La cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons
La basilique-cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais est une cathédrale de style gothique classique datant du XIIème siècle, située à Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France).
La cathédrale de Soissons présente une longueur extérieure de 116 mètres et la tour mesure 66 mètres de haut.
Découvrons sans plus attendre l’histoire de la cathédrale de Soissons!
Histoire de la cathédrale de Soissons
La cathédrale de Soissons date du XIIème siècle. Sa construction débuta en 1176 et s’acheva trois siècles plus tard. Cette cathédrale a succédé à deux édifices religieux établis à cet emplacement précédemment. Car en effet, le diocèse de Soissons est ancien… Son existence au IVème siècle est déjà attestée, soit durant la période de paix romaine ! Nous savons qu’il succède à celui de Reims et qu’une cathédrale fut rapidement construite à Soissons, remplacée par une seconde cathédrale en 815. Cette cathédrale carolingienne subit un incendie en 948.
A la fin du XIème, les travaux sont envisagés et ceux-ci débutent réellement au XIIème siècle. En 1212, non seulement le chœur, la croisée du transept, les arcades … Sont déjà achevés. La façade occidentale de l’édifice date du milieu du XIIIème siècle. La construction de la tour sud s’inspire des tours de Notre-Dame de Paris, mais les travaux avancent lentement jusqu’à être stoppés au XIVème siècle en raison de la guerre de cent ans.
Au XVème siècle en 1414, la ville est assiégée par les bourguignons et les pierres du chantier de la cathédrale sont pillées par les habitants eux-mêmes pour réparer leur maison. Certains projets de construction ne verront ainsi jamais le jour, tels que celui de la flèche de la tour sud. C’est ainsi dans un monument inachevé que la cathédrale reçoit sa dédicace en 1479 par l’évêque de Soissons.
La cathédrale de Soissons
En 1567, la cathédrale de Soissons subira l’attaque des huguenots qui pillèrent et endommagèrent l’église. Au XVIIIème siècle, la cathédrale reçoit de nouvelles chapelles, dédiées au Sacré-Cœur, à Saint Paul et à Saint Augustin.
À l’époque de la Révolution, la cathédrale subit de nouvelles dégradations avant sa réouverture en 1799 ainsi qu’une nouvelle campagne de restauration. Celles-ci furent vaines : durant le premier Empire, la cathédrale de Soissons abrite une poudrière qui explosa en 1815, soufflant de nombreux vitraux. Peu de temps après, suite à son classement au titre des monuments historiques en 1840, la cathédrale est entièrement restaurée avant d’être de nouveau abimée par la Grande Guerre. La restauration de l’édifice durera jusqu’en 1937.
En janvier 2017, une tempête abima la rosace de la façade ainsi que l’orgue placé derrière cette rosace.
La cathédrale de Soissons et sa rosace abîmée par la tempête de janvier 2017
L’abbaye Saint-Léger est l’une des anciennes abbayes de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France). Elle est classée au titre des monuments historiques par liste en 1899 et 1908.
Fondée en 1139, l’abbaye dédiée à Saint-léger, évêque d’Autun au VIIème siècle, succède à une communauté de chanoines séculiers.
Des éléments classés et un musée Soissonnais
L’abbaye de Saint-Léger comporte une chapelle, une crypte et un cloître gothique classé. Autant d’éléments de patrimoine à admirer, tout comme le musée abrité au sein du bâtiment depuis 1957.
Ce musée de Soissons présente un parcours archéologique de plus de 5000 ans d’histoire de la vallée de l’Aisne, l’histoire de la Ville de Soissons, une importante collection d’œuvres d’art du XVIIe au XIXe siècle…
L’abbaye Saint-léger de Soissons
A voir au musée de Soissons
Comme vu précédemment, le musée de Soissons propose des expositions consacrées à l’art et à l’archéologie. Ce musée de Soissons créé en 1857 est installé depuis 1933 au sein de l’ancienne abbaye Saint-Léger.
