A Amiens se cache une magnifique demeure qui abrita jadis un auteur mythique!

En effet, la Maison de Jules Verne est la demeure occupée autrefois par le célèbre écrivain à Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France). Celui-ci habita en effet au 2 rue Charles-Dubois de 1882 à 1900 et fut même conseiller municipal de la capitale picarde!

Lorsque l’on se promène à Amiens, cette grande bâtisse de briques flanquée d’une tour singulière surmontée d’une structure sphérique, interpelle. Cette maison abrite maintenant un musée consacré à la vie et aux œuvres de Jules Verne. Ce musée est labellisé « Maison des illustres ».

Notons que Jules Vernes a vécu à Amiens de 1971 à sa mort en 1905.

La maison de la Tour ou Maison Jules Verne à Amiens

Histoire de la Maison Jules Vernes

La Maison de Jules Verne est une demeure en briques rouges ornée d’une tour, bâtie au milieu du XXème siècle pour un notaire amiénois. Cette maison fut longtemps surnommée « Maison de la tour ».

Entrés de la maison Jules Vernes

Dès 1882, Jules Verne et son épouse loueront cette belle maison amiénoise. Un peu moins de cent années plus tard, en 1980, la ville d’Amiens achète la demeure et y accueille les collections du Centre de documentation Jules Verne afin de les présenter au public. Cette collection vit sa taille s’accroître avec l’acquisition en 2000 de 30 000 pièces originales provenant du collectionneur italien Piero Gondolo della Riva. Fermée en 2005 pour travaux, la nouvelle maison Jules Vernes sera inaugurée le 24 mars 2006, soit 101 an jour pour jour après la mort de l’écrivain.

A voir notamment au sein du Musée Jules Verne d’Amiens

La maison de Jules Verne présente le lieu de vie de l’écrivain, son cabinet de travail, ainsi que des objets de la vie quotidienne qu’il partageait avec sa femme. Cette maison organisée sur quatre niveaux est aménagée afin de recréer l’atmosphère des demeures bourgeoises de la fin du XIXème siècle. Le musée rassemble également bon nombres d’écrits, d’ouvrages et de photographies illustrant la vie trépidante de celui qui fut l’auteur de plus de 60 livres marquant les esprits de nombreuses générations… Nous retrouvons notamment bon nombre de notes, de cartes, d’atlas, de malles de voyage, de maquettes… Un univers qui n’est pas sans rappeler Phileas Fogg et son tour du monde en 80 jours!

La maison de Jules Verne, labellisée « Maison des illustres »

Infos pratiques : tarifs et horaires de visite de la Maison Jules Verne.

Pour toute information complémentaire sur la maison Jules Verne à Amiens, pour connaître le prix des visites et des horaires, rendez-vous sur le site de la ville d’Amiens. 

A voir également à Amiens en rapport avec le célèbre écrivain: le cirque municipal appelé cirque Jules Verne depuis 2003. Situé place Longueville à Amiens, cette salle de cirque et de théâtre fut construit en 1889 par l’architecte Émile Ricquier,alors que Jules Verne siégeait au conseil de la ville. A noter que le Cirque Jules-Verne fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975 pour ses façades et toitures1

Chés cabotans sont des marionnettes à tringles et à fils, des « tiots comédiens ed’bos » ou petits comédiens en bois en picard.




Parmi ces marionnettes dénommées cabotans en picard, Lafleur est l’un des personnages principaux revenant dans les aventures des cabotans, voire un véritable héros du théâtre amiénois pouvant être comparé à Guignol, son homologue lyonnais.

Lafleur et les Cabotans
Photo: Somme-tourisme

Ce petit personnage atemporel pour la ville d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France) est témoin de l’âge d’or des petits théâtres de marionnettes à Amiens dont on en dénombrait plus de 70 au XIXème siècle et 19 en activité en même temps entre 1891 et 1900. Ces institutions connurent des moments difficiles avec la Grande Guerre, les difficultés économiques du secteur textile d’Amiens et la démocratisation du cinéma qui devint vite populaire au détriment des théâtres.




Le personnage un temps disparu connut un nouvel engouement entre les années 30 et 60 grâce au Théâtre des Amis de Lafleur puis au Théâtre de Chés Cabotans d’Amiens fondé par Maurice Domon en 1933.

Notons que la tradition des marionnettes d’Amiens, quant à elle, remonte au XIIIème siècle, c’est-à-dire, quasiment à la naissance de la ville d’Amiens ! La foire de la Saint-Jean fut de tout temps un lieu où chacun pouvait apprécier les spectacles de montreurs ambulants maniant déjà des marionnettes dans un passé lointain pour raconter des histoires, des farces, … Au XVIIème, les spectacles de marionnettes se multiplièrent avec l’arrivée de personnages comme Polichinelle ou de marionnettes inspirées de la commedia dell’arte.

