Nous le savons, l’Aisne, dans notre bonne vieille région des Hauts de France, fut une terre de combats. La guerre y fit notamment rage durant la première guerre mondiale, mais aussi par la seconde ainsi que la guerre de 1870.

A Tergnier et Fargnier (commune désormais intégrée à Tergnier), un musée est notamment dédié à la résistance et à la déportation durant la WWII.

A voir également dans la commune au sujet de la seconde guerre mondiale: le monument de la déportation et la stèle des plénipotentiaires.

Un musée de l’Aisne, dédié à la résistance et la déportation durant la guerre 39-45

Classé Musée de France, le musée de la résistance et de la déportation fut créé en 1986 à Tergnier. Développé par un ancien chef des FFI, Etienne Dromas, ce musée retrace l’histoire de la résistance et des heures tragiques de la guerre dans l’Aisne, territoire fortement meurtri par ces événements.

Ce musée est géré par l’association des Amis du Musée et a su se développer grâce à la mobilisation des résistants qui ont longtemps assuré son fonctionnement.

Le musée, les lieux

Le musée de la déportation et de la résistance est installé dans l’un des bâtiments de la « reconstruction Carnegie », financée par la fondation Carnegie, gérée par l’industriel américain du même nom. La bâtisse fut réalisée en style Art Déco par les architectes Paul Bigot et Henri-Paul Nénot de 1922 à 1928.

A voir notamment au musée de Tergniers-Fargniers

Le musée présente une première partie dédiée aux débuts d’Hitler jusqu’au 17 juin 1940. Sont également abordés dans une seconde partie l’appel du 18 juin et les débuts de la résistance, ainsi que la vie des français sous l’occupation. Enfin, le musée se consacre à la déportation et à la libération de notre territoire.

Nous pouvons y observer un avion Beechcraft C.45, une locomotive et un wagon de la déportation.

L’établissement accueille également des conférences et organise des ateliers scolaires.

Infos pratiques pour visiter le musée de Tergnier

Pour les visiteurs individuels :

Le musée est ouvert aux individuels pour une visite libre du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h et le dimanche de 14h30 à 18h30. Il accueille également des groupes sur réservation du mardi au samedi.

Tarifs (indicatif)

Entrée individuelle : Adultes : 5€, 18-25 ans : 1€ et gratuit pour les moins de 18 ans, les anciens combattants, militaires, les personnes en situation de handicap et leur accompagnant.

Le musée de la déportation et de la résistance organise également sur réservation des visites guidées pour groupes et publics scolaires.

Attention, ces renseignements sont donnés à titre indicatif par Nord Escapade. Pour tout complément d’information et pour l’actualisation de ces informations, il vous est possible de vous rapprocher du musée ou consulter le site de la ville de Tergnier.

Les sentiers de la mémoire à Tergnier

Face à la gare de Tergnier, une stèle dédiée à la résistance et à la déportation rappelle l’importance de la ville dans l’organisation de la résistance au cours de la seconde guerre mondiale.

De plus, 7 panneaux implantés un peu partout au sein de la ville retracent l’histoire de la cité au cours du second conflit (39-45) : rue Jean-Jaurès, place Lionel Lefèvre, à l’angle de la rue Anatole France et de la rue Pasteur, rue Hoche, rue des 4 Fils Paul Doumer.

Le monument de la résistance et de la déportation de Tergnier

 

 

Dirigeons nous dans cette commune de l’Aisne connue pour ses maisons Art Déco, mais également pour son histoire atypique. Nous avons nommé Tergnier. Située à une trentaine de kilomètres de Laon, cette commune vit son hhistoire marquée par les débuts du chemin de fer et de la compagnie des chemins de fer du Nord en 1852. Parmi les monuments et lieux à visiter à Tergnier, nous pouvons évoquer la fameuse stèle des plénipotentiaire. Cette dernière témoigne d’un véritable tournant de l’histoire clôturant la première guerre mondiale.

Qu’est-ce qu’un plénipotentiaire?

Plénipotentiaire est un terme désignant des émissaires ou diplomates disposant en certaines circonstances des pleins pouvoirs (en latin : plenipotens). Il s’agit ainsi de négociateurs, représentant bien souvent un gouvernement.

La stèle des plénipotentiaires

Cette stèle située près de la gare de Tergnier rappelle le passage par cette ville des plénipotentiaires allemands partant à Compiègne en train le 8 novembre 1918, en vue de négocier et de signer l’armistice avec les alliés.

La stèle des plénipotentiaires de Tergniers

Après la signature, les plénipotentiaires allemands sont repassés à l’aérodrome de Tergnier. De Tergnier, ils enverront à leur état-major les conditions de l’Armistice du 11 novembre.