Pour la petite histoire, ce monastère de chanoines réguliers qui se développa au cours du XIIème siècle devint bien National à la Révolution. C’est un négociant en vin qui en fera l’acquisition en 1791. Mais le bâtiment reviendra dans le giron de l’évêché sous le Second Empire. Il abritera un séminaire avant la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905. Après avoir subit quelques dégâts dus au bombardement de la première guerre. L’abbaye de Soissons sera restauré dans l’entre-deux guerres avant la création du musée.
Nous pouvons y découvrir des:
Collections archéologiques témoignant de l’Histoire de l’homme dans l’Aisne.
Témoignages de la bataille de Soissons de 486 dont Clovis sortit victorieux.
Collections présentant l’histoire de Soissons de la fin de l’empire romain au début du XXème siècle. On peut notamment découvrir un plan-reliquaire de la fin du xvie siècle, des tableaux et autres oeuvres d’art.
Expositions temporaires.
Vestiges médiévaux de monuments de Soissons et de l’Aisne.
Pour en savoir plus sur le musée d’Art et d’Histoire Saint Léger de Soissons, rendez-vous sur le site de Soissons Tourisme.
L’abbaye Saint-Jean-des-Vignes est une ancienne abbaye de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) fondée en 1076 par Hugues le Blanc. Son clocher et ses cloîtres sont classés au titre des monuments historiques depuis 1875. Diverses parties du bâtiment dont il ne reste que des vestiges datant du XIIIème siècle seront classées au cours du XXème siècle. Car en effet, l’abbaye de Soissons St Jean des vignes est aujourd’hui en ruines. Notons que Soissons recèle deux autres abbayes. Celle de St Léger abritant le musée d’art et d’histoire et l’abbaye Notre-Dame.
Histoire de l’Abbaye de Soissons
Hugues le Blanc, seigneur de la région, va fonder avec l’évêque de Soissons, au XIème siècle un monastère en dehors de la ville sur la colline Saint-Jean. A cet emplacement, divers lieux de culte se sont succédés jusqu’alors : une chapelle dédiée à Saint-Jean-du-Mont, une église romane et un ancien cimetière romain. Le monastère prendra le nom de Saint-Jean-du-Mont. La fondation de l’abbaye sera confirmée par lettres patentes de 1076 rédigée par Philippe Ier.
Les tours de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons
Une dédicace à Saint-Jean des Vignes
Peu après, Hugues le Blanc apportera des vignes à l’abbaye. Le monastère prit à cette occasion le nom de Saint-Jean-des-Vignes. Elle sera occupée par la communauté de chanoines johannites suivant la Règle de saint Augustin. L’abbaye deviendra le siège principal de cette communauté dédiée à Saint-Jean. Ces moines soignaient à l’époque diverses maladies comme l’épilepsie à l’aide de plantes, ce qui explique les nombreuses décorations florales de l’abbaye.
L’abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons
Abbaye de Soisson: une histoire agitée
Rapidement, la communauté possédera de nombreuses fermes et terres mais traversera une histoire agitée. L’abbaye servira notamment en 1414 de QG pour Charles VI, à l’occasion du siège des armagnacs. L’abbaye servit également de lieu de préparation du traité de Crépy pour Charles Quint.
Sous Henri II, l’abbaye faillit être rasée à l’occasion d’un plan de renforcement des défenses de la ville. Cette abbaye hors les murs était jugée comme étant un lieu trop convoité par l’ennemi et par la même occasion, constituait une menace pour la ville. Après une vive protestation des soissonnais, l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes fut incluse dans l’enceinte des fortifications.
Saint-Jean fut saccagée en 1567 par les huguenots, commandés par le Prince de Condé qui n’était autre que le frère de l’abbé de Saint-Jean.
L’abbaye de Soissons en ruines avec la Révolution française
Plus de 200 ans plus tard, durant la révolution, la salle de l’abbaye fut prêtée à l’assemblée du Tiers-Etat… Ce qui ne sauva pas la communauté. Les moines furent chassés et l’argenterie de Saint-Jean-des-Vignes fut envoyée à la monnaie de Paris pour être refondue, les meubles furent revendus et l’abbaye devint une manutention militaire. Hormis les vitraux en miettes et quelques statues décapités, l’édifice est presque intact mais a sérieusement manqué d’entretien… Fut alors décidé la destruction de l’abbaye pour revendre les pierres. Seules les tours devaient être conservées. Mais les travaux de destructions s’arrêtèrent après une vingtaine d’années, les maisons réalisées en pierre d’abbaye se vendaient mal. Cela est facilement compréhensible, l’opinion publique n’étant pas favorable à la destruction d’établissements religieux.
