Il était une fois une famille de Vieux-Condé qui créa une véritable maison du Père Noel émerveillant petits et grands et attirant des centaines de visiteurs…
Tout a commencé par un projet d’art plastique sur le thème de Noel qui aboutit à la réalisation d’un traîneau en bois. Puis, un renne quasi grandeur nature rejoignit la réalisation… Le projet se dessine à une rapidité éclair et ce sera bientôt le jardin devant la maison qui sera dédié aux décorations de Noel!
Depuis mi-novembre, le fameux traîneau est désormais doté de 9 rennes ! De nombreuses figurines illuminées et autres objets de décoration lumineux peuplent également le jardin.
Il en aurait fallu moins pour actionner le bouche à oreille. C’est ainsi que la famille ouvre les portes de son jardin à une vingtaine de personne chaque soir et une cinquantaine le week-end… Autant d’adultes et d’enfants subjugués par la féerie des fêtes qui se dégage de ce petit paradis lumineux! Bon nombre d’entre-eux ont souhaité participer au projet et on fait des dons d’objets de décoration pour étoffer davantage cette collection hétéroclite et empreinte de magie…
Bien sûr, tout ce spectacle est gratuit !
Et ce n’est pas tout ! Le Père Noel en personne accueille les visiteurs chaque soir de 17h à 22h ! Paraît-il qu’il distribuera des friandises et du chocolat chaud le 24 au soir… Qu’on se le dise ! Les installations seront démontées après Nouvel An, afin de prolonger le plaisir…
Ainsi, le Père Noel ne vivrait pas au pôle Nord mais bien chez nous à Vieux-Condé (au 782 rue Adolphe Strady) ! On nous aurait donc menti ?
Les Flandres belges et Françaises, un territoire authentique
L’équipe d’Echappées belles (France 5) s’est rendue dans nos contrées cette année pour faire découvrir aux téléspectateurs notre belle région ! Un reportage de Sophie Jovillard témoignant de nos traditions et de toute la chaleur se dégageant des habitants et des acteurs du tourisme faisant de la Flandre belge et de la Flandre française une destination formidable à découvrir !
Nous découvrirons ainsi en images la pêche à la crevette sur la côte belge, les communes de Bergues, de Cassel, de Noordpeene, de Bruges, le jardin du Mont des Récollet, le cabaret de Vieux Berquin, le littoral de Dunkerque… Nous ferons également connaissance du crieur de Furnes, des derniers Faiseurs de bateaux de Saint-Omer, de Florent Ladeyn, célèbre chef Cuisinier, de Nicolas, facteur du marais de Saint-Omer, de Sylvain, maraîcher, de Bruno Dehondt, concepteur d’automates…
Si vous êtes pressés de découvrir le reportage, rendez-vous en bas de cet article. Un lien vous mènera au Replay du reportage de France 5 !
La pêche à la crevette… à cheval sur la plage de Coxyde
Rencontrons Nele, pêcheuse à la crevette à cheval. Une tradition de la côte belge tendant à se perdre, malheureusement. Nous ne dénombrons en effet qu’une quinzaine de pêcheurs sur le littoral utilisant cette technique d’antan où le cheval tire le filet.
Devant nos yeux, Nele Bekeart remonte les crevettes grises et ne conserve que les plus grosses. Une fois l’opération terminée vient l’heure de la cuisson et de la dégustation !
Détour à Bergues
Dirigeons nous vers la Flandre française et plus particulièrement dans la Flandre maritime dans la célébrissime ville de Bergues, une commune de 4000 habitants ceinturée de remparts qui défraya la chronique grâce au film de Dany Boon en 2008 !
Noordpeene et son champ de Bataille
La Flandre était autrefois placée sous la protection du Duc de Flandre, puis sous la couronne Espagnole avant de devenir Française. Pas étonnant que bon nombre de plaines ont servi de champ de bataille. C’est le cas pour la plaine de la Peene, entre Noordpeene et Zuytpeene, bataille qui fit passer cette partie des Flandres sous la couronne Française en 1677.
En parlant de bataille, l’équipe de tournage s’est également rendue en banlieue de Lille pour découvrir des passionnés d’un drôle de Hobby… Le full contact médiéval !
Le crieur de Furnes
De nouveau en Belgique, nous rencontrerons le champion d’Europe de crieur, le crieur de Furnes, qui enfile son costume traditionnel les jours de marché et se saisit de sa cloche pour crier les nouvelles du haut du balcon de l’Office de Tourisme. Sa voix puissante raisonne sans micro, au travers de la ville!
