L’Hôtel Dieu était jadis un établissement hospitalier de Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France). Les vieux murs datant du XVIIème et abîmés durant la guerre 14-18 renferment des galeries à arcades restaurées dans les années 1980 et constituant désormais une salle d’exposition de Noyon, dédiée au patrimoine.
Autrefois, Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) possédait une dizaine d’églises paroissiales dites « bien sonnées ». L’église Sainte-Marie-Madeleine est la dernière sur pied aujourd’hui.
Cette église datant du XIIème siècle était érigée à deux pas de la cathédrale de Noyon et de l’ancienne voie gallo-romaine. Initialement gothique, l’église connut plusieurs transformations au fil des siècles.
Après la révolution, époque durant laquelle elle fut revendue comme bien national, l’église a été transformée au XIXe siècle en distillerie-dépôt de vins et aménagée en habitation.
Ancienne église Sainte Marie Madeleine de Noyon
Aujourd’hui, le monument porte encore les stigmates de la Grande Guerre. L’ancienne église est aujourd’hui une propriété de la commune et ne se visite pas.
Le palais épiscopal de Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) comportait jadis une petite chapelle datant du XIIème siècle, dont il ne reste aujourd’hui que les vestiges, adossés à la cathédrale. Cet édifice religieux dédié à Saint-Nicolas fut détruit partiellement en 1897, par l’architecte Selmersheim souhaitant à l’époque dégager le flanc sud de la cathédrale. Les ruines seront également affectées par la Grande guerre. L’une de ses parties correspond aux anciens remparts gallo-romains de la ville.
La fontaine du Dauphin, sur la place de l’hôtel de ville de Noyon
Sur la place principale de Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), face à l’hôtel de ville (jadis maison de commune), plusieurs fontaines se sont succédées durant l’histoire.
La fontaine du Dauphin à Noyon
En 1769, Charles de Broglie, évêque de Noyon, revient dans sa ville suite à une maladie qui l’en a éloigné. Les noyonnais lui réservèrent le meilleur accueil et l’évêque décida de construire une nouvelle fontaine en remerciement. Il chargera le sculpteur parisien François Masson du travail, ainsi que Nicolas-Joachim Hebeau pour les éléments de plomb et le maître maçon Eloy Hublat pour le montage de l’ensemble. Le tout fut achevé en 1771.
La statue représente le mariage du Dauphin, futur roi Louis XVI et de Marie Antoinette ainsi que l’alliance entre la France et l’Autriche. Mutilée et transformée durant la Révolution, la fontaine sera restaurée au XIXème siècle, puis de nouveau restaurée au XXème siècle suite aux dégâts causés durant la Grande Guerre.
La maison Perret est une maison remarquable située dans le centre-ville de Laon, à mi-chemin entre la gare et la cathédrale, rue Victor Hugo (anciennement nommée rue Saint-Eloi).
La Maison Perret à Noyon
Affichant un style inhabituel et employant le béton enduit, cette maison de Noyon (Aisne, 02, Picardie, Hauts de France) est une maison réalisée en 1926 pour Mr Verret. Elle est l’œuvre de l’architecte Auguste Perret dont nous devons la tour homonyme à Amiens.
Dans la cité médiévale de Noyon (60, Oise, Picardie, Hauts de France), s’élevait la maison natale de Jean Calvin, père fondateur du mouvement protestant calviniste au temps de la réforme.
En effet, le célèbre théologien est né à Noyon en 1509 et est mort à Genève en 1564. Il fut un important réformateur et un pasteur emblématique de la Réforme protestante du XVIème siècle, notamment pour son apport à la doctrine dite du calvinisme.
Aujourd’hui, cette Maison est devenue la Maison Calvin. Elle recèle un musée dédié aux débuts du protestantisme.
La maison natale de Jean Calvin
Une génération après Luther, le français Jean Calvin fut effectivement l’organisateur de la Réforme. Initialement catholique, il rompra avec le dogme aux alentours de 1534 et deviendra luthérien. Suite à l’affaire des placards, il partira pour un long exil. Il voyagera et étudiera. Il contribuera à la traduction de la Bible et rédigera en 1536 l’ouvrage qui marquera sa vie et lui accordera la postérité : l’institution de la religion chrétienne. Il œuvrera notamment pour l’instauration de la réforme à Genève, sera pasteur à Strasbourg et s’opposera avec la pensée de Luther dès 1540 en rédigeant son Commentaire de l’Épître aux Romains.
Un musée dédié à Jean Calvin et la réforme
A l’emplacement présumé de la maison natale de Jean Calvin, un musée fut construit entre 1927 et 1930. La maison originelle fut notamment détruite durant la guerre 14-18 alors que des siècles plus tôt, celle-ci fut épargnée par les guerres de religion et les invasions. En février 1553, Calvin écrivit dans une lettre : « La maison de mon père demeure seule debout dans la ville réduite en cendres ».
Cette demeure de Noyon abrite désormais le musée Jean Calvin, dit aussi Maison Jean Calvin, dédié au protestantisme. Ce musée noyonnais présente l’histoire du protestantisme à travers de rares imprimés du 16ème siècle, des ouvrages anciens, des dessins, des gravures, des sculptures… Le musée Calvin détient plusieurs portraits peints et des scènes de la vie politique et religieuse au XVIe siècle, des portraits gravés de Jean Calvin et quelques autres réformateurs, ainsi que des objets d’époque.