L’abbaye de Soissons aujourd’hui et l’Arsenal
Comme bien des abbaye, celle de St Jean des Vignes de Soissons ne sut traverser le temps et survivre à la révolution. Aujourd’hui, le bâtiment (ce qu’il en reste) est classé. On peut l’admirer au centre-ville de Soissons et se laisser impressionner par ses deux tours de 75 m de haut.
Parmi les dépendance préservées, l’ancien arsenal abrite un musée dédié à l’occupation militaire de l’abbaye de Soissons au XIXème siècle.
Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) abrita longtemps l’évêque de Picardie et constitua le siège du diocèse. Aujourd’hui, nous retrouvons au coeur de la ville le palais épiscopal. Autrement dit, la maison abritant les évêques de jadis, établis à Soissons.
Il est situé Place de Mantoue à Soissons.
Le palais épiscopal des origines à nos jours
La plus ancienne mention connue du palais épiscopal médiéval de Soissons date de l’année 1125. Il conserva le même emplacement non loin de la cathédrale depuis le 12e siècle jusqu’à la Révolution, et même jusqu’à la séparation des Églises et de l’État en 1905. L’emplacement du premier palais épiscopal n’est pas connu.
Un bâtiment remanié
Comme bien des villes épiscopales, à l’instar de Noyon, de Laon et d’Amiens, l’évêque et le chapitre de chanoines devaient se partager l’espace dans le cloître entourant l’église principale du diocèse. Chapelle de l’évêché, réfectoire, logement du chapitre (maisons canoniales)… Bon nombre de bâtiment relatifs à l’ancien évêché de Soissons et à ses chanoines ont disparu avec la révolution. Notons que l’évêché a connu de multiples reconstructions et démolitions au cours de son histoire ! La résidence de l’évêque sera notamment saccagée au cours des guerres civiles de la première moitié du 15e siècle. Lors des rénovations, on édifiera une galerie à la fin du XVème siècle. Celle-ci est encore visible.
L’Ancien évêché de Soissons
Le palais épiscopale du XVIème au XVIIIème siècle
Au XVIème siècle, la demeure de l’évêque est de nouveau pillée lors de la prise de Soissons et de son occupation par les protestants en 1567-1568 durant la guerre des religions. Elle sera restaurée peu après par Charles de Roucy. Jérôme Hennequin y fera édifier en 1602 deux pavillons réunis par une galerie.
Au XVIIème siècle, Simon Legras souhaitait harmoniser ce monument comprenant des éléments témoignant de plus de trois siècles de styles différents. Son projet de rebâtir le palais épiscopal en entier ne fut pas achevé, tant celui-ci était ambitieux. Un siècle plus tard, en 1722, le palais connaitra de nouveau une phase de travaux afin d’accueillir dignement le roi Louis XV de retour de son sacre.
La Révolution française
Durant la révolution française, un nouvel évêque sera nommé et ce dernier commandera plusieurs démolitions, dont celle du bâtiment médiéval servant de logement et de réfectoire au chapitre, ainsi que celle de la chapelle antique de l’évêque servant autrefois à célébrer les mariages et à ordonner les prêtres.
Finalement, l’administration décida en 1793 de vendre la demeure épiscopale en la divisant en 13 lots.
Après l’époque révolutionnaire, au début du 19e siècle, une partie de l’ancien évêché redevient la demeure de l’évêque jusqu’à la séparation des Églises et de l’État. Napoléon 1er y demeura durant la Campagne de France.