Après la dégustation d’un bon potjesvlees , l’ascension du beffroi nous offre une superbe vue de la ville de Furnes.
Bruges, la Venise du Nord
Peut-on se targuer d’avoir visité la Flandre Belge sans passer par la ville de Bruges ? Celle-ci demeure une destination incontournable avec son beffroi de 80 m, ses maisons flamandes avec pignons à redents, ses canaux, son charme romantique… Pas étonnant que la cité soit classée par l’UNESCO !
Architecture flamande à Bruges
Le jardin du mont des Récollets
L’ordre monastique des Récollets occupait jadis ce mont, situé près de Cassel. C’est ici qu’Emmanuel y a établi son jardin et sa ferme-gîte. Ce jardin à la flamande s’apparente à un véritable lieu propice à la méditation, à la contemplation et au repos…
La plaine Flamande vue du Mont Cassel
Toujours avec Emmanuel, l’équipe part ensuite à la rencontre des cassellois et découvrent la vieille cité flamande perchée ainsi qu’un sport célèbre en Flandre : le tir à l’arc à la perche verticale.
Les Gigottos automates
A Esquelbecq, village patrimoine situé entre Flandre intérieure et maritime, Bruno met à profit son imagination débordante et bricole avec du matériel de récupération des automates complètement déjantés ! Découvrez le cireur de chaussures, le distributeur de prospectus, la mamie grincheuse qui tricote, ciboulette la chèvre qui chante ! Un bonheur pour les petits et les grands !
Le chef Florent Ladeyn cuisine à Boeshepe
Florent Ladeyn, célèbre dans la France entière grâce à l’émission Top Chef, est un amoureux de sa région et profite de toutes ses ressources pour concocter de délicieux plats locaux, respectueux des saisons et dont tout le monde se régale à l’auberge du Vert Mont.
Découverte de la Boule flamande à Bailleul
Dans la commune flamande de Bailleul, le club de boule flamande traditionnelle a la côte! Un jeu d’adresse et de stratégie qui se joue en équipe, et qui s’apparente à la pétanque made in Vlaanderen !
Le littoral Dunkerquois, et la plage de Bray-Dunes
L’équipe de tournage s’est ensuite dirigée vers la commune la plus septentrionale de France, Bray-Dunes, avec sa plage de sable fin, ses dunes, ses blockhaus de la guerre 39-45… Aux abords de Dunkerque, nous observerons le fameux blockhaus aux miroirs de Leffrincoucke, œuvre d’art récente issue du projet « réfléchir », utilisant à merveille ce vestige du mur de l’Atlantique. Nous découvrirons également sur la plage de Zuydcoote l’épave du Crested Eagle, Bateau à roues à aubes britannique qui participa à l’opération dynamo.
Après avoir observé la faune locale et plus particulièrement les oiseaux, Sophie Jovillard décidera de prendre elle aussi son envol et embarque avec Philippe dans son avion militaire datant de 1946 ! Des images fabuleuses en perspective !!!
Le grand cabaret de Vieux Berquin
Changement d’ambiance ! On s’encanaille désormais à Vieux Berquin au cabaret de Claudine, alias Martine, son nom de scène. Une institution qui date de plus de 16 ans et qui accueille chaque année 20.000 personnes venant apprécier les spectacles de danse hauts en couleurs, n’ayant rien à envier aux institutions parisiennes.
Le marais audomarois et les Faiseurs de Bateaux
Remy Colin a le marais audomarois et ses traditions dans le sang ! Il a créé, il y a déjà 7 ans, son atelier de construction de bacôves et d’escutes, les embarcations traditionnelles du marais de Saint-Omer. Une aventure entrepreneuriale impliquant désormais son père Vincent. Nous aurons le plaisir de voguer avec eux sur les rivières, de découvrir le fameux poireau Leblond cultivé dans ces terres, de rencontrer les maraîchers et de déguster de bonnes gaufres flamandes en famille !
Le marais audomarois – Les Faiseurs de bateaux
Nous aurons également le plaisir de rencontrer la confrérie du chou-fleur de Saint-Omer et le facteur du marais se déplaçant… En bateau pardi !