Le personnage de Lafleur et ses amis

Lafleur est une marionnette à tringles et à fils, nommée « Cabotan » en picard. Les origines de ce personnage sont floues. Le plus ancien exemplaire détenu par le musée de Picardie date du début du XIXème siècle. Cette marionnette arbore un costume de laquais en velours rouge, une chemise, des bas rayés et un tricorne.

Lafleur est connu pour son franc parler, ses moqueries, son côté querelleur et hédoniste, ses démêlées avec la justice et ses bagarres avec la police. Il utilise toujours la langue picarde pour s’exprimer. Sa devise ? «Bien boère, bien matcher et ne rien foère » (Bien boire, bien manger et ne rien faire).

Quelques personnages gravitent autour de Lafleur : Sandrine, son épouse, qui ne manque jamais de le réprimander et s’exprimant également en picard, le cadoreux de ville (agent de police) et le cadoreux des champs (le garde champêtre), Popaul Calicot, Tchot Blaise, Papa Tchu Tchu.

Lafleur personnage atemporel

Depuis le XIXème siècle, plusieurs « Lafleur » se sont succédés, tout comme les pièces mettant en action ce cabotan moqueur qui connaitra une foultitude d’aventures : le pari de Lafleur, Lafleur se marie, Lafleur médecin suppléant, les contes de Lafleur…




Pour la postérité, une statue est érigée dans le quartier Saint-Leu d’Amiens. Ce monument inauguré en 1983 représente ce personnage en sculpture et indique « Lafleur, héros de Saint-Leu  et des cabotans d’Amiens.

Le nouveau théâtre des cabotans d’Amiens

En 1997, un petit théâtre de 130 places ouvre ses portes au centre d’Amiens, au 31 Rue Edouard David, non loin de la cathédrale et du quartier Saint-Leu.

Statue de Lafleur, héros de Saint-Leu à Amiens

Le monument de Lafleur est situé Place Aristide Bruant à Amiens, face au canal, dans le quartier Saint-Leu.




Cette œuvre du sculpteur amiénois, Pierre Bazin, vient honorer la mémoire de l’une des marionnettes picardes les plus connues, Lafleur, héros des Cabotans d’Amiens. La sculpture fut inaugurée le 12 novembre 1983.

La statue de Lafleur à Saint-Leu

Une plaque apposée sur le socle de la statue indique notamment « Lafleur », héros de Saint-Leu et des Cabotans d’Amiens.

Voir ici notre article de blog dédié aux Cabotans d’Amiens.

Une drôle de sculpture à Saint-Leu !

Cette sculpture en bois de chêne, haute de deux mètres de haut, se situe à Amiens dans le quartier Saint-Leu en contrebas du pont, dans la rivière. « L’homme sur sa bouée » constitue l’une des pièces d’un triptyque de statues toutes réalisées en 1993 dans le même tronc d’arbre par le sculpteur allemand Stephan Balkenhol. Cet homme sur sa bouée regarde en effet ses deux autres compères, l’homme à la chemise rouge et la femme à la robe verte qui se trouvent sur les façades de la place du Don.

L’homme sur la bouée

Cette statue est très connue du monde étudiant amiénois qui l’utilisent par plaisanterie ou à l’occasion de bizutage. Il était en effet courant que les premières années de l’école d’ingénieurs doivent plonger pour affubler l’homme à la bouée de vêtements divers.

La préfecture d’Amiens

L’hôtel de préfecture de la Somme est situé à Amiens (80, Picardie, Hauts de France), la ville constituant en effet le chef-lieu du département. Il se situe rue de la République, face au Musée de Picardie. Les bâtiments et le parc sont protégés en partie au titre des monuments historiques (inscriptions du 7 mars 1988 et du 29 juillet 2013).

La préfecture d’Amiens

La bâtisse de style néoclassique date du XVIIIème siècle et fut édifiée pour devenir l’hôtel de l’Intendance de la Généralité d’Amiens. Il devint sous le Consulat, l’hôtel de la Préfecture de la Somme et connut de nombreux travaux de remaniement sous le Second Empire.

L’hôtel subit de terribles dégâts en 1918 lors des bombardements allemands, mais tout fut restauré à l’identique.

Après les bombardements allemands de 1918, au cours de la Première Guerre mondiale, les bâtiments détruits furent reconstruits à l’identique.

Le palais de justice est un imposant monument néoclassique s’élevant dans le centre-ville d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France). Il est classé monument historique depuis 1994.




Ce monument occupe l’emplacement de l’abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux, rapidement démolie suite à la Révolution française.

Le Palais de justice d’Amiens affiche un style néoclassique sévère, à la fois majestueux et écrasant symbole du poids de la justice. Il présente un escalier majestueux surmonté d’un fronton antique porté par 6 colonnes à chapiteaux corinthiens. Le palais comporte également des allégories de l’Industrie et de la Science, des statues de Cicéron et de Démosthène, des représentations du Droit, de la charité, de la Force et de la Justice, ainsi que des statues de Montesquieu et de Henri François d’Aguesseau.