Information pratique – Musée Jean Calvin
6 place Aristide Briand 60400 Noyon
Tel : 03 44 44 03 59
Pour toute information (visites, tarifs, horaires, consultez le musée Calvin, ou l’office de Tourisme de Noyon.
Il vous est également possible d’en découvrir plus sur le site d’Oise Tourisme.
L’Hôtel de ville de Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) est une bâtisse classée datant du XVIème siècle abritant la mairie et les services administratifs de la ville.
Cet hôtel de ville est construit sur la première maison communale datant de la fin du XIIIème siècle et comportant jadis un beffroi. Ce dernier sera détruit dans l’incendie de 1293 et reconstruit quelques décennies plus tard. Un second hôtel de ville doté d’un beffroi verra le jour en 1520 et ce dernier subit un incendie en 1552. L’hôtel de ville ne sera plus doté de beffroi depuis.
Le campanile de l’hôtel de ville de Noyon
En 1689, l’hôtel de ville de Noyon fut restauré par Pierre Binard.
Le bâtiment connut une campagne de restauration et d’agrandissement suite aux bombardements de la Grande Guerre.
Bien que la vieille bâtisse ait été classée au titre des monuments historiques en 1875, il fut déclassé suite à la démolition de deux anciennes bâtisses jouxtant le corps de logis. Une décision regrettable au vu des conséquences… Le but étant d’agrandir la Grand place. Néanmoins, le monument de Noyon sera de nouveau classé en 2004.
Hôtel de ville de Noyon
L’hôtel de ville de Noyon présente aujourd’hui un mélange des styles, tantôt gothique flamboyant propre au XVI, tantôt néoclassique. Certains éléments de décoration tels que des sculptures rappelant la monarchie, ont été mutilés durant la révolution. Une curiosité demeure sur la façade occidentale : ses riches décorations représentant des fruits (grappes de raisin rappelant les vendanges de cette région productrice de champagne, choux…), mais également des animaux divers dont des animaux fantastiques.
L’intérieur, richement décoré de statues, de toiles diverses et de peintures marouflées datant de 1942 et 1943, renferme également un trésor historique certain : l’Evangéliaire de Morienval, un précieux manuscrit témoignant de l’ère carolingienne.
A partir du printemps 1918, la ville de Noyon est bombardée par les alliés. Elle connait 80% de destructions et la gare n’échappe pas au désastre. Comme bon nombre de gares de France constituant un point stratégique en matière de ravitaillement et de communication, elle fut incendiée.
La gare Art Déco de Noyon
Après-guerre, la ville de Noyon s’offre une nouvelle gare de style Art Déco propre à la Belle époque. La bâtisse sera l’œuvre d’Urbain Cassan, célèbre architecte qui réalisera, entre autres, la gare Art Déco de Lens, la gare de Saint-Quentin, la gare de Senlis ou l’hôpital Claude Huriez à Lille.
Le conservatoire de musique Paschal de l’Estocart à Noyon : histoire de l’hôtel particulier
A Noyon (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) fut construit un hôtel particulier rue de Paris au XVIIIème siècle. Cette bâtisse classée monument historique en 1951 abrite actuellement le conservatoire de musique Paschal de l’Estocart.
C’est dans les années 1770 que Louis-Charles Aubrelicque de Ronquerolles, avocat au parlement, achète des maisons de la rue de Paris et de la rue des Tanneurs, et entreprit la construction d’un hôtel classique sur un plan en U. Cet hôtel particulier changera au cours du XIXème plusieurs fois de propriétaires. C’est en 1904, que sa propriétaire de l’époque, la noyonnaise Marie-Thérèse Delacharlonny, épousa Lucien Arnette, Avocat et docteur en droit, proche d’André Citroën et membre de la Société Historique et Archéologique de Noyon. Désireux de porter un nom plus « noble », il décomposera le nom de son épouse afin de créer, sans grand effort, un nom à particule.
Hôtel d’Arnette de la Chalonny, conservatoire de Noyon
Quelques mois avant la déclaration de guerre de 1914 et avant qu’il ne parte au combat, Lucien Arnette rajoute un second étage au bâtiment. Ce dernier servira de siège de l’état-major anglais et allemand durant le premier conflit mondial et connaîtra de nombreux dégâts. Au retour de Lucien Arnette, celui-ci retrouve sa demeure endommagée par les bombardements. Il bénéficiera de remboursements au titre de dommages de guerre et restaurera la bâtisse, avant de partir vivre dans le sud de la France.
Sa descendance revendra l’hôtel à la ville de Noyon qui y logera le conservatoire de musique.
La bibliothèque du chapitre est une bâtisse classée Monument Historique depuis 1889. Celle-ci date du XVIème siècle et est située près de la cathédrale de Noyon.
Le chapitre était, autrefois, une communauté de chanoines chargés de gérer notamment les maladreries, l’hôtel Dieu, l’éducation, la paroisse et la cathédrale.
A Noyon, les chanoines disposaient d’une bibliothèque située sur le flanc droit de la cathédrale. Cette dernière était abritée par une bâtisse du XVIème.
La bibliothèque du chapitre de Noyon près de la cathédrale
Aujourd’hui, la bibliothèque du chapitre de Noyon possède toujours un fonds d’imprimés anciens datés du XVIème au XIXème siècle. Les visites y sont rares et contrôlées en raison de la vétusté du bâtiment. Ce dernier est une construction à pans de bois érigé en 1506 et 1507.
Cette « librairie », comme on la nommait alors, est de nos jours l’un des rares exemples de constructions en bois de ce type encore sur pied en France.