Retrouvez les Faiseurs de bateaux sur https://lesfaiseursdebateaux.fr (construction de bateaux, locations, visites guidées du marais audomarois)
L’aventure se clôturera par la visite d’une brasserie Flamande… Une évidence ! Notre terre brassicole ne produit-elle pas les meilleures bières du monde ? 😉 Nous aurons également l’occasion de passer à la dégustation lors du FIBA, le Festival International de bières artisanales organisé chaque année à Sainte-Marie-Cappel !
Si Saint Nicolas, le patron des enfants, est fêté le 6 décembre partout en Europe, c’est surement bien dans l’Est et le Nord de la France que nous le fêtons le plus!
Mais d’où vient la légende?
La légende de Saint-Nicolas
La Saint-Nicolas s’inspire de Nicolas de Myre, évèque ayant vécu durant le IIIème siècle et dont une relique rejoint la Lorraine au Xème siècle.
Il fut rapidement vénéré par les lorrains! La Lorraine comportant alors des foires et marchés de taille importante, la tradition se propagea rapidement.
Une question demeure : pourquoi le St Patron des enfants ? Une légende nous venant de l’Est énonce l’histoire de trois enfants perdus dans le froid qui trouvèrent refuge dans la maison d’un homme… qui se révéla être un boucher sanguinaire! Il les tua, les hacha menus et mit le tout dans un tonneau, en prenant bien sûr la précaution de saler son plat maison pour des questions de goût et bien sûr, de conservation.
Saint-Nicolas passant par-là devina l’histoire. Il frappa également à la porte du boucher, qui l’invita à sa table. Saint-Nicolas réclama alors « du petit salé ». Le boucher, découvert, avoua son crime et se repentit. Saint-Nicolas ressuscita les enfants pour réparer ce crime et fit de ce boucher le célèbre père fouettard qu’il garda auprès de lui, par punition.
Ce personnage imaginaire est ainsi nommé père fouettard en France, mais également Zwarte Piet ou Pierre le Noir, selon la tradition. Muni d’un sac et d’un fouet, ce personnage au visage enduit de suie menace d’emporter ou de frapper les enfants pas sages. Dans certaines régions, le père fouettard peut offrir des friandises, à sa manière : une gaillette de charbon, un oignon…
Le saviez-vous ? Saint-Nicolas est aussi le patron des mariniers, mais aussi des prisonniers, des avocats, des ergothérapeutes, et … Des célibataires !
La Saint-Ncolas dans le nord de la France
Dans la Flandre française, le Hainaut français, le Boulonnais, l’Artois, … Saint Nicolas défile bien souvent dans les rues le 6 décembre, accompagné de son âne et parfois de géants.
Toujours attendu par les enfants pour la distribution de bonbons et autres friandises, il se substituait même autrefois largement au Père Noel. Qui ne se souvient pas, dans le nord, de la découverte de « notre Saint-Nicolas » la nuit du 5 ou 6 octobre, des oranges, des coquilles, voire des enveloppes des parrains et marraines: « C’est ta Saint-Nicolas, comme tu as été sage il m’a donné ça pour toi! » ! 🙂
Notons qu’il est courant que les enfants soient mobilisés (surtout dans l’Est) pour fabriquer des mitres en cartons et pour préparer du fourrage et des carottes pour nourrir l’âne de Saint-Nicolas.
Ce cadran solaire des faubourgs de Saint-Omer, à ne pas confondre avec le cadran solaire du palais de justice ou de la cathédrale Notre Dame des miracles, est un cadran solaire apposé sur la façade d’un bâtiment de la place Alfred Gilliers, dans le faubourgs de Lyzel.
Ce bâtiment, communément surnommé le cadran, a de tout temps abrité des cafés ou restaurants.
Sur ce cadran, il est possible de lire une devise en latin, dédiée aux maraîchers: Omnia Mecum Sine me Nihil signifiant « Tout avec moi, rien sans moi ». En effet, le soleil n’est-il pas indispensable aux productions maraîchères? Plus largement, le soleil est indispensable à la vie. Un petit rappel caché au sein de ce faubourg typique de l’Audomarois!
Le cadran solaire du faubourgs de Lyzel à Saint-Omer
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A l’orée du marais audomarois, entre zone humide et forêt, s’élève un énorme blockhaus témoignant des heures sombres de la seconde guerre mondiale. Rendez-vous à Eperlecques, près de Saint-Omer, pour découvrir le fameux blockhaus d’Eperlecques!
