon, au Moyen Age était certes un ecclésiastique, mais était également un seigneur puissant et Duc régnant sur 24 villages. Il prend également le titre de comte du laonnois et possède de nombreuses richesses.  Il bénéficiait de droits seigneuriaux, pouvait battre monnaie et rendre justice, notamment lors des procès en sorcellerie. Il possède également l’ampoule contenant l’huile sainte servant au sacre des rois à Reims.

Histoire du palais épiscopal de Laon

Laon accueil le siège de l’évêché depuis sa création au VIème siècle, mais ce palais épiscopal date du XIIème et XVIIème siècle.

Du bâtiment du XIIème siècle, il ne reste la chapelle et l’aile est. En effet, de 1681 à 1683, des travaux furent décidés et entrepris par l’architecte Antoine Totin. Sur la cour, le bâtiment actuel présente neuf arcades en arc brisé avec des chapiteaux et des bases de piliers divers. Côté remparts, le bâtiment comprend des fenêtres gothiques et Renaissance, des sculptures ainsi que des tourelles.

Tout au long de son histoire, le palais épiscopal de Laon accueillit de nombreuses personnalités, à l’instar d’ Henri IV en août 1594, la reine Marie de Médicis en juillet 1603, Louis XIII et son épouse Anne d’Autriche alors qu’ils se rendaient à Liesse en pèlerinage au XVIIème siècle, Louis XIV se rendant aux sièges de Rocroy et de Mouzon, ainsi que Louis XV, en route pour la Hollande en plein contexte de guerre de succession d’Autriche.

Une légende raconte que Louis XV se serait discrètement enfui du palais la nuit histoire de s’encanailler un peu. Or, dans les bars, ce dernier fut tout de suite reconnu ! Sa tête n’était-elle pas gravée sur toutes les pièces de monnaie ?

Notons qu’en 1814, en pleine Campagne de France, la cour du palais servit de fosse pour les soldats de Napoléons tombés au combat.

Le palais épiscopal de Laon