La stèle des plénipotentiaires de Tergnier présente en effet à ses pieds un rail rappelant le wagon de l’armistice, ainsi qu’un panneau indiquant la direction de Compiègne et la Rethondes, là où fut décidée la fin de la guerre.

Direction la Rethondes de Compiègne sur la stèle des plénipotentiaires de Tergniers.

A découvrir également à Tergnier outre la stèle des plénipotentiaires: le musée de la résistance et de la déportation.

Pour davantage d’information, rendez-vous sur le site de la ville de Tergnier.

Derrière l’hôtel de ville de Tergnier (02, Aisne, Picardie, Hauts de France), s’élève un monument aux morts rappelant les heures sombres de la grande guerre. Celle-ci eut raison de bon nombre d’éléments de patrimoine de Tergnier, mais également de ses citoyens morts au combat.

Ce monument est constitué d’un socle comportant des représentations d’obus, d’une colonne ainsi que d’une statue représentant un fantassin marchant le fusil à la main. Derrière lui, une femme couverte de lauriers, tenant le drapeau de la France déployé.

Monument aux morts de Tergnier

Ce monument aux morts fut réalisé en plusieurs exemplaires (œuvre de série). Celui-ci provient de Carrare (Italie).

Un hôtel de ville Art déco dans l’Aisne

L’Art déco s’affiche partout dans cette petite ville de l’Aisne qui connut un véritable essor grâce au chemin de fer et sa cité des cheminots.

Un hôtel de ville était déjà édifiés dans le cœur de la ville au XIXème. Mais en 1917, durant la Grande Guerre, bon nombre de monuments et d’habitations furent détruites par les allemands à Tergnier.

L’Art Déco et l’hôtel de ville de Tergnier

Tout était alors à reconstruire. Fut privilégié le style Art déco propre aux années 1920, notamment pour l’hôtel de ville. Cet édifice fut construit par l’architecte Paul Müller, selon des plans datant de septembre 1926, et fut inauguré par Paul Doumer en 1930.

Sa façade affiche des vitres, des colonnes, des balcons ainsi qu’une horloge typiquement Art Déco. L’intérieur n’est pas en reste : halle, rampes d’escalier, salles des mariages, mobilier… Tout en Art Déco ! La salle des mariages fut notamment restaurée dans les années 1990, en respectant toujours ce style. Elle s’orne désormais de superbes vitraux réalisés par le maître-verrier local, Didier Quentin, meilleur ouvrier de France.

L’hôtel de ville de Tergnier

A cette époque, l’église détruite fut remise sur pied en employant également l’Art déco. Malheureusement, ce bâtiment fut détruit durant la seconde guerre mondiale. Elle est aujourd’hui reconstruite. Seul le clocher témoigne encore de cette église des années 1930.

Histoire de l’église de Tergnier : 4 églises « définitives » et 2 églises provisoires en un siècle.

Ancien petit hameau, Tergnier (02, Aisne, Picardie, Hauts de France) se développa grâce à l’arrivée du chemin de fer et de sa gare.

Eglise de Tergnier et son campanile

La première église de Tergnier sera édifiée place Chanzy en 1848, concomitamment à son nouveau cimetière. Or, cette église s’avéra vite bien trop petite en raison du développement du village qui passe de 250 âmes à 4000 habitants très rapidement. Une nouvelle église est donc construite à Tergnier au début du XXème siècle rue Victor Hugo. Elle sera dotée d’un clocher provisoire en bois.

Ancienne église de Tergnier

Or, cette dernière sera détruite par les allemands en 1917, tout comme l’hôtel de ville de la commune. Une église provisoire sera construite avant de voir aboutir les travaux de la 4ème église de Tergnier.

C’était sans compter la seconde guerre mondiale et ses atrocités : lors d’un bombardement, une bombe pénètre l’église de Tergnier au travers de l’un de ses vitraux. Le bâtiment est soufflé. Seul le clocher-campanile reste intact. Après avoir mis en place une seconde église provisoire, la sixième église occupe la place principale du village, face à la nouvelle mairie Art Déco. Cette église, d’un style plus moderne, a conservé son ancien clocher.

 

Le grand théâtre de l’empereur à Compiègne

Le théâtre impérial de Compiègne est une salle de spectacle dont la construction fut décidée par Napoléon III en 1866. Le but de l’établissement accessible depuis le palais était de divertir sa cour ainsi que ses prestigieux invités à l’occasion de ses célèbres Séries. Il organisait en effet chaque année en automne avec l’impératrice Eugénie, des réceptions avec des hommes de lettres et de pouvoir.