Un ancien Bunker de la seconde guerre mondiale
Le blockhaus d’Eperlecques est un bunker de la seconde guerre mondiale construit par l’Allemagne entre 1943 et 1944. Son but? En faire une rampe de lancement pour les missiles V2 afin de bombarder Londres. Il devait présenter une capacité de 36 tirs par jour et être trois fois plus grand que le blockhaus tel qu’il nous apparaît actuellement ! Pour appréhender la taille de ce chantier, plus de 4000 ouvriers se relayaient autrefois pour édifier ce monstre de béton armé.
Heureusement, l’ouvrage ne fut jamais achevé grâce aux intenses bombardements des alliés (l’opération Crossbow). Une partie du bâtiment fut toutefois transformée en usine de production d’oxygène liquide.
Le bunker d’Eperlecques tomba entre les mains des anglais et des américains en septembre 1944. Le but initial des installations ne fut toutefois découvert qu’à la fin du conflit.
Le Bunker d’Eperlecques aujourd’hui
Le Bunker, situé au coeur de la forêt d’Eperlecques, est ouvert aux visites. Il abrite un musée dédié à la seconde guerre mondiale, à ces lieux ainsi qu’aux V2.
Les passionnés de la WW2 apprécieront également à quelque kilomètres de là le musée de la Coupole d’Helfaut. Celui-ci est dédié à la guerre, la déportation et la conquête spatiale. La science des fusée n’est-elle pas en partie née dans l’Audomarois?
Le blockhaus d’Eperlecques est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1986.
Pratique
Tarifs, organisation, horaires, visites de groupe… Découvrez toutes ces informations sur le site du bunker d’Eperlecques: leblockhaus.com
Où se rendre? Le blockhaus est situé à l’adresse suivante: Rue des Sarts, 62910 Éperlecques
Téléphone : 03 21 88 44 22
Le Bunker de la forêt d’Eperlecques
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L’abbaye Notre-Dame du Mont de Watten fut fondée au XIème siècle et connut une existence très tumultueuse. Elle sera en effet détruite et reconstruite à plusieurs reprises au fil des guerres jusqu’à la destruction totale à la fin du XVIIIème siècle.
L’abbaye de Watten devint bien national et fut vendue suite à la révolution. Seule la tour fut conservée. Elle est classée monument historique depuis 1909.
Cette tour de l’abbaye du mont de Watten servira plus tard aux allemands durant la seconde guerre mondiale, en tant que poste d’observation stratégique. Elle surplombe en effet l’Audomarois (Saint-Omer, Longuenesse…), une partie de la Flandre intérieure et maritime ainsi que la forêt d’Eperlecques.
Des visites guidées sont régulièrement organisées avec l’Office de Tourisme de Watten.
Ruines de l’abbaye de Watten
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Qui n’a jamais dégusté une carbonnade flamande? Comme son nom l’indique ce plat est typiquement flamand (nooonnnn ? si, si !) et se compose de viande de bœuf ayant mijoté dans une sauce préparée à base de bière et d’un « tas de trucs sympas » ! Ce mets s’accompagne de salade, de petits pois, d’haricots verts (au choix) et bien sûr, de frites. Certains l’aiment avec des tagliatelles… Ce n’est pas mal non plus ! D’autres utilisent des pommes de terre à l’eau… Là, pour le coup, c’est un sacrilège !
Bien sûr, la carbonnade se déguste avec une bonne bière, blonde, ambrée ou brune, de préférence de caractère. Exit donc la bière de table et place aux bières nordistes ou belges d’abbaye, de garde ou trappistes !
Découvrons sans plus attendre la recette de la vraie carbonnade flamande!
Les origines de la carbonnade flamande
La carbonnade flamande, c’est un peu la recette iconique du nord de la France. Ce plat est en effet né dans le Nord ainsi qu’en Belgique. L’Histoire est un peu floue. Ce terme viendrait des mineurs faisant griller leurs restes de viande sur un feu de charbon. Au gré du temps, la recette s’est améliorée pour approcher d’un boeuf bourguignon. A la différence près que le vin est remplacée par de la bière et qu’un tas d’autres ingrédients s’y invitent.
Ingrédients et matériel nécessaire pour une carbonnade flamande de 5 personnes
1 kg de bœuf, de préférence du paleron ou du collier (demandez à votre boucher, il saura vous conseiller !). Il est nécessaire de cuisiner des morceaux ni trop gras, ni trop maigres. Une viande maigre vous donnera une carbonnade « sèche »… A éviter!
2 cuillères à soupe de cassonade
1 litre de bière de caractère… Bière brune, bière de garde, bière d’abbaye, bière triple… Une bière légère, pilsner et autres sont à proscrire. La carbonnade doit avoir du goût!