Le palais de l’évêque de Soissons au XXème siècle
À la fin de l’année 1906, la propriété est reprise par l’État. Le nouvel évêque transfère alors l’évêché près de l’ancienne abbaye Saint-Léger. Cette nouvelle demeure épiscopale sera occupée par les allemands durant le nouveau conflit mondial, et ce jusqu’à la libération du territoire. Quant à l’ancien évêché, les parties n’ayant pas subi les bombardements de la Grande Guerre ont abrité une bibliothèque départementale de prêt, avant d’être transformée en halte-garderie municipale. L’une des ailes détruites et le jardin de l’évêché ont ensuite était transformés en parking.
L’hôtel de ville de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), est une ancienne bâtisse classée au titre des monuments historiques depuis 2007.
Initialement, ce bâtiment datant du XVIIIème siècle était destiné à abriter l’hôtel de l’intendance et l’Intendant Le Pelletier de Mortefontaine. La construction de ce monument de Soissons fut dirigée Jean-François Advyné date de 1774-1776.
Le monument, véritable hôtel particulier aux dimensions de palais entre cour et jardin, est de style néo-classique.
L’église Sainte Eugénie est une église catholique de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), située dans le quartier de la gare, Place de Finfe. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 2005.
L’église Sainte Eugénie a été réalisée à la fin du XIXème siècle, puis fut restaurée au cours du vingtième siècle, suite aux dégâts causés par la première guerre mondiale.
Ce monument religieux de Soissons est l’œuvre de l’architecte Casimir Truchy, avec la collaboration du maître peintre-verrier Auguste Labouret. L’église put être construite notamment grâce au mécénat de la Comtesse de Finfe.
L’église Saint-Waast est une église catholique de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), probablement édifiée au XIXème début XXème dans le faubourg Saint-Waast. Du centre-ville de Soissons, l’église est facilement accessible à pied via la passerelle des anglais.
Cette ancienne congrégation religieuse de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) située aux abords de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, possédait un magnifique bâtiment ainsi qu’une chapelle, aujourd’hui occupés par le Lycée Saint-Remy.
Place Mantoue à Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), le jardin du haricot de Soissons est visible depuis le parvis de la cathédrale. Il se situe près de ce monument ainsi qu’aux abords du palais épiscopal.
Pour en savoir davantage sur le jardin, ses horaires d’ouverture/de fermeture… Rendez-vous sur le site de Soissons Tourisme.
La légende du haricot de Soissons
La légende raconte que le guetteur de Soissons, perché sur sa tour, s’adonnait régulièrement à son passe-temps favori : le jardinage. Il fit pousser du haut de la cathédrale des haricots en jardinières qui ne tardèrent pas à descendre sur les murs de pierre du bâtiment religieux. Une autre légende raconte que le haricot aurait sauvé de la famine les soissonnais au Moyen Age.
Désormais, le haricot de Soissons est devenu une vraie spécialité et existe en 2 versions : la salée, le haricot de Soissons classique (haricot blanc de gros calibre) et la version sucrée. Pour cette dernière, il s’agit d’un délicieux bonbon croquant, feuilleté chocolat-nougatine…
L’arsenal de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, aujourd’hui musée d’art de Soissons
L’ancien arsenal de Soissons (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) construit en 1843 sur le site de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes et agrandi en 1878, est désormais transformé en espace muséal dédié aux expositions d’art contemporain.
L’Arsenal et la poudrière sont deux monuments témoins des guerres ayant secoué Soissons au XIXème siècle et des occupations militaires. Citons notamment le siège de 1870 durant la guerre franco-prussienne.
L’Arsenal, musée de Soissons
Musée d’archéologie à Soissons
L’Arsenal situé près de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes propose désormais des expositions orientées sur la création contemporaine et des concerts dans le cadre de Musée/Musique. Cet espace constitue également un lieu culturel dédié à l’archéologie et le patrimoine architectural.
Un musée labellisé Musée de France
A l’instar du musée Saint-Léger et du CCEA, le musée de l’Arsenal de Soisson est labellisé Musée de France.
Concernant les expositions, les horaires d’ouverture et les tarifs, vous pouvez vous adresser à la mairie de Soissons ou à l’Office de Tourisme. Vous pouvez également découvrir ce musée sur le site de Soissons Tourisme.