Décoration porte du théâtre impérial de Compiègne

Les travaux furent confiés à l’architecte Gabriel-Auguste Ancelet. Néanmoins, ces derniers furent vite stoppés en raison de la bataille de Sedan et la guerre franco-prussienne de 1870 qui ruinèrent l’Empire. Le bâtiment finalisé, restera donc longtemps à l’abandon. A l’intérieur, tout reste à faire.




Il faudra attendre plus de cent ans pour voir le projet s’achever, grâce à la volonté de Pierre Jourdan et de son Association pour le théâtre impérial de Compiègne. La  collecte de fonds débute en 1987 et les travaux sont relancés en 1990. La scène du théâtre de l’empereur sera inaugurée en 1991.

Passerelle reliant le grand palais au théâtre impérial de Compiègne

Depuis, cette scène à l’italienne présentant une qualité acoustique reconnue des plus grands professionnels, organise régulièrement des spectacles divers. La salle en demi-cercle peut accueillir 800 spectateurs.

Le mémorial des wagons à la gare de Compiègne

Sur les quais de la gare de Compiègne (60, Oise, Picardie, Hauts de France), deux anciens wagons datant du second conflit mondial ont élu domicile en 2011. Ces deux wagons sont similaires à ceux qui ont transporté 45 000 personnes vers les camps de la mort en Pologne ou en Allemagne, entre mars 1942 et août 1944.

Le mémorial de la déportation de Compiègne

Ce mémorial du wagon de la déportation est un projet inauguré en 2013 mais né 10 ans plus tôt  du général Gamache, souhaitant que la ville de Compiègne possède non seulement un wagon de l’armistice, mais aussi un wagon de la déportation. Initialement, le projet devait également rassembler une centaine de silhouettes d’acier représentant les déportés, mais la pose de ces silhouettes faisait débat. Elles rejoindront finalement un « chemin de la mémoire » devant rallier le Mémorial de l’Internement et de la Déportation, sur le site de l’ancien camp de Royallieu, au Mémorial du wagon de la Déportation.

Pour visiter le Mémorial du wagon de la déportation, il est nécessaire d’appeler la mairie au 03.44.90.73.09.

L’un des plus grands ponts de la ville de Compiègne doit sa création à Louis XV, roi de France intimement lié à « la ville impériale ».

La cité de Compiègne, témoins de l’histoire de France, parut en effet de tout temps s’apparenter à un lieu de résidence des rois de France et des empereurs. Parmi ceux-ci, Louis XV a notamment contribué à l’édification du pont ainsi que des voies menant vers la forêt de Compiègne, terrain de chasse privilégié du souverain.

Le pont Louis XV de Compiègne

Bien que Louis XV disait à qui voulait l’entendre que Compiègne le logeait comme un vulgaire paysan, il y séjourna à 27 reprises ! Ainsi attaché à la commune, Louis XV la modernisa, y abattit l’ancienne demeure royale pour construire le château de Compiègne actuel. Ce dernier fut achevé par son petit-fils, Louis XVI.

Le bienaimé confia enfin un projet de pont à l’architecte Dubois et l’ingénieur Claude Bouillette. Ce dernier fut construit en 1732 – 1733.

Longtemps dénommé « pont de Solférino », en référence à la victoire de Napoléon III durant la campagne d’Italie à l’occasion de la bataille de Solférino, le pont fut renommé « pont Louis XV » sur décision du conseil municipal de Compiègne en 2014.

Musée d’art local et d’histoire régionale à Amiens

Le musée de l’Hôtel Berny est un musée situé à Amiens (80, Somme, Picardie, Hauts de France) et labélisé Musée de France. Ce musée, actuellement fermé pour travaux, s’intéresse à l’art local et à l’histoire régionale de la Picardie.

Ce musée d’Amiens tient son nom du sénateur de la Somme Gérard de Berny qui légua sa collection à la ville en 1957. Le legs comprend des collections d’œuvres d’art, des meubles, ainsi qu’un hôtel particulier en briques et pierre de style Louis XIII. Ce dernier fut bâti de 1633 à 1634 pour les Trésoriers de France de la Généralité de Picardie.

Le musée de l’hôtel Berny

A voir, à découvrir notamment au sein du musée Berny d’Amiens

Les collections du musée de l’hôtel de Berny d’Amiens rassemblent, notamment des tapisseries et des boiseries du XVIIIème siècle, des céramiques, des meubles Louis XV et XVI, des faïences, des pièces d’horlogerie, des peintures ainsi que des objets ayant appartenus à des personnalités tels qu’Edouard Branly, le Maréchal Leclerc ou Jules Verne…

Adresse: 36 Rue Victor Hugo, 80000 Amiens