500 g d’oignons
6 tranches de pain d’épice ou 6 tartines beurrées de moutarde mi-forte.
un morceau de beurre
sel, poivre
1 fait-tout avec couvercle, de préférence en fonte (Le bon vieux « fait-tout »!)
Préparation de la recette de la carbonnade flamande :
1) Couper la viande en morceaux de plus ou moins 100g. Découper les oignons en lamelles.
2) Faire fondre le beurre dans le fait-tout et faire revenir la viande. Retirer la viande ainsi brunie. Faire revenir les oignons denouveau dans le fait-tout, à feu doux.
3) Une fois les oignons brunis, ajouter dans le fait-tout une à deux cuillères de cassonade brune. Bien remuer pour éviter que cela ne caramélise. Ajouter presque aussitôt un peu de bière pour éviter que la préparation ne brûle.
4), Ajouter les morceaux de viande et recouvrir le tout avec de la bière de caractère. Ajouter un peu de poivre et de sel.
5) Placer ensuite au dessus de la préparation 6 tranches de pain d’épice beurrées de moutarde ou 6 tartines moutardées. Autre possibilité pour une recette de carbonnade flamande légèrement sucrée: faire moitié pain d’épices, moitié tartines moutardées.
6) Fermer le couvercle et laisser mijoter 4 heures à feu très doux. Le pain d’épice ou les tartines vont en quelque-sorte fondre.
7) Retirer les morceaux de viande du fait-tout et passer le reste de la préparation au mixeur. La sauce est prête!
8) Remettre la viande dans la sauce: c’est prêt!
Pour servir une carbonnade à vos convives, utilisez un grand plat creux contenant la sauce et la viande.
Avec des frites et des haricots verts, c’est un vrai régal!
Il ne reste plus qu’à manger… Et à se resservir tant c’est délicieux!
Dans notre région les géants portés sont indissociables du folklore populaire !
Certains représentent leur cité, d’autres des traditions et des métiers d’antan, voire des personnages historiques ayant marqué la chronique locale… Enfin, d’autres représentent des clubs et sociétés à l’instar des archers… Et des motards !
C’est ainsi que le Moto-club Steenvoordois décida en 2007 de faire l’acquisition d’Edgar, géant et motard !
Ce dernier est baptisé lors du carnaval d’été le 28 avril 2007 et a pour parrain Jean le Bucheron et pour marraine Rosalie.
Edgar mesure 3,80m et pèse 42 kg. Avec son jean, son perfecto (blouson en cuir, sa bouille rebelle et espiègle et sa main faisant le signe V, il affiche une cool attitude certaine et un petit coté dragueur qui fait fureur auprès de la gente féminine des géants à l’occasion des rondes et défilés auxquels il répond souvent présent!
Le géant du club de moto de Steenvoorde
La légende d’Edgar l’Motard géant de Steenvoorde
Edgar rend hommage à un certain Albert Capoen, motard et rebelle, mais surtout contrebandier profitant de la position frontalière de Steenvoorde pour passer en douce sur le territoire français du tabac bien caché dans son réservoir à double fond.
Inspirant la confiance et aimé de tous (il saluait les douaniers en passant, et ils lui rendaient la pareil !) il ne fut jamais pris et on peut encore admirer sa moto au musée de la vie frontalière à Godewersvelde.
Totor, t’as tort ! 4 générations de Totor à Steenwerck
Totor 1er
Totor, géant processionnel de Steenwerck, fut créé pour la première fois par une bande de jeunes musiciens en 1933. Son corps en bois cintré fut construit à Steenwerck et sa tête en carton fut construite à Lille et ramenée au village … A vélo ! Il défilait alors sous l’air d’une musique populaire : « Totor, t’as tort. » Son visage souriant encadré de rouflaquettes, son chapeau, son parapluie et sa tenue de cérémonie lui donnent des allures de sympathique dandy.
Totor II
Le second géant fut construit après la seconde guerre mondiale, en 1947, suite à la disparition du premier durant le conflit. Monté sur un char, il prend les mêmes traits de Dandy que son prédécesseur, avec sa redingote, son chapeau et sa chaîne de montre gousset.
Malheureusement, les traditions se perdirent et Totor fut remisé. Les outrages du temps eurent raison du grand bonhomme.