Le palais de justice d’Amiens

L’édifice construit entre 1864 et 1880 doit sa silhouette aux architectes Jean Herbault, Natalis Daullé, dans un premier temps, et à Jacques Hittorff pour la seconde phase de construction. Le palais connut en effet deux campagnes de travaux.




Ce monument amiénois fut le premier bâtiment de France construit uniquement et exclusivement pour endosser la fonction de palais de Justice. Autrefois, les lieux où étaient exercée la fonction judiciaire consistait en d’anciens bâtiments religieux devenus biens nationaux après la révolution ou d’édifices à finalités diverses.

La Malmaison, centre des finances d’Amiens

A Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France), non loin du beffroi et de l’hôtel de ville, s’élève la Maison du bailliage. La « Malmaison » était originellement la résidence du bailli d’Amiens, premier magistrat de la ville. C’est dans ce lieu que se tenait l’Assemblée de justice. L’édifice actuel datant du XVIème siècle fut également jusqu’à la Révolution, le siège de la justice royale.

Le bailliage d’Amiens, aujourd’hui centre des finances de la ville

En réalité, de ce monument, seul la façade est réellement d’époque, car elle a réchappé aux bombardements allemands de 1940 contrairement au reste du bâtiment qui fut entièrement rebâti en intégrant la façade d’origine. Cette dernière est classée monument historique depuis 1941. Sa décoration très riche rappelle le style gothique mais également Renaissance à bien des égards.

De nos jours, cette maison du bailliage accueille le service des finances d’Amiens.

Décorations gothiques de la porte du bailliage d’Amiens

Le couvent des sœurs grises est un monument d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France) dont il ne reste que des vestiges du cloître entourant un petit parc public. Notons que ces vestiges sont classés monument historique depuis 1940.

Les sœurs grises appartenaient au tiers ordre franciscain et vinrent s’implanter à Amiens en 1486 dans le but de secourir les pauvres et les malades.

Les vestiges du couvent des soeurs grises d’Amiens

Le couvent des sœurs grises, datant du XVIIIème siècle, fut déclaré bien national à la Révolution française, puis vendu en 1793. Il sera ensuite transformé. Durant la seconde guerre mondiale, en 1940, les bombardements allemands détruisirent ce qui restait de ce couvent.

Le Logis du Roi est un monument d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts-de-France) datant du début du XVIème siècle.




Ce monument réalisé en brique et en pierre comprend une tour polygonale dont le sommet est accessible via un escalier en colimaçon. Classé monument historique en 1926, ce témoin de l’histoire d’Amiens et de la Picardie fut restauré suite aux bombardements allemands qui ne l’ont pas épargné.

Le logis du Roy : un monument amiénois plein d’histoire !

L’origine de ce monument est antérieure au XVIème : il était alors, avant sa reconstruction en 1520, une propriété du chapitre lié à la cathédrale d’Amiens. Le logis sera successivement la demeure du receveur général des finances de Picardie au XVIème siècle et résidence du gouverneur de Picardie.

Le logis du roi et la maison du sagittaire à Amiens

La vieille bâtisse accueillera durant son histoire, Richelieu qui y aurait séjourné en 1636 durant le siège de Corbie et aurait échappé à un assassinat. 4 ans plus tard, Louis XIII logera également dans cet hôtel durant le siège d’Arras. C’est suite à cet épisode historique que la bâtisse sera surnommée « Logis du roi ».

La Maison du Sagittaire à Amiens

Le logis du roi communique désormais avec la Maison du Sagittaire, maison du XVIème siècle édifiée pour un drapier de Corbie occupant autrefois la rue Vergeaux. Fortement endommagée par la seconde guerre mondiale, elle sera démontée pierre par pierre et remontée, méticuleusement, juste à côté du logis du Roi. Le surnom de cette bâtisse provient de sa façade richement décorée comprenant deux petits sagittaires.

La maison du sagittaire à Amiens
Cartouche sur le logis du roi

 

Une galerie commerciale dans un ancien hôtel particulier

La galerie des Jacobins est une galerie marchande d’Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France), établie en 1972 au sein d’un hôtel particulier du XIXème jadis autrefois occupé par la Caisse d’Epargne.




Lorsque la banque occupera les lieux, l’hôtel fut remanié à plusieurs reprises, tout d’abord dans les années 1880, puis en 1912 par les architectes René Delarue et Maurice Thorel ayant remporté un concours organisé à l’occasion de ce projet.

Sculpture au sommet du bâtiment de la galerie des jacobins

L’hôtel comprend notamment un bas-relief (fronton), représentant une allégorie de l’épargne, œuvres du sculpteur amiénois Albert Roze ainsi qu’un haut-relief en bronze intitulé « l’Hortillonne amiénoise », œuvre du sculpteur Carvin, en 1933.

La cour de la galerie des jacobins d’Amiens