Totor III
Le Totor 3 prit la relève à la fin des années 1970 et fut réalisé en osier par le vannier du village… Ses proportions nouvelles sont hors normes ! En effet, il mesurait 5,70 m pour 120 kg, rendant nécessaire l’emploi de 5 porteurs. Ses vêtements (chapeau, plastron, nœud papillon, smoking…) font toujours de Totor un parfait Dandy !
Totor IV
En 2006, Totor III prit ses quartiers dans le musée de la vie rurale de la ville, cédant sa place à un Totor IV réalisé à l’identique.
Le géant Totor anime depuis 1978 la « journée Stop » de Steenwerk, initiée en 1958 ainsi qu’au fameux cortège nocturne aux flambeaux clôturant cette journée traditionnellement organisée le dernier dimanche de septembre.
Tisje-Tasje est un géant Hazebrouckois, célèbre dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (région des Hauts de France), mais aussi et surtout en Flandre. La ville d’Hazebrouck n’est-elle pas, en effet, la capitale du « cœur de Flandre » ?
Ce grand barbu à casquette de 4,26 m pour 80kg, fut réalisé en 1947 par le célèbre facteur de géants Maurice Deschodt, à l’image de ce personnage légendaire inscrit dans le paysage culturel flamand, Jean-Baptiste Van Grevelynghe dit Tisje Tasje. Celui-ci vécut au 18 et 19ème siècle.
Mais qui était ce fameux Tisje-Tasje ?
L’histoire de Jean-Baptiste Van Grevelynghe dit Tisje Tasje
Né à Buysscheure, petit village flamand situé près d’Hazebrouck et de Saint-Omer, en 1765, il quitta ce village vers l’âge de 12 ans pour être recueilli par un membre de sa famille habitant non loin de là, dans le Schoubrouck, entre Clairmarais et Noordpeene. Il travailla tout d’abord en tant que domestique chez les sœurs et cumula par la suite les petits boulots.
C’est dans ce village qu’il rencontra celle qui sera sa première épouse, Marie Compagnon. Ils se marièrent en 1787. Ensemble, ils montèrent une petite boutique et eurent huit enfants, avant le décès de celle-ci. Deux ans après cette tragédie, il se remaria avec Reine-Félicitée Schoonaert, dite Toria, avec qui il eut deux enfants et continua à faire vivre la boutique.
Loin d’être un sédentaire, Jean Baptiste joua les camelots et sillonna la Flandre intérieure et la Flandre maritime pour vendre ses marchandises, dont des pipes en terre et des tasses de faïence. Ce produit phare lui valut son surnom de « Tisje-Tasje », Tisje étant le diminutif de Baptiste et Tasje signifiant… La tasse !
Tisje Tasje le colporteur était alors connu comme le loup blanc sur les marchés de Saint-Omer à Dunkerque, en raison de ses produits, mais aussi de sa jovialité et de ses bons mots. Il était en effet apprécié pour ses nombreuses anecdotes et blagues qu’il prenait plaisir à raconter aux clients, ainsi que pour sa pièce de théâtre en flamand qu’il écrivit en 1826 : « Toneel-Stuck »,
C’est à Noordpeene qu’il décéda et fut enterré en 1842. Ses nombreuses histoires furent très vite relatées dans les Tisje Tasje’s Almanak en français et en flamand.
Une famille de géant : Tisje Tasje, Toria, Babe Tisje et Zoon Tisje
Plus de deux cent ans après sa naissance, Tisje Tasje est plus que jamais inscrit dans le paysage culturel flamand et dans le monde des géants traditionnels. Il participe activement à bon nombre de rondes, rassemblements et cavalcades organisées dans la région. Il est souvent accompagné de son épouse Toria (fabriquée en 1960 par Maurice Deschodt et vêtue d’un costume de flamande d’époque) et de ses enfants, Babe Tisje (Bébé Baptiste, Barbe Reine Louise, fille de Tisje Tasje fabriquée par Stéphane Deleurence en 1980, portant dans son panier un lièvre) et Zoon Tisje (Le fils de Baptiste, construit par Stéphane Deleurance en 1998, représentant le petit Jacques Louis Napoléon Vangrevelynghe, une gaufre et un moulinet à la main).
Tisje-Tasje est le parrain de Belle-Lyze, la géante des faubourgs de Saint-Omer.
Roland d’Hazebrouck
Outre cette petite famille, Hazebrouck a aussi son géant tracté, Roland d’Hazebrouck, seigneur protecteur de la ville représentant un chevalier du moyen-âge, fabriqué